Aure - Suelza

Au sud de la vallée d'Aure, on ne trouve aucun grand massif individualisé mais une succession de courts chaînons ou de sommets solitaires : Lustou-Batoua, Aret, Fulsa-Suelza, Arriouère. Tous sont de beaux belvédères et une fois connus, on découvre qu'ils sont bien présents dans la majorité des panoramas des Pyrénées Centrales. Les dénivelés non négligeables et le terrain peu accueillant en altitude les réservent généralement aux montagnards plus qu'aux randonneurs.

 

Pics de Bataillence (2604m), de Marioules (2586m) et de l'Aiguillette (2517m) en circuit depuis le tunnel de Bielsa (1825m)

Montée facile au pic de Bataillence, qui offre une jolie vue sur la face sud du pic Garlitz. La vue est ouverte sur la muraille de Barroude, la crête Campbieil-Estaragne ou la zone Batoua-Lustou, mais on est assez éloigné de tout et des avant-sommets cachent une bonne partie des massifs (le pic d'Arriouère au SE et 260m plus haut possède un panorama totalement dégagé). Après le pic de Bataillence, pleine crête jusqu'au port de Bielsa (crête et descente délicate : II exposé sur rocher médiocre) et remontée au pic de Marioules. En absence de neige et si l'herbe est sèche, la désescalade de la crête peut être évitée en descendant à flanc côté espagnol (flanc sud). Après le pic de Marioules, la crête herbeuse et facile conduit au pic de l'Aiguillette d'où l'on plonge au nord pour revenir au tunnel. De ce sommet, belle vue sur la muraille de Barroude, le pic de Gerbats et la neste de la Géla.

Longueur :** (1100m)
Difficulté :* pour Bataillence, ** ensuite
Intérêt :**
Trajet :cartographie
Topos :Véron, Randonnées dans les Hautes-Pyrénées, page 177 (Bataillence)
Conditions :2000/02/26, beau, neige 1800m (crampons)

Pic de Garlitz (2798m) en circuit depuis le tunnel de Bielsa

Garlitz Court circuit intéressant, peut-être plus facile en sens inverse. De l'entrée du tunnel (1825m), suivre le sentier du port de Bielsa jusque vers 2150m, fin des falaises de la cascade de Riou Nère. Virer alors à gauche, NE, en s'élevant doucement pour contourner l'éperon ouest du pic de Pène Abeillère, puis s'élever E jusqu'à un vallon suspendu (2463m). Se diriger vers la pène Abeillère et rejoindre la crête S du Garlitz que l'on suit sans difficulté jusqu'à l'antécime sud (2786m). L'accès au pic de Garlitz n'est pas difficile mais demande un peu d'attention sur les schistes délités et glissants (petite escalade, moins facile s'il y a de la neige et qu'il faut passer en crampon). Énorme cairn et vaste vue intéressante.

Descendre prudemment par l'arête N, sur des dalles schisteuses inclinées et parfois exposées, en restant près du fil. On parvient à un petit ressaut. Passage possible par une encoignure à gauche (II+ malcommode, sangle pour un petit rappel de 5-6 mètres). Puis revenir vers le fil, toujours sur un terrain délicat (surtout quand il y a de la neige) et parvenir au vaste col (2674m). Suivre les cairns vers le lac de Catchet, d'abord en tirant à droite sur une banquette inclinée (35-40°, un peu exposée si enneigée), puis traverser à gauche au-delà de l'entaille centrale et descendre tranquillement au mignon lac de Catchet (2225m). Suivre le bon sentier qui conduit dans la vallée, à 1 km du parking.

Longueur :** (1100m)
Difficulté :*** (courte désescalade II+, terrain exposé)
Intérêt :***
Trajet :cartographie
Topos :Véron, Randonnées dans les Hautes-Pyrénées, page 179 (arête S)
Angulo, Pyrénées : 1000 ascensions, tome III, topos 497, 498
Maes, 50 sommets sans corde dans les Pyrénées, 3ième série, page 55 (arête N)
Conditions :2009/11/21, voilé, vent fort avec rafales violentes, neige 2500m/2200m (crampons)

Pic de Cuneille (2628m) et pic Saoubète (2737m) en circuit par le lac de Catchet depuis l'ancienne douane d'Aragnouet (1540m)

Le pic Saoubète est le sommet situé juste au nord du pic Garlitz (2798m). On y accède (un peu longuement) par la crête nord depuis le pic d'Augas (2213m) et le pic de Cuneille (2628m). La dernière montée pour atteindre le Garlitz est un peu délicate et, ce jour-là, elle a été estimée trop dangereuse à cause de la présence de glace. Je me suis contenté de ce sommet non nommé sur les cartes IGN mais qui offre tout de même une belle vue sur la muraille de Barroude et la Munia, le Campbieil, la vallée de Moudang surplombée du pic d'Aret et plus loin le Lustou. Au cours de la montée on découvre aussi le Pic Long et le Néouvielle entre deux échancrures de la crête de l'Estaragne et le pic du Midi au loin. Seule une faible portion vers le sud est masquée par le Garlitz. Retour par le lac de Catchet et 2 km pénibles sur la route.

Longueur :** (1300m)
Difficulté :** régulier
Intérêt :**
Trajet :cartographie
Topos :Maes, 50 sommets sans corde dans les Pyrénées, 3ième série, page 55
Conditions :2000/05/27, beau, neige 2200m

Pic de Marty Caberrou (2677m) en traversée depuis le pont du Moudang

Les hauts cols frontières ne sont plus fréquentés, les sentiers historiques s'effacent, la vallée mérite pourtant une visite. Iris, gentianes jaunes, gypaète, vautours. Du pont du Moudang (1053m), remonter la jolie vallée jusqu'aux granges du Moudang (1521m, 1h15 à 2h). Longer la neste de Héchempy (un sentier sur chaque rive) et au fond du vallon (1750m), suivre rive droite le bon sentier du port de Héchempy. Vers 2080m, au franchissement d'un ravin sec, laisser à droite le sentier du lac de Héchempy, mieux marqué, et continuer sur le vieux sentier qui s'efface ensuite dans les pelouses. On en retrouve la trace en s'élevant au sud. Rejoindre la crête au port de Salcorz (2464m), brèche artificielle où passait le câble transporteur des mines de Parzán (pylône ruiné), ou plus à l'est au vaste port de Héchempy (2450m). Sans difficulté, monter au SE au pic de Marty Caberrou (2677m). Panorama pas inintéressant, même si Aret ou Arriouère sont bien sûr plus spectaculaires.

Suivre vers l'est la crête frontière (crête du Moudang). La portion horizontale est aérienne mais facile (pas occasionnels de II), nombreuses échappatoires versant nord où l'on pourra rejoindre le vallon du Moudang. Les seules réelles difficultés sont le ressaut pour atteindre la pointe 2654, escalade II+/III sur une vingtaine de mètres. Descendre ensuite au col 2489m, remonter un peu et atteindre le port du Moudang (2495m) avec son minuscule laquet. Descendre au N en suivant les cairns, le vieux sentier a disparu, les sentes de moutons sont mieux marquées, méfiance. Après être revenu sous le col 2489, plonger plein N dans les pelouses puis tirer à gauche pour rejoindre une source à 2100m. On y trouve une bonne trace cairnée qui descend rapidement à la source de la Reine non loin des granges.

Longueur :*** (1700m)
Difficulté :*** (sentiers peu marqués; crête du Moudang : escalade III)
Intérêt :**
Trajet :cartographie
Conditions :2013/08/02, beau, brumeux, venté

Pic d'Aret (2939m) en circuit par le pic de Tramezaigues (2572m)

Rude circuit, à réserver aux aventuriers en forme. Départ de la route forestière d'Artigues, cent mètres avant le ruisseau de Lassas (1300m). Laisser à droite le chemin normal du pic d'Aret et prendre à gauche un large chemin qui conduit au plo de la Coume. Le cau du Pic, couloir d'avalanche évident, apparaît au sud (depuis Saint Lary, la face nord du pic de Tramezaigues et ce couloir sont remarquables). En absence d'informations, il m'a paru le meilleur moyen pour m'élever au-dessus de la forêt (a posteriori, je n'exclus pas l'existence d'une voie plus facile passant par le picoulet de Couret et la crête NE). Remonter longuement ce couloir raide, herbeux avec quelques passages rocheux faciles. Il finit par se fondre dans la face nord du pic de Tramezaigues mais la pente ne faiblit guère. On gravit ainsi les 1000m de dénivelée jusqu'au sommet... Bâton, bonnes chaussures, temps sec et endurance sont très recommandés. Suivre ensuite laborieusement la crête de Lassas (succession de mamelons rocheux), avec quelques passages d'escalade facile, notamment à la profonde brèche précédant la dernière montée (certaines portions de la crête peuvent être évitées par le flanc ouest, assez pentu, dans des conditions pas toujours confortables). Pic d'Aret en 1h45 depuis le pic de Tramezaigues. Remarquable panorama, similaire à celui de l'Arriouère ou du Batoua, en plus ouvert vers les montagnes ariégeoises et le nord (Arbizon, Néouvielle). Ce jour-là, la visibilité était excellente, la peña Collarada à l'ouest et la pique d'Estats à l'est étaient parfaitement identifiables : plus de cent cinquante kilomètres de chaîne visible. Retour par la voie normale du pic d'Aret en dévalant les éboulis au SO et en rejoignant le bon sentier du lac de Sarrouès qui évite de très haut la gorge encaissée du torrent.

Longueur :*** (1750m)
Difficulté :** (hors sentier, escalade Isup, terrain délicat, laborieux)
Intérêt :***
Trajet :cartographie
Topos :Véron, Randonnées dans les Hautes-Pyrénées, page 181 (voie normale)
Angulo, Pyrénées : 1000 ascensions, tome III, topo 499 (idem)
Maes, 50 sommets sans corde dans les Pyrénées, 3ième série, page 65 (idem)
Conditions :2002/09/28, beau se chargeant tardivement

Pic d'Escalet (2728m) et pic de Sarrouès (2835m) par la vallée de Baricave

Sarrouès - Aret Quand la foule envahit Rioumajou, la vallée de Baricave reste à l'écart de l'agitation. Plus haut, l'étrange et désolé vallon suspendu de Hountanet surprendra. Enfin, les panoramas de l'Escalet et du Sarrouès ne sont certes pas aussi vastes que ceux de l'Aret ou de l'Arriouère mais ils n'en sont pas loin. Du pont Soubiron (1337m) sur la neste de Rioumajou, s'élever dans la prairie pour trouver le sentier qui remonte dans les bois la vallée de Baricave. Hors des bois, il devient sente et se perd dans le large lit du ruisseau. Parvenu à 1650m, on a à droite un ravin encaissé descendant de la crête Aret-Sarrouès et en face les cascades de l'escarpement qui barre la vallée. Monter à droite vers le débouché du ravin pour trouver tout près des sapins le début d'un sentier qui devient rapidement assez bien tracé (quelques cairns et vieux ronds jaunes). Bien avant les cascades, il utilise astucieusement une faille pour prendre rapidement de la hauteur avant de traverser pour parvenir au seuil du vallon supérieur (2000m). Repartir à droite pour retrouver le sentier et ses ronds jaunes. Il oblique ensuite au NO en direction du pic d'Escalet (le plus à droite de la ligne de crête). Quand le balisage vire à gauche (pour sortir sur la crête au point 2696m), continuer tout droit en direction de l'Escalet. De la caillasse et une pente herbeuse raide conduisent à la crête à gauche du sommet, que l'on atteint sans difficulté malgré le terrain médiocre. Jolie vue sur le pic d'Aret par-dessus le vallon de Hountanet.

Continuer la crête au nord. Elle est globalement facile avec quelques pas d'escalade II, des portions aériennes et des schistes feuilletés assez inconfortables. J'ai évité la pointe blanche par le versant du Moudang (elle semble sévère mais peut-être ne l'est-elle pas tant que ça en l'attaquant légèrement à l'ouest). On arrive ainsi à la brèche sud du Sarrouès (2663m). Remonter l'arête par une escalade assez soutenue (II-III dixit le guide Ollivier) et atteindre le sommet du Sarrouès (2835m-2826m), multicéphale et surplombant au SE.

Pour le retour, revenir à la brèche sud (éviter la désescalade en descendant versant Moudang, en terrain peu sûr). Pour éviter la longue ligne de crête, descendre à l'E vers le Hountanet et remonter le vallon (près de 200 mètres de dénivelé, dur) jusqu'à l'Escalet où l'on retrouve la voie de montée.

Longueur :*** (1400m+400m)
Difficulté :** (pente raide, terrain peu sûr, escalade PD+ pour Sarrouès)
Intérêt :**
Trajet :cartographie
Conditions :2006/08/07, beau

Pic d'Arriouère (2866m) par le barranco de Trigoniero

schéma Arriouère Le pic d'Arriouère (pico de l'Ibonet en Espagne) est un joli sommet rarement décrit, situé au-dessus de l'hospice de Rioumajou. Il est au centre de Lustou, Batoua, Posets, Suelza, Mont Perdu, Munia, Campbieil et Aret, et on voit aussi le Vignemale, le pic du Midi, la Maladeta et le Cotiella : un panorama à 360 degrés remarquable. L'accès est évident depuis l'ancien poste de douane de Barrosa (1290m), au sud du tunnel de Bielsa, en suivant le barranco de Trigoniero jusqu'au port du Moudang (2495m) par un bon sentier balisé (autant que j'ai pu en juger jusqu'à 1850m, la neige masquant les traces au-delà). La vallée est d'abord orientée O-E, vers 1900m elle tourne S-N (sordide cabane de Trigoniero à 1950m), et après un ressaut, vers 2150m elle se divise. Suivre la branche la plus à droite direction E, encore un petit ressaut qui donne accès à une cuvette et enfin le port de Moudang. Remonter alors la crête à l'ESE puis S jusqu'au sommet, ou s'élever directement vers le sommet à partir de la cuvette.

Longueur :*** (1600m)
Difficulté :*
Intérêt :****
Trajet :cartographie
Topos :Angulo, Pyrénées : 1000 ascensions, tome III, topo 501
Conditions :2002/04/19, beau, quelques nuages, neige 1900m

Pic d'Arriouère (2866m) depuis l'hospice de Rioumajou (1560m)

Itinéraire sportif, intégralement hors sentier et sur pentes raides. L'itinéraire décrit, effectué partiellement en neige, est à prendre avec méfiance ; il est différent de celui d'Angulo, qui fait passer plus au sud et par le port d'Arriouère, mais semble assez correspondre à l'itinéraire du guide Ollivier, coté ADinf. De l'hospice de Rioumajou (d'où l'Arriouère est visible), s'élever vers l'ouest en laissant les cascades très à droite. À la première cuvette (1931m), partir au nord au milieu de quelques arbres (vague sente) pour contourner un promontoire boisé puis reprendre rapidement la direction ouest avant l'entaille du ruisseau principal. Une série de ressauts et pentes raides conduisent au pied nord d'un piton massif (coté 2394m). On voit à l'O une croupe qui rejoint la crête sud de l'Arriouère assez près du sommet (ne pas confondre avec l'arête ENE du pic, plus au nord et qui ne semble pas praticable). Sur le haut, cette croupe est constituée de dalles schisteuses, peu inclinées mais guère confortables (de bonnes conditions de neige ont en partie facilité ce passage ; il est peut-être délicat autrement). La crête S ne pose ensuite aucun problème. Temps magnifique, pas de vent, belle visibilité, vaste panorama, décrit au-dessus.

Le retour a été rapide, mais je ne sais pas s'il est praticable en absence de neige. Revenir de quelques mètres sur la crête sud et descendre dans la face NE en tirant à gauche (on laisse l'arête ENE, qui ne se soude pas exactement au sommet, à droite). Dès que possible (vers 2500m), partir en traversée descendante au sud, au-dessus des escarpements, en visant le piton 2394m, de manière à retrouver le cheminement de montée.

Longueur :** (1300m)
Difficulté :** (hors sentier, pentes raides, terrain délicat)
Intérêt :**
Trajet :cartographie
Topos :Angulo, Pyrénées : 1000 ascensions, tome VI
Guide Ollivier Pyrénées Centrales III
Conditions :2004/11/27, beau, neige 2400m/2000m

Pic de l'Espade (2832m) par le barranco de Trigoniero

Posets depuis l'Espade Depuis l'ancien poste de douane de Barrosa (1290m), au sud du tunnel de Bielsa, remonter le barranco de Trigoniero par le bon sentier balisé. Quand on parvient au replat où la vallée tourne au nord et où se situe le refuge de Trigoniero (1950m), il faut abandonner le sentier pour monter à l'est vers le lago de Trigoniero supporté par une importante muraille. Le topo Audoubert emprunte le couloir en biais dont le débouché est bien visible. Vu la qualité de la neige (croûtée non portante), je suis monté plus à gauche (nord) en terrain à isard déneigé (peu recommandable). Plus haut, on trouve des pentes herbeuses entrecoupées de barres pour parvenir au-dessus du lago de Trigoniero (2400m), dominé par la face sud du pic d'Arriouère qui ressemble étrangement à celle de la Robiñera. Contourner le lac par le sud et rejoindre la crête nord du pic de l'Espade bien à droite du port d'Arriouère et de l'insignifiant pic de Castet.

La crête est étroite, verticale à gauche et bien pentue à droite. Enneigée, elle n'a que plus d'allure et les crampons remplacent les raquettes. Sur le haut, elle s'élargit un peu à l'approche d'un premier sommet (2812m). La descente sur la brèche qui suit est délicate, désescalade exposée en terrain pourri au-dessus des abîmes du versant oriental (et crampons aux pieds !). Cette brèche (2775m) est accessible depuis le lago de Trigoniero par un couloir facile permettant d'éviter toutes les difficultés de la crête. Plus de difficultés pour atteindre le pic de l'Espade. Environ une heure depuis l'attaque de la crête. Superbe panorama, similaire à celui de l'Arriouère (Vignemale en moins mais lago de Urdiceto en plus).

Retour plus aisé : descendre la large crête SO jusqu'au col de las Vacas (2330m). Virer à droite, traverser la cuvette sous le col et descendre un petit ressaut. Ne pas continuer dans la vallée principale (faute de se retrouver sous la passerelle qui permet de franchir l'abondant rio de Trigoniero) mais rester à droite dans un vallon secondaire (cairns). Rapidement, quitter le vallon par un collet à droite et descendre une pente parsemée de sapins en visant la passerelle dominée par une belle cascade. Laisser à droite quelques ruines dans une clairière, puis, en tirant un peu à droite, déboucher à proximité de la passerelle et du sentier de montée.

Longueur :*** (1600m)
Difficulté :*** (hors sentier, escalade II aérienne)
Intérêt :***
Schéma :voir Arriouère
Trajet :cartographie
Topos :Audoubert, Lacs des Pyrénées, tome 2
Guide Ollivier Pyrénées Centrales V
Conditions :2008/01/01, beau, neige 1500m (un peu raquettes et beaucoup crampons)

Pic SE de Pouey le Bon (2751m) depuis l'hospice de Rioumajou (1560m) par le port d'Ourdissétou

Je dénomme « pic SE de Pouey le Bon » le pic anonyme 2751m situé au NO du port d'Ourdissétou, séparé du pic de l'Espade (2832m) par le port encaissé de Pouey-le-Bon (enneigé, le passage au-delà était impraticable : énormes corniches au nord-est surplombant un couloir raide, forte pente au sud, ce qui explique mon échec à atteindre le pic de l'Espade). La randonnée est jolie, depuis le site de Rioumajou jusqu'aux étangs et au port d'Ourdissétou et la vue qui s'ouvre alors vers le sud. Ma randonnée devait initialement me conduire au pic d'Ourdissétou (situé au SE du port du même nom) mais la présence de grosses corniches m'a conduit à l'ouest sur des pentes plus sages.

Longueur :** (1200m)
Difficulté :*
Intérêt :*
Topos :Maes, 50 sommets sans corde dans les Pyrénées, 3ième série, page 39 (port d'Ourdissétou)
Conditions :1997/05/18, couvert, averses de neige, neige 2100m

Punta Fulsa (2865m) par le lago del Cao

Vautour Itinéraire peu fréquenté vu la multitude de framboises et fraises des bois que j'y ai trouvées. Une piste cahotante débute cinq cents mètres en aval de Bielsa, laisse un embranchement récent à droite après 3 km et se termine au confluent des ruisseaux de Cao et de Barleto (1410m). En traversant les deux ruisseaux, on trouve le bon sentier balisé en blanc-jaune qui monte au lago del Cao (2312m). Ce joli lac est enchâssé dans un cirque bien dessiné. Du lac, je rejoins la brèche orientale de la Fulsa puis en crête jusqu'au sommet (pas de II au tout début, puis sans difficulté). Retour sans histoire par la crête SO avant de revenir au lac (pentes raides). Comme sa grande soeur Suelza, La Fulsa offre un vaste panorama très intéressant. Et comme à la Suelza, isards et vautours en nombre.

Longueur :** (1450m)
Difficulté :** (pentes raides, pas de II)
Intérêt :**
Trajet :cartographie
Topos :Angulo, Pyrénées : 1000 ascensions, tome III, topo 503
Conditions :2004/08/02, brumeux

Punta Suelza (2973m) et tuquet de Cauarère (2683m) depuis l'hospice de Rioumajou (1560m)

De l'hospice de Rioumajou (1560m), monter par un excellent chemin au port d'Ourdissétou (2403m) où un sentier à flanc descend au paso de los Caballos (2310m ?). Passer à l'est de l'ibón d'Urdiceto sur un petit barrage et suivre les cairns pour découvrir le couloir d'éboulis de la voie normale, caché derrière un contrefort. Une bonne sente facilite un peu la vie mais c'est surtout à la descente qu'on appréciera les fins éboulis... En haut du couloir (2798m), la sente remonte tranquillement la pente SO de la Suelza jusqu'au sommet. Aucune visibilité, dommage.

Retour au paso de los Caballos et montée de l'arête SO du pic d'Ourdissétou. On pose les mains, quelques pas de II, mauvais rocher. Du pic d'Ourdissétou (2597m), suivre au NE la large crête frontière. Après le port de Plan (2527m, franchi par un sentier balisé), le terrain est constitué exclusivement de brisures d'ardoise, désert total. Ne pas feinter le tuquet de Cauarère ou peña Blanca (2683m), joli belvédère sur la vallée de la Cinqueta. Éviter une portion rocheuse et rejoindre enfin le port de Cauarère, où le sentier du bas est extrêmement efficace à la descente.

Longueur :*** (2000m)
Difficulté :** (petite escalade pour le pic d'Ourdissétou)
Intérêt :**
Trajet :cartographie
Conditions :2012/10/07, voilé avec éclaircies puis couvert, plafond vers 2800m

Punta Suelza (2973m) en circuit par le col de la Cruz de Guardia

La punta Suelza se voit de partout ; son large panorama à 360° n'est donc pas une surprise : Cotiella au sud, Eriste-Posets à l'est, Bachimala et Batoua au NE, Munia au NO, Perdido à l'ouest. Tous ses massifs sont à portée de main (dix à vingt kilomètres). Plus lointains, on observe la Maladeta, le Turbón, Campbieil - Néouvielle, Vignemale... Deux pistes carrossables issues de Sin-Serveto et de Ghistaín atteignent le col de la Cruz de Guardia (2113m). Elles sont assez correctes mais longues (plus de 10 km). Se garer à partir du gué (1750m) du ruisseau venant du col de la Cruz de Guardia ou plus haut selon l'humeur (à la jonction des deux pistes, vers 1920m, dans mon cas). Montée classique via le joli site de Pardina, où le vert de l'herbe contraste avec le rouge des rochers, et la crête SSO, enneigée. Corniches énormes au sommet. Retour en restant en crête par le pico de Berdemener (2552m) et le plateau de la Codera (2437m). D'innombrables isards et marmottes.

Les bétonneurs du territoire se désespèrent que la vallée de la Cinca n'ait pas encore été saccagée par les installations touristiques, après une première tentative pour faire passer une ligne très haute tension par le port de la Pez. Vite, vite, deux projets de stations de ski sont à l'étude : l'un dans la vallée de Chisagüès, aux anciennes mines de Parzán (exposition SO, vont-ils vider les lacs de la Munia pour fabriquer de la neige artificielle ?) ; l'autre dans le versant SE de la Suelza. Enfin des pylônes visibles depuis les Posets et le Perdido ! Plus d'infos en cherchant Suelza Ruego, par exemple : pirineodigital.com.

Longueur :** (900m à 1300m selon le départ et le circuit)
Difficulté :* (hors sentier, une pente raide pour le circuit)
Intérêt :**
Trajet :cartographie
Topos :Angulo, Pyrénées : 1000 ascensions, tome III, topo 506
Ratio & Audoubert, 50 balades et randonnées dans le Haut Aragon, pages 96 et 94
Ratio, Ski randonnées II, page 184
Conditions :2004/05/29, beau puis quelques nuages, neige 2600m (crampons)

Pic de Thou (2743m) par les lacs de Consaterre depuis Ens (1230m)

Montée sans difficulté via le col de Laubère (2179m) aux lacs de Consaterre (2350m), puis le long vallon jusqu'au col 2600m env. et enfin le sommet. Dès le début et tout du long, sentier panoramique et ouvert, jolis lacs, beau panorama au sommet, randonnée plus intéressante que la carte ne le laisse penser.

Longueur :*** (1700m)
Difficulté :*
Intérêt :***
Trajet :cartographie
Topos :Véron, Randonnées dans les Hautes-Pyrénées, page 191
Conditions :2011/12/03, voilé puis franchement gris, neige 1800m (crampons), photos

Pic de Thou (2743m) par les lacs de Consaterre depuis la vallée de Rioumajou

Lustou depuis Thou Trente mètres en amont du premier pont qui fait passer rive droite de la neste de Rioumajou (1100m), un rude sentier bien marqué s'élève rapidement dans les bois. À 1498m, il sort des bois au niveau d'une cabane. Suivre alors sans la moindre difficulté l'axe du vallon (tantôt rive gauche, tantôt rive droite) pour atteindre deux heures plus tard un petit col et les jolis lacs de Consaterre (2350m). L'été, accéder au pic de Thou en suivant le vallon au SE jusqu'au col 2608m sur l'arête NE du pic que l'on remonte. L'hiver, il est possible de partir SO au dernier lac et rejoindre de larges croupes puis traverser au SE et rejoindre l'arête NE près du sommet. Avec une neige portante à partir de 1700m, la montée fut bien régulière et agréable ; à la descente sous les lacs, des palmes auraient été aussi utiles que les raquettes. Remarquable panorama sur le pic d'Estos, le Lustou et le Batoua, la face sud de l'Arbizon et vue sur Suelza-Fulsa, le Néouvielle, le Mont Perdu...

Longueur :*** (1650m)
Difficulté :*
Intérêt :***
Trajet :cartographie
Topos :Ratio, Ski randonnées II, page 140
Conditions :2002/03/23, grand soleil, chaud, neige 1600m (raquettes)

Pic de la Haille (2730m), pic de Thou (2743m), pic de Bocou (2714m) en circuit depuis Frédançon

De Frédançon (1381m), prendre la route forestière de Péguère. Juste après une clairière avec enclos et trois cents mètres avant le pont sur le ruisseau de Péguère, prendre à gauche une piste herbeuse qui s'élève dans la forêt. Un bon sentier prend la suite de la piste envahie par des repousses de sapin. Vers 1950m, le sentier parvient sur une croupe et devient confus parmi les arbres abattus. Monter encore un peu puis traverser à droite (sente) pour rejoindre le cortail des Cauts (2037m), joli point de vue. Revenir vers la croupe et la suivre au NE. 650 mètres de montée monotone, penser à éteindre le cerveau. On arrive sur la crête à proximité du point 2675. Faire un aller-retour au pic de la Haille (2730m), par une crête facile mais parfois aérienne, vue plongeante sur les lacs de Consaterre, puis suivre la crête facile (quelques passages d'escalade facile mais aérienne, tous évitables) jusqu'au pic de Thou (2743m). Toujours sans histoire, descendre au SE au col 2578m, remonter par la crête au pic de Bocou (2714m) et descendre au col de Lustou (2649m). Descendre au sud en tirant à gauche pour trouver le sentier cairné du Lustou, sans problème.

Longueur :*** (1600m)
Difficulté :** (hors sentier)
Intérêt :**
Trajet :cartographie
Conditions :2010/08/22, voile épais puis beau

Pic de Batoua (3034m) depuis l'hospice de Rioumajou

Accès normal par le port de Cauarère. Randonnée de haute montagne assez classique : première partie sage sous les arbres, puis longue montée dans les éboulis jusqu'au port de Cauarère et pour finir longue crête sans difficultés majeures en absence de neige. Panorama intéressant, mais j'ai un meilleur souvenir du Lustou dont l'accès est plus sauvage et plus sportif. Le site de l'hospice de Rioumajou (1560m) est quand même très beau.

arête ouest du Batoua Port de Cauarère

Longueur :** (1600m)
Difficulté :** (éboulis et arête finale un peu exposée)
Intérêt :**
Topos :Véron, Randonnées dans les Hautes-Pyrénées, page 183
Angulo, Pyrénées : 1000 ascensions, tome III, topo 509
Maes, 50 sommets sans corde dans les Pyrénées, 3ième série, page 63
Conditions :1999/06/09, beau

Pic de Batoua (3034m) en circuit depuis Frédançon

Batoua versant sud Itinéraire plus original et plus varié que le précédent, à faire en début de saison tant que des névés recouvrent les fins éboulis du vallon d'ascension. De Frédançon (1381m), suivre la piste de Péguère puis le bon sentier (cairns à l'embranchement) jusqu'au cortail de Batoua (1890m), au pied même du Batoua (joli site). Le bas du vallon qui monte à la crête NO du pic de Cauarère est bien visible. Passer le premier ressaut au centre par une diagonale assez évidente (Angulo décrit aussi un contournement par la droite) et remonter le vallon jusqu'à la crête (2685m). Sans histoire avec des névés bien durs, cela doit être très pénible quand les éboulis sont à nu. La large crête conduit au pic de Cauarère où l'on retrouve la voie normale du Batoua. Quelques faciles arêtes de neige agrémentent la montée au sommet, où la vue se dégage largement pendant le casse-croûte. Après un aller-retour aux deux autres sommets, retour par la voie normale vers Rioumajou, mais sans passer par le port de Cauarère : au pic de Cauarère, plongée directe vers le ruisseau de Cauarère, pour le franchir (au flair) huit cents mètres plus bas.

Longueur :*** (1750m)
Difficulté :** (éboulis raides et arête finale un peu exposée)
Intérêt :***
Schéma :voir Batoua-Niscoude
Trajet :cartographie
Topos :Angulo, Pyrénées : 1000 ascensions, tome III, topo 510
Conditions :2006/05/20, météo variée : nuages de sud et vent violent puis beau puis se couvrant après midi, névés 2200m/- (crampons)

Batoua NE (3032m) et pic de la Niscoude (2963m) en circuit depuis Frédançon (1381m)

schéma Batoua Batoua NE Beau circuit original et technique, où l'on rencontrera plus d'isards que d'humains. Beaucoup d'escalade, parfois aérienne, rocher demandant une certaine attention. La première partie, inédite, consiste à gravir le Batoua NE par son arête nord-ouest ; la deuxième partie consiste à suivre la crête frontière à l'est pour traverser le pic de la Niscoude.

De Frédançon (1381m), suivre la piste de Péguère puis le bon sentier (cairns à l'embranchement) du cortail de Batoua (1890m, source). Traverser le ruisseau et retrouver le sentier (cairns) qui continue vers le cortail de Roncal (2040m). À partir de là, ni traces ni cairns pendant le reste du circuit. Au cortail, quitter le sentier pour s'élever par une longue diagonale NO-SE entre deux zones de barres. Le début au milieu des rhododendrons est pénible puis le terrain s'éclaircit rapidement. Vers 2500m, on découvre enfin la partie supérieure du vallon. Intrigué par la longue arête NO du Batoua NE, j'ai décidé d'aller l'explorer. Elle est boisée puis herbeuse jusqu'à une large selle (2425m) où elle devient rocheuse. Après une pointe (2670m), on trouve une large brèche (2650m env.) puis l'arête s'élève directement vers le sommet. Cette brèche est aisément accessible par un couloir d'éboulis mais j'ai préféré utiliser le contrefort bien marqué qui borde ce couloir à gauche (sud). Rejoindre ce contrefort en le contournant par la gauche. Un ressaut se franchit un peu à gauche du fil (II) puis sans difficulté rejoindre l'arête principale vers 2700m. Il va suffire de suivre cette arête jusqu'au sommet. Si on suit le fil, c'est une escalade continue II, parfois aérienne, en rocher pas si mauvais (compte tenu que c'est du schiste : testez toutes les prises...). Toutes les difficultés semblent évitables à flanc droit (sauf la toute fin, à gauche), en terrain peu sûr et en pensant à revenir régulièrement vers le fil. On débouche pile sur le cairn sommital (1h depuis l'attaque). Connaissant déjà la crête facile allant au Batoua principal, je m'économise cet aller-retour, d'autant que le panorama est aussi beau depuis le Batoua NE.

Batoua NE Balinet Direction le pic de la Niscoude. Descendre la crête E du Batoua, raide mais sans difficulté. On parvient à une première brèche et la crête devient découpée et assez compliquée (II aérien) pour accéder à un petit sommet intermédiaire (2867m, pic de Balinet ou de Guerreys, à ne pas confondre avec le pic de Guerreys ou de Bacou, plus à l'est). Descendre de ce sommet, d'abord raide, puis désescalade II en terrain décomposé, puis enfin un mur de 5-6 mètres en III pour accéder à une étroite brèche (il m'a semblé que le sommet est intégralement feintable par le sud). Les difficultés sont finies et l'on rejoint facilement une troisième brèche (qui serait le pas de Balinet 2794m de la carte IGN). Vu d'en haut, il n'est pas clair quelle brèche est franchissable versant français. Remonter tranquillement au pic de la Niscoude ou pic de Balinet/Valinier pour les espagnols (2963m, 1h20 depuis le Batoua). Descendre à l'est sur une pente raide de rochers brisés. Soudain, surprise, une profonde brèche, verticale sur ses deux côtés. Descente II exposée pour atteindre le seuil, où je m'interroge. Finalement, j'ai attaqué directement au-dessus du seuil, une dizaine de mètres en III, espérant que le rocher y serait correct (bof...). J'ai ensuite vu un cairn qui semble indiquer le versant espagnol (terrain décomposé et très exposé). Sinon peut-être est-il possible de descendre le couloir croulant du versant français ? La crête est ensuite plus facile jusqu'à la brèche 2759m (port de Péguère du guide Ollivier), directement au contact du pierrier (0h40 depuis la Niscoude).

Descendre dans le pierrier et ouvrir grand les yeux pour trouver des marques oranges très effacées (on ne les voit que le nez dessus). Elles guident vers le passage pour franchir un ressaut et rejoindre le vallon principal (sinon, longer la crête pour rejoindre ce vallon tout en haut). Descendre ce vallon pierreux dans une direction générale ONO. Parvenu à l'herbe, descendre au jugé, plutôt NO. On finit de toute façon par croiser vers 2150m le bon sentier qui traverse la montagne de Guerreys depuis le cortail de Roncal. Suivre à droite ce sentier pour passer sur un plat avec ruine (2020m) avant de plonger vers le cortail de Péguère à proximité de la piste du matin.

Remarque : on note une certaine confusion dans la toponymie du secteur. Ceci est déjà évoqué dans le guide Ollivier et n'est pas résolu dans la carte IGN actuelle. Lors de la descente, J'ai discuté avec un berger. Pour lui, on trouve d'ouest en est : Batoua, clot de Guerreys, pic de Guerreys (Niscoude chez l'IGN), pas de Balinet (port de Péguère chez Ollivier ; le berger situe le pas près du point 2803 et non pas au point 2759), pic de Niscoude (Guerreys chez l'IGN). Observez que sur la carte IGN, le ruisseau de Guerreys descend du pic de la Niscoude, et le ruisseau de la Niscoude descend du pic de Guerreys...

Longueur :*** (1900m)
Difficulté :**** (beaucoup d'escalade II et III, hors sentier)
Intérêt :***
Trajet :cartographie
Topos :Guide Ollivier Pyrénées Centrales V (pour l'inspiration mais en pratique...)
Conditions :2008/08/18, beau, vent frais

Pic de Lustou (3023m) depuis la vallée de Rioumajou (1381m)

Accès sauvage et rude à un grand sommet. La première moitié est raide avec un bon sentier (qui finit par se perdre cependant), la deuxième moitié est raide en arête rocheuse médiocre, bref c'est un délice. En plus, il n'y a personne. Pour peu qu'un orage tourne sur la descente, cela forme un beau souvenir. Pour les simples marcheurs, la vallée de Rioumajou est un joli site de promenade.

Seconde visite à ski : c'est toujours aussi beau. C'est long mais ça monte bien. Descente par le petit couloir vers 2850m (?) qui aboutit juste au pied de la paroi ouest du Lustou puis descente magnifique, hélas bien trop courte.

Longueur :*** (1700m)
Difficulté :** (longue arête un peu exposée)
Intérêt :***
Trajet :cartographie
Topos :Véron, Randonnées dans les Hautes-Pyrénées, page 185
Angulo, Pyrénées : 1000 ascensions, tome III, topo 513
Maes, 50 sommets sans corde dans les Pyrénées, 3ième série, page 61
Conditions :1996/09/05, beau puis orageux (orage violent vers 16h)
2012/03/31, beau, neige 1850m (skis, crampons), photos

Pic de Guerreys (2975m) et pic de Lustou (3023m) en circuit par le port de la Pez

Batoua depuis Guerreys schéma Lustou Résumé : pont de Prat (1229m), port de la Pez (2451m, 2h30), pic de Guerreys ou de Bacou (2975m, 1h30), pic de Lustou (3023m, 1h20), retour par la brèche N du Lustou et le vallon d'Estiouère (2h50).

Dans le détail, c'est long, pas facile, beau et loin de tout. En montant au port de la Pez, bien étudier le versant E du Lustou, le vallon d'Estiouère et l'éperon qui est la seule descente aisée dans la vallée de la Pez. Du port de la Pez, suivre le sentier versant espagnol jusqu'à la brèche occidentale, puis remonter la crête vers le Guerreys. Cette crête est parfois raide mais pas difficile, avec quelques rares passages où les mains sont nécessaires, mais, dans la première moitié, il faut imaginer son cheminement de part et d'autre du fil (inutile de chercher les cairns). Le pic de Guerreys est un joli belvédère, d'où les Posets et le Bachimala sont mieux visibles que du Lustou. La crête vers le Lustou est au début sans difficulté, bien qu'un peu aérienne par endroit. À la brèche principale (2850m env.), elle devient plus technique (escalade II, rocher varié...) et finit par une lassante succession de pointes et brèches. Plusieurs échappatoires côté Rioumajou, mais rien d'évident côté Pez.

Lustou depuis Guerreys Pour rentrer, suivre la crête N du Lustou vers le Parraouis, plutôt flanc gauche (ouest) pour éviter les difficultés. Le terrain devient franchement médiocre pour descendre sur la brèche N (2720m ?). Le couloir de la brèche est encaissé et pourri. Courte désescalade II exposée et avec chute de pierres. Descendre le vallon et partir E assez tôt (avant 2400m) pour couper les ruisseaux avant qu'ils ne s'encaissent, puis revenir SE vers l'éperon où se trouve la ruine de la cabane inférieure d'Estiouère (en gros, passer au S de la cote 2615m, à proximité SO de la cote 2274m, à la cote 2052m, au SSE de laquelle se trouve la cabane inférieure). Un repérage soigneux à la montée est indispensable.

Longueur :*** (1950m)
Difficulté :*** (escalade II, orientation)
Intérêt :***
Trajet :cartographie
Topos :Guide Ollivier Pyrénées Centrales V
Conditions :2005/07/20, beau

Pic de Lustou (3023m) depuis le pla d'Arsoué (1152m)

Rude itinéraire qui donne toute sa dimension au Lustou : droit vers le sommet ! Suivre la rive droite du pla d'Arsoué (1152m) pour trouver, avant le fond, le départ du sentier (cairns) qui grimpe très raide dans le bois. À la sortie des bois, le sentier disparaît dans l'herbe. Monter dans la pente pour le retrouver en haut et à droite de la prairie. Redevenu bien marqué mais étroit, traversant des pentes herbeuses raides et potentiellement dangereuses, il remonte longuement le vallon avant de s'insinuer avec une petite descente et un passage un peu exposé dans la gorge pour déboucher sur un vaste plat (1940m) où l'on souffle enfin un moment. Au fond du plat, contourner la dernière cascade par la droite et revenir à gauche à son origine (2204m). Monter facilement rive gauche du ruisseau issu du lac de Lustou pour découvrir le petit lac (2370m). De là, plusieurs cheminements permettent d'attendre le sommet : par le col de Lustou, par la brèche nord, ou droit vers le sommet s'il reste de la neige. Pour cette dernière solution, rejoindre au SE le vallon qui mène à la brèche nord du Lustou, et sans aller à la brèche, remonter les pentes au plus facile (30/35°) en visant le sommet. Rejoindre la crête NO vers 2900m ou continuer droit vers le sommet (plus raide). Conditions parfaites malgré un départ peu engageant avec une nappe de brouillard entre 1300 et 1700m, neige agréable facilitant la descente, pas une personne en vue (qui vient dans ce vallon ?), bonne visibilité pour un superbe panorama.

Longueur :*** (2000m)
Difficulté :** (traversée de pentes raides, hors sentier, névés tardifs)
Intérêt :***
Trajet :cartographie
Topos :Camptocamp.org
Conditions :2011/05/28, beau sauf brouillard sous 1700m le matin, neige 2450m/2200m (crampons), photos

Pic de Parraouis (2934m) depuis le col d'Azet (1610m)

Estos - Lustou Depuis le sommet des téléskis de Val Louron, bon sentier jusqu'aux lacs de Sarrouyes et au plateau rocheux portant les lacs de Miares. Franchir la crête de Bassiouente au-dessus du point bas (au sud). J'effectue une tentative avortée par la crête nord du Parraouis, qui confirme ce qu'en dit Angulo (III exposé, assurage nécessaire), et je me reporte sur l'évident couloir ouest (fins éboulis très pénibles). Quelques pas d'escalade facile (I) conduisent au sommet, joli belvédère, similaire au Lustou. Celui-ci me tend les bras (sa crête nord plutôt) mais le temps commence à se dégrader. Dommage.

Longueur :** (1500m)
Difficulté :** (escalade I, éboulis)
Intérêt :**
Trajet :cartographie
Topos :Angulo, Pyrénées : 1000 ascensions, tome III, topo 516a
Conditions :2002/09/03, beau puis orageux dès 10h

Pic d'Estos (2803m) depuis le col d'Azet (1610m)

Voie normale du pic d'Estos : du sommet des téléskis de Val Louron (2080m), descendre dans le vallon de Sarrouyes (1950m env.), rejoindre le lac de Sarrouyes (2169m), monter ouest un ressaut assez raide puis passer à la cabane en tôle verte d'où une grand courbe au SE conduit facilement à l'antécime (2713m). La suite demande de l'attention, et en cas de neige, relève de l'alpinisme (facile mais exposé). Large vue au sommet, Lustou-Parraouis et Hourgade sont spectaculaires, et Perdiguère, Posets et Cotiella à portée de main. Effectué à ski, belle balade avec une excellente descente (et hélas une chaude remontée de 130m au retour); la crête finale a de l'allure et il faut bien regarder où on met les pieds.

Longueur :*** (1500m)
Difficulté :** à *** (crête exposée, +1 en cas de neige)
Intérêt :***
Trajet :cartographie
Topos :Cabot, Ski de randonnée dans les Hautes-Pyrénées vol. 2
Angulo, Pyrénées : 1000 ascensions, tome III, topo 517 (été)
Maes, 50 sommets sans corde dans les Pyrénées, 3ième série, page 67 (été)
Conditions :2013/03/31, quelques nuages puis beau en altitude, neige 1600m (skis, crampons), photos

Pic d'Estos (2803m) en circuit par la crête nord

Lustou depuis Estos Ascension originale du pic d'Estos ou pic d'Arrouyette par sa crête nord, un peu difficile dans sa partie médiane. Au sommet des téléskis de Val Louron, suivre la crête au S, sans difficulté jusqu'au pic de Bassias (2367m). Ensuite la crête devient compliquée, imposant de nombreux passages d'escalade et désescalade en II aérien (exposé, terrain parfois pas fameux) et un pas de III. Il m'a fallu environ une heure pour passer du pic de Bassias au col Bassias - Estos (2350m env., accessible depuis les lacs de Sarrouyes) mais j'ai parfois été gêné par la neige. Après le col, la crête est une vaste croupe jusqu'à l'approche du bastion terminal, où elle se rétrécit. Éviter le bastion par une diagonale évidente à gauche, compliquée par la neige dans laquelle il m'a fallu brasser. Large vue au sommet. Retour par la voie normale via la crête O, verticale au sud (quelques passages demandent de l'attention, particulièrement en cas de neige), puis en visant la cabane en tôle verte, au-dessus des lacs de Sarrouyes.

Longueur :** (1400m)
Difficulté :*** (escalade II exposée et pas de III)
Intérêt :***
Trajet :cartographie
Conditions :2004/11/07, très beau, neige 2000m (en versant nord)