Marcadau - Panticosa
Barbat - Infierno - Tendeñera

Le Marcadau est une ancienne région pastorale où les touristes ont remplacé les moutons sans que l'objectif ne change : il faut les tondre le plus ras possible. Sinon, les vallées sont belles, le refuge (l'hôtel ?) Wallon est magnifiquement situé, les lacs nombreux et variés et les sommets guère trop fréquentés (beaucoup de pierriers et un seul 3000 qui draine la majorité des ascensionnistes).

Le versant espagnol est scindé par la vallée où se nichent les Bains de Panticosa, avec à l'est les sommets granitiques de Brazato culminant aux si bien nommés Dientes de los Batanes (Dents de Batans pour les français), et à l'ouest des sommets schisto-calcaires dont de jolis 3000 comme les picos dels Infierno. La jonction avec la chaîne frontière se fait via une série de remarquables pyramides dont la plus connue est la Grande Fache. Plus au sud, bien individualisée, on trouve la sierra calcaire de Tendeñera, symétrique de la sierra de la Partacua par delà le rio Gallego, encore plus sévère que celle-ci.

 

Pic du Cabaliros (2334m) depuis la piste de Sireix

Gabizos Départ de la piste de Sireix, plus ou moins haut selon l'enneigement et l'humeur (atteindre au moins les granges Luncet à 1150m). Suivre la piste ou utiliser le chemin balisé plus direct jusqu'à la sortie de la forêt. Le Cabaliros apparaît loin au sud. Longer la crête mamelonnée en la laissant en contre-haut et viser le sommet qui s'atteint sans histoire. Panorama célèbre, belle visibilité mais la table d'orientation est cachée sous la neige.

Longueur :* à ** (800m à 1200m)
Difficulté :*
Intérêt :**
Trajet :cartographie
Topos :Ratio, Ski randonnées II, page 19
Conditions :2010/01/22, léger voile, neige 1260 (skis)

Pic du Cabaliros (2334m) depuis Cauterets

Départ de la ferme Igau (1098m) pour monter au Cabaliros par un excellent chemin régulier, mais assez ingrat avec ses grands lacets dans une longue pente herbeuse. Vaste panorama un peu brumeux.

Longueur :** (1250m)
Difficulté :*
Intérêt :**
Trajet :cartographie
Conditions :2012/08/22, beau, chaud, mer de nuages

Moun Né (2724m), pic Wilson (2400m) et soum de Picarré (2307m) en circuit depuis le Campbasque

Le moun Né est un classique de Cauterets, sa crête nord est par contre beaucoup moins parcourue. Départ un km avant le parking du Campbasque (pont 1252m) pour emprunter un bon sentier régulier et efficace. La toute fin demande un peu d'attention. Le moun Né (2724m) offre un panorama vaste et intéressant sur les Hautes-Pyrénées.

Retour par la longue crête N vers le Cabaliros. Descente raide jusqu'au pied du pic de Liou. Y monter par une courte escalade II+, assez aérienne, le plus près possible du fil de la crête. Nouvelle descente raide, puis longer par l'ouest les Pènes de Liou (pentes herbeuses assez raides) ou franchir certaines des pointes, longuement et laborieusement quelque soit le choix. Le pic Wilson (2400m) est rocheux mais facile. À partir de là, on trouve un mince sentier, le terrain est agréable. On passe un étrange sommet avec tours et clot suspendu. Au soum de Picarré (2307m), quitter un moment la crête très raide pour passer par un collet déporté au nord. Au col de Caucestre (2077m), plonger E pour trouver le sentier du Cabaliros 150 mètres en dessous (un départ matinal permettrait aisément d'aller jusqu'au Cabaliros). Au pylône (1110m ?) au-dessus de la ferme Igau, suivre le sentier (panneaux) qui retourne au parking de départ (1252m), par une remontée dont on se passerait bien pour finir.

Longueur :*** (1700m)
Difficulté :*** (pour le circuit : courte escalade II+, pentes raides)
Intérêt :**
Trajet :cartographie
Topos :Angulo, Pyrénées : 1000 ascensions, tome II, topo 311 (Moun Né depuis Campbasque)
Maes, 50 sommets sans corde dans les Pyrénées, 2ième série (Moun Né depuis Campbasque)
Conditions :2014/10/29, beau, doux

Grand Barbat (2813m) en circuit depuis le lac d'Estaing (1163m)

Vignemale Balaïtous versant est Longue montée détournée par les lacs du Plaa de Prat, Nère, Long et du pic Arrouy ; retour direct par le lac de Barbat et le GR10. Belle randonnée, avec une large vue au sommet, en particulier sur le Balaïtous, d'autant plus jolie avec la neige. Le versant sud de la brèche du Barbat est assez raide et la combe nord est un long pierrier guère pentu, certainement pénible en absence de neige.

Longueur :*** (1700m)
Difficulté :** (hors sentier, pierriers)
Intérêt :***
Trajet :cartographie
Topos :Véron, Randonnées dans les Hautes-Pyrénées, page 49 (circuit en sens inverse)
Angulo, Pyrénées : 1000 ascensions, tome II, topos 316-315
Conditions :2002/11/02, beau, ciel blanc, neige 2300m-2600m

Pic Arrouy (2785m) et Grand Barbat (2813m) en circuit depuis le Campbasque (1350m)

Le pic Arrouy (ou Piarrouy) est un sommet secondaire au joli panorama, avec un accès final un peu technique par l'est ; le Grand Barbat est plus connu, mais il s'entoure de pierriers et ne devrait être visité que quand la neige les cache. Suivre la rive gauche du lac d'Ilhéou (1968m) et prendre vite une sente ascendante pour remonter le ruisseau de Hourat. Suivre à gauche la combe la moins raide en laissant à droite les cairns de la brèche du Hourat, et passer au point 2281. Descendre une vingtaine de mètres pour passer devant une toue et remonter toujours au S pour atteindre le mignon lac du Hourat (2343m). Suivre sa rive droite dans un chaos de gros blocs (laborieux quand la rosée gelée les recouvre) et remonter au sud le vallon vers le col de Castet Abarca (2477m) où l'on découvre Vignemale et Arratille. Partir ONO vers le col du Pic Arrouy sous les aiguilles orientales du pic Arrouy en utilisant au mieux les bandes herbeuses et s'élever assez vite pour rejoindre la crête au sud du col. Toujours sans difficulté, monter au sud et rejoindre la crête principale près de la pointe 2750m. Le sommet est tout près et semble aisément gagné mais la crête devient effilée, spectaculairement verticale au sud, escalade II exposée avec un petit passage en IIsup aérien (et qu'il faudra désescalader au retour). Du sommet (2785m), large vue sur les sommets du Marcadau (Cambalès, Arratille), le Balaïtous et le quasi défunt glacier de Las Néous, le Vignemale dominateur et le lac du Pourtet en contrebas.

Retour vers le col du Pic Arrouy, passer à l'ouest quelques mètres en dessous, remonter à peine pour franchir un petit contrefort et descendre majoritairement dans l'herbe au pied de la brèche du Hourat. Passer à l'ouest de la cuvette (2490m env.) et contourner un contrefort rocheux pour découvrir le long pierrier et la pente raide qui conduisent à la brèche du Barbat (2640m). Un aller-retour au Grand Barbat (2813m) se justifie, même si le panorama est similaire à celui du pic Arrouy (1h40 depuis celui-ci). Descendre au nord le vallon encombré de blocs (on peut un peu éviter le chaos en passant dans les dalles à droite mais ce n'est pas brillant non plus). Une centaine de mètres plus bas, au niveau du pied du farouche éperon nord du pic de Badescure, prendre à droite une banquette d'abord herbeuse (sente, cairns). S'en suit encore un pierrier pénible et une remontée d'une cinquantaine de mètres pour passer le collet coté 2443. Une traversée passant à proximité de quelques laquets rejoint le col d'Ilhéou (2242m) et le GR10. Plus bas, un raccourci mal balisé évite le détour par le refuge d'Ilhéou.

Longueur :*** (1800m)
Difficulté :*** (escalade II/IIsup très aérienne, hors sentier, pierriers)
Intérêt :**
Trajet :cartographie
Topos :Guide Ollivier Pyrénées Centrales I
Dalavat, Le Marcadau insolite
Conditions :2011/09/25, beau

Antécime (2750m) du pic Arrouy (2785m) depuis le Campbasque

Lac du Hourat, aiguille de Castet Abarca À ski, le pic Arrouy est une intéressante balade, loin de la foule de Cauterets et avec un sympathique couloir à descendre. Du Campbasque (1350m), remonter la longue vallée d'Ilhéou et franchir directement l'Escale d'Ilhéou (30°) sans suivre l'itinéraire d'été. Longer la rive droite du lac d'Ilhéou, laisser à gauche l'itinéraire du col de la Haugade pour se diriger vers deux couloirs évidents (celui de gauche est visible dès l'arrivée au lac d'Ilhéou) : le couloir de gauche provient directement du lac du Hourat, raide (40-45° au plus raide) et étroit, emprunté à la descente; celui de droite est plus facile (30° sur moins de 100m, pas exposé) et conduit à la cuvette sous le point 2281 où se trouve la belle toue (invisible en hiver) et d'où un court ressaut raide donne accès au lac. Traverser le lac du Hourat (2343m) et se diriger W par des pentes faciles vers le col du Pic Arrouy (2632m) dont les derniers mètres sont un peu raides. S'élever au SW dans la pente N pour atteindre l'antécime 2750. Le sommet est difficilement accessible en hiver et chaussures de ski (cf accès estival).

Longueur :** (1400m)
Difficulté :**
Intérêt :***
Trajet :cartographie
Topos :Cabot, Ski de randonnée dans les Hautes-Pyrénées
Conditions :2013/05/05, beau se chargeant l'après-midi, neige 1500m (skis, crampons), photos

Soum de la Héougade (2419m) depuis le Campbasque

Vallée du Marcadau vue du ciel Autre balade à ski du secteur, tout aussi jolie que le pic Arrouy, tout aussi sérieuse, mais un peu moins longue. Belle neige récente, agréable à tracer (sauf sur le haut, plus chargé), superbe à descendre. En cette saison, site sauvage, sans une trace en vue. Du Campbasque (1350m), remonter la longue vallée d'Ilhéou et franchir directement l'Escale d'Ilhéou (30°) sans suivre l'itinéraire d'été. Longer la rive droite du lac d'Ilhéou (ou passer au milieu !) et sans ambiguïté partir progressivement S puis SE. On rencontre trois ressauts, le second est le plus long (30-35°) et la sortie au col est courte mais encore plus raide. Du col de la Haugade (2311m), remonter au nord la crête pour arriver à ski sur un premier sommet (2410m ?). Un petit bout de crête un peu découpée, une forte rafale et une vague flemme m'ont arrêté là, à moins de 100 mètres du véritable soum de la Héougade... Vue magnifique sur Grand Barbat, toute la vallée du Marcadau depuis le pont d'Espagne jusqu'aux pics d'Arratille, le Vignemale qui se hisse au-delà de tous, Ardiden et les sommets du Lutour.

Longueur :** (1100m)
Difficulté :* (+1 en hiver)
Intérêt :*** (à ski)
Trajet :cartographie
Topos :Camptocamp.org
Conditions :2014/02/07, averses de neige puis grand beau, rafales occasionnelles, neige 1350m (skis), photos

Pic de Courounalas (2566m) et pic de Nets (2428m) depuis le Campbasque

Pic secondaire escarpé. Du Campbasque (1350m), monter au lac d'Ilhéou puis au mignon lac du Hourat (2343m) et rejoindre le col de Courounalas (2457m). Une bonne sente dans le versant NO du pic s'élève rapidement pour aboutir juste au-delà du sommet. Le pic de Courounalas (2566m) est accessible en posant un peu les mains. Beau panorama.

Revenir à la sente et poursuivre sous la crête pour découvrir un petit plateau herbeux suspendu. À son extrémité NE, une raide pente de gispet (prudence) descend à gauche de la crête. Parvenu au pierrier, rejoindre le col de la Haugade (2311m) d'où l'on monte tranquillement au soum de la Héougade (2419m, feintable) et au pic de Nets (2428m). Joli panorama mais moins que depuis le Courounalas. Poursuivre la facile crête à l'E. Au large col (2267m) précédant le soum de la Yègue, descendre au N. Après un peu d'herbe, descendre un long pierrier en laissant toujours à droite des pentes plus fortes et rejoindre le GR au-dessus de l'Escale d'Ilhéou. Belle ambiance fantomatique du soum de la Yègue à Ilhéou.

Longueur :** (1400m)
Difficulté :** (hors sentier, pente herbeuse raide, petite escalade)
Intérêt :**
Trajet :cartographie
Topos :Dalavat, Le Marcadau insolite
Conditions :2016/08/21, beau au-dessus d'une mer de nuages montante 1800m-2200m

Sentier des cascades : pont d'Espagne depuis la Raillère

Classique balade depuis Cauterets, jolie mais guère spectaculaire : les cascades doivent autant leur renommée à leur facile accessibilité qu'à leur intérêt propre.

Longueur :* (500m)
Difficulté :*
Intérêt :*
Trajet :cartographie
Conditions :2013/05/08, beau

Pic de Péguère (2316m) depuis la Raillère

Isards à plusieurs reprises, framboises, chemin remarquable, jolies vues, tout pour plaire. De la Raillère (1048m), suivre le sentier des cascades jusqu'au dessus de la cascade du Ceriset (1263m) puis l'excellent chemin forestier qui offre des perspectives étonnantes. Après quelques quatre-vingt épingles, il passe versant nord puis ouest en devenant un simple sentier dans le flanc raide. Suivre sagement les cairns pour aboutir au pic de Péguère (2316m) au panorama remarquable, particulièrement sur la vallée de Gaube et le Vignemale (le second sommet tout proche au NE est accessible moyennant un peu d'escalade facile). Note : le pont sur le gave au point 1263 n'existe plus et le chemin est signalé interdit (depuis 2008...) pour chute de pierres (serait-on en montagne ?) et chantier (terminé).

Longueur :** (1300m)
Difficulté :* (temps sec nécessaire)
Intérêt :***
Trajet :cartographie
Topos :Véron, Randonnées dans les Hautes-Pyrénées
Maes, 50 sommets sans corde dans les Pyrénées, 2ième série
Conditions :2015/08/22, beau à l'aube, averse orageuse à 12h30, photos

Circuit des lacs : lac Nère, lac du Pourtet, lacs de l'Embarrat

Classique circuit des lacs sur un sentier bien tracé, à utiliser par exemple pour monter ou descendre du refuge Wallon. Le lac du Pourtet (2420m) est le point haut et le plus beau des quatre.

Longueur :** (600m ou 1000m selon le départ Pont d'Espagne / refuge Wallon)
Difficulté :*
Intérêt :**
Trajet :cartographie
Topos :Véron, Randonnées dans les Hautes-Pyrénées, page 61
Dalavat, Le Marcadau insolite
Conditions :2007/06/09, lourd et voilé dès le matin, rares névés

Pic du Pourtet (2720m), soum de Bassia (2758m), la Habassole (2535m), mont Aigu (2558m), la Cardinguère (2509m, 2409m) depuis le pont d'Espagne (1459m)

Intéressant parcours modulable pour gravir des sommets secondaires offrant de beaux panoramas. Montée au lac du Pourtet (2420m), joliment situé au pied des aiguilles du Pic Arrouy. Contournement par le nord pour monter tranquillement au col de Bassia (2621m). Un saut au nord au pic du Pourtet (2720m), un saut au sud au soum de Bassia (2758m). Beau panorama, je craignais que ces sommets ne soient moins intéressants que les proches et dominateurs pic Arrouy et pic de Bernat Barrau mais ils se défendent bien.

Retour au lac du Pourtet par le sud (moins clair) et montée au col au nord de la Habassole. Traversée du pic de la Habassole (2535m), avec un rocher sommital un peu compliqué (II+ au N, II- au S). Du col de la Habassole (2492m), aller-retour au mont Aigu (2528m) en évitant à flanc O les difficultés de la crête (cairns) ; pic bien nommé, remarquable panorama sur le Marcadau et les sommets alentours. Du col de la Habassole, une large banquette au pied de la paroi E conduit au col de la Cardinguère (2414m) d'où l'on atteint la Cardinguère ouest (2509m). Descendre au col suivant (2408m), emprunter une longue banquette versant nord pour rejoindre le raide couloir herbeux qui conduit à la Cardinguère est (2409m), vue plongeante sur le plateau du Cayan.

Redescendre par le raide couloir herbeux et onduler sur un charmant plateau granitique percé de mares et laquets pour retrouver le sentier au lac supérieur de l'Embarrat (2139m).

Longueur :*** (1750m au complet)
Difficulté :* (hors sentier facile ; +1 pour Habassole, mont Aigu, Cardinguère E)
Intérêt :**
Trajet :cartographie
Topos :Dalavat, Le Marcadau insolite
Conditions :2015/08/21, beau avec développements nuageux l'après-midi

Pic de Bernat Barrau (2793m) depuis le lac d'Estaing (1163m)

Cambalès Long cheminement austère au fin fond de la bat de Bun, bien récompensé par le site des lacs de Bernat Barrau et le beau panorama du sommet. Sur le chemin des lacs d'Arrouy, vers 1840m, une discrète sente indique qu'il fait longer le ruisseau issu des lacs de Bernat Barrau. L'important escarpement se franchit à l'extrême gauche (bien que ça passe aussi tout à droite, escalade peu difficile inconfortable sur rochers moussus). Le cirque des lacs est splendidement sauvage, entouré de crêtes acérés. L'accès au sommet emprunte un long chaos de blocs et la vue ne se dévoile qu'au tout dernier moment. Jolie vue sur le Balaïtous, les lacs d'Opale et de Cambalès devant la Grande Fache, les dents de Batanes, le massif du Vignemale et tout le Marcadau. Le premier plan de lacs rend la vue plus jolie que celle du Grand Barbat mais l'accès est plus ingrat. Un circuit par la crête ouest a été tenté mais il a fallu abandonner après la deuxième brèche et descendre au lac supérieur.

Longueur :*** (1650m)
Difficulté :** (hors sentier, pierriers)
Intérêt :**
Trajet :cartographie
Topos :Angulo, Pyrénées : 1000 ascensions, tome II, topo 326
Conditions :2005/10/08, beau

Pic R. Pantet (2867m), Petite Fache (2941m), pène d'Aragon (2916m) en circuit par le refuge Wallon

Grande Fache, lac 2291 La visite du pic Ruben Pantet (du nom du premier gardien du refuge Wallon) est l'occasion de sortir des sentiers si parcourus du secteur. On passe naturellement sur ce sommet secondaire en gravissant la Petite Fache par l'est. Le retour par le « glacier » d'Aragon n'est raisonnable qu'en début de saison quand la neige est présente. Montée matinale au refuge Wallon (1865m) en croisant une martre inattentive (je l'ai vue bien avant elle), continuer sur le sentier du col de la Fache jusqu'au petit lac à 2291m. Quitter le sentier et partir nord pour entrer dans le vallon sous les falaises du pic Arraillous. Pas une trace, pas un cairn et bien sûr des isards. Suivre le vallon qui monte doucement en tournant progressivement à gauche, les éboulis supérieurs sont couverts de neige, c'est mieux. Le pic R. Pantet (2867m) est caché derrière le sommet qui ferme le vallon à l'ouest. Belle vue plongeante sur l'ensemble des lacs de Cambalès et d'Opale, la Petite Fache semble impressionnante, la paroi E du Cambalès est imposante.

Poursuivre la crête à l'ouest, passer une selle herbeuse à gauche du point 2841 et rejoindre le pied de la Petite Fache, finalement peu sévère. Gravir l'un des couloirs obliques près du fil (terrain moyen, un peu de II), la pente s'adoucit rapidement et l'on parvient à la Petite Fache (2947m), beau belvédère.

Poursuivre dans des blocs jusqu'à la pène d'Aragon (2916m) qui complète le panorama à l'ouest. Descendre la crête frontière au NO, gros blocs pénibles, jusqu'au col d'Aragon (2808m). Le vallon du défunt glacier d'Aragon est bien enneigé (vaste chaos de blocs sinon) et, en passant à droite dans un raide couloir au milieu des barres (ce n'est pas le chemin normal !), je n'ai quitté la neige qu'au grand lac d'Opale (2320m). Pelouse, sentier et bientôt le refuge.

Longueur :*** (1650m)
Difficulté :** (hors sentier, petite escalade II, éboulis)
Intérêt :**
Trajet :cartographie
Topos :Dalavat, Le Marcadau insolite
Conditions :2014/07/17, beau, quelques cumulus l'après-midi, névés 2500m/2300m (en les cherchant), photos

Cambalès (2965m), Pène d'Aragon (2916m) et Grande Fache (3005m) en circuit depuis le refuge Wallon

Fache depuis Wallon Le refuge Wallon est un grand refuge idéalement situé au confluent des vallons d'Arratille, du Marcadau et de Cambalès. Du refuge Wallon (1865m), un itinéraire clair conduit aux lacs de Cambalès, encore gelés en juin, puis au vallon du glacier d'Aragon en admirant le grand lac d'Opale. Par la moraine du glacier puis des éboulis, heureusement totalement recouverts de neige à cette période-là, atteindre le col d'Aragon (2808m) puis le sommet du Cambalès (2965m). De retour au col d'Aragon, la pène d'Aragon (2914m) se gravit sur des gros blocs instables. La descente sur le col de la Fache (2664m) fut expéditive (dix minutes pour dévaler dans la neige les 250 mètres !). La montée à la Grande Fache est longue, sur une arête facile mais demandant une attention continue. Le sommet est enfin atteint, 5h depuis le refuge. Le retour se fait rapidement (2h20) par les lacs de la Fache. Il ne reste ensuite plus qu'à rentrer au Pont d'Espagne en deux heures où le retour à la civilisation, avec les vendeurs de cartes postales et les bus fumant pour maintenir la climatisation, est un choc garanti.

Petite Fache - Vignemale Ces trois sommets se complètent pour offrir des vues de toute beauté. Le Cambalès offre une belle vue sur le Balaïtous et les Frondella, ainsi que sur les sommets au nord de la chaîne axiale. La Grande Fache ouvre la vue sur le sud avec les massifs de Gavarnie et d'Infierno. Le pic du Midi d'Ossau fait une belle apparition et, de partout, le Vignemale, massif et bien isolé, est largement visible.

Longueur :*** (1550m)
Difficulté :** (éboulis, arête un peu exposée)
Intérêt :***
Trajet :cartographie
Topos :Véron, Randonnées dans les Hautes-Pyrénées, page 63 (Cambalès)
Angulo, Pyrénées : 1000 ascensions, tome II, topos 328, 333
Maes, 50 sommets sans corde dans les Pyrénées, 2ième série, pages 29 et 35
Conditions :2001/06/14, grand soleil, neige 2250m

Peyregnets de Cambalès (2822m, 2804m) par le couloir nord depuis le lac d'Estaing

Peyregnets de Cambalès (à droite, avec le haut du couloir N) Long itinéraire pour aller gravir un lointain couloir et deux sommets ignorés. Le couloir aboutissant entre le petit Peyregnets et un élégant doigt est visible de loin (et plutôt impressionnant). Du lac d'Estaing (1163m), long accès au lac du Plaa de Prat (1656m). Poursuivre sur le bon sentier des lacs de Liantran (1824m), très nombreuses ruines près du lac. Le sentier « officiel » (discret) débute juste avant les lacs mais on peut aussi remonter les bandes herbeuses au milieu du lac principal pour s'élever à l'est. Viser le coin évident de la barre à l'est, le sentier passe au pied et devient alors bien marqué jusqu'aux lacs de Houns de Hèche (2213m). Bien enneigé, le vallon de gros blocs du pourtet de Hèche est agréable. Sous le col, le couloir réapparaît. Il paraît alors tout court mais s'avère bien plus long en réalité. Globalement 40° sur 300m, 45° au plus raide. Le couloir aboutit au collet entre le petit Peyregnets à droite et le joli doigt à gauche. Accès rapide (escalade II) au petit Peyregnets (2804m). Revenir au collet et emprunter un large couloir exposé sud pour atteindre l'arête qui relie le petit Peyregnets à la crête principale au pied d'une tour (j'ai évité le couloir enneigé et ramolli, et j'ai gravi le flanc du doigt pour parcourir ensuite l'arête jusqu'à la tour, escalade II aérienne). La tour s'évite versant O par une vire peu rassurante pour aboutir sur la crête à la sortie du couloir E, devant une belle aiguille. De là, le grand Peyregnets est rapide d'accès. Belle vue sur le Balaïtous et Cambalès, Infierno et Vignemale sont bien présents.

Retour par la brèche de Cambalès pour tourner les Peyregnets par l'ouest. Parcours de la crête vers la brèche en évitant les difficultés par l'ouest sauf le dernier ressaut par l'est. Escalade II exposée et terrain à isard, il aurait mieux valu descendre le couloir est. Franchissement de la brèche (2692m), contournement au plus près des Peyregnets pour remonter (à peine) vers le point 2561, bien au sud du pourtet de Hèche, et retour par l'itinéraire de montée.

Durée: Liantran 2h, pied du cône du couloir 1h30, Petit Peyregnets 1h20, Grand Peyregnets 0h20.

Longueur :*** (1750m)
Difficulté :**** (couloir PD 40°/300m, escalade en terrain en isard sur la crête)
Intérêt :***
Trajet :cartographie
Conditions :2015/05/31, beau, s'ennuageant l'après-midi, neige 2200m/2100m (crampons), photos

Pic de l'Arcoèche (2465m), soum de Bassia du Hoo (2571m), pic de Palouma (2466m) et pic de Clot Bédout (2461m) en circuit depuis le lac d'Estaing

Sommet de fier allure et crête panoramique demandant de l'attention. Au point où la piste d'Estaing se divise (1175m env.), remonter la prairie à l'O pour entrer dans la forêt et suivre un sentier qui grimpe raide. Parvenu aux pâturages fleuris, le sentier bien marqué conduit à une cabane puis au col de Paloumère (2187m), repérable par un pin perché au-dessus d'une petite barre que le cheminement franchit astucieusement par la droite. Du col, suivre une sente au sud pour atteindre une très étroite brèche sur la crête E du pic de l'Arcoèche (brèche où passe la voie normale du Bassia du Hoo). Remonter la crête, raide et en posant occasionnellement les mains, jusqu'au pic de l'Arcoèche (2465m). Vue déjà superbe.

Poursuivre par la crête. Le rocher n'est pas sûr et demande de la prudence. Échappatoires à chaque brèche. Les difficultés commencent à une pointe herbeuse. Désescalade exposée (II) sur le fil (pointe feintable par l'O). Le ressaut suivant est plus facile qu'il n'y paraît (II), crête étroite et nouvelle désescalade délicate sur le fil aérien (II, mauvais rocher). Suit une belle dalle inclinée (II+, pas de III tout en haut, rocher correct), puis plus facile jusqu'à la pente finale. Beau panorama au soum de Bassia du Hoo (2571m), le Balaïtous est prodigieux, de beaux sommets autour (Cambalès, Infierno, Palas, Gabizos).

Poursuite de la crête au sud. La descente directe est impraticable. Descendre la pente E jusqu'à passer sous les rochers sommitaux et emprunter une banquette herbeuse déversante pour atteindre, à peu près horizontalement, la brèche (passage assez exposé). Après quelques mètres d'escalade facile, on découvre que la crête déchiquetée vue du sommet n'est qu'une poseuse : le versant E est herbeux. Suivre donc facilement la crête (quelques passages assez raides, prudence, la pente herbeuse domine des barres). Après le col 2408m, plus la moindre difficulté. Passer le pic de Palouma (2446m), col (2329m), pic de Clot Bédout (2461m), panorama complémentaire dont le beau couloir N des Peyregnets de Cambalès.

Descendre la crête E vers la pointe 2350. Au collet, descendre au S et vaguer au gré des pelouses assez loin du thalweg rocheux (on peut aussi contourner la pointe 2350 par le nord et l'est). Quand le vallon d'Arrasés se rétrécit, il faut malheureusement descendre dans le chaos rocheux. Source bienvenue au point le plus étroit (à trouver au bruit, l'eau disparaît aussitôt). Sous celle-ci et les barres dépassées, partir bien à gauche pour trouver une pente herbeuse plus agréable qui mène au lac de Langle (1405m).

Longueur :*** (1650m avec les oscillations)
Difficulté :*** (escalade II/II+ exposée, terrain peu sûr, descente hors sentier)
Intérêt :***
Trajet :cartographie
Conditions :2016/07/17, beau

Pic Falisse (2765m), pointe de la Muga (2727m), Grand pic de Péterneille (2764m), pics Jumeaux (2720m) depuis le pont d'Espagne (1459m)

Entre Fache et Arratille, la crête frontière oscille entre 2600 et 2700 : il est raisonnable d'en enchaîner les sommets. Monter par le sentier du port du Marcadau, le quitter après Fonfrie pour contourner le pic Falisse par le nord. Un vallon sauvage où la caillasse remplace l'herbe conduit au col Falisse (2683m) qu'on laisse un peu à droite. Crête facile et un pas de II pour se hisser sur les rochers du sommet (2765m), écrasé par la Grande Fache. Retour presque jusqu'à la brèche de montée et descente au sud dans la pierraille pour tourner le pic et rejoindre le port du Marcadau (2541m). Sentier pour la Muga Nord (2676m) puis crête facile (un pas de II) pour atteindre la pointe de la Muga (2727m). Le plus beau panorama de la journée : des lacs un peu partout, une large vue sur tous les sommets importants du secteur, les picos del Infierno sont particulièrement spectaculaires.

Descente raide mais facile sur le col de Péterneille (2594m). J'ai bêtement suivi la crête, de plus en plus difficile, puis des corniches scabreuses pour éviter les pointes avant de me résoudre à passer par les pelouses du versant espagnol, accessibles dès le début. Avant le dernier éperon, une rampe rocheuse montant d'E en O permet de reprendre la crête au point où elle s'élève vraiment et escalade facile (quelques II) jusqu'au Grand pic de Péterneille (2764m). Note : en passant au-delà du dernier éperon, une pente herbeuse va jusqu'au sommet.

Descente raide mais facile sur la première brèche à l'E, évitement de la crête de Péterneille par un long chaos versant sud et remontée aux pics Jumeaux (2720m), jolie vue. Retour connu par la brèche Cadichon (2673m) et les lacs de Couyèou Bielh (2405m et 2394m), toujours aussi peu fréquentés.

Temps (sans les pauses) : refuge Wallon 1h40, Falisse 2h15, Muga 1h10, Péterneille 1h10, Jumeaux 0h30, retour 3h.

Longueur :*** (1900m, 27 km)
Difficulté :** (hors sentier, grands pierriers, petite escalade)
Intérêt :***
Trajet :cartographie
Topos :Dalavat, Le Marcadau insolite
Guide Ollivier Pyrénées Centrales I
Maes, 50 sommets sans corde dans les Pyrénées, 2ième série, pages 17, 19, 21
Conditions :2016/08/22, beau

Grand pic d'Arratille (2900m), pico de las Neveras (2891m), Petit Arratille (2859m), Badéte d'Arratille (2805m) en circuit depuis le pont d'Espagne (1459m)

Grand pic d'Arratille : la baleine Lointaine visite d'un sommet connu mais finalement peu fréquenté. L'approche est une belle promenade et l'arrivée au col d'Arratille toujours aussi spectaculaire. Du col d'Arratille (2528m), longer le sommet versant espagnol (éboulis pénibles) vers l'évidente brèche d'un contrefort (celle de droite, mais celle de gauche passe aussi). L'itinéraire est ensuite mal défini, pas de cairn, pas de trace. J'ai d'abord suivi une corniche ascendante jusqu'à son terminus sur un autre contrefort puis ascension à droite et ensuite plus ou moins tout droit vers la crête sommitale, atteinte au sud du sommet. Escalade facile avec parfois du II, dalles ou cailloutis, terrain pas toujours rassurant, les mains sont utiles en continu sur 300m de dénivelé. Descente probablement peu évidente sans y être passé à la montée. Beau panorama, le Vignemale est superbe et hors de proportion, les Dientes de Batanes intrigantes, la Grande Fache élégante.

Direction Neveras : descendre la crête sud (petite désescalade, on peut l'éviter partiellement en rejoignant à l'ouest la banquette de la voie normale) avec un petit mur en II- pour atteindre le collado Alto de Batanes (2798m) puis sans difficulté par la crête en franchissant une pointe intermédiaire. Le pico de las Neveras (2891m) étend la vue sur le Vignemale et vers les lacs de Bramatuero.

Retour au collado et à la banquette sous le Grand pic d'Arratille. Traverser cette banquette pour rejoindre la crête frontière et la suivre jusqu'au Petit Pic d'Arratille (2835m), facile sauf un court passage demandant un peu d'attention. Descendre la crête frontière, laisser les couloirs d'éboulis descendant au lac de la Badéte d'Arratille (voie normale des Petit et Grand pics) et poursuivre la crête. Elle devient rocheuse, étroite et assez découpée, escalade II parfois évitable, bon rocher jusqu'à la pointe 2816 puis mauvais rocher et plus aérien pour la fin. Le pic de la Badéte d'Arratille (2805m) est bien raide sur tous ses versants.

Isard au-dessus des lacs du Couyèou Bielh Descendre le long de l'arête SO jusqu'à une brèche d'où descend un couloir d'éboulis (cairn, deux brèches non praticables avant). Descendre le couloir et l'important pierrier qui suit. La descente a été longue, surtout à cause d'un isard vraiment pas décidé à s'éloigner : il tolérait une approche jusqu'à une dizaine de mètres, étonnant. Pousser un peu à gauche pour franchir une petite barre et atteindre les lacs du Couyèou Bielh. Mignon site peu visité. Descendre sous le déversoir du lac inférieur (2394m) pour profiter d'une longue pente herbeuse qui mène à un grand plat (2070m, bonne source au nord-ouest). Descendre tranquillement dans les agréables pelouses en se guidant plus ou moins sur le ruisseau. Il n'est pas nécessaire de rejoindre le sentier rive droite du gave d'Arratille, on peut rester rive gauche jusqu'au pla de la Gole.

Pour mémoire : départ 6h40, col d'Arratille 10h10 (3h30), Grand pic d'Arratille 11h20 (1h), Neveras 11h50 (20mn), Petit pic d'Arratille 12h25 (30mn), pic de la Badéte d'Arratille 13h25 (1h), descente en 3h50 + discussion avec l'isard et petite sieste aux lacs du Couyèou Bielh.

Longueur :*** (1750m, > 25 km)
Difficulté :*** (crête Petit Arratille - Badéte : II aérien)
Intérêt :***
Trajet :cartographie
Topos :Dalavat, Le Marcadau insolite
Guide Ollivier Pyrénées Centrales I
Conditions :2012/08/21, beau, nuages gentils l'après-midi, photos

Pic Alphonse Meillon (2930m) par le Marcadau depuis le pont d'Espagne (1459m)

Pics de Chabarrou Vignemale versant NO Suite du travailler moins pour grimper plus. Bon sentier jusqu'au lac et au col d'Arratille (2528m) mais que c'est long depuis le parking du Pont d'Espagne (1459m) : 2h à 2h30 jusqu'au refuge Wallon et encore autant jusqu'au col ; il n'y a que 1100m de dénivelé mais plus de 11 km sans compter les lacets. La voie normale du pic Meillon quitte le sentier du col après le pla au-dessus du lac d'Arratille quand le sentier vient faire une courte visite rive droite, pour suivre un étroit goulet qui se divise à 2450m en deux vallons, l'un montant vers le Chabarrou N, l'autre vers la tuque Blanque et le pic Meillon (invisible). Je suis d'abord monté au col d'Arratille car l'objectif initial était le Grand Pic d'Arratille mais les cheminées du versant espagnol étaient encore enneigées, d'où demi-tour, redescente d'une centaine de mètres en rasant les falaises du pic Né et de la tuque Blanque et franchissement d'une épaule sur l'arête O de celle-ci pour rejoindre la voie normale du pic Meillon au confluent des deux vallons. Le vallon de droite, en neige portante mais ramollie (les crampons n'ont pas quitté le sac), monte vers les falaises de la tuque Blanque puis s'oriente au NE pour former la large pente SO du pic Meillon. Il ne reste plus qu'à remonter laborieusement cette pente en déviant vers la crête SO du pic, facile, qui conduit au sommet. La pente SO se redresse à 35° sur le haut alors que le vallon lui-même est à 30-35° ; par bon enneigement, il est peu exposé et la descente fut rapide.

Vignemale depuis Meillon La vue du sommet est extraordinaire sur les versants N et NO du Vignemale, du Petit Vignemale au Clot de la Hount. « Le fier montagnard épris de solitude et de rêve, avide de silence, fait ses délices de ce nouveau Vignemale surgissant ici, du fond même de l'abîme » (Meillon). S'il avait fallu trouver un autre sommet où placer le nom de Russell, le Chabarrou sud aurait été un choix idéal. Il est difficile de s'arracher à cette vision pour observer le reste du panorama où le pic d'Arratille est remarquable, les dientes de Batanes sont plus aiguës que jamais, la Grande Fache tient compagnie au pic du Midi d'Ossau, les pics d'Enfer dressent leur vaste paroi grise ; à l'est, le chaos prédomine, aucun pic ne s'isole vraiment sauf vers Gavarnie où le Marboré a belle allure.

Longueur :*** (1100m ou 1500m selon le départ, long)
Difficulté :** (hors sentier, pierriers ou névés assez raides)
Intérêt :** (+1 pour la vue)
Schéma :voir Chabarrou Nord
Trajet :cartographie
Topos :Dalavat, Le Marcadau insolite
Maes, 50 sommets sans corde dans les Pyrénées, 2ième série, page 31
Conditions :2007/06/08, beau, cumulus l'après-midi, neige 2300m

Pointe des Frères Couffitte (2826m) et pic Alphonse Meillon (2930m) en circuit depuis le pont d'Espagne (1459m)

La pointe des Frères Couffitte est la plus haute des aiguilles du Chabarrou mais ce n'est objectivement qu'un sommet secondaire éclipsé par les pics Chabarrou. L'absence d'information sur une voie d'ascension pas trop dure justifiait néanmoins son exploration. À l'entrée des Petites Oulettes de Gaube, repérer à droite les cairns qui conduisent au sentier de l'adorable lac du Chabarrou (2302m). Du déversoir, s'élever au SO en terrain désordonné mais agréable. Les aiguilles du Chabarrou finissent par apparaître et l'herbe disparaît. La voie d'ascension emprunte le principal couloir d'éboulis, à l'est du sommet. Montée très laborieuse jusqu'à la brèche entre la pointe convoitée et la pointe 2813m, puis escalade d'une suite de cheminées raides (II/II+) jusqu'au sommet. Malgré sa modestie, belle vue.

Retour à la brèche, descente rapide du couloir puis remontée vers le pic Meillon en zigzaguant pour éviter les éboulis. Passer sous plusieurs aiguilles puis monter directement les rochers brisés vers le sommet. Il faut franchir le socle de base puis la paroi supérieure, pas d'itinéraire bien défini, ça passe un peu partout moyennant une petite escalade peu soutenue pour parvenir sur la crête SE près du sommet. Superbe panorama. Retour par la pente SO, bien moins drôle sans neige mais rapide jusqu'au lac d'Arratille (2247m) puis longuement jusqu'au parking.

Longueur :*** (1700m)
Difficulté :*** (Frères Couffitte : escalade II)
Intérêt :*** (pour le Meillon)
Schéma :voir Chabarrou Nord
Trajet :cartographie
Conditions :2015/08/25, beau

Chabarrou Nord (2925m), Gerretet (2862m), Pouey Laou (2755m) en circuit depuis le pont d'Espagne (1459m)

Vignemale face N schéma Chabarrou Beau circuit varié et loin des foules. Remonter la vallée de Gaube jusqu'aux Petites Oulettes. À l'entrée de celles-ci, repérer à droite les cairns qui conduisent au sentier du lac du Chabarrou (2302m). Joli site au pied des pics Chabarrou séparés par la brèche Entre-les-Chabarrous, bien visible. Contourner le lac par sa rive gauche et se diriger vers la brèche. Le terrain se révèle un peu plus complexe que vu d'en bas mais on atteint le pied de la brèche sans difficulté. Le couloir final n'est pas bien raide mais ses cailloux instables étaient nappés de neige fraîche sans être fixés et la montée fut pénible. À la brèche (2837m), suivre à droite la crête vers le Chabarrou N. Son début est découpé, avec quelques pas de II en rocher médiocre puis elle devient facile. La vue du sommet est superbe, similaire à celle depuis le Chabarrou Sud (pic A. Meillon), un peu moins spectaculaire sur le Vignemale, aussi remarquable à l'ouest (Balaïtous, Grande Fache, Infierno, etc) et plus dégagée vers les autres sommets, en particulier vers l'est où Gavarnie, Munia, Néouvielle et Ardiden se distinguent bien.

Pics de Chabarrou Descendre la crête nord, normalement facile mais ici compliquée par la neige. Juste avant de rejoindre la crête perpendiculaire Gerretet-Isardères, passer une selle (brèche de Chabarrou, 2810m) avec descente facile vers le lac du Chabarrou, ce qui constitue certainement la voie la plus simple pour gravir le Chabarrou N. Rejoindre à gauche la brèche de Pouey Trénous (2740m), ignorer le raide couloir qui tombe sur le chaos de Pouey Trénous et remonter vers l'élégante pointe du Gerretet (2862m). La crête finale est aérienne avec quelques pas de II en bon rocher. Jolie vue sur Pouey Trénous et les Chabarrou. Descendre par la crête NO, facile mais longue et étroite. Passer à la brèche de Gerretet (2723m, anonyme sur la carte IGN), accès aisé au vallon de Pouey Trénous. Longer par le sud la crête pour parvenir au Pouey Laou (2755m). Descendre la crête N et à la première brèche, utiliser à droite le couloir herbeux assez raide, puis longer les parois pour parvenir au col de Pouey Laou (2640m). Descendre au NE sur la croupe herbeuse séparant deux vallons de blocs et faire une boucle au nord pour descendre par des pentes herbeuses au laquet de Pouey Trénous (2308m). Dents de Batans On trouve dans le chaos à droite quelques cairns qui se précisent plus bas avant qu'un bon sentier ne prenne enfin le relais. Le vallon de Pouey Trénous est un très joli site, à la fois sauvage et accueillant. Le sentier plonge ensuite vers la vallée du Marcadau, belle descente rapide.

Longueur :*** (1650m)
Difficulté :** (hors sentier, éboulis, petite escalade)
Intérêt :***
Trajet :cartographie
Topos :Véron, Randonnées dans les Hautes-Pyrénées, page 67 (Chabarrou depuis Gaube, sans passer par la brèche)
Dalavat, Le Marcadau insolite (tout le reste)
Conditions :2007/10/13, beau, qq cm de neige 2500m env.

Pic Peyrot (2702m) et pic des Isardères (2724m) en circuit depuis le pont d'Espagne (1459m)

Pics Chabarrou, lac du Chabarrou Joli circuit permettant de visiter deux sites enchanteurs : le lac de Chabarrou et le vallon de Pouey Trénous. À l'entrée des Petites Oulettes de Gaube, repérer à droite les cairns qui conduisent au sentier du lac du Chabarrou (2302m). Joli site au pied des pics Chabarrou. Longer la rive gauche et suivre le ruisseau jusqu'au lac supérieur (2422m). Virer nord et remonter des pentes majoritairement herbeuses (cairns) jusqu'à la brèche Peyrot (2650m). On parvient en fait à une brèche herbeuse, un peu à l'ouest du point bas et d'où la descente est plus agréable vers le vallon de Pouey Trénous. Mais d'abord aller-retour à l'est au double pic Peyrot (2702m). Aller en passant versant sud sous la crête (herbeux, facile) jusqu'à l'arête sud du sommet oriental. Vue spectaculaire sur le Vignemale. Retour par la crête, côté nord pour passer au sommet occidental et au sommet 2701m (un pas de II à la brèche intermédiaire) et ensuite côté sud. Puis aller-retour au pic des Isardères (2724m), crête facile nécessitant de poser un peu les mains (zigzaguer au mieux, il y a toujours un côté facile). Vue plus ouverte vers l'ouest, Gerretet est sévère, le Vignemale est moins visible. Et ensuite, descente au nord vers le vallon de Pouey Trénous en terrain assez chaotique (cairns) sous la domination de la spectaculaire crête des Counillères, aussi découpée que la crête du Diable au Balaïtous et avec une immense table pour géants. Ce n'est que tout en bas, vers 2100m, qu'un sentier se manifeste réellement. Ce vallon de Pouey Trénous est un site charmant.

Longueur :*** (1300m, 18 km)
Difficulté :** (éboulis, hors sentier, crêtes faciles)
Intérêt :***
Schéma :voir Chabarrou Nord
Trajet :cartographie
Topos :Dalavat, Le Marcadau insolite
Véron, Randonnées dans les Hautes-Pyrénées (circuit en sens inverse)
Conditions :2014/11/01, beau, photos

Pico Serrato (2881m) et peña de Xuans (2831m) en traversée depuis le refuge Wallon

Grande Fache, ibón de Pecico Bajo Lointain voyage en terre espagnole, passer au pico Serrato depuis le refuge Wallon est l'occasion de visiter d'innombrables lacs et de multiples points de vue sur les sommets du secteur. Pour résumer : refuge Wallon, port du Marcadau, ibón de Bramatuero Bajo, ibón de Xuans, pico Serrato et peña de Xuans, ibón de Bramatuero Alto, brèche Cadichon (entre la brèche de la Badéte et les pics Jumeaux), lacs de Couyèou Bielh.

Embalse de Bachimaña Alto, punta Foratula Du refuge Wallon (1865m, moustiques), monter tranquillement au port du Marcadau (2541m). Avant d'entrer dans la combe finale, il est intéressant de faire un détour à droite au mamelon 2417 d'où Grande Fache et Petite Fache ont belle allure (et le lac glacé plus grand que sur la carte). Du port du Marcadau, suivre le bon sentier balisé qui descend en zigzaguant dans les barres. Vers 2350m (?), ne pas rater un embranchement qui part à gauche (croix rouge-blanche) et qui mène à un plat marécageux sous les falaises. Continuer à descendre en biais pour couper le barranco de la Canal (sic), facile que sous 2270m env., et rejoindre le sentier de l'ibón de Bramatuero Bajo. Passer sous le barrage (2295m) ou dessus en basses eaux. La suite est confuse : s'élever au SE entre et sur les rochers moutonnés sur une croupe très mal définie, en terrain facile mais peu lisible, pour passer près d'un mamelon (2501m) et découvrir un premier lac (il est peut-être plus clair de remonter le vallon depuis le bas). Rejoindre alors le fond du vallon et monter à l'ibón de Xuans (2590m), encore glacé. Joli site, avec les picos del Infierno et de Piedrafita superbes dans une échancrure. De beaux pierriers aussi, la neige est appréciable. Contourner le lac par la gauche et monter au col double (2757m) entre pico Serrato, peña de Xuans et dientes de los Batanes. Ouf, première étape terminée.

Ibón de Xuans, pico de Piedrafita Accès au pico Serrato (2881m) par son flanc E herbeux, sans passer à la première pointe (la brèche qui suit demande un pas de II). On pose un peu les mains à la toute fin. Magnifique belvédère, le Vignemale d'un côté, les pics d'Enfer de l'autre, tout autour d'importants sommets, ainsi que Gavarnie, Balaïtous, Tendeñera au loin. Et partout des lacs, superbe.

Retour au col et direction l'élégante peña de Xuans (2831m), aussi peña de Yuans ou de Chuans. Suivre l'arête E, raide mais facile en évitant le principal gendarme par le sud (un peu de II, cairns). Sommet élancé qui ouvre la vue sur les déserts granitiques au sud.

Peña de Xuans,  ibón de Xuans Et maintenant, il faut penser à rentrer, le pont d'Espagne est à 10 km à vol d'oiseau et bien plus à pied. De loin, bien visible, repérer une sorte de banquette qui s'élève des abords de l'ibón de Letreto vers la crête frontière, au pied du pic de la Badéte d'Arratille. Du col double, descendre au NE vers l'extrémité SE de l'ibón de Bramatuero Alto (2515m), passer à l'est du lac, couper le ruisseau issu de l'ibón de Letreto et monter en face. Descendre à peine pour passer à un petit lac (2617m) et continuer au NO vers la crête frontière. Couloir très raide et enneigé, hésitation, doute d'être à la brèche de la Badéte (il y a deux brèches proches et faciles d'accès au sud), j'ai poursuivi à l'ouest la crête (d'abord en contrebas sous le piton noirâtre) jusqu'à la brèche Cadichon (2673m), étroite brèche située avant la vaste selle qui précède les pics Jumeaux. Cette brèche est le passage le plus facile du secteur, avec une pente beaucoup moins raide que celle de la Badéte. Ramasse efficace jusqu'aux lacs de Couyèou Bielh (2405m et 2394m) puis longue pente herbeuse jusqu'à un plat (2070m, marmottes déconcertées) et enfin rive gauche du ruisseau d'Arratille jusqu'à la passerelle d'Arratille.

Pour mémoire : refuge 6h, port du Marcadau 8h, ibón de Bramatuero Bajo 9h, col S du pico Serrato 10h45, pico Serrato 11h15, peña de Xuans 11h45, brèche Cadichon 13h15, passerelle d'Arratille 15h, parking 16h30.

Longueur :*** (1550m, 25 km)
Difficulté :** (énormément d'orientation, pierriers, petite escalade)
Intérêt :***
Trajet :cartographie
Conditions :2014/07/18, beau puis gris puis trois gouttes puis beau, névés 2600m/2400m (en les cherchant), photos

Punta Zarra (2944m) et pico Gaurier (2906m) depuis les bains de Panticosa

Pico de Piedrafita Punta Zarre face NE La punta Zarra fait partie des rares grands sommets pyrénéens sans accès facile, une bonne raison de la visiter. Le pico Gaurier est par contre plus facile et moins dominateur, c'est plus pour son nom que je souhaitais le visiter. Des bains de Panticosa (1640m), rejoindre l'extrémité est de l'embalse de Bachimaña et suivre le sentier balisé du port du Marcadau. Le quitter au premier étang de Pecico pour rejoindre le grand étang de Pecico (2479m), dominé par la Grande Fache et où l'on a une première vue de la face NE de la punta Zarra. Contourner l'étang par la rive droite et parvenir aux deux étangs supérieurs, au pied de la face. L'itinéraire contourne par la gauche la barre de rochers blancs lisses pour emprunter une corniche encaissée, fortement ascendante de gauche à droite, au-dessus de la bande herbeuse posée sur la barre blanche (cf photo). Prendre cette corniche/couloir à proximité de son origine (cairns) et la suivre longuement dans son fond (croulant) ou dans sa bordure rive gauche (petite escalade). On trouve de nombreux pas d'escalade II et même trois blocs coincés (un seul demande un peu d'effort). Quitter la corniche peu avant sa disparition, à proximité de l'arête N, pour prendre à gauche un couloir assez creusé qui aboutit à la dernière brèche de l'arête N, tout près du sommet (de nouveau, nombreux II), que l'on atteint alors sans problème. Globalement, l'escalade n'est pas très soutenue avec des portions faciles mais demande une attention constante. Risque de chutes de pierres. Vaste panorama, similaire à celui de la Grande Fache, particulièrement magnifique sur les pics d'Enfer.

Infierno Direction le pico Gaurier. Tentative de descente par la crête ouest, pour aboutir au-dessus de dalles infranchissables sans rappel (j'aurais dû relire les « Carnets d'Arlaud », il y a une photo des dalles Prunet, clairement bien plus difficiles que le PD+ qu'indique Angulo). Descente donc par l'itinéraire de montée jusqu'à la barre blanche puis petite traversée pour franchir la crête E au premier point facile, vers 2690m. Passer versant sud, perdre un peu d'altitude pour contourner la pointe 2797m et traverser longuement le versant sud herbeux de la punta Zarra jusqu'au pied du col Gaurier - Zarra, accessible sans histoire (pente raide). Ce col (2815m env.) est encore plus facile d'accès par le nord (névé permanent). Monter à gauche facilement au pico Gaurier (2906m), bicéphale (le point haut est le sommet nord). La punta Zarra est impressionnante.

Retour au col Gaurier - Zarra, plonger dans la pente (pente raide puis pierrier pénible puis pente herbeuse) en direction des ibones Azul (2406m) où l'on trouve le GR11 pour rentrer aux bains de Panticosa.

Note : on trouve dans les livres Le pyrénéiste Ludovic Gaurier et 30 ans aux Pyrénées - Vie et passions de Ludovic Gaurier un amusant texte de Gaurier sur les pyramides de Piedrafita qui sont trois, quatre, cinq ou sept selon le point de vue. Il faut effectivement avoir mis les pieds sur au moins l'une d'entre elles pour s'y retrouver.

Longueur :*** (1300m+300m)
Difficulté :*** (escalade II, pierriers)
Intérêt :**
Trajet :cartographie
Topos :Angulo, Pyrénées : 1000 ascensions, tome IV, topo 274 (Zarra)
Conditions :2010/08/29, beau, photos

Arnales (3006m) et pics d'Enfer (3076m, 3082m, 3073m) en circuit depuis les bains de Panticosa (1640m)

Infierno et Garmo Negro Circuit magnifique, hautement recommandable malgré sa longueur. Rapide montée au col de Pondiellos, les pierriers sont encore bien recouverts. Du col Sarette qui suit, une montée facile conduit à la brèche d'Arnales (2985m) et au pic d'Arnales (assez insignifiant). Les pics d'Enfer justifient leur nom en se cachant dans les nuages et la visibilité est assez faible. Sans guère d'espoir, je tente de suivre la crête vers le pic oriental d'Enfer. Une profonde brèche, bien visible d'en bas, m'arrête ; la sagesse me déconseille d'attaquer le mur vertical (III ? sur 10 mètres). Retour à la brèche d'Arnales pour rejoindre la voie normale des pics d'Enfer par le versant sud. Le couloir sud est encore bien enneigé et tracé, il m'offre une facile voie neigeuse (40-45°) jusqu'à la brèche entre le pic oriental et le pic central. Entre temps, le ciel s'est dégagé et c'est avec le soleil que j'atteins ces deux sommets. La vue est très belle, même si des nuages accrochent encore quelques sommets. La crête calcaire qui conduit au pic occidental est facile : je m'attendais à un passage effilé dans le genre du Vallibierna mais en fait, la crête est large et tranquille. La difficulté de cette course est certainement plus dans l'accès à la crête d'Enfer que dans son parcours. Tebarray Après le pic occidental d'Enfer, la neige inconsistante s'accroche encore dans la pente et il faut quelques acrobaties en terrain croulant pour atteindre le Garmo Blanco (2960m) (le cheminement normal passe assez bas sous la crête mais ça passe à proximité de celle-ci). Après le Garmo Blanco (belle vue sur le pic de Piedrafita et la punta Zarra), les difficultés sont terminées. La descente est splendide et mérite à elle seule trois étoiles : après le col d'Enfer, entre le lac de cratère de Tebarray à l'ouest et le Vignemale dominateur à l'est, le GR11 visite les jolis ibones Azul (vue admirable sur les pics d'Enfer) puis le grand lac de Bachimaña Alto dans un très beau site, avant de descendre enfin de ressaut en ressaut jusqu'aux Bains de Panticosa.

Longueur :*** (1600m, long retour)
Difficulté :** (pierriers ou névés, éboulis croulants, petite escalade, passages exposés)
Intérêt :****
Trajet :cartographie
Topos :Angulo, Pyrénées : 1000 ascensions, tome II, topos 275, 276, 278
Boyer & Pardina, Randonnées dans les Pyrénées Aragonaises, page 81 (par le col d'Enfer)
Conditions :2003/06/06, ciel chaotique s'améliorant progressivement, neige 2450m/2300m (crampons)

Argualas (3046m), Algas (3036m) et Garmo Negro (3051m) depuis les bains de Panticosa (1640m)

Infierno et Garmo Negro Beaux sommets, relativement faciles d'accès quand la neige recouvre les pierriers. Les trois sommets offrent des vues complémentaires très intéressantes : sierras de Tendeñera et de la Partacua (Telera) depuis l'Argualas ; pic du Midi d'Ossau depuis l'Algas ; Balaïtous et surtout l'impressionnante face sud des pics d'Enfer depuis le Garmo Negro. Le massif du Vignemale et à moindre titre le Taillon et Gavarnie sont aussi bien présents. Les photographes matinaux feront le circuit dans le sens Argualas - Algas - Garmo Negro, pour bénéficier du soleil matinal sur le versant nord des sierras et attendre que la face sud des pics d'Enfer (orientée SSO) soit éclairée. Compter 1h15 pour relier les trois sommets. Garmo Negro et Algas

schéma Infierno À la Majada Alta de las Argualas (2250m, début de l'enneigement fin mai 2003), montée par le barranco de las Argualas et retour par les terrasses supérieures en rejoignant le cheminement du col de Pondiellos pour faire un (tout petit) détour par le joli ibón d'Arnales. Le pico de las Argualas est clairement plus difficile que les deux autres (courtes escalades II et passages aériens), surtout quand les derniers mètres, raides, sont sous une carapace de neige gelée. La crête qui le relie à l'Algas est aussi assez compliquée mais facilement évitable à flanc.

Longueur :*** (1550m)
Difficulté :** (pierriers ou névés, escalade II pour l'Argualas)
Intérêt :***
Trajet :cartographie
Topos :Angulo, Pyrénées : 1000 ascensions, tome II, topos 279, 282, 283
Boyer & Pardina, Randonnées dans les Pyrénées Aragonaises, page 82 (Garmo Negro)
Ratio & Audoubert, 50 balades et randonnées dans le Haut Aragon, page 51 (Garmo Negro)
Conditions :2003/05/23, grand beau, neige 2250m (crampons)

Pico Cerrez (2877m), pico Arna (2911m), pico de Feniás (2835m) depuis Lanuza

Ascension monotone de sommets bien peu visités. La crête est plus amusante. De la route au-dessus de Lanuza (1300m env.), prendre le sentier balisé (panneau mirador de Sierra Plana) qui monte à l'antenne (1860m). À la sortie des bois, monter à vue vers l'antenne ou chercher les balises à droite. Vue panoramique sur la vallée de Tena et la sierra de la Partacua. Poursuivre la piste jusqu'à la prise d'eau (1960m env.). Les barres du petit cirque se franchissent à peu près partout. Montée dans l'herbe rive droite du ruisseau descendant du Cerrez pour rejoindre vers 2500m la crête ouest du pico Cerrez. La suivre jusqu'au sommet en évitant un court ressaut vertical par la droite (cairns, miracle !). Bien que dominé par l'Algas, le pico Cerrez (2877m) offre une jolie vue sur les dalles des picos del Infierno et sur le Balaïtous, ainsi que vers l'ouest.

Parcourir la crête au sud, facile mais en rocher délité. Après un col (2818m), un ressaut raide en rocher blanc se franchit facilement par la droite sans aller chercher les éboulis (petite escalade en bon rocher) pour aboutir au point culminant du secteur (2911m), nommé pico Arna ou puenta Feniás ou Feniás Alto. La vue s'ouvre au SE vers Gavarnie et Tendeñera et sur les falaises de la crête Algas - Argualas. La crête dentelée et en rocher désagrégé se poursuit longuement avec une descente délicate (mauvais terrain) sur la brèche la plus basse (2788m). Monter au pico de Feniás (2835m) par le versant E puis la crête. Vue parfaite sur les sierras de Tendeñera et Partacua.

Retour à la brèche (2788m) et descente O d'un immonde pierrier. Vers 2500m, on trouve les pelouses, rapide descente en passant à une source abondante et bienvenue. Pour franchir la barre au-dessus de la prise d'eau, longer de près le ruisseau et s'en échapper à droite quand il cascade.

Longueur :*** (1750m)
Difficulté :** (hors sentier, orientation, éboulis, rocher délité)
Intérêt :**
Trajet :cartographie
Topos :un dinosaure non fossilisé
Conditions :2017/08/21, beau

Punta de la Ripera (2814m) et pico Tendeñera (2845m) depuis Linás de Broto (1240m)

Tendeñera versant S Superbe itinéraire, complexe et varié. Le Tendeñera se voit de partout, il n'est pas surprenant que son panorama soit admirable. Un kilomètre à l'est de Linás de Broto, emprunter la longue piste forestière interdite à la circulation qui, en 6 km, conduit aux pâturages et s'achève près d'une petite cabane (refugio de Linás o de la Faja, 1715m). Source aménagée à 4 km du départ. Continuer au NO sur un sentier horizontal pour croiser le ravin principal puis s'élever dans les pâturages en visant le Tendeñera. Rejoindre le dernier col herbeux à gauche, au pied du pic (2198m). Le traverser et emprunter un couloir herbeux évident pour franchir une première barre. À partir de là, l'itinéraire est cairné, même s'il faut parfois être attentif pour dénicher les cairns dans les chaos rocheux. En haut du couloir, contourner par la droite un escarpement semi-circulaire et pénétrer dans une zone extraordinairement chaotique. S'élever toujours au plus facile, de couloirs en zones de blocs, d'évitements de barres en contournements de gouffres, dans un labyrinthe karstique sans aucune visibilité sur la suite de l'itinéraire, heureusement que c'est cairné ! On parvient à une corniche herbeuse inclinée, à la jonction entre les calcaires blanc et marron. Edelweiss en quantité (plus nombreux que les cairns). Remonter cette corniche jusqu'à trouver le seul passage qui permet de franchir la barre supérieure. Courte escalade II+ renfrougne dans une encoignure peu visible d'en bas (cairn + c'est le seul endroit envisageable). Une dernière barre facile donne accès à la cuvette entre Tendeñera et Ripera. Rejoindre la brèche (2710m env.) qui domine les abîmes du versant nord.

Punta de la Ripera Il est intéressant de faire un rapide aller-retour à la punta de la Ripera ou Mallo de las Blancas (2814m), sans aucune difficulté, pour sa vue sur la crête occidentale vers les peñas Forato et Sabocos et pour l'allure impressionnante du pico Tendeñera. Étonnant contraste de couleurs entre les différents calcaires. Revenir à la brèche et grimper sans difficulté au sommet du Tendeñera (2845m). Comme attendu, vaste et splendide panorama.

Vignemale versant S Retour facile (mais long) par la voie normale du versant sud : Suivre la crête E jusqu'à un vaste plat herbeux (2710m). Descendre à droite dans un vallon (raide au début puis facile). On trouve rapidement des cairns et même un sentier dans les éboulis sous les étonnantes parois de la crête Tendeñera - Otal. Se diriger toujours SE vers le col herbeux évident (2203m) au nord du Tozal de Soaso, le traverser et descendre dans la jolie vallée herbeuse de l'autre côté. Admirable cirque de pâturages dominé par une crête déchiquetée qui s'achève à l'est au pic d'Otal. Suivre cette agréable vallée en passant rive gauche sur le bas pour retrouver la piste un kilomètre avant son terminus.

Longueur :*** (1700m)
Difficulté :** (un pas de II+, chaos et éboulis, orientation)
Intérêt :****
Trajet :cartographie
Topos :Angulo, Pyrénées : 1000 ascensions, tome IV, topos 299 (depuis Yesero) et 301 (depuis Linás, différent dans le bas)
Boyer & Pardina, Randonnées dans les Pyrénées Aragonaises, page 83 (retour)
Conditions :2010/08/30, beau, photos

Pico Fenés (2538m) et peña de Otal (2705m) depuis la vallée de Bujaruelo

Vignemale versant S Départ cent cinquante mètres après le camping de Bujaruelo, juste au nord d'un pylône (1260m env.) pour suivre un raide sentier qui nous hisse sans répit jusqu'à un gouffre exhalant une vapeur froide (1950m). Au-dessus se trouve un porche donnant accès à une grotte glacée (équipement nécessaire pour y pénétrer). Les sommets restent cachés pendant la montée et, continuant à suivre les cairns vers le cuello de Otal, ce n'est que vers 2150m que j'ai réalisé que je laissais le pico Fenés trop à gauche (il aurait fallu bifurquer avant le gouffre). Réorientation plein sud ; deux lapiaz et trois vallons plus tard, je suis sous le pic. Au pied de la superbe dalle lisse, repérer un porche cachant une grotte glacée facilement visitable : on trouve une grande salle au sol de glace avec un mamelon glacé au fond. L'ascension facile du pico Fenés (2538m) passe par sa crête SE que l'on rejoint à gauche de la dalle lisse. Après le sommet, suivre la crête vers la peña de Otal. Elle est étroite et aérienne. Un passage en II très aérien demande particulièrement d'attention. Peu avant la brèche Fenés-Otal (2463m), descendre à droite dans un lapiaz fortement incliné et dont certaines lames sont tranchantes comme un couteau (un peu délicat). Contourner le petit éperon du premier ressaut et revenir en crête, facile jusqu'au sommet. Le panorama est intéressant, particulièrement sur le versant sud du Vignemale, le massif du mont Perdu et la vallée d'Ordesa se courbant autour du Tobacor.

Retour par la voie normale : suivre la crête NE pour emprunter le troisième couloir (on peut tout autant désescalader la crête elle-même, quelques II) et rejoindre le cuello de Otal ou col Royo (2351m), puis à l'est dans le vallon où l'on retrouve les cairns de la montée.

Longueur :*** (1550m)
Difficulté :** pour Otal, *** avec Fenés
Intérêt :***
Trajet :cartographie
Topos :Audoubert, Les plus beaux sommets des Pyrénées
Angulo, Pyrénées : 1000 ascensions, tome IV, topos 305, 304
pyrenees-randos.fr
Conditions :2007/09/01, beau