Le superbe massif calcaire du mont Perdu se scinde en deux via une ligne vallée de Pineta - vallée d'Estaubé. À l'ouest le secteur Gavarnie-Ordesa, hyper touristique ; à l'est, le massif de la Munia entouré de plusieurs cirques remarquables : Troumouse, Barroude et l'extraordinaire cirque de Barrosa, le moins connu mais peut-être le plus esthétique. La Munia et le pic de Troumouse sont de grands 3000, pas simples d'accès mais dont toutes les voies d'ascensions sont intéressantes. La Munia est surtout un des tout premiers belvédères des Pyrénées et, par beau temps, l'on ne sait où tourner la tête même si l'on ne cesse de revenir vers la face nord du mont Perdu.
Départ d'Héas (1519m) pour monter à la cabane de l'Aguila (1910m). Repartir ouest pour rejoindre la banquette supérieure (ne pas prendre la banquette du bas, qui n'aboutit pas loin) que l'on suit jusqu'à la cabane de Camplong. Vue intéressante sur le cirque de Troumouse, et le Vignemale fait une élégante apparition.
| Longueur : | * (500m) |
| Difficulté : | * |
| Intérêt : | ** |
| Conditions : | 2011/07/02, beau |
Tous les guides Ollivier, depuis le Pyrénées III de 1959, indiquent que « le pic Blanc est un des rares sommets pyrénéens dont la voie normale présente quelques difficultés » (c'est juste). Mais ensuite ils indiquent la crête SO en ADinf (c'est beaucoup moins) et la traversée pic Blanc - pic de la Canau en PD (c'est beaucoup plus). Il est rare d'y trouver une telle inexactitude, mais cela reflète bien le peu de fréquentation de ce sommet.
Du barrage des Gloriettes (1668m), suivre l'excellent sentier du port Neuf de Pinède (2466m), agréable mais assez longuet. Du port, un éprouvant pierrier mène à un premier sommet (2660m, pico de Lera sur les cartes espagnoles). La vue vers le Perdido est partiellement bouchée par le spectaculaire Forcarral. Désescalade en II et adhérence (quelques cairns), puis un passage un peu aérien sur une crête étroite, et parvenir au pied d'un second sommet (2694m). Y monter via une vire versant sud, à mi-hauteur. Désescalade près du fil puis au nord (II/II+) et un pas de III peu exposé pour finir. De nouveau des passages faciles mais aériens, quelques dalles faciles en adhérence et enfin un nouveau pierrier infâme jusqu'au pic Blanc (ou pico de la Capilla pour les espagnols). Calcaires variés mais médiocres tout du long. Vue magnifique, tant vers Perdido - Marboré - Astazou que vers Pène Blanque - Munia.
Tentative de suivre la crête vers le pic de la Canau : tout de suite c'est du sérieux, désescalade II soutenue avec plusieurs pas de III, exposé, gros vide par endroit. Il y a aussi un toit en ardoise à franchir en funambule... Et enfin, je parviens sur une pointe une cinquantaine de mètres au-dessus de la très profonde brèche (2705m) : surplombant à gauche, surplombant dans l'axe, pas totalement surplombant à droite mais aucune envie d'y aller. Rien que la portion parcourue est bien plus dure que l'accès depuis le port Neuf. Retour au pic Blanc, 45mn de gymnastique pour rien, et rentrée par le port Neuf. Isards le matin, marmottes l'après-midi, chacun son heure.
| Longueur : | ** (1300m, assez long) |
| Difficulté : | *** (escalade II, pas de III, terrain médiocre) |
| Intérêt : | ** |
| Trajet : | Géoportail, GoogleMaps |
| Conditions : | 2011/09/13, beau, photos |
Joli circuit, plus intéressant pour la vue que pour la qualité du terrain :
des schistes feuilletés et des passages à flanc, jamais difficiles mais
demandant une certaine habitude. Parcours en montagne russe, six sommets et
sept brèches, et plein d'isards partout. Départ plein sud de l'auberge du
Maillet (1820m). L'imposant ressaut se franchit aisément, d'abord au centre
jusqu'aux dalles blanches, puis par l'extrême gauche (quelques cairns).
Parvenu à un replat (2384m), tourner à droite (ouest) pour monter à la
brèche de Mounherran (2671m). La fin demande un peu d'attention, mauvais
terrain. Suivre la crête au nord, plutôt versant Estaubé, jusqu'au pied du
ressaut sommital. Le gravir à peu près directement (II/II+ en louvoyant,
attention au(x) rocher(s)...), ou prendre une corniche à gauche (cairns)
suivie d'une raide cheminée (pas de I) demandant un peu d'attention à la
descente. Le Mounherran (2783m), à cheval sur Estaubé et Troumouse, offre un
intéressant panorama mais j'ai préféré celui du Port Bieil. Revenir à la
brèche du Mounherran et suivre la crête vers les pics d'Estaubé. Elle est
facile, mais attention aux schistes parfois dressés verticalement et
particulièrement tranchants. Passer le pic Nord (2810m), un profond col
(2750m), le pic Central (2807m), avec une jolie vue sur le cirque d'Estaubé
et le Mont Perdu. Le pic Sud (2807m) est tout proche mais il présente un
amusant pas de III+ (avantage aux grands) en accès direct (on doit pouvoir
l'éviter par l'ouest, une quinzaine de mètres en contrebas). Après une
nouveau col (2755m), remonter vers le soum de Port Bieil (2846m), en évitant
par la gauche les rochers difficiles. Panorama magnifique, tant vers le Mont
Perdu que vers la Munia. Descendre à l'est au col de Gabiédou (2737m) par
une crête raide et remonter au pic de Gabiédou (2809m) en restant sur le fil
(quelques pas de I) sauf juste sous le sommet où l'on utilise une corniche
cairnée à droite (2h15 depuis le Mounherran). Du sommet, une trace cairnée
descend au port de la Canau où l'on trouve un bon sentier qui file au nord
puis vire à l'est à la sortie de l'étroiture pour rejoindre le parking de
Troumouse. Pour revenir au Maillet en évitant la route, quitter le sentier
quand il parvient aux pelouses pour descendre rive droite du ravin de la
Canau puis dans le ravin lui-même.
| Longueur : | ** (1350m) |
| Difficulté : | ** (hors sentier, terrain peu sûr) |
| Intérêt : | ** |
| Trajet : | Géoportail, GoogleMaps |
| Conditions : | 2009/09/06, beau |
Depuis Piau-Engaly (1850m), lac de Badet, hourquette de Chermentas (2439m),
crête et éboulis pénibles, pic de la Géla. Vue remarquable, notamment sur la
muraille de Barroude et le Campbieil. Descente au col de la Géla (2706m),
traversée horizontale vers l'extrémité de l'éperon NO du Gerbats. Le cirque
de Troumouse se dévoile totalement, avec le Mont Perdu en arrière plan.
L'accès au Gerbats demande un pied très sûr : « très mauvais pas, où la
moindre glissade à droite est une mort certaine. Je ne connais guère de plus
mauvais pas dans les Pyrénées » (Russell). Une sente vertigineuse à flanc du
cirque retrouve la crête au sud du Gerbats. Revenir en arrière pour enrouler
celui-ci par son gradin supérieur (NO puis SE) et trouver la cheminée facile
qui conduit au sommet. Panorama fabuleux. Retour par le même chemin (aïe !)
au pied du Gerbats ; rejoindre la hourquette de Héas (2608m), soit en
traversant le haut du vallon semi-désertique des Aguilous vers 2550m (courte
pente herbeuse assez raide sur la fin), soit en descendant N-NO vers le fond
du vallon (2300m environ) pour trouver le sentier de la hourquette (plus
facile mais plus long) ; bon sentier jusqu'au parking.
| Longueur : | ** (1250m) |
| Difficulté : | ** sans le Gerbats, *** avec Gerbats (très exposé) |
| Intérêt : | *** |
| Trajet : | Géoportail, GoogleMaps |
| Topos : | 1000 ascensions, tome III, topos 442 et 440 |
| 50 sommets, 3ième série, page 47 (Géla) | |
| Conditions : | 2002/08/16, beau puis orageux (se déclenchant vers 14h) |
| 2007/03/04 (Chermentas), beau, chaud, venté, neige 1900m (skis) |
Efficace sentier jusqu'à la cabane de l'Aguila (1910m) et portage encore un peu au-delà (au coude du vallon, 2000m, mais j'ai réussi à grappiller cent mètres au retour). Après une pente un peu raide, tranquillement et longuement jusqu'au col de la Géla (2706m). Avant d'y passer, détour par la crête NO du Gerbats, à proximité de son éperon (attention aux corniches). Vue splendide sur Troumouse et les sommets de Gavarnie. Au col de la Géla, c'est tout Barroude qui se dévoile avec une large vue au SE. D'un point de vue panorama, ces deux cols valent bien des sommets. Faute de crampons, abandon du pic de la Géla (facile en absence de neige). Stage toutes neiges à la descente : dure, bonne, lourde, pourrie ; tout ça en 700 mètres et 40 minutes. Premières marmottes de l'année, bien joueuses, à la cabane de l'Aguila.
| Longueur : | ** (1350m) |
| Difficulté : | * |
| Intérêt : | ** |
| Topos : | Cabot, Ski de randonnée dans les Hautes-Pyrénées |
| Audoubert Bigorre, page 112 | |
| Conditions : | 2007/04/21, beau puis cumulus bourgeonnants après midi, neige 2000m/1900m (skis) |
Randonnée assez longue jusqu'au port de Barroude (surtout au retour : il
faut remonter 400m en repassant au pic de Port-Vieux). Il vaut probablement
mieux monter par le refuge de Barroude ou
par Barrosa. Après le port de Barroude, on entre dans
le domaine de l'escalade : près de 500m en II quasi continu, avec quelques
pas de IIsup (voire III) mais heureusement l'ensemble est assez peu exposé.
Au final, assez fatigant et plutôt dur mais très gratifiant. Depuis le
sommet, très belles vues sur la Munia, le massif
du Mont Perdu - Marboré et
les Campbieil et pic Long. Depuis le pic de
Port-Vieux, belles vues sur la muraille de Barroude.
| Longueur : | *** (1800m) |
| Difficulté : | *** (II soutenu) |
| Intérêt : | *** |
| Topos : | RandoÉditions Hautes-Pyrénées, page 175 (jusqu'au port de Barroude) |
| 1000 ascensions, tome III, topo 438 (à partir du port) | |
| Conditions : | 1999/08/14, grand soleil |
La voie normale depuis Troumouse est un accès rapide un peu technique à un
grand 3000 offrant une large vue, particulièrement sur le versant nord du
mont Perdu. Elle présente quatre (petites) difficultés :
| Longueur : | ** (1100m) |
| Difficulté : | ** (plusieurs pas de II, enneigement tardif) |
| Intérêt : | ** |
| Topos : | RandoÉditions Hautes-Pyrénées, page 95 |
| 1000 ascensions, tome III, topos 428, 433 | |
| 50 sommets, 2ième série, page 79 | |
| Conditions : | 1997/08/12, beau |
Beau circuit composé de deux courses bien différentes : une course de neige
inédite et un parcours de crête classique.
Lorsque l'on regarde la Munia depuis le nord, il est impossible de ne pas remarquer la rampe de neige située à l'est du glacier de la Munia et qui s'élève au-dessus des falaises enserrant le glacier pour rejoindre les pentes sous le col Paget-Chapelle. J'étais intrigué par l'absence d'information sur une voie qui semble si évidente vue de loin. Pour être précis, Audoubert (les plus beaux sommets) évoque succinctement « le couloir de la brèche Paget » (est-ce la même chose ?) et a posteriori, le récit de Russell correspond, bien que je n'ai pas eu besoin de « ramper dans des lits de cascades, avec les genoux, avec les mains et le menton ». Merci de m'écrire si vous connaissez des récits. Remarque : cette voie n'est envisageable qu'en début de saison, quand la neige recouvre les rochers polis et les pentes raides de fins éboulis croulants. Comme l'intégralité du cheminement est visible du parking, il n'y a aucune excuse à se lancer dans cette voie alors qu'il n'y a plus assez de neige.
Suivre le couloir de la voie normale (enneigé jusqu'en milieu d'été) et franchir le petit mur du Passet. Quitter alors la direction du col de la Munia pour traverser vers le glacier de la Munia. Le site est austère, avec de sombres parois relatant la gloire déchue du glacier. La rampe neigeuse qui s'élève de gauche à droite est évidente. La rejoindre par une pente neigeuse assez redressée. Lors de ma visite, l'accès à la rampe était coupé par une très courte portion déneigée, imposant une escalade II tout en finesse sur du rocher lisse et mouillé (rimaye en formation). La rampe enneigée se remonte tranquillement (30/35°). Au-dessus repartir vers la gauche, la pente se redresse un peu (35/40° ?) et s'évase. On peut sortir au col Paget-Chapelle ou, plus rapide, à une étroite brèche à droite. Changement soudain de décor. Une crête facile conduit au sommet de la Munia.
Retour par la crête occidentale du cirque de Troumouse. Pas de difficulté technique mais beaucoup de vide et assez long. Descente au col de la Munia, mont Arrouy (2888m) et brèche de la Clé du Curé sans histoire. Remontée raide en terrain médiocre sur l'étonnant calcaire blanc de la pène Blanque (2905m). La crête ensuite est assez large mais très impressionnante : surplombs à droite, dalles lisses à gauche, breuh. Descente en terrain médiocre à la profonde brèche de la passade d'Arrouye. La crête, toujours calcaire, présente une portion étroite et aérienne puis s'élargit. Le schiste prend le relais, le vide devient moins présent sauf au Cheval Rouge (qui se franchit à califourchon), avant, enfin, d'aboutir au pic de Bouneu (2726m). Tout du long, vue splendide sur le massif du mont Perdu et sur le cirque de Troumouse. Au port de la Canau, un sentier descend dans les brisures de schiste mais les névés furent plus que bienvenus. Le sentier négocie intelligemment l'entrée du couloir et part à droite où il se perd dans les pelouses avec cairns et marmottes dans tous les coins ; le parking n'est pas loin.
| Longueur : | *** (1300m, long) |
| Difficulté : | *** (neige 35/40°, pas de II, aérien) |
| Intérêt : | **** |
| Trajet : | Géoportail, GoogleMaps |
| Conditions : | 2007/06/30, beau au nord, nuages au sud se désagrégeant lentement, névés 2400m (crampons) |
Itinéraire quasi-direct pour le sommet, avec une belle ambiance dans la pente suspendue finale qui semble plonger directement dans le fond du cirque. Le paysage se dévoile au fur et à mesure de la montée. Effectué avec une neige parfaitement regelée, en grande partie sur les pointes, rude pour les mollets mais positif pour la progression. La partie vraiment raide de la face n'est pas très longue (400 mètres) mais le couloir de franchissement de la barre inférieure qui soutient le glacier donne le ton dès 2400m : le grand entonnoir à traverser est sévère à froid. Atmosphère limpide, surtout à l'heure de sortie au sommet (9h), vue magnifique. Absolument personne dans le massif ce jour-là.
| Longueur : | ** (1100m) |
| Difficulté : | **** (alpinisme ADinf) |
| Intérêt : | *** |
| Trajet : | Géoportail, GoogleMaps |
| Topos : | F. Mousel, Pyrénées, courses mixtes, neige et glace |
| Conditions : | 2012/06/05, beau, neige 2350m (crampons), photos |
Grand tour du col de la Sède (2651m) au port de la Canau, traversant
successivement le pic Heïd (3022m), le pic de Troumouse (3085m), Serre
Mourène (3090m), le pic de la Munia (3133m), le mont Arrouy (2888m), Pène
Blanque (2905m), hèche (2705m) et pic (2726m) de Bouneu, sans compter une
foule de pointes secondaires. La première partie, jusqu'au col de la Munia,
est classique, pas mal d'escalade II assez aérienne et le mur de Serre
Mourène en III puis II. Belle ambiance sur le fil. La seconde partie est moins souvent
parcourue (faute de 3000 ?) alors que son ambiance ne dépare pas : que la
crête de Pène Blanque est aérienne ! Au final, c'est assez long mais ça
avance vite si on est à l'aise en terrain à isard et que le vide ne fait
pas peur. Pour moi, le passage le plus péteux est le pas de Gerbats, qui
plante le décor dès le début.
Deux gypaètes et un vautour pour m'accueillir au col de la Sède, puis une
harde d'isards au-dessus du pas de Gerbats pour me décocher quelques
cailloux et les entendre plonger quatre cents mètres en dessous. J'ai été
surpris par le nombre d'isards qui se promenaient dans les abîmes du cirque
: sous le pic Heïd, sous le pic de Troumouse, sous le hèche de Bouneu. Il
n'y a pourtant pas grand chose à manger. Au final, et sans que cela
surprenne les pyrénéistes tant cela a été répété et écrit à raison, un des
plus beaux parcours de crête de la chaîne.
| Longueur : | *** (1600m) |
| Difficulté : | *** (longue escalade II et pas de III, aérien) |
| Intérêt : | **** |
| Trajet : | Géoportail, GoogleMaps |
| Topos : | Audoubert, Les plus beaux sommets des Pyrénées |
| Guide Ollivier Pyrénées Centrales IV | |
| 1000 ascensions, tome III | |
| et plein d'autres | |
| Conditions : | 2010/09/14, léger voile puis beau, petit vent frais, photos |
Suivre le même chemin que pour le pic de Robiñera
jusqu'au collada de las Puertas (2535m), puis longer les deux lacs de la
Munia dans un joli cirque rocailleux, avant de monter au col de la Munia,
d'où on suit la crête découpée jusqu'au sommet de la Munia.
Quelques flocons de neige avaient été saupoudrés sur les faces ouest et la
vue de la Munia est vraiment de toute beauté. Il est intéressant de
continuer jusqu'au pic de Serre Mourène (1h AR, +150m) pour obtenir une
meilleure vue sur les gradins du cirque de Troumouse et sur le cirque de
Barrosa. Avec des semelles mouillées, une roche partiellement humide et un
peu de neige au fond des fissures pour refroidir les doigts, le Pas du Chat
fut pour une fois à la hauteur de sa réputation. Au niveau du gros bloc
coincé au pied du pas du Chat, il est possible de descendre plein sud dans
les éboulis, avant d'obliquer à l'ouest sans se rapprocher de la Robiñera,
et, en louvoyant entre de mini barres rocheuses, on rejoint rapidement le
chemin de la montée, en évitant ainsi la partie basse de la crête.
| Longueur : | *** (1600m depuis la grange 1675m) |
| Difficulté : | ** (un pas de IIsup cependant) |
| Intérêt : | *** |
| Topos : | 1000 ascensions, tome III, topo 430 |
| Conditions : | 2001/09/18, grand soleil, froid |
Extraordinaire circuit visitant en détail le cirque de Barrosa, après avoir
circulé au-dessus des abîmes de Barroude et de Troumouse. Départ de
l'hospital de Parzán (1400m) vers le cirque de Barrosa pour monter au port de
Barrosa ou de Barroude (2534m) par un bon sentier régulier. Spectaculaire
ascension de l'arête E du pic de Troumouse, avec une attaque en III puis de
longues portions en II soutenu. Descente au pied de l'éperon de Serre
Mourène, impressionnant de loin mais finalement assez simple (III pour les
premiers mètres puis II, nombreuses prises) et remontée à la Munia. Le temps
est clair, les glaciers du Mont Perdu à portée de main, la vue toujours
aussi belle.
Descente par la crête O jusqu'à une corniche oblique (un peu croulante) qui
rejoint directement le col de Robiñera (on peut aussi utiliser plus bas,
sous le Pas du Chat, le couloir terminé par un bloc coincé), et descente
vers le cirque de Barrosa. Cheminement peu évident pour ne pas finir
au-dessus de falaises. Dans le doute, tirer franchement à droite vers le
glacier de Robiñera avant de revenir à gauche en vue du « dôme » granitique
qui divise en deux le cirque de Barrosa. Vers 2400m (chaos rocheux),
j'abandonne la descente directe pour emprunter le Sentier des Mines (ou
camino de las Pardas), découvert sur
le site de Pierre Carrière, et
parfaitement visible, même s'il est difficile de croire qu'un chemin passe
ainsi en pleine falaise. En 2004, il fallait encore traverser de longues
pentes raides de fins éboulis avec une infime sente mais un sentier est en
train d'apparaître. Après ces pentes, l'extraordinaire sentier est assez
sécurisé et spectaculaire (vertige interdit), même si un éboulement en 2006
l'a partiellement endommagé. Ce splendide parcours se termine au col
d'Espluca Ruego (2493m). Rejoindre en traversée le col de Liena (2548m)
pour descendre vers les mines de Liena.
Trouver l'ancien sentier des mines (peu visible, il se situe entre la crête
et le câble encore présent avec ses bennes) et le suivre soigneusement
(attention, il ne descend pas dans la vallée principale mais reste près de
la crête et suit le câble jusqu'en bas). Ce sentier est joli et offre de
belles vues vers la vallée, mais il est par endroit assez dégradé et envahi
par la végétation (ne surtout pas le perdre). Il aboutit sur la piste à
quelques minutes de l'hospital de Parzán (voir le site sur Barrosa pour
une description détaillée de la montée et des mines de Liena).
| Longueur : | *** (2000m) |
| Difficulté : | *** (longue escalade II et pas de III) |
| Intérêt : | **** |
| Schéma : | voir Munia depuis Chisagüès |
| Trajet : | Géoportail, GoogleMaps |
| Topos : | Cirque de Barrosa par Pierre Carrière |
| 1000 ascensions, tome III, topos 439, 432, 431 | |
| Conditions : | 2004/09/17, très beau |
Profitons de la Géla avant le saccage envisagé. Départ de nuit à la lueur de la lune, la muraille de Barroude s'illumine pendant la montée, et arrivée au lac juste avant le soleil. Ce lac au rivage découpé et parsemé de gros blocs est un jardin anglais aquatique. Pas un souffle de vent, le reflet parfait de la muraille de Barroude la grandit d'autant. La suite est classique, port de Barroude (2534m), pic de Port Vieux (2723m) au joli panorama, descente à l'historique port Vieux (2378m), et excellent sentier jusqu'aux cabanes de la Géla. Beau circuit, 1350m de dénivelé.
Sauf que... Du port de Barroude, « petit » parcours en aller-retour du chemin des mines ou camino de las Pardas jusqu'au col d'Espluca Ruego (3h30 pour l'AR sans traîner, plusieurs oscillations). Ce chemin est l'un des itinéraires les plus étonnants des Pyrénées et le parcours en aller-retour permet d'en profiter encore plus. La partie nord demande un pied sûr avec une fine sente sur des graviers croulants. La partie sud semble plus parcourue, un sentier est à peu près bien marqué tout du long et le chemin dans les falaises est assez large (mais il ne faut pas avoir un soupçon de vertige), seule une courte portion où un éboulement a eu lieu demande de la prudence (tout près du col d'Espluca Ruego). Mais qu'il est difficile d'imaginer des mulets y circulant !
| Longueur : | *** (1900m, > 32 km) |
| Difficulté : | ** (chemin des mines : pied sûr et vertige interdit) |
| Intérêt : | **** |
| Trajet : | Géoportail, GoogleMaps |
| Topos : | Cirque de Barrosa par Pierre Carrière |
| Conditions : | 2011/10/16, beau, photos |
Variante ski de l'accès au pic de Port Vieux : montée par la vallée de la Gela, comme l'itinéraire d'été. La barre d'accès au balcon n'est pas bien haute mais, quand le sentier disparaît sous la neige, elle demande de l'attention avec une petite escalade un peu exposée. Ensuite, le balcon de Barroude est un site enchanteur, ensoleillé, au relief doux dominé par la muraille de Barroude d'où ne cessaient de tomber petites coulées et rochers; pas une trace, un autre monde. Montée sans histoire au pic de Port Vieux, la crête finale rocheuse est facile. Panorama enneigé superbe.
Retour au lac de Barroude pour prendre au déversoir le couloir où coule en été le ruisseau du lac. Départ raide et un peu étroit puis très vite le couloir s'élargit et devient facile (pente moyenne 30° sur 450m). Belle ambiance entre les parois.
| Longueur : | ** (1350m) |
| Difficulté : | *** (en neige, avec le couloir du lac) |
| Intérêt : | *** |
| Trajet : | Géoportail, GoogleMaps |
| Conditions : | 2013/04/21, beau, neige 1600m (skis), photos |
Depuis Chisagüès, une bonne piste permet d'atteindre un large replat avec
une grange vers 1675m ; la suite était impraticable aux voitures de tourisme
en 2001 mais est devenue carrossable en 2007 jusqu'à l'épingle 1920m. Juste
après l'épingle débute un sentier clair et bien tracé qui mène au collada de
las Puertas (2535m), d'où l'on a une jolie vue sur le grand lac de la Munia.
Un plissement rocheux impose un détour par la droite (SE) et un long
pierrier monte jusqu'au sommet sud d'où une courte crête conduit sans
difficulté au sommet principal du pic de Robiñera (ou pico de las
Louseras). Une brève trouée m'a permis d'apercevoir les lacs de la Munia,
mais le reste de la vue était caché dans le brouillard.
En redescendant, il est intéressant de quitter le sentier vers 2150m pour rejoindre la croupe herbeuse qui nous sépare de la vallée de Pineta et monter au pico de Estiva (carte Alpina) ou pico de Petramula (carte Rando Éditions) (2248m) au nord du col franchi par le GR11. Ce petit belvédère offre une belle vue sur la vallée de Pineta, les Tres Marias ainsi que le balcon de Pineta et le Mont Perdu (dont je n'ai pu voir que la base). Le retour s'effectue en rejoignant le GR.
| Longueur : | ** (1400m depuis la grange 1675m) |
| Difficulté : | * (par temps sec) |
| Intérêt : | ** |
| Schéma : | voir Munia depuis Chisagüès |
| Topos : | RandoÉditions Aragon, pages 99-97 |
| 1000 ascensions, tome III, topo 434 | |
| Conditions : | 2000/10/01, nuages déversant du nord, froid, traces de neige |
Variante plus longue mais plus intéressante que l'itinéraire précédent. Départ de la grange 1675m ou de
l'épingle 1920m (piste rénovée en 2006) pour continuer la piste jusqu'aux
ruines des mines de Ruego (2100m env.). Je suis tout de suite monté à gauche
vers la petite falaise issue du pico de Espluca Ruego pour la longer et la
surmonter au premier passage facile (mains à peine nécessaires) donc plus
bas que la cheminée indiquée par Pierre Carrière. En
s'élevant dans les bourrelets calcaires, j'ai tiré à droite pour atteindre
la longue arête SE de la Robiñera à proximité du pico d'Espluca Ruego
(2631m) et bénéficier de la vue sur le cirque de Barrosa. Ensuite par la
crête elle-même avec un fronton plus sévère que difficile suivi d'une
portion assez aérienne puis longuement, une large crête sans histoire si ce
n'est une profonde brèche à contourner. Des isards en pagaille et trois
lagopèdes tout proches. On retrouve la voie normale à l'antécime
sud. Magnifique parcours hivernal de la crête faîtière jusqu'au sommet nord.
Beau panorama, similaire à celui de la Munia.
Retour par la voie normale. Enneigée, la grande pente sud masque ses pierrailles et la descente est rapide (prudence néanmoins, 35/37° sur 400 mètres, dominant des barres).
| Longueur : | ** (1350m depuis la grange 1675m) |
| Difficulté : | ** (hors sentier, éboulis) |
| Intérêt : | ** |
| Schéma : | voir Munia depuis Chisagüès |
| Topos : | Cirque de Barrosa par Pierre Carrière |
| Conditions : | 2007/01/14, très léger voile, chaud, neige 2600m/2350m (crampons) |
Très beau belvédère, dont l'ascension est aussi une occasion de visiter le
cirque de Barrosa, qui justifierait à lui seul cette balade. La voie normale
suit le bon sentier jusqu'au port de Barroude ou de Barrosa (2534m) puis la
molle croupe à l'est jusqu'au sommet ; aucune difficulté, si ce n'est la
longueur. Une variante directe plus rude consiste à quitter le sentier du
port entre 2000m et 2100m pour monter au NE, droit dans la pente herbeuse,
en direction de ce qui semble être le sommet (le vrai sommet se cache
derrière, bien plus haut). Dans ce cas, il est intéressant de tirer à droite
vers l'extrémité de la vague crête qui ferme à l'est le cirque de Barrosa :
vue splendide, s'élevant du fond du cirque jusqu'aux crêtes. Pendant cette
pénible grimpée, retournez-vous régulièrement pour admirer la structure du
cirque et les géants Troumouse, Munia, Robiñera. Partout dans le cirque,
nombreux isards et marmottes.
Nouvelle visite à skis, en montant par le port de Barroude et en descendant par l'arête SO. Descente spectaculaire et impressionnante, sur une pente suspendue face au cirque de Barrosa. 1000 mètres magnifiques. De parfaites conditions de neige de printemps sont indispensables.
| Longueur : | ** (1400m) |
| Difficulté : | * |
| Intérêt : | *** |
| Schéma : | voir Munia depuis Chisagüès |
| Trajet : | Géoportail, GoogleMaps |
| Topos : | Cirque de Barrosa par Pierre Carrière |
| 1000 ascensions, tome III, topo 437 | |
| Conditions : | 2006/04/25, beau avec cumulus bourgeonnant dès 11h, neige 2600m/2100m |
| 2010/03/28, voile épais puis à peine voilé, neige 1450m (skis) |
Montée sans histoire au Comodoto via le col de Espierba. Le parcours de la
crête finale, pas très large, se fit par bonds entre deux rafales : les
cailloux volaient ! Vue intéressante sur la dent de la Fulsa, un peu lointaine vers le Cotiella, belle impression de la Robiñera (qui cache la Munia), mais le seigneur du lieu
est bien sûr le Mont Perdu et sa cour de
géants (soum de Ramond, Cylindre, Marboré) ; la muraille sud de la vallée de
Pineta est remarquable d'homogénéité, toute en falaises, cirques et
couloirs, écrasant de 1500m le rio Cinca. Pour rentrer, je propose un assez
long circuit (10 km) qui fera pleurer ceux qui ont utilisé toutes leurs
photos au sommet du Comodoto.
Du petit col précédant le Comodoto (ou du sommet lui-même), descendre au NO
vers la curieuse dépression où passe le GR11 (on dirait un stade). À
l'extrémité de celle-ci, on trouve une cabane (mal située sur les cartes
Rando Éditions) et à gauche la longue piste qui provient d'Espierba. La vue
vers le cirque et la vallée de Pineta est remarquable, le pic de Pinède et
la pointe du Forcarral sont particulièrement élégants et on peut détailler
à loisir le versant est du Mont Perdu pour en comprendre toute la
complexité. La piste, tracée dans un environnement calcaire aride où seuls
les pins s'accrochent, offre d'innombrables vues, toutes différentes.
| Longueur : | ** (1000m, le retour en circuit est long) |
| Difficulté : | * |
| Intérêt : | *** |
| Topos : | Ratio, tome II, page 56 |
| Audoubert Aragon, page 81 | |
| Conditions : | 2003/04/06, beau, vent fort de nord, neige 1900m |