Troumouse - Barrosa

Le superbe massif calcaire du mont Perdu se scinde en deux via une ligne vallée de Pineta - vallée d'Estaubé. À l'ouest le secteur Gavarnie-Ordesa, hyper touristique ; à l'est, le massif de la Munia entouré de plusieurs cirques remarquables : Troumouse, Barroude et l'extraordinaire cirque de Barrosa, le moins connu mais peut-être le plus esthétique. La Munia et le pic de Troumouse sont de grands 3000, pas simples d'accès mais dont toutes les voies d'ascensions sont intéressantes. La Munia est surtout un des tout premiers belvédères des Pyrénées et, par beau temps, l'on ne sait où tourner la tête même si l'on ne cesse de revenir vers la face nord du mont Perdu.

 

Cabane de Camplong (2031m) depuis Héas

Départ d'Héas (1519m) pour monter à la cabane de l'Aguila (1910m). Repartir ouest pour rejoindre la banquette supérieure (ne pas prendre la banquette du bas qui ne va pas loin) que l'on suit jusqu'à la cabane de Camplong. Vue intéressante sur le cirque de Troumouse et le Vignemale fait une élégante apparition.

Longueur :* (500m)
Difficulté :*
Intérêt :*
Trajet :cartographie
Conditions :2011/07/02, beau

Pic Blanc d'Estaubé (2828m) depuis le barrage des Gloriettes

Tous les guides Ollivier, depuis le Pyrénées III de 1959, indiquent que « le pic Blanc est un des rares sommets pyrénéens dont la voie normale présente quelques difficultés » (c'est juste). Mais ensuite ils indiquent la crête SO en ADinf (c'est beaucoup moins) et la traversée pic Blanc - pic de la Canau en PD (c'est beaucoup plus). Il est rare d'y trouver une telle inexactitude, mais cela reflète bien le peu de fréquentation de ce sommet.

Du barrage des Gloriettes (1668m), suivre l'excellent sentier du port Neuf de Pinède (2466m), agréable mais assez longuet. Du port, un éprouvant pierrier mène à un premier sommet (2660m, pico de Lera sur les cartes espagnoles). La vue vers le Perdido est partiellement bouchée par le spectaculaire Forcarral. Désescalade en II et adhérence (quelques cairns), puis un passage un peu aérien sur une crête étroite et parvenir au pied d'un second sommet (2694m). Y monter via une vire versant sud, à mi-hauteur. Désescalade près du fil puis au nord (II/II+) et un pas de III peu exposé pour finir. De nouveau des passages faciles mais aériens, quelques dalles faciles en adhérence et enfin un nouveau pierrier infâme jusqu'au pic Blanc (ou pico de la Capilla pour les espagnols). Calcaires variés mais médiocres tout du long. Vue magnifique, tant vers Perdido - Marboré - Astazou que vers Pène Blanque - Munia.

Tentative de suivre la crête vers le pic de la Canau : tout de suite c'est du sérieux, désescalade II soutenue avec plusieurs pas de III, exposé, gros vide par endroit. Il y a aussi un toit en ardoise à franchir en funambule... Et enfin, je parviens sur une pointe une cinquantaine de mètres au-dessus de la très profonde brèche (2705m) : surplombant à gauche, surplombant dans l'axe, pas totalement surplombant à droite mais aucune envie d'y aller. Rien que la portion parcourue est bien plus dure que l'accès depuis le port Neuf. Retour au pic Blanc, 45mn de gymnastique pour rien, et rentrée par le port Neuf. Isards le matin, marmottes l'après-midi, chacun son heure.

Longueur :** (1300m, 20 km)
Difficulté :*** (escalade II, pas de III, terrain médiocre)
Intérêt :**
Trajet :cartographie
Conditions :2011/09/13, beau, photos

Mounherran (2783m), pics d'Estaubé (2810m, 2807m, 2807m), soum de Port Bieil (2846m), pic de Gabiédou (2809m) en circuit depuis le Maillet

Pic Sud d'Estaubé Perdido - Estaubé Joli circuit, plus intéressant pour la vue que pour la qualité du terrain : des schistes feuilletés et des passages à flanc, jamais difficiles mais demandant une certaine habitude. Parcours en montagne russe, six sommets et sept brèches, plein d'isards partout. Départ plein sud de l'auberge du Maillet (1820m). L'imposant ressaut se franchit aisément, d'abord au centre jusqu'aux dalles blanches, puis par l'extrême gauche (quelques cairns). Parvenu à un replat (2384m), tourner à droite (ouest) pour monter à la brèche de Mounherran (2671m). La fin demande un peu d'attention, mauvais terrain. Suivre la crête au nord, plutôt versant Estaubé, jusqu'au pied du ressaut sommital. Le gravir à peu près directement (II/II+ en louvoyant, attention au(x) rocher(s)...) ou prendre une corniche à gauche (cairns) suivie d'une raide cheminée (pas de I) demandant un peu d'attention à la descente. Le Mounherran (2783m), à cheval sur Estaubé et Troumouse, offre un intéressant panorama mais j'ai préféré celui du Port Bieil. Revenir à la brèche du Mounherran et suivre la crête vers les pics d'Estaubé. Elle est facile mais attention aux schistes parfois dressés verticalement et particulièrement tranchants. Passer le pic Nord (2810m), un profond col (2750m), le pic Central (2807m), avec une jolie vue sur le cirque d'Estaubé et le Mont Perdu. Le pic Sud (2807m) est tout proche mais il présente un amusant pas de III+ (avantage aux grands) en accès direct (on doit pouvoir l'éviter par l'ouest, une quinzaine de mètres en contrebas). Après un nouveau col (2755m), remonter vers le soum de Port Bieil (2846m), en évitant par la gauche les rochers difficiles. Panorama magnifique, tant vers le Mont Perdu que vers la Munia. Descendre à l'est au col de Gabiédou (2737m) par une crête raide et remonter au pic de Gabiédou (2809m) en restant sur le fil (quelques pas de I) sauf juste sous le sommet où l'on utilise une corniche cairnée à droite (2h15 depuis le Mounherran). Du sommet, une trace cairnée descend au port de la Canau où l'on trouve un bon sentier qui file au nord puis vire à l'est à la sortie de l'étroiture pour rejoindre le parking de Troumouse. Pour revenir au Maillet en évitant la route, quitter le sentier quand il parvient aux pelouses pour descendre rive droite du ravin de la Canau puis dans le ravin lui-même.

Longueur :** (1350m)
Difficulté :** (hors sentier, terrain peu sûr)
Intérêt :**
Trajet :cartographie
Conditions :2009/09/06, beau

Soum des Salettes (2978m) depuis Piau-Engaly (1850m)

Randonnée classique via le port de Campbieil (2596m). Au col, le soum des Salettes (ou pic des Aguilous) paraît à portée de main (il y a tout de même presque 400m) et un sentier continu conduit au sommet (2976m). Panorama remarquable sur Troumouse, Perdido, Gavarnie, Vignemale...

Première visite en revenant du Campbieil par l'arête de Lentilla ; seconde visite à ski (et à pied pour finir), beau panorama hivernal, le pic Long plâtré spectaculaire, dommage que le vent ait été aussi désagréable.

Longueur :** (1150m)
Difficulté :*
Intérêt :**
Trajet :cartographie
Topos :Angulo, Pyrénées : 1000 ascensions, tome III, topo 443
Véron, Randonnées dans les Hautes-Pyrénées, page 172
Cabot, Ski de randonnée dans les Hautes-Pyrénées vol. 2
Satgé, Ski de randonnée - Pyrénées Centrales
Conditions :2003/07/28, beau, mer de nuages 2100m, vent O
2016/01/17, beau puis moutons après 13h, vent fort, neige 1850m (skis), photos

Soum des Tours (2879m) et pic de la Géla (2851m) en circuit depuis Piau-Engaly

Le soum des Tours est une insignifiante épaule du soum des Salettes qui n'a statut de sommet qu'à cause d'une profonde brèche infranchissable. Sa visite combinée à la banquette sud du soum des Salettes est néanmoins intéressante mais il est regrettable que la jonction finale avec la hourquette de Héas soit d'un autre niveau de difficulté. Depuis Piau-Engaly (1850m), monter au port de Campbieil (2596m). Traverser longuement horizontalement pour passer sous les falaises du soum des Salettes jusqu'à pouvoir rejoindre sa crête O, non loin de la bosse 2722m. Repartir en sens inverse sur la vaste crête jusqu'au soum des Tours (2879m). La crête est quasi horizontale puis se redresse pour atteindre le plateau du « sommet ». La brèche qui suit est large et profonde, et une seconde brèche en lame de couteau est étonnante. Panorama intéressant, similaire au grand frère vers l'ouest, de la Munia à l'Ardiden. Le pic Long a belle allure.

Retour en arrière. Au point où la crête s'est redressée, une banquette d'éboulis versant nord permettrait de rejoindre la voie normale du soum des Salettes (névés tardifs). Versant sud, une corniche part dans la paroi. J'avais espoir de rejoindre l'un des entonnoirs de la face sud du soum des Salettes (supposé facile, dixit Arlaud et Ollivier...). Un court (quelques mètres) rétrécissement (30 cm) de la corniche m'a fait abandonner. Aucune difficulté mais sacrément impressionnant.

Second retour en arrière jusqu'au point d'arrivée sur la crête (point 2710). Basculer versant sud sur la banquette suspendue au pied des parois. La banquette est large et modérément inclinée, pas de difficulté, sente de moutons/isards, mais attention constante et bâton appréciable. Parcourir ainsi longuement près de la paroi, le soum des Tours justifie totalement son nom, on longe une forteresse dont les murs sont fleuris de saxifrages des Pyrénées. Après la paroi parfois surplombante sous le soum des Salettes, on aboutit enfin sur la crête SE. Ce long parcours (plus d'une heure) est un succédané d'Ordesa. Continuer la crête vers la hourquette de Héas. Elle présente des difficultés de désescalade (II exposé, terrain délicat) pour atteindre le point bas (2585m) puis plus facile mais étroite (surtout ventée) jusqu'à la hourquette de Héas (2608m). Il ne pleut pas, prolongation sur la crête (facile sauf la toute fin qui nécessite un peu les mains) jusqu'au pic de la Géla (2851m). Vue bouchée mais la muraille de Barroude parcourue de nuées n'en est que plus formidable. Retour par la voie normale via la hourquette de Chermentas et le lac de Badet.

Longueur :** (1400m, > 19 km)
Difficulté :*** (hors sentier, banquette suspendue, désescalade II exposée)
Intérêt :**
Trajet :cartographie
Conditions :2014/08/12, belles éclaircies en avant-chaîne, frontière accrochée, mer de nuage sous 1700m, vent

Pic de la Géla (2851m) et pic de Gerbats (2904m) en circuit depuis Piau-Engaly

Campbieil, lac de Badet Pic de Gerbats Pic de Gerbats Depuis Piau-Engaly (1850m), lac de Badet, hourquette de Chermentas (2439m), crête et éboulis pénibles, pic de la Géla. Vue remarquable, notamment sur la muraille de Barroude et le Campbieil. Descente au col de la Géla (2706m), traversée horizontale vers l'extrémité de l'éperon NO du Gerbats. Le cirque de Troumouse se dévoile totalement, avec le Mont Perdu en arrière plan. L'accès au Gerbats demande un pied sûr : « très mauvais pas, où la moindre glissade à droite est une mort certaine. Je ne connais guère de plus mauvais pas dans les Pyrénées » (Russell). Une sente vertigineuse à flanc du cirque retrouve la crête au sud du Gerbats. Revenir en arrière pour enrouler celui-ci par son gradin supérieur (NO puis SE) et trouver la cheminée facile qui conduit au sommet. Panorama fabuleux. Retour par le même chemin (aïe !) au pied du Gerbats ; rejoindre la hourquette de Héas (2608m), soit en traversant le haut du vallon semi-désertique des Aguilous vers 2550m (courte pente herbeuse assez raide sur la fin), soit en descendant N-NO vers le fond du vallon (2300m environ) pour trouver le sentier de la hourquette (plus facile mais plus long) ; bon sentier jusqu'au parking.

Longueur :** (1250m)
Difficulté :** sans le Gerbats, *** avec Gerbats (très exposé)
Intérêt :**
Trajet :cartographie
Topos :Angulo, Pyrénées : 1000 ascensions, tome III, topos 442 et 440
Maes, 50 sommets sans corde dans les Pyrénées, 3ième série, page 47 (Géla)
Conditions :2002/08/16, beau puis orageux (se déclenchant vers 14h)
2007/03/04 (Chermentas), beau, chaud, venté, neige 1900m (skis)

Pic de la Géla (2851m) depuis Héas (1521m)

Efficace sentier jusqu'à la cabane de l'Aguila (1910m) et portage encore un peu au-delà (au coude du vallon, 2000m, mais j'ai réussi à grappiller cent mètres au retour). Après une pente un peu raide, tranquillement et longuement jusqu'au col de la Géla (2706m). Avant d'y passer, détour par la crête NO du Gerbats, à proximité de son éperon (attention aux corniches). Vue splendide sur Troumouse et les sommets de Gavarnie. Au col de la Géla, c'est tout Barroude qui se dévoile avec une large vue au SE. D'un point de vue panorama, ces deux cols valent bien des sommets. Faute de crampons, abandon du pic de la Géla (facile en absence de neige). Stage toutes neiges à la descente : dure, bonne, lourde, pourrie ; tout ça en 700 mètres et 40 minutes. Premières marmottes de l'année, bien joueuses, à la cabane de l'Aguila.

Longueur :** (1350m)
Difficulté :*
Intérêt :**
Trajet :cartographie
Topos :Cabot, Ski de randonnée dans les Hautes-Pyrénées
Daurel & Audoubert, 50 balades et randonnées en Bigorre, page 112
Conditions :2007/04/21, beau puis cumulus bourgeonnants après midi, neige 2000m/1900m (skis)

Pic de Troumouse (3085m) par le pic de Port Vieux depuis le tunnel de Bielsa (1825m)

Ramond, Perdido Muraille de Barroude Longue randonnée (au retour, il faut remonter 400m en repassant au pic de Port Vieux) : il vaut probablement mieux monter par le refuge de Barroude ou par Barrosa. Après le port de Barroude, on entre dans le domaine de l'escalade : près de 500m en II quasi continu, avec quelques pas de IIsup (voire III) mais heureusement l'ensemble est assez peu exposé. Au final, assez fatigant et plutôt dur mais très gratifiant. Depuis le sommet, très belles vues sur la Munia, le massif du Mont Perdu - Marboré et les Campbieil et pic Long. Depuis le pic de Port Vieux, belles vues sur la muraille de Barroude.

Longueur :*** (1800m)
Difficulté :*** (II soutenu)
Intérêt :**
Trajet :cartographie
Topos :Véron, Randonnées dans les Hautes-Pyrénées, page 175 (jusqu'au port de Barroude)
Angulo, Pyrénées : 1000 ascensions, tome III, topo 438 (à partir du port)
Conditions :1999/08/14, grand soleil

Pic de la Munia (3133m) depuis le cirque de Troumouse (2100m)

Mont Perdu depuis la Munia La voie normale depuis Troumouse est un accès rapide un peu technique à un grand 3000 offrant une large vue, particulièrement sur le versant nord du mont Perdu. Elle présente quatre (petites) difficultés :

Longueur :** (1100m)
Difficulté :** (plusieurs pas de II, enneigement tardif)
Intérêt :**
Topos :Véron, Randonnées dans les Hautes-Pyrénées, page 95
Angulo, Pyrénées : 1000 ascensions, tome III, topos 428, 433
Maes, 50 sommets sans corde dans les Pyrénées, 2ième série, page 79
Conditions :1997/08/12, beau

Pic de la Munia (3133m) et Pène Blanque (2905m) en circuit par le col Paget-Chapelle et le port de la Canau

Munia depuis Bouneu Beau circuit composé de deux courses bien différentes : une course de neige inédite et un parcours de crête classique.

Lorsque l'on regarde la Munia depuis le nord, il est impossible de ne pas remarquer la rampe de neige située à l'est du glacier de la Munia et qui s'élève au-dessus des falaises enserrant le glacier pour rejoindre les pentes sous le col Paget-Chapelle. J'étais intrigué par l'absence d'information sur une voie qui semble si évidente vue de loin. Pour être précis, Audoubert (les plus beaux sommets) évoque succinctement « le couloir de la brèche Paget » (est-ce la même chose ?) et a posteriori, le récit de Russell correspond, bien que je n'ai pas eu besoin de « ramper dans des lits de cascades, avec les genoux, avec les mains et le menton ». Remarque : cette voie n'est envisageable qu'en début de saison, quand la neige recouvre les rochers polis et les pentes raides de fins éboulis croulants. Comme l'intégralité du cheminement est visible du parking, il n'y a aucune excuse à se lancer dans cette voie alors qu'il n'y a plus assez de neige.

Suivre le couloir de la voie normale (enneigé jusqu'en milieu d'été) et franchir le petit mur du Passet. Quitter alors la direction du col de la Munia pour traverser vers le glacier de la Munia. Le site est austère, avec de sombres parois relatant la gloire déchue du glacier. La rampe neigeuse qui s'élève de gauche à droite est évidente. La rejoindre par une pente neigeuse assez redressée. Lors de ma visite, l'accès à la rampe était coupé par une courte portion déneigée, imposant une escalade II tout en finesse sur du rocher lisse et mouillé (rimaye en formation). La rampe enneigée se remonte tranquillement (30-35°). Au-dessus repartir vers la gauche, la pente se redresse un peu (35-40° ?) et s'évase. On peut sortir au col Paget-Chapelle ou, plus rapide, à une étroite brèche à droite. Changement soudain de décor. Une crête facile conduit au sommet de la Munia.

Muraille de Troumouse Retour par la crête occidentale du cirque de Troumouse. Pas de difficulté technique mais beaucoup de vide et assez long. Descente au col de la Munia, mont Arrouy (2888m) et brèche de la Clé du Curé sans histoire. Remontée raide en terrain médiocre sur l'étonnant calcaire blanc de la pène Blanque (2905m). La crête ensuite est assez large mais très impressionnante : surplombs à droite, dalles lisses à gauche, breuh. Descente en terrain médiocre à la profonde brèche de la passade d'Arrouye. La crête, toujours calcaire, présente une portion étroite et aérienne puis s'élargit. Le schiste prend le relais, le vide devient moins présent sauf au Cheval Rouge (qui se franchit à califourchon), avant, enfin, d'aboutir au pic de Bouneu (2726m). Tout du long, vue splendide sur le massif du mont Perdu et sur le cirque de Troumouse. Au port de la Canau, un sentier descend dans les brisures de schiste mais les névés furent plus que bienvenus. Le sentier négocie intelligemment l'entrée du couloir et part à droite où il se perd dans les pelouses avec cairns et marmottes dans tous les coins ; le parking n'est pas loin.

Longueur :*** (1300m, long)
Difficulté :*** (rimaye, neige 35-40°, pas de II, aérien)
Intérêt :****
Trajet :cartographie
Conditions :2007/06/30, beau au nord, nuages au sud se désagrégeant lentement, névés 2400m (crampons)

Pic de la Munia (3133m) face nord depuis le parking de Troumouse (2100m)

Itinéraire quasi-direct pour le sommet, avec une belle ambiance dans la pente suspendue finale qui semble plonger directement dans le fond du cirque. Le paysage se dévoile au fur et à mesure de la montée. Effectué avec une neige parfaitement regelée, en grande partie sur les pointes, rude pour les mollets mais positif pour la progression. La partie vraiment raide de la face n'est pas très longue (400 mètres) mais le couloir de franchissement de la barre inférieure qui soutient le glacier donne le ton dès 2400m : le grand entonnoir à traverser est sévère à froid. Atmosphère limpide, surtout à l'heure de sortie au sommet (9h), vue magnifique. Absolument personne dans le massif ce jour-là.

Longueur :** (1100m)
Difficulté :**** (alpinisme ADinf)
Intérêt :***
Trajet :cartographie
Topos :Mousel, Pyrénées, courses mixtes, neige et glace
Conditions :2012/06/05, beau, neige 2350m (crampons), photos

Heïd (3022m), Troumouse (3080m), Munia (3133m), Pène Blanque (2905m) : grand tour du cirque de Troumouse

Gerbats - Géla Grand tour du col de la Sède (2651m) au port de la Canau, traversant successivement le pic Heïd (3022m), le pic de Troumouse (3085m), Serre Mourène (3090m), le pic de la Munia (3133m), le mont Arrouy (2888m), Pène Blanque (2905m), hèche (2705m) et pic (2726m) de Bouneu, sans compter une foule de pointes secondaires. La première partie, jusqu'au col de la Munia, est classique, pas mal d'escalade II assez aérienne et le mur de Serre Mourène en III puis II. Belle ambiance sur le fil. La seconde partie est moins souvent parcourue (faute de 3000 ?) alors que son ambiance ne dépare pas : que la crête de Pène Blanque est aérienne ! Au final, c'est assez long mais ça avance vite si on est à l'aise en terrain à isard et que le vide ne fait pas peur. Pour moi, le passage le plus péteux est le pas de Gerbats qui plante le décor dès le début. Munia - Pène Blanque Deux gypaètes et un vautour pour m'accueillir au col de la Sède, puis une harde d'isards au-dessus du pas de Gerbats pour me décocher quelques cailloux et les entendre plonger quatre cents mètres en dessous. J'ai été surpris par le nombre d'isards qui se promenaient dans les abîmes du cirque : sous le pic Heïd, sous le pic de Troumouse, sous le hèche de Bouneu. Il n'y a pourtant pas grand chose à manger. Au final et sans que cela surprenne les pyrénéistes tant cela a été répété et écrit à raison, un des plus beaux parcours de crête de la chaîne.

Longueur :*** (1600m)
Difficulté :*** (longue escalade II et pas de III, aérien)
Intérêt :****
Trajet :cartographie
Topos :Audoubert, Les plus beaux sommets des Pyrénées
Guide Ollivier Pyrénées Centrales IV
Angulo, Pyrénées : 1000 ascensions, tome III
et plein d'autres
Conditions :2010/09/14, léger voile puis beau, petit vent frais, photos

Pic de la Munia (3133m) depuis Chisagüès

schéma Barrosa Pène Blanque, Munia Suivre le même chemin que pour le pic de Robiñera jusqu'au collada de las Puertas (2535m), puis longer les deux lacs de la Munia dans un joli cirque rocailleux, avant de monter au col de la Munia, d'où on suit la crête découpée jusqu'au sommet de la Munia. Quelques flocons de neige avaient été saupoudrés sur les faces ouest et la vue de la Munia est vraiment de toute beauté. Il est intéressant de continuer jusqu'au pic de Serre Mourène (1h AR, +150m) pour obtenir une meilleure vue sur les gradins du cirque de Troumouse et sur le cirque de Barrosa. Avec des semelles mouillées, une roche partiellement humide et un peu de neige au fond des fissures pour refroidir les doigts, le Pas du Chat fut pour une fois à la hauteur de sa réputation. Au niveau du gros bloc coincé au pied du pas du Chat, il est possible de descendre plein sud dans les éboulis, avant d'obliquer à l'ouest sans se rapprocher de la Robiñera, et, en louvoyant entre de mini barres rocheuses, on rejoint rapidement le chemin de la montée, en évitant ainsi la partie basse de la crête.

Visite en hivernale (déc 2014), bonne neige portante jusqu'au col de la Munia. La crête de la Munia toute enneigée ne ressemble guère à sa version estivale et demande beaucoup d'attention. But juste au-dessus du Pas du Chat : le Pas du Chat enneigé, invisible et franchi sans le remarquer, mais juste après, un petit goulet en semoule et glace m'a fait renoncer. Munia versant sud Descente par le couloir du bloc coincé (invisible), raide sur le haut, puis la corniche inférieure. Note : quelle est l'altitude du Pas du Chat ? J'ai trouvé 2950m (ça me paraît peu, la Robiñera ne semble pas plus haute) et 3040m (sans doute trop).

Seconde visite hivernale (déc 2016). Utilisation de la corniche supérieure qui débouche au-dessus du Pas du Chat. La rampe enneigée est peu difficile (PDinf ?) avec quelques portions raides mais elle est exposée, déversante au-dessus d'une importante barre : bonnes conditions de neige indispensables. Enneigée, la crête est encore bien longue jusqu'au sommet, parfois un mince fil dominant la face nord. Panorama hivernal magnifique. Une grande course dans ces conditions.

Longueur :*** (1500m depuis la grange 1675m)
Difficulté :** (un pas de IIsup cependant ; +1 en neige)
Intérêt :*** (+1 en neige)
Trajet :cartographie
Topos :Angulo, Pyrénées : 1000 ascensions, tome III, topo 430
Conditions :2001/09/18 (+ Serre Mourène), grand soleil, froid
2014/12/23 (but), léger voile, doux, neige 2000m (crampons), photos
2016/12/27, beau, léger voile, neige 2200m/2100m (crampons)

Troumouse (3085m), Serre Mourène (3090m), Munia (3133m) en circuit par le cirque de Barrosa

cirque de Barrosa Munia - Troumouse Extraordinaire circuit visitant en détail le cirque de Barrosa, après avoir circulé au-dessus des abîmes de Barroude et de Troumouse. Départ de l'hospital de Parzán (1400m) vers le cirque de Barrosa pour monter au port de Barrosa ou de Barroude (2534m) par un bon sentier régulier. Spectaculaire ascension de l'arête E du pic de Troumouse, avec une attaque en III puis de longues portions en II soutenu. Descente au pied de l'éperon de Serre Mourène, impressionnant de loin mais finalement assez simple (III pour les premiers mètres puis II, nombreuses prises) et remontée à la Munia. Le temps est clair, les glaciers du Mont Perdu à portée de main, la vue toujours aussi belle.

Serre Mourène Descente par la crête O jusqu'à une corniche oblique (un peu croulante) qui rejoint directement le col de Robiñera (on peut aussi utiliser plus bas, sous le Pas du Chat, le couloir terminé par un bloc coincé), et descente vers le cirque de Barrosa. Cheminement peu évident pour ne pas finir au-dessus de falaises. Dans le doute, tirer franchement à droite vers le défunt glacier de la Robiñera avant de revenir à gauche en vue du « dôme » granitique qui divise en deux le cirque de Barrosa. Vers 2400m (chaos rocheux), j'abandonne la descente directe pour emprunter le Sentier des Mines (ou camino de las Pardas), découvert sur le site de Pierre Carrière, et parfaitement visible, même s'il est difficile de croire qu'un chemin passe ainsi en pleine falaise. En 2004, il fallait encore traverser de longues pentes raides de fins éboulis avec une infime sente mais un sentier est en train d'apparaître. Après ces pentes, l'extraordinaire sentier est assez sécurisé et spectaculaire (vertige interdit), même si un éboulement en 2006 l'a partiellement endommagé. Ce splendide parcours se termine au col d'Espluca Ruego (2493m). Rejoindre en traversée le col de Liena (2548m) pour descendre vers les mines de Liena. Espluca Ruego Trouver l'ancien sentier des mines (peu visible, il se situe entre la crête et le câble encore présent avec ses bennes ; passer au transformateur ruiné pour le trouver) et le suivre soigneusement (il ne descend pas dans la vallée principale mais reste au début près de la crête et suit le câble jusqu'en bas). Ce sentier est étonnant et offre de belles vues vers la vallée mais il est par endroit un peu dégradé et envahi par la végétation (ne surtout pas le perdre). Il aboutit sur la piste à quelques minutes de l'hospital de Parzán (voir le site sur Barrosa pour une description détaillée de la montée et des mines de Liena).

Longueur :*** (2000m)
Difficulté :*** (longue escalade II et pas de III)
Intérêt :****
Schéma :voir Munia depuis Chisagüès
Trajet :cartographie
Topos :Cirque de Barrosa par Pierre Carrière
Angulo, Pyrénées : 1000 ascensions, tome III, topos 439, 432, 431
Conditions :2004/09/17, grand beau

Pic de la Munia : circuit Lucien Briet

Cirque de Barrosa, camino de las Pardas Superbe circuit pour visiter trois cirques (Barroude, Barrosa et Troumouse), cinq cols (Héas, Chermentas, Barroude, Robiñera, Munia), six vallées (Aguilous, Badet, Barroude, Barrosa, Munia et Troumouse). À la journée, vus la distance et le dénivelé, il était présomptueux de vouloir aussi gravir le pic de la Munia et il est conseillé de dormir à Barroude (le refuge a brûlé dix jours après ma visite, dans la nuit du 11 au 12 octobre 2014, prévoyez une tente). Départ de Héas (1530m) pour monter par de bons sentier à la hourquette de Héas (2608m), descendre vers 2300m dans le vallon du Badet, remonter à la hourquette de Chermentas (2439m), osciller quelque peu jusqu'au balcon de Barroude (2350m) et franchir enfin le port de Barroude/Barrosa (2534m). Descendre quelques instants versant sud et emprunter le remarquable chemin des mines ou camino de las Pardas jusqu'au « dôme » au centre du cirque (trois courts passages un peu exposés). Juste après le dôme, s'élever à l'ouest dans un pierrier et franchir le ressaut raide (plusieurs possibilités) avant de longuement, interminablement, remonter les éboulis jusqu'au col de la Robiñera (2854m, on passe au pied de la Munia et non au point bas au pied de la Robiñera). De là, une rampe devenant couloir terminé par un bloc coincé permettrait de rejoindre la crête de la Munia sous le pas du Chat. Sinon, traverser sans guère descendre pour rejoindre le col de la Munia (2853m), d'où l'on descend par la voie normale. Le Passet sans neige est plus haut que je ne l'avais jamais vu ! Au cirque de Troumouse, le sentier caillouteux des Touyères ramène à Héas.

Pour mémoire : hourquette de Héas 2h20, refuge de Barroude 4h, col de la Robiñera 6h (sans traîner).

Longueur :*** (1950m à 2200m, plus de 25 km)
Difficulté :** (hors sentier, courte désescalade II+)
Intérêt :****
Trajet :cartographie
Topos :Circuit Lucien Briet par Pierre Carrière
Conditions :2014/10/02, beau, bourgeonnements en matinée, photos

Pic de Troumouse (3085m) en circuit par la vallée de la Géla

Lacet à l'entrée de la vallée de la Géla (1380m), sentier tranquille jusqu'aux balcon et port de Barroude (2534m), pic de Troumouse (3085m) par la crête E (ça grimpe beaucoup en II), panorama clair, crête orientale du cirque de Troumouse (aérien, que c'est beau), pas de Gerbats (breuh), col de la Géla (2706m), pic de la Géla (2851m), hourquette de Chermentas (2439m), descente sud. Au point où le sentier remonte vers Barroude, descendre dans les pelouses en tirant à gauche pour aboutir à la passerelle (1698m), le sentier du parc a disparu. Des isards sur la crête E du pic de Troumouse, un gypaète et des vautours, et surprise, des chèvres sur la crête de Troumouse au-delà du pas de Gerbats.

Longueur :*** (1900m)
Difficulté :*** (longue escalade II/II+, passages aériens et exposés)
Intérêt :***
Trajet :cartographie
Topos :Guide Ollivier Pyrénées Centrales IV
Angulo, Pyrénées : 1000 ascensions, tome III
Conditions :2016/08/11, beau un peu voilé, mer de nuages se disloquant

Pic de Port Vieux (2723m) et chemin des mines du cirque de Barrosa par la vallée de la Géla

Barroude Profitons de la Géla avant le saccage envisagé. Départ de nuit à la lueur de la lune, la muraille de Barroude s'illumine pendant la montée et arrivée au lac juste avant le soleil. Ce lac au rivage découpé et parsemé de gros blocs est un jardin anglais aquatique. Pas un souffle de vent, le reflet parfait de la muraille de Barroude la grandit d'autant. La suite est classique, port de Barroude (2534m), pic de Port Vieux (2723m) au joli panorama, descente à l'historique port Vieux (2378m) et excellent sentier jusqu'aux cabanes de la Géla. Beau circuit, 1350m de dénivelé.

Sauf que... Du port de Barroude, « petit » parcours en aller-retour du chemin des mines ou camino de las Pardas jusqu'au col d'Espluca Ruego (3h30 pour l'AR sans traîner, plusieurs oscillations). Ce chemin est l'un des itinéraires les plus étonnants des Pyrénées et le parcours en aller-retour permet d'en profiter encore plus. La partie nord demande un pied sûr avec une fine sente sur des graviers croulants. La partie sud semble plus parcourue, un sentier est à peu près bien marqué tout du long et le chemin dans les falaises est assez large (mais il ne faut pas avoir un soupçon de vertige), seule une courte portion où un éboulement a eu lieu demande de la prudence (tout près du col d'Espluca Ruego). Mais qu'il est difficile d'imaginer des mulets y circulant !

Longueur :*** (1900m, > 30 km)
Difficulté :** (chemin des mines : pied sûr et vertige interdit)
Intérêt :***
Trajet :cartographie
Topos :Cirque de Barrosa par Pierre Carrière
Conditions :2011/10/16, beau, photos

Pic de Port Vieux (2723m) par la vallée de la Géla (à ski)

Pic de Gerbats, pic de la Géla, balcon de Barroude Variante ski de l'accès au pic de Port Vieux : montée par la vallée de la Géla, comme l'itinéraire d'été. La barre d'accès au balcon n'est pas bien haute mais, quand le sentier disparaît sous la neige, elle demande de l'attention avec une petite escalade un peu exposée. Ensuite, le balcon de Barroude est un site enchanteur, ensoleillé, au relief doux dominé par la muraille de Barroude d'où ne cessaient de tomber petites coulées et rochers; pas une trace, un autre monde. Montée sans histoire au pic de Port Vieux, la crête finale rocheuse est facile. Panorama enneigé superbe.

Retour au lac de Barroude pour prendre au déversoir le couloir où coule en été le ruisseau du lac. Départ raide et un peu étroit puis très vite le couloir s'élargit et devient facile (pente moyenne 30° sur 450m). Belle ambiance entre les parois.

Longueur :** (1350m)
Difficulté :*** (en neige, avec le couloir du lac 30°/450m)
Intérêt :***
Trajet :cartographie
Conditions :2013/04/21, beau, neige 1600m (skis), photos

Pico de la Robiñera (3003m) et pico Petramula (2248m) depuis Chisagüès

Comodoto Depuis Chisagüès, une bonne piste permet d'atteindre un large replat avec une grange vers 1675m où les prudents se garent ; la suite présente une rude rampe de viabilité incertaine : impraticable aux voitures de tourisme en 2001, correcte en 2007, acceptable sauf un court passage en 2016 jusqu'à l'épingle 1920m. Juste après l'épingle débute un sentier clair et bien tracé qui mène au collada de las Puertas (2535m), d'où l'on a une jolie vue sur le grand lac de la Munia. Robiñera et lacs de la Munia Un plissement rocheux impose un détour par la droite (SE) et un long pierrier monte jusqu'au sommet sud d'où une courte crête conduit sans difficulté au sommet principal du pic de Robiñera (ou pico de las Louseras). Une brève trouée m'a permis d'apercevoir les lacs de la Munia, mais le reste de la vue était caché dans le brouillard.

En redescendant, il est intéressant de quitter le sentier vers 2150m pour rejoindre la croupe herbeuse qui nous sépare de la vallée de Pineta et monter au pico de Estiva (carte Alpina) ou pico de Petramula (carte Rando Éditions) (2248m) au nord du col franchi par le GR11. Ce petit belvédère offre une belle vue sur la vallée de Pineta, les Tres Marias ainsi que le balcon de Pineta et le Mont Perdu (dont je n'ai pu voir que la base). Le retour s'effectue en rejoignant le GR.

Longueur :** (1400m depuis la grange 1675m)
Difficulté :* (par temps sec)
Intérêt :**
Schéma :voir Munia depuis Chisagüès
Trajet :cartographie
Topos :Boyer & Pardina, Randonnées dans les Pyrénées Aragonaises, pages 99-97
Angulo, Pyrénées : 1000 ascensions, tome III, topo 434
Conditions :2000/10/01, nuages déversant du nord, froid, traces de neige

Pico de la Robiñera (3003m) en circuit par l'arête SE depuis Chisagüès

Robiñera Variante plus longue mais plus intéressante que l'itinéraire précédent. Départ de la grange 1675m ou de l'épingle 1920m (piste rénovée en 2006) pour continuer la piste jusqu'aux ruines des mines de Ruego (2100m env.). Je suis tout de suite monté à gauche vers la petite falaise issue du pico de Espluca Ruego pour la longer et la surmonter au premier passage facile (mains à peine nécessaires) donc plus bas que la cheminée indiquée par Pierre Carrière. En s'élevant dans les bourrelets calcaires, j'ai tiré à droite pour atteindre la longue arête SE de la Robiñera à proximité du pico d'Espluca Ruego (2631m) et bénéficier de la vue sur le cirque de Barrosa. Ensuite par la crête elle-même avec un fronton plus sévère que difficile suivi d'une portion assez aérienne puis longuement, une large crête sans histoire si ce n'est une profonde brèche à contourner. Des isards en pagaille et trois lagopèdes tout proches. On retrouve la voie normale à l'antécime sud. Magnifique parcours hivernal de la crête faîtière jusqu'au sommet nord. Beau panorama, similaire à celui de la Munia.

Retour par la voie normale. Enneigée, la grande pente sud masque ses pierrailles et la descente est rapide (prudence néanmoins, 35-37° sur 400 mètres, dominant des barres).

Longueur :** (1350m depuis la grange 1675m)
Difficulté :** (hors sentier, éboulis)
Intérêt :**
Schéma :voir Munia depuis Chisagüès
Trajet :cartographie
Topos :Cirque de Barrosa par Pierre Carrière
Conditions :2007/01/14, très léger voile, chaud, neige 2600m/2350m (crampons)

Pico de la Robiñera (3003m) en circuit par le cirque de Barrosa

Circuit de même inspiration que Troumouse-Munia depuis Barrosa, tout aussi splendide. Départ de l'hospital de Parzán (1400m) via le cirque de Barrosa pour monter vers le port de Barrosa. Au plat herbeux vers 2100m, quitter le sentier pour traverser le plat jusqu'au thalweg principal. Monter en face entre des petites barres pour rejoindre le « dôme » granitique (2462m) qui divise en deux le cirque de Barrosa. Au sud du dôme, franchir la barre vers le col de la Robiñera et rejoindre au sud le vallon caché où se nichait autrefois un glacier (et aujourd'hui de nombreux isards). Par enneigement correct, pas de problème pour en sortir au collet au sud (2754m) par une courte mais raide pente de neige. Reste une longue pente assez raide (35° localement 40°), heureusement avec une langue de neige continue jusqu'à l'antécime S (pas sûr que ça soit agréable sans neige). Arrivé à 10h, magnifique visibilité.

Retour par la crête SE (facile mais longue, une brèche qui se contourne facilement par le sud). Trouver le franchissement de la barre du pico de Espluca Ruego est moins évident ; en longeant le haut de la falaise, on tombe sur des traces et un cairn qui indiquent une courte cheminée facile vers 2330m. Enfin des douces pelouses pour remonter au col de Liena (2548m) et aux sommets alentour. Descente par le remarquable sentier des mines de Liena (un peu nettoyé et plus facile à suivre qu'en 2004).

Longueur :*** (1850m)
Difficulté :***
Intérêt :***
Trajet :cartographie
Topos :Cirque de Barrosa par Pierre Carrière
Conditions :2016/07/03, beau, neige 2500m/- (crampons)

Pico de Barrosa (2762m) depuis l'hospital de Parzán (1400m)

Muraille de Barroude Robiñera Très beau belvédère, dont l'ascension est aussi une occasion de visiter le cirque de Barrosa qui justifierait à lui seul cette balade. La voie normale suit le bon sentier jusqu'au port de Barroude ou de Barrosa (2534m) puis la molle croupe à l'est jusqu'au sommet ; aucune difficulté, si ce n'est la longueur. Une variante directe plus rude consiste à quitter le sentier du port entre 2000m et 2100m pour monter au NE, droit dans la pente herbeuse, en direction de ce qui semble être le sommet (le vrai sommet se cache derrière, bien plus haut). Dans ce cas, il est intéressant de tirer à droite vers l'extrémité de la vague crête qui ferme à l'est le cirque de Barrosa : vue splendide, s'élevant du fond du cirque jusqu'aux crêtes. Pendant cette pénible grimpée, retournez-vous régulièrement pour admirer la structure du cirque et les géants Troumouse, Munia, Robiñera. Partout dans le cirque, nombreux isards et marmottes.

Nouvelle visite à ski, en montant par le port de Barroude et en descendant par l'arête SO. Descente spectaculaire et impressionnante, sur une pente suspendue face au cirque de Barrosa. 1000 mètres magnifiques. De parfaites conditions de neige de printemps sont indispensables.

Longueur :** (1400m)
Difficulté :*
Intérêt :***
Schéma :voir Munia depuis Chisagüès
Trajet :cartographie
Topos :Cirque de Barrosa par Pierre Carrière
Angulo, Pyrénées : 1000 ascensions, tome III, topo 437
Conditions :2006/04/25, beau avec cumulus bourgeonnant dès 11h, neige 2600m/2100m
2010/03/28, voile épais puis à peine voilé, neige 1450m (skis)

Pic de Comodoto (2354m) en circuit depuis Espierba (1420m)

Robiñera depuis Comodoto Montée sans histoire au Comodoto via le col de Espierba. Le parcours de la crête finale, pas bien large, se fit par bonds entre deux rafales : les cailloux volaient ! Vue intéressante sur la dent de la Fulsa, un peu lointaine vers le Cotiella, belle impression de la Robiñera (qui cache la Munia), mais le seigneur du lieu est bien sûr le Mont Perdu et sa cour de géants (soum de Ramond, Cylindre, Marboré) ; la muraille sud de la vallée de Pineta est remarquable d'homogénéité, toute en falaises, cirques et couloirs, écrasant de 1500m le rio Cinca. Pour rentrer, je propose un assez long circuit (10 km) qui fera pleurer ceux qui ont utilisé toutes leurs photos au sommet du Comodoto. Pineta depuis Comodoto Du petit col précédant le Comodoto (ou du sommet lui-même), descendre au NO vers la Plana Fonda, curieuse dépression où passe le GR11 (on dirait un stade). À l'extrémité de celle-ci, on trouve une cabane (mal située sur les cartes Rando Éditions) et à gauche la longue piste qui provient d'Espierba. La vue vers le cirque et la vallée de Pineta est remarquable, le pic de Pinède et la pointe du Forcarral sont particulièrement élégants et on peut détailler à loisir le versant est du Mont Perdu pour en comprendre toute la complexité. La piste, tracée dans un environnement calcaire aride où seuls les pins s'accrochent, offre d'innombrables vues, toutes différentes.

Longueur :** (1000m, 17 km avec le circuit)
Difficulté :*
Intérêt :**
Trajet :cartographie
Topos :Ratio, Ski randonnées II, page 56
Ratio & Audoubert, 50 balades et randonnées dans le Haut Aragon, page 81
Conditions :2003/04/06, beau, vent fort de nord, neige 1900m

Pico del Chinipro (2795m) en circuit depuis Pineta (1275m)

Joli circuit avec des vues admirables sur la vallée de Pineta et ses sommets remarquables. Montée par le sentier de la chapelle aux llanos de la Larri (1570m) et GR11 vers la Estiva et l'étonnant Plana Fonda, long plat protégé par un rempart rocheux. Du col (2156m) sur la vallée de Chisagüès, crête au NO puis NNE sans difficulté (les faciles passages rocheux peuvent s'éviter dans la pierraille) jusqu'au pico del Chinipro (2795m). Poursuite par la crête E, punta de las Puertas (2771m) et descente par la crête au collado de las Puertas. On rencontre un mur vertical impossible à esquiver, 7-8 mètres en III, rocher solide (rappel possible). Du col, sentier des lacs de la Munia, bien tracé et cairné pour franchir l'important escarpement au fond des llanos de la Larri. Facile mais attention soutenue et absence de vertige. Descente des llanos par le sentier des cascades, débit impressionnant à cette période.

Longueur :*** (1600m)
Difficulté :** sans le circuit, *** avec (désescalade III)
Intérêt :**
Trajet :cartographie
Topos :D'après cirque de Barrosa (fin de la page)
Conditions :2017/05/28, voilé par moment, neige -/2200m