Simple crête N-S, le chaînon du Bachimala culmine au pic Schrader. Il est assez oublié car situé en fond de chaîne, peu visible de la plaine et noyé à proximité des hauts sommets du Luchonnais. Un rocher médiocre, des dénivelés pas négligeables, guère de lacs, son seul atout semble être son superbe panorama, particulièrement sur les Posets.
Très long circuit, avec deux heures d'escalade à 3000m, dans un cadre
extraordinaire. Du pont de Prat (1229m), atteindre le port de la Pez
(2451m) en 3h environ. Après une courte escalade facile pour quitter le
port, longer l'arête vers l'est (plus on en est proche, plus les éboulis
sont stables) jusqu'aux deux pics de la Pez (3018m et 3024m), qui ne forment
qu'un seul sommet bicéphale (environ 1h15 depuis le port). Belle vue sur la
longue crête Abeillé - Schrader, ainsi que vers l'ouest (crête Batoua -
Lustou, Néouvielle, Mont Perdu, etc). Ceci forme déjà une belle course de
1800m, sans difficulté.
La crête pour rejoindre l'Abeillé est découpée mais en bon rocher. Trois
pointes intermédiaires sont difficiles à franchir, mais peuvent être
péniblement contournées en flanc sud, en terrain plus instable. La plus
difficile me semble être la dernière, alors même que l'on croit avoir enfin
atteint l'Abeillé. Compter 1h d'escalade soutenue, sans guère de répit
(Angulo cote l'ensemble ADinf, et le guide Ollivier en PD, ce qui me paraît
un peu optimiste). Après l'Abeillé, la crête devient plus facile, mais le
rocher un peu moins bon. En trente minutes, on arrive à un pic intermédiaire
(3057m, anonyme sur la carte IGN, maintenant souvent dénommé Marcos Feliú),
avec une arête E bien marquée et une vue splendide vers les Posets et les Gourgs Blancs.
Descendre l'arête E du pic 3057m, facile mais longue, aérienne et en schistes délités. Vu l'absence de trace et les lichens qui couvrent les rochers, cette arête ne doit pas souvent être parcourue. En une heure, on atteint l'herbe, vers 2650m. Il ne reste alors plus qu'à suivre les interminables vallons d'Aygues Tortes et de Clarabide, qui conduisent à la Soula puis au pont de Prat en trois à quatre heures.
| Longueur : | *** (1900m) |
| Difficulté : | *** (longue crête II, pas de III) |
| Intérêt : | **** |
| Trajet : | Géoportail, GoogleMaps |
| Topos : | 1000 ascensions, tome IV, topos 523-522-525 enchaînés |
| Conditions : | 2001/08/22, grand soleil |
Longue remontée de la vallée d'Aygues-Tortes pour ensuite atteindre rudement
le port d'Aygues-Tortes. Continuer S pour couper la crête E de la pointe du
Sabre et gravir l'escalier de géant (petite escalade en choisissant bien les
points où franchir les marches) pour rejoindre la crête bien au S de la
pointe du Sabre (3136m). Revenir N sur la crête, parfois aérienne, jusqu'au
pic Schrader (ou Gran Bachimala). Vue splendide, depuis le pic des Gourgs Blancs jusqu'au Lustou en passant par les Posets. Pour une descente express, descendre à la brèche
Ledormeur (IIsup exposé) puis dévaler le long couloir d'éboulis jusqu'au
port d'Aygues-Tortes (chute de pierres inévitables, dangereux si un autre
groupe se trouve dans le couloir, réservé aux montagnards expérimentés).
| Longueur : | *** (1500m depuis la Soula) |
| Difficulté : | *** (escalade facile aérienne par le Sabre ; IIsup exposé par le couloir Ledormeur) |
| Intérêt : | ** |
| Schéma : | voir Pez-Abeillé |
| Topos : | 1000 ascensions, tome IV, topos 526, 527b |
| 50 sommets, 3ième série, page 79 | |
| Conditions : | 1998/09/05, beau |
Magnifique circuit allongeant le classique parcours de la crête
Abeillé-Schrader en commençant au col de la Hourque, soit trois kilomètres
de crête. Terrain universellement médiocre, parfois franchement pourri,
compensé par la variété du panorama. Suivre le chemin de Clarabide vers
Pouchergues. Au plat (1822m) après le refuge de la Soula, traverser le
ruisseau pour remonter à l'ouest une longue pente herbeuse. Se diriger vers
une profonde entaille avec cascade et la surmonter rive gauche (nord) par un
large lacet passant en bordure d'un pierrier. On trouve bientôt quelques
cairns. Continuer la remontée de la grande pente herbeuse où l'on devine par
endroit les lacets de l'ancien chemin. Au-delà de 2400m, le vallon s'oriente
au NO, continuer cette longue montée hors sentier pour déboucher enfin au
col de la Hourque (2621m), d'où la vue plonge sur la vallée de la Pez
dominée par le Lustou.
À partir de là, on va suivre continûment la crête jusqu'au Schrader. Le terrain est en mauvais schistes. En général, le fil de la crête est acceptable mais demande de la prudence, et dès que l'on s'en éloigne, les flancs sont pourris. Éviter le premier ressaut au-dessus du col de la Hourque en passant à gauche (pas de II+ exposé) puis revenir sur la crête et la suivre sans difficulté (pas occasionnels de II) jusqu'au pic des Bacherets (2878m). Descendre au col (2838m), soit par la crête constituée de feuillets redressés, soit quelques mètres en contrebas dans les éboulis (on peut ici rejoindre la voie normale de l'Abeillé dans la face E). Suivre la crête vers l'Abeillé. Le rocher est correct sur le fil (comparativement au reste), plusieurs pas de II, évitables dans le mauvais terrain à gauche. Étrange sommet du Pic de l'Abeillé (3029m), portant une vaste cuvette. Continuer sur la crête vers le Schrader. Petites difficultés à la descente de l'Abeillé, puis globalement facile jusqu'à la pointe Ledormeur mais parfois aérien et le terrain nécessite une concentration permanente. Ça monte, ça descend, ça monte, etc. La descente de la pointe Ledormeur est une désescalade II aérienne mais étonnamment en bon rocher. Franchir deux petites pointes (II) pour buter contre la muraille du Schrader. Remonter au mieux cette muraille désagrégée (plutôt à droite) où il faut faire preuve de légèreté et tester le moindre caillou (II à III selon le cheminement). On débouche sous le cairn sommital (1h15 depuis l'Abeillé, sans flâner).
Pour raccourcir le retour, revenir prudemment à la brèche Ledormeur. Le haut des deux branches du couloir E étaient encore enneigées et trop raides pour être praticables sans équipement mais en utilisant les (mauvais...) rochers plus au nord (croupe frontière issue de la pointe Ledormeur), j'ai pu éviter la partie enneigée. Ensuite éboulis raides (chutes de pierre) et névés pour dévaler jusqu'au port d'Aygues-Tortes (2683m). Reste l'interminable retour jusqu'au pont de Prat.
| Longueur : | *** (2150m) |
| Difficulté : | *** (hors sentier, beaucoup d'escalade II/II+ en mauvais terrain) |
| Intérêt : | *** |
| Schéma : | voir Pez-Abeillé |
| Trajet : | Géoportail, GoogleMaps |
| Topos : | M. Sébastien, Sommets pyrénéens |
| Alejos, Pyrénées, guide des 3000 m | |
| 50 sommets, 3ième série, page 75 (Hourque-Abeillé) | |
| Guide Ollivier Pyrénées Centrales V | |
| Conditions : | 2008/08/06, beau |
Au spartiate refuge de Tabernés (1740m, 2 km de piste médiocre faisant suite
aux interminables 9 km de la piste de Biadós), un pont permet de passer rive
droite de la vallée de la Pez, que l'on suit jusqu'au barranco de
Bachimala. Un sentier en remonte la rive droite (départ peu visible, pas
très loin du ruisseau). Après un sec début sous les pins, longue et douce
montée dans les pelouses. Plusieurs possibilités pour rejoindre la crête O
du pic Schrader. En continuant jusqu'à proximité du col du Signal, on
rejoint le cheminement venant de Biadós. Sous le col, virer à gauche pour
atteindre le cirque SO du Schrader (2750m approximativement). En restant en
bordure des falaises, un cheminement évident (cairns) va contourner un
éperon derrière lequel on découvre une immense combe de caillasses, dans
laquelle un sentier heureusement bien marqué s'élève pratiquement jusqu'au
sommet. Une courte portion étroite (enneigée, les crampons se révélèrent
indispensables) conduit au sommet. Panorama de premier ordre (Munia,
Perdido, Cotiella, Posets, Maladeta, Perdiguère, Hourgade), visibilité
remarquable : on voyait la pique d'Estats, plus de 80 km à l'est, le tozal
de Guara, 70 km au SO, et même le Moncayo, plus de 200 km à l'OSO. Pour le
retour, au bas de la combe de caillasses, en tirant à gauche, d'agréables
névés ont permis de descendre rapidement dans le vallon issu du cirque SO
pour rejoindre le sentier de montée au confluent des ruisseaux vers 2270m.
| Longueur : | *** (1500m) |
| Difficulté : | ** (pierriers, orientation) |
| Intérêt : | ** |
| Schéma : | voir Pez-Abeillé |
| Topos : | 1000 ascensions, tome IV, topo 528a (via la pointe du Sabre) |
| Alejos, Pyrénées, guide des 3000 m | |
| Conditions : | 2005/05/07, très beau, névés -/2100m |