Barlonguère - Valier

Au centre du Couserans, le Valier est peut-être le sommet ariégeois le plus connu alors même qu'il n'est que le quatrième du Couserans (après Maubermé, mont Rouch et Certascan N) et bien loin derrière les 3000 du Vicdessos. C'est effectivement un imposant massif qui s'avance loin de la chaîne axiale et le sommet est visible de loin, jusqu'à Toulouse. Agrémenté de plusieurs lacs, généralement petits mais mignons, ce massif porte aussi le seul glacier de la moitié orientale des Pyrénées : en voie d'extinction, le petit glacier d'Arcouzan est un bijou précieux que seuls les plus aventuriers des montagnards fouleront. Du fond de la vallée d'Estours, 2200 mètres plus bas, le Valier prend des allures que bien des sommets plus élevés aimeraient posséder.

 

Cap de Raspe (2033m) et tuc du Coucou (1890m) depuis la Pucelle (880m)

Pourtillou crête nord Tentative d'accès au Pourtillou par l'ouest, en utilisant le GR10 jusqu'au pied du tuc du Coucou. L'accès par ce versant est clairement plus long que l'accès depuis le pla de la Lau : il est nécessaire de suivre intégralement la crête depuis le col du Clot du Lac, à l'aller comme au retour, et elle présente de toutes petites difficultés après le cap de Raspe (évitables à flanc), alors que sur l'autre versant on peut tracer une diagonale sous le col de Pourtillou (versant ouest, à la montée, j'ai en fait rejoint directement le col de Part depuis la cabane de Besset mais il n'est pas clair que j'y ai beaucoup gagné). Ces raisons ajoutées à la présence de neige glacée m'ont arrêté au cap de Raspe. Au retour, minuscule détour indispensable au tuc du Coucou, joli belvédère (plus intéressant que le cap de Raspe), particulièrement vers le Valier et sur le redoutable versant est de la mail de Bulard.

Longueur :** (1200m)
Difficulté :*
Intérêt :**
Trajet :cartographie
Topos :Lafforgue, L'Ariège en raquettes, page 32
Conditions :2003/12/26, léger voile, neige 1200m (raquettes en crête)

Tuc du Coucou (1890m) en circuit depuis Orle

Beau parcours automnal avec de jolies vues sur Biros et Valier. Départ du pont (690m env.) sur l'Orle quelques mètres avant la conduite forcée pour suivre le Tour du Biros bien balisé qui monte en lacets dans la forêt. Parvenu à la poulie de descente du minerai, tout près de la crête, faire un saut au tuc de Lauzat (1239m) puis suivre la crête qui monte de bosse en bosse au tuc du Coucou. On sort des bois au tuc de la Pâle des Camps (1598m), vue superbe, un sentier feinte le tuc de Luron (1705m) et enfin tuc du Coucou (1890m) à la belle vue.

Retour par la cabane de Besset et à 1250m, prendre vers le nord le chemin horizontal de l'ancienne voie Decauville. Magnifique parcours de 5 km sous les arbres enflammés (et trois tunnels) jusqu'à la poulie.

Longueur :** (1300m, 17,5 km)
Difficulté :*
Intérêt :*** (en automne)
Trajet :cartographie
Conditions :2015/10/30, beau, doux, photos

Tuc de Pourtillou (2427m) en circuit par la cheminée de Cornave

Barlonguère depuis Pourtillou Départ de la Pucelle (880m), de nuit et sous la pleine lune, pour atteindre le pied (1550m) de la cheminée de Cornave alors que la neige est encore bien gelée. « Longue et austère cheminée accrochée aux flancs du Barlonguère » écrit Mousel. Effectivement c'est long (800m) et austère, couloir encaissé aux parois gris-rougeâtre. Quand on se retourne face à la muraille Cingles - Bulard, la vue plonge toujours plus bas sur la cabane de Hounta. À l'entrée du couloir, l'épaisseur de neige accumulée par les avalanches est colossale. En ce mi-avril peu enneigé, deux zones rocheuses commencent à apparaître à mi-parcours mais il reste encore une raide langue de neige pour passer. Enfin, la sortie se découpe avec un pin solitaire qui semble tout proche mais qui nargue encore longtemps. Après plus ou moins deux heures dans cette glacière, les efforts monotones sont récompensés par la soudaine sortie au soleil, face au Valier et à la montagne de Barlonguère encore noyée sous la neige. La passade des Chèvres (2349m) porte bien son nom : des isards sont passés par là récemment.

Montée au sud à la pointe 2410m pour constater que la neige exposée au soleil n'a déjà plus de consistance (il est tout juste 10h). Retour donc vers le Pourtillou (2427m) à la belle vue et descente sans histoire par la crête N (largement déneigée) jusqu'à la cabane du Clot du Lac (1821m) où le GR10 descend dans la vallée d'Orle.

Seconde visite similaire avec plus de neige sur les crêtes et à la desente du Pourtillou, c'est plus élégant.

Longueur :*** (1600m)
Difficulté :*** (couloir de neige, 35-40°/800m)
Intérêt :***
Trajet :cartographie
Topos :Mousel, Pyrénées, courses mixtes, neige et glace
M. Sébastien, Sommets pyrénéens
Pujol, Moune & Andrieu, Promenades et excursions dans les montagnes du Biros et du Castillonais
Conditions :2006/04/14, beau parfois voilé, neige 1550m/2100m (crampons)
2017/03/19, beau, chaud, neige 1400m/1850m (crampons)

Tuc de Pourtillou (2427m) depuis le pla de la Lau

L'objectif initial, peu ambitieux, était le tuc du Coucou (1890m), accessible intégralement par le GR10 mais le peu de neige conduit à un reroutage plus au sud, à proximité du pic de Barlonguère. Au départ du pla de la Lau (940m), le GR10 vers l'ouest conduit rapidement à la cabane de l'Artigue puis à la cabane du Trapech du Milieu (1520m) et monte en lacet vers le col de Part. Vers 1770m, un panneau indique vers le sud un sentier bien tracé, balisé en rouge-blanc, qui conduit à la cabane de Trinqué dans le vallon de Peyralade. Le suivre jusqu'à ce qu'il franchisse à 1929m l'éperon NE qui partage en deux le haut du vallon du Trapech. Monter alors SO, hors sentier, pour atteindre la crête vers 2100m et la suivre au sud. Valier depuis Pourtillou Après un petit sommet (pale des Aigles, 2186m), atteindre le col de Pourtillou (2172m). La crête se transforme en une face assez raide et pénible qui conduit finalement au sommet tricéphale (2427m). Belle vue sur la face est du Bulard, le Barlonguère et le Valier, ainsi que sur la plaine. Pour redescendre, il est possible, après être revenu au col du Pourtillou, de descendre à vue dans le vallon du Trapech jusqu'à 1700m où l'on rejoint la pointe du détour autrefois effectué par le GR10.

Le 11 mars 2001, le sommet était accessible quasiment sans neige. Le vallon du Trapech était partiellement enneigé jusque vers 1700m. Lors d'une petite pause sur la crête à 2030m, j'eus la surprise de voir deux isards monter droit vers moi, sans m'apercevoir avant d'être à moins de dix mètres. Au cours de la montée sur la face finale, j'ai aussi délogé involontairement plusieurs lagopèdes tout blancs.

Longueur :*** (1500m)
Difficulté :*
Intérêt :**
Trajet :cartographie
Topos :Fauroux & Audoubert, 50 balades et randonnées dans le Couserans, page 55 (tuc du Coucou)
Conditions :2001/03/11, ciel voilé, neige 1700m dans les combes

Tuc de Pourtillou (2427m) par la crête NE

Du pla de la Lau (940m), suivre le GR10 jusqu'à la cabane du Trapech du Milieu et prendre l'ancien tracé qui franchissait la crête au sud pour faire un lacet dans le vallon du Trapech (1680m). Du lacet, monter dans le vallon du Trapech pour obliquer vers le passage de l'Esque (2157m), bien visible (on peut aussi suivre le GR10 jusqu'à 1770m et prendre le GR transfrontalier direction sud, un peu plus long). Suivre la crête redressée mais facile. Le tuc Redon n'est qu'un trompe-l'œil et se franchit aisément mais on découvre alors que le sommet est encore loin. La crête devient plus étroite, presque aérienne, élégante sous la neige, et enfin le sommet. Vue intéressante sur Valier, Barlonguère, Bulard, particulièrement en hiver.

Retour en suivant la crête sud, enneigée et un peu délicate (belles corniches), pour basculer à l'est avant la pointe précédant le port de Cornave. Descente à vue en laissant la cabane de Trinque à droite pour parvenir sans histoire à la cabane de Peyralade. La neige cesse vite dans la forêt et le sentier descend rapidement.

Partie basse de la crête NE, parcourue lors d'une première tentative abandonnée sous le tuc Redon (2300m) pour cause de neige vitrifiée : juste au-delà du parking du Riberot (940m), suivre rive droite du ruisseau du Trapech une piste de débardage abandonnée. À son terminus, continuer sur le sentier qui rejoint rapidement le ruisseau (1259m). L'abandonner et s'élever péniblement à l'ESE dans la forêt raide, en utilisant au mieux quelques sentes d'animaux. On trouve la crête au mail du Tucau des Loups (1506m) et on sort de la forêt vers 1600m. Des pentes herbeuses raides (piolet utile) conduisent au tuc de l'Auérade (1781m) et à la pointe suivante (1937m). La crête devient tranquille, faiblement montante jusqu'au passage de l'Esque (2157m), puis se redresse un peu sous le tuc Redon. Abandon au pied de la petite barre : le rocher était sous une carapace de glace et les crampons mordaient à peine dans les pentes autour. Retour par le passage de l'Esque en rejoignant le GR10 dans le vallon du Trapech. Conclusion sur la partie basse : à faire par temps sec, sans neige, mais les 700m entre le ruisseau (1259m) et la pointe 1937 sont plutôt pénibles et sans grand intérêt.

Longueur :*** (1500m)
Difficulté :** (orientation, pentes raides, crêtes étroites)
Intérêt :**
Trajet :cartographie
Topos :Pujol, Moune & Andrieu, Promenades et excursions dans les montagnes du Biros et du Castillonais
Conditions :2012/01/08 (but au tuc Redon), beau, neige 1900m/1600m (crampons)
2013/01/05, beau, neige 1400m (crampons), photos

Pic de Barlonguère (2802m) et tuc de Pourtillou (2427m) en circuit depuis le pla de la Lau (940m)

Barlonguère depuis Castillon Montée classique au pic de Barlonguère par Peyralade et retour par le tuc de Pourtillou. Pour rejoindre les les étangs de la Montagnette (2446m), deux solutions : rejoindre le pic de Cornave (2756m) par une crête facile mais peu agréable, descendre l'éperon NE du pic de Cornave et emprunter un large et facile couloir d'éboulis vers les étangs ; 2e solution : revenir à l'étang du Tuc de Mil, monter sur la croupe O, prendre une bonne sente qui traverse vers l'éperon NE du pic de Cornave et descendre l'étroit couloir issu de l'avant-dernière brèche (ou remonter un peu l'éperon pour prendre le large couloir, moins raide). Descendre sous le déversoir de l'étang le plus bas (le plus petit) et attraper une sente qui court à flanc de la crête Cornave - Pourtillou (dans le doute, se rapprocher de la crête et ne pas trop descendre vers Peyralade). Cette sente, parfois dégradée par l'érosion, passe au port de Cornave (2349m) et atteint le tuc du Pourtillou (2427m), d'où l'on descend par l'itinéraire usuel.

Longueur :*** (1950m)
Difficulté :** (* sans le circuit)
Intérêt :***
Trajet :cartographie
Topos :Grassaud & Véron, Randonnées dans les Pyrénées Ariégeoises, page 59
Angulo, Pyrénées : 1000 ascensions, tome V, topo 772
Maes, 50 sommets sans corde dans les Pyrénées, 4ième série, page 25
Conditions :2001/08/26, léger voile
2015/08/12, beau puis cumulus, photos

Pic de Barlonguère (2802m) et pic des Trois Comtes (2689m) en circuit depuis Montgarri

Pic de Barlonguère Joli circuit facile, sauf pour la montée au Barlonguère depuis le port de l'Esque, déconseillée (à moins que je ne me sois totalement fourvoyé) : il est certainement préférable de monter par la voie normale qui passe par le barranc deth Milh au SE du sommet. De l'église de Montgarri (1647m), suivre à l'est le sentier balisé (jonction Montgarri - Estagnous) jusqu'au croisement de l'arriu Porquèr. Remonter alors hors sentier jusqu'au port de l'Esque (2344m), soit assez haut rive droite, soit à proximité du ruisseau en changeant judicieusement de rive (notamment rive gauche avant les trous de mines de la rive droite). Du col, suivre la crête à l'est, d'abord raide mais facile. Juste sous le pic de Cornave, elle devient soudainement effilée et peu évidente. Tentative sur le fil, tentative en évitant des bouts par des corniches étroites du versant nord, mais rien à faire : ça ne semble pas dur (probablement un peu de III) mais le rocher est exécrable et c'est exposé. Retour en arrière pour descendre versant sud dans le petit cirque Cornave-Barlonguère, en bordure d'une zone d'éboulis rouges. Les pentes herbeuses directes m'ont semblé excessivement raides, j'ai attaqué la dalle rougeâtre en son point bas pour revenir sur la crête, atteinte juste au-delà de la partie difficile (alternance de mauvais rocher II et de petites zones herbeuses). Il restait encore un long morceau peu difficile (II) avant d'arriver enfin au pic de Cornave (2756m). Au final, près d'une heure pour gagner une cinquantaine de mètres de dénivelé sur l'arête, terrain peu difficile mais désagréable avec un fort sentiment d'insécurité. Suite tranquille jusqu'au pic de Barlonguère, dont j'avais oublié la beauté du panorama.

Suivre la crête frontière à l'est, sans aucune difficulté. C'est assez long, ça ondule un peu, parvenir au passage de la Lègne (2503m) où l'on croise le sentier Montgarri - Estagnous. Monter au SE au pic des Trois Comtes (2689m), avec un joli panorama qui complète bien celui du Barlonguère. Descendre à l'ouest vers la doline de Renadge d'en haut ou clot dera Gireta, où l'on retrouve le sentier Montgarri - Estagnous, au balisage récent (en 2010). Il franchit le port de la Girette (2442m) pour plonger dans la vallée du rui Fred, dont il s'échappe vers 1950m pour franchir un collet (1983m) et revenir à Montgarri.

Longueur :** (1400m)
Difficulté :*** (escalade II, terrain dangereux, peut-être évitable ?)
Intérêt :**
Trajet :cartographie
Topos :Esque - Barlonguère : Promenades et excursions dans les montagnes du Biros et du Castillonais (que j'ai oublié de consulter avant de partir...)
Conditions :2010/08/25, beau et chaud, photos

Port de Barlonguère (2400m) et tuc Blanc (2588m) en circuit depuis le pla de la Lau (940m)

Port de Barlonguère Pic de Barlonguère Une manière originale de découvrir le massif du Valier. Le circuit conseillé consiste à monter par la haute et longue vallée de Peyralade pour atteindre le port de Barlonguère. Le sentier est clair, bien meilleur que celui du Valier et beaucoup moins fréquenté. L'arrivée au port de Barlonguère procure une des plus belles vues des Pyrénées, avec le Valier en toile de fond de l'étang Long. De là un petit saut au tuc Blanc ou au pic des Trois Comtes, puis plonger sur l'étang Long et ensuite sur l'étang Rond avant de rejoindre le sentier du Valier au-dessus de la fameuse cascade de Nérech.

Longueur :*** (1600m)
Difficulté :*
Intérêt :**
Trajet :cartographie
Topos :Grassaud & Véron, Randonnées dans les Pyrénées Ariégeoises, page 61
Angulo, Pyrénées : 1000 ascensions, tome V, topo 772 (pour la montée)
Maes, 50 sommets sans corde dans les Pyrénées, 4ième série, page 21
Fauroux & Audoubert, 50 balades et randonnées dans le Couserans, page 122
Conditions :1995/10/07, beau
1998/07/12, beau

Col de Pécouch (2462m) et port de Barlonguère (2400m) en circuit depuis le pla de la Lau (940m)

Valier depuis port de Barlonguère Bel itinéraire pour visiter les plus jolis coins de la réserve du Valier, toujours sur bons sentiers balisés et pourtant peu fréquentés (la foule se concentre sur le sentier casse-pattes du Ribérot). Montée de la vallée du Muscadet, excellent sentier efficace aux cent quarante lacets, 2h (avec pauses framboises) pour atteindre le cap des Lauses (1892m). Sentier bien balisé par l'étang de Milouga au col de Pécouch (2462m) via le désert des Lauzets. Second but à l'arête NO du Valier. Descente au refuge des Estagnous puis à l'étang Rond (1929m). Nouvelle montée au magnifique étang Long (2125m) puis au port de Barlonguère (2400m), un des plus beaux cols pyrénéens. Agréable (mais longue) descente par la vallée de Peyralade.

Longueur :*** (2000m)
Difficulté :* (passages câblés à l'étang Long)
Intérêt :***
Trajet :cartographie
Topos :Cf Port de Barlonguère
Conditions :2014/08/25, beau un peu voilé

Tuc des Hèches (2585m) et tuc de Pourtillou (2427m) en circuit depuis le pla de la Lau (940 m)

Épée centrale de la réserve du Valier. Des petites fleurs partout et des isards. Remonter la vallée de Peyralade. Après avoir traversé le ruisseau (plouf...) et avant l'embranchement vers la cabane de Trinque, près d'un plat avec ruine, quitter le sentier pour traverser horizontalement à l'E et rejoindre le vallon de la Coue de Bachères, majoritairement herbeux. À la Coue de Bachères (2178m), direction sud pour le pic Renoué (2517m) puis élégante crête facile mais pas bien large jusqu'au tuc des Hèches (2585m). Vue centrale et jolis lacs Long et Rond.

Pour rentrer en circuit, descendre au port de Barlonguère (2400m) et à la cabane de Barlonguère (2250m env.). En face, suivre un sentier de mouton qui s'élève et rejoint un joli lac bien plus grand que sur la carte (pas bien profond, il doit se réduire en été). Onduler longuement vers 2350m, la trace est parfois fugace, et traverser toute la montagne de Barlonguère jusqu'au port de Cornave (2349m). Par la crête aérienne au tuc de Pourtillou (2427m). Retour direct en suivant le ruisseau du Trapech (rive gauche puis droite) : c'est rapide mais sportif dans le bois avant de trouver le sentier venu de la cabane de l'Artigue.

Longueur :*** (1900m)
Difficulté :** (hors sentier)
Intérêt :**
Trajet :cartographie
Conditions :2016/07/10, beau, chaud

Mont Valier (2838m) en circuit depuis le pla de la Lau (940m)

schéma Valier Long circuit, plus varié que le traditionnel aller-retour par le Ribérot et guère plus long (150m et une heure de plus). L'excellent tracé du sentier qu'emprunte le GR10 permet de gagner les mille premiers mètres sans fatigue. Le circuit est faisable en sens inverse et il peut être coupé en dormant par exemple au refuge des Estagnous. Tout est remarquablement balisé et parfois cairné, avec des panneaux aux bifurcations.

Montée par la vallée du Muscadet avec le GR10. Au cap des Lauses (1892m), un sentier balisé en jaune et sensiblement horizontal passe à la cabane du Taus et rejoint le déversoir de l'étang de Milouga (attention à ne pas prendre la branche vers la cabane des Espugues). Ensuite, moins bien tracé mais toujours bien balisé et cairné, il s'élève dans le vaste plan incliné granitique des Lauzets jusqu'au col de Pécouch (2462m) au-dessus du refuge des Estagnous. Une trace balisée en vert rejoint en traversée le sentier du Valier vers 2300m. Vu les conditions de neige, je préfère monter droit dans la pente SO (pente forte mais facile à monter, dangereuse à descendre). Le sommet est dans les nuages et j'entr'aperçois le Petit Valier à la faveur d'une courte éclaircie. Heureusement, cent mètres sous le sommet, tout est clair. Retour par le sentier normal via le col Faustin, le refuge des Estagnous et la vallée du Ribérot (enneigés, plusieurs passages assez exposés entre le col et le refuge).

Longueur :*** (2100m)
Difficulté :*
Intérêt :****
Trajet :cartographie
Topos :Grassaud & Véron, Randonnées dans les Pyrénées Ariégeoises, page 57 (par le Ribérot)
Angulo, Pyrénées : 1000 ascensions, tome V, topo 774 (Ribérot)
Fauroux & Audoubert, 50 balades et randonnées dans le Couserans, page 145 (Ribérot)
Maes, 50 sommets sans corde dans les Pyrénées, 4ième série, page 31 (Ribérot)
Conditions :2003/11/11, sommets frontaliers accrochés, beau en avant-chaîne, enneigement irrégulier 2200m

Mont Valier (2838m) en circuit par le port d'Aula et le couloir de Peyre Blanque

Depuis le port d'Aula Ou, comment atteindre le Valier le week-end du 15 août, sans voir personne (sauf au sommet).

Partant du col de Pause (1545m), monter au port d'Aula (2260m). On y trouve un bon sentier en balcon, potentiellement dangereux par temps humide, qui contourne par le sud les Cuns d'Aula et les Montagnoles avant de monter à la brèche de Clavera (2650m) par des éboulis un peu raides. Montagnoles d'Aula Quelques passages d'escalade facile conduisent au col de Peyre Blanque (2570m) puis au col Faustin où on rejoint la voie normale et la foule pour le dernier quart d'heure. Depuis le port d'Aula jusqu'au col Faustin, le sentier est balisé avec des ronds jaunes. Le contournement des Cuns et Montagnoles d'Aula est assez long, ce qui fait au total une course longue, même si le dénivelé cumulé n'est pas énorme (1600m environ en faisant l'aller-retour par le port d'Aula). Le Valier, en dépit de son altitude « modeste », est vraiment un sommet important des Pyrénées, tant par la vue (depuis l'Aneto jusqu'au Montcalm) que par sa silhouette impressionnante quel que soit le côté d'où on le regarde (mais plus particulièrement son flanc E, ce qui justifie pleinement l'accès depuis le col de Pause).

Pour le retour, une variante intéressante, mais guère plus rapide et imposant une remontée, consiste à descendre le couloir de Peyre Blanque, couloir d'éboulis raide (autant que le couloir de Tuquerouye) qui se dévale à toute vitesse. On trouve ensuite un sentier qui conduit au refuge d'Aula (1550m). Il est conseillé de bien repérer le cheminement depuis le sommet du Valier (en particulier le pas de Clauère, passage caractéristique sur une croupe entre deux pointes) vu qu'il n'y avait guère que deux ou trois cairns (un balisage rouge serait apparu depuis). Au refuge d'Aula, soit emprunter le GR10 au SE (assez long, +450m de dénivelé), soit monter au NE vers un col peu marqué (1870m) au sud du pic de Lacrabère. La sente bien visible depuis le Valier et le refuge d'Aula réduit la remontée à 300m en ramenant en vue de la cabane d'Areau (1696m), à vingt minutes de la voiture. Valier face est

Longueur :*** (1850m)
Difficulté :**
Intérêt :***
Trajet :cartographie
Topos :Grassaud & Véron, Randonnées dans les Pyrénées Ariégeoises, page 63 (aller)
Angulo, Pyrénées : 1000 ascensions, tome V, topos 778 (par le port d'Aula), 775b (par Peyre Blanque)
Conditions :2000/08/14, beau se chargeant l'après-midi

Mont Valierat (2654m) par la vallée du Muscadet

Pic de Barlonguère Départ du pla de la Lau (940m) pour remonter la vallée du Muscadet avec le GR10 et ses cent quarante lacets. Le sentier est remarquablement tracé et régulier, 1h45 pour atteindre le cap des Lauses (1892m) et sans avoir l'impression de forcer ! Ensuite par l'itinéraire bien balisé en jaune qui passe au déversoir de l'étang de Milouga et monte, en traversant l'original site des Lauzets, au col de Pécouch (2462m) au-dessus du refuge des Estagnous. Abandonner le balisage pour suivre la large crête vers le Valier. Peu avant qu'elle ne se redresse brusquement, traverser dans les éboulis (névés tardifs) sous l'austère face nord pour monter sans difficulté au mont Valierat, simple éminence sur la crête des Antiques.

Ce fut un peu la journée des déconvenues, heureusement que le coin est magnifique : j'ai tenté l'arête NO du Valier mais j'ai vite fait demi-tour devant le médiocre rocher humide ; j'ai perdu du temps dans les névés du versant nord, obligé de tailler des marches au piolet ; la brume m'a caché le glacier d'Arcouzan ; et surtout, j'ai rajouté 700 mètres de dénivelé en tentant la descente par Trémul. Ça avait bien commencé en franchissant l'étonnante porte de Trémul (2280m). De loin, cette étroite brèche parfaitement régulière semble artificielle, d'autant que sans elle, la crête serait certainement infranchissable. Descente du haut du vallon sans histoire mais l'absence complète de trace sous la cabane (dont on se demande bien pourquoi elle est fermée vu la fréquentation nulle du lieu) aurait dû m'intriguer. À l'approche de la forêt, je cherche vainement le sentier, je ne trouve que des sentes qui m'entraînent je ne sais où (ce sentier est parfaitement visible sur les photographies aériennes de Géoportail. Une visite par le bas m'a permis de découvrir qu'il est en fait difficile à trouver sur place). Vers 1600m, je dois me rendre à l'évidence : je ne sais plus où je suis, il n'y a pas de sentier, la carte ne sert à rien et la pente ne cesse de s'accentuer. Demi-tour et remontée interminable jusqu'à la porte de Trémul pour rentrer par le Muscadet. Dénivelé total de la journée : 2500 mètres...

Longueur :*** (1750m normalement...)
Difficulté :**
Intérêt :**
Trajet :cartographie (sans le fourvoyage de retour)
Conditions :2008/07/14, beau en altitude, brume 2200m/2400m

Pic de Pomebrunet (2569m) et pic de Lampau (2543m) en circuit par Trémul et le Muscadet depuis le pla de la Lau (940m)

Les Lauzets Beau circuit original, loin des sentiers battus, pour aboutir à un élégant sommet. Après un cuisant échec à trouver le sentier de Trémul par le haut, tentative réussie par le bas. Le sentier débute au plagnou des Masouères, un peu en aval des passerelles sur le Ribérot, mais il est quasi impossible à trouver. Il remonte ensuite la rive gauche du Muscadet où deux endroits permettent de l'atteindre depuis le GR10 en rive droite. Le premier endroit se situe après la première série de lacets, quand le GR10 se rapproche du ruisseau du Muscadet pour faire un lacet contre un énorme bloc. Traverser et remonter d'une dizaine de mètres pour trouver le sentier. On peut aussi continuer sur le GR10 : après une deuxième série de lacets et avoir franchi le vallon d'Aouen, le GR10 se rapproche à nouveau du ruisseau, facile à traverser (cairn en rive gauche) ; le sentier est tout proche. Malgré sa faible fréquentation, le sentier de Trémul est assez visible et cairné pour être suivi sans difficulté. Vers 1700-1750m, il sort de la forêt et cesse subitement. En sens inverse, ce point est difficile à trouver (en le cherchant à la descente, j'étais passé à une trentaine de mètres sans le voir). Il se situe au centre du vallon, près de la zone herbeuse située en contrebas du chaos rocheux qui descend de la crête à l'ouest. Remonter au mieux le vallon vers la cabane ONF (fermée) et l'intrigante porte de Trémul (2280m). Traverser plus ou moins horizontalement l'étrange désert des Lauzets (c'est long...) pour rejoindre le col du Cruzous (2336m). Remonter au N la crête, très raide au départ, jusqu'au pic de Pomebrunet (2569m).

Valier depuis Pomebrunet Suivre la crête au N. Le début est aérien et présente des difficultés évitables en flanc gauche (quelques pas de II), puis, toujours étroite mais facile, la crête conduit au pied du Lampau. Une courte escalade II- permet d'atteindre le pic de Lampau (2543m). Descendre la croupe O puis NO et rejoindre la cabane des Espugues (2110m). Suivre un peu le sentier vers le col de la Crouzette et prendre à gauche le sentier balisé qui conduit à la cabane du Taus et au GR10 pour redescendre au parking.

Longueur :*** (1750m)
Difficulté :** (hors sentier, orientation, petite escalade)
Intérêt :***
Trajet :cartographie
Conditions :2008/08/30, beau puis quelques cumulus

Pic de Pomebrunet (2596m) en circuit depuis le col de la Core

Valier depuis Garies Le pic de Pomebrunet est un sommet escarpé bien individualisé sur la crête nord du Valier. Sans accès facile, éclipsé par le Valier, peu fréquenté par les humains alors que les isards sont abondants tout autour. Départ au premier virage (1360m) sous le col de la Core pour une facile balade avec le GR10D jusqu'à la cabane de Subera. Continuer avec le Chemin de la Liberté (voie d'évasion en 42-44) jusqu'au plat de la Lauze puis rejoindre la crête à gauche du pic des Clots (1872m). Le pic de Pomebrunet est à l'autre extrémité de cette crête. Elle est facile au début, se redresse et s'effile avant le pic de Lasirouge (2207m), puis de nouveau sous le pic de Garies (quelques pas d'escalade facile, pentes herbeuses assez raides). La descente à la brèche Garies - Pomebrunet est délicate (II en « mixte ariégeois » : rocher + herbe sur pente très raide). Valier depuis Crouzette La dernière montée ne pose pas de problème (aucune échappatoire après le tuc de Rase Cournard à 2096m). Tout du long de cette crête, vue remarquable sur le Valier, son petit glacier et la vallée d'Arcouzan, et au sommet, vue presque aussi intéressante que celle du Valier.

Pour rentrer, suivre la crête au sud vers le col du Cruzous pour rejoindre l'étang de Cruzous (il n'est pas nécessaire de passer au col ni à l'étang : à mi-distance du col, descendre dans la pente herbeuse et passer à un laquet comblé avec ruines au nord de l'étang de Cruzous). De l'étang, un sentier bien balisé en jaune conduit à la cabane des Espugues (confortable, belle vue sur le désert des Lauzets et la face N du Valier), monte au col de la Crouzette, descend à la cabane d'Eychelle (jolis vallons calcaires) et rejoint le GR10D sous l'étang d'Eychelle.

Longueur :*** (1450m, 20 km)
Difficulté :*** (passages de II en terrain délicat)
Intérêt :***
Trajet :cartographie
Topos :Fauroux & Audoubert, 50 balades et randonnées dans le Couserans, page 128 (pic de Lasirouge)
Conditions :2002/08/05, beau, brouillard de vallée remontant après midi

Pic de Lampau (2543m) en circuit depuis le col de la Core (1395m)

Valier versant E Joli circuit varié, avec retour par la longue crête N. Comme ci-dessus, GR10D jusqu'à la cabane de Subera (1499m), puis chemin de la Liberté jusqu'au col de Crabérous (en 2006, balisage rose en bas plus antique balisage jaune ou vert jusqu'au col ; rebalisé depuis). Le sentier suit un cheminement logique, contournant l'immense doline des Clots par le sud (Audoubert la contourne par le nord). En revenant vers le quer de la Fourche, croiser une source puis l'épave d'un avion de la RAF. Les Clots de Garies sont laissés à gauche mais ils méritent le petit détour (grandiose écrit Audoubert) avant la montée au col de Crabérous (2382m). Par la crête au sud en posant un peu les mains, atteindre le pic de Lampau (2543m), belvédère du versant nord du Valier. Le ciel est encore dégagé mais ça ne va pas durer.

Retour par la crête nord jusqu'au col de la Core. Ça monte, ça descend, ça monte, etc ; quelques passages un peu exposés mais pas de réelles difficultés. Au fur et à mesure que je traversais les sommets (tuc de la Messe 2446m, tuc de Quer Ner 2389m, tuc d'Eychelle 2315m et plusieurs pointes intermédiaires), les nuages venus du sud les grignotaient peu après, pas question de lambiner. Peu après le cap Ner (2029m), je rentre dans le brouillard. La descente sans visibilité de la crête de Balame est une expérience intéressante, dont je me suis sorti grâce à ma boussole et à quelques réminiscences. Le tonnerre se manifeste sur la fin et dix minutes après l'arrivée à la voiture, c'est le déluge. Esquivé mais de peu !

Nombreuses fleurs et animaux : un sanglier, des marmottes, des isards perchés, un renard à quelques mètres, un vautour solitaire (ou un aigle ?), des lagopèdes.

Longueur :*** (1600m avec les oscillations)
Difficulté :** (orientation, crête parfois un peu exposée)
Intérêt :**
Trajet :cartographie
Topos :Fauroux & Audoubert, 50 balades et randonnées dans le Couserans, pages 131 (Crabérous) et 125 (tuc d'Eychelle)
Conditions :2006/06/18, dégagé se chargeant rapidement par le sud

Tuc de Quer Ner (2389m) depuis le col de la Core (1395m)

Simple sur le papier (suivre la crête) mais pas nécessairement clair : il y a profusion de sentes piégeuses et aucun sentier. Mais ça passe partout. À tout prendre, le circuit par le Lampau est plus intéressant. Au sommet, belle vue sur le massif du Valier. Méfiance en cas de neige, pentes herbeuses raides.

Longueur :** (1300m)
Difficulté :** (orientation)
Intérêt :*
Topos :Grassaud & Véron, Randonnées dans les Pyrénées Ariégeoises, page 69
Fauroux & Audoubert, 50 balades et randonnées dans le Couserans, page 125 (tuc d'Eychelle)
Conditions :1996/06/29, mer de nuages et ciel voilé
1998/02/15 (sommet pas atteint), beau, neige 1600m (crampons)

Tuc de Laziès (1864m) et col d'Auèdole (1730m) depuis l'étang de Bethmale (1070m)

Randonnée exploratoire, à moitié satisfaisante. Je souhaitais étudier la longue crête secondaire qui va du pic du Midi de Bordes au tuc de la Messe, via les pics de Crabère et de Montgarié. Départ de l'étang de Bethmale pour suivre la route forestière de Mount Ner jusqu'au cirque de Campuls (1h30 ; si elle est déneigée, la portion autorisée aux voitures économise plus d'une heure) avant de rejoindre la cabane de la Lée (1470m). Pour atteindre la crête, remonter derrière la cabane la combe SO qui laisse l'Estagnot à gauche et conduit immédiatement au sud du tuc de Corocle (vers 1750m). Direction sud vers le col de Laziès. Avec de la neige, la première pointe est délicate (pente raide exposée et terrain peu fiable) et la suite présente encore deux courts passages demandant de l'attention (sans neige, tout est facilement contournable en versant est). Vues plongeantes de plus de mille mètres sur la vallée du Ribérot et face à Peyralade - Barlonguère. Au col, 4h de marche, déjà 13h, vent pénible ; la montée au pic de Crabère ne semble pas envisageable et la traversée sur flanc raide pour rejoindre l'étang d'Ayes non plus. Retour par le vallon à la cabane de la Lée (en cas de neige, le ressaut supérieur se descend par un couloir à droite et le verrou inférieur dans l'entaille du ruisseau) puis au cirque de Campuls (1405m). De là, montée sans histoire au col d'Auèdole (1730m), belle vue sur les falaises du tuc d'Eychelle. Ce janvier-là, la descente versant nord était protégée par une belle corniche (un mètre vertical plus trois à quatre mètres très raides), toujours présente fin avril. Ensuite, le joli cheminement du GR10 dans une combe boisée descend jusqu'à la piste. Rentrer alors par celle-ci (en coupant les deux lacets) ou par le GR10.

Longueur :** (900m+300m)
Difficulté :* (en évitant les difficultés de la crête)
Intérêt :*
Trajet :cartographie
Conditions :2003/01/18, beau, vent glacial en crête, neige 1050m (raquettes)

Crête du pic de Crabère (2095m) au tuc de la Messe (2446m) en circuit par les étangs d'Ayes et d'Eychelle

Je reprends l'exploration entreprise trois mois plus tôt, avec plus de succès cette fois. Départ de la barrière (1430m) au bout de la bonne piste forestière de Mount Ner. Rejoindre l'étang d'Ayes (1694m), soit directement par le chemin qui remonte la crête de Mount Ner (rude puis horizontal), soit par la cabane de Campuls. Emprunter le GR10 jusqu'au col au nord du pic de Crabère et l'abandonner pour monter à celui-ci. Suivre alors la crête au SE vers le pic de Montgarié. Elle devient chaotique après le sommet 2162m et la pointe précédant le Montgarié nécessite de mettre les mains (escalade facile). On peut cependant feinter cette pointe et le Montgarié par le nord. Continuer sans histoire en crête jusqu'au cap d'Auternac (2361m). La descente directe sur le col de la Crouzette est raide (et cornichée en hiver) et il peut être préférable de faire un détour au sud. Une dernière montée conduit au tuc de la Messe (2446m). Retour au col de la Crouzette pour descendre le joli vallon au nord jusqu'à l'étang d'Eychelle, puis rejoindre le col d'Eliet (balisage jaune). Suivre le GR10 dans sa combe boisée pour arriver à la piste sept cents mètres en aval de la barrière, ou passer au col d'Auèdole pour rentrer par la crête de Mount Ner. Au final, joli et facile parcours de crête, avec vues admirables sur le Valier et Barlonguère, je recommande aux amateurs.

Longueur :** (1250m)
Difficulté :** (hors sentier, quelques passages demandent un peu d'attention)
Intérêt :***
Trajet :cartographie
Conditions :2003/04/22, beau puis se chargeant, doux, neige 1600m dans les vallons, crête largement déneigée

Du pic du Midi de Bordes au tuc de la Messe (2446m) en circuit depuis le pla de la Lau

Long parcours de la crête du pic du Midi de Bordes jusqu'au tuc de la Messe, d'une croix à l'autre. Du pla de la Lau (940m), passer au gîte, traverser les passerelles du GR10 et redescendre rive droite. 100 mètres après les passerelles, Y, prendre à droite le sentier qui monte doucement à flanc en suivant la limite de la réserve du Valier jusqu'au cirque de Campuls. Monter vers le pic du Midi de Bordes (1762m) quand on coupe sa crête NO (Héréchet, 1360m env.), final raide.

Et c'est parti pour plus de 6 km de crête aux vues variées. Sauf qu'avec les innombrables bosses, pointes, rochers, il est sage pour une fois de faire confiance aux moutons en feintant beaucoup à flanc. On trouve des sentes tout du long, faites votre choix. Il paraît nécessaire de franchir le pic de Crabère (2095m), le cap d'Auternac (2361m) et quelques pointes anonymes. Du col de la Crouzette (2237m), aller-retour au tuc de la Messe (2446m) et retour par la cabane du Taus et le joli tournicotant GR du Muscadet.

Longueur :*** (1800m, 21 km)
Difficulté :** (sentes de moutons, traversées demandant un peu d'attention)
Intérêt :**
Trajet :cartographie
Conditions :2017/07/29, beau puis rares nuages

Tuc de Quer Ner (2389m) en circuit depuis l'étang de Bethmale (1070m)

Valier depuis Montgarié Intéressante montée au tuc de Quer Ner ou au tuc de la Messe par le vallon d'Eychelle, envisageable en hiver mais long à pied en démarrant à l'étang de Bethmale (à ski, ça descend bien). Le retour en circuit par l'étang d'Ayes semble plutôt devoir être réservé à l'été même si ça passe en hiver en raquettes.

Piste de Mount Ner puis GR10 jusqu'au col d'Eliet (1638m), agréable vallon d'Eychelle (le lac est invisible et seul le toit de la cabane dépasse de la neige) jusqu'au col de la Crouzette (2237m). Abandon une cinquantaine de mètres sous le sommet du tuc de la Messe (pente verglacée) et reroutage au tuc de Quer Ner. La vue est large et le versant nord du Valier, tout enneigé, est magnifique.

Le retour le plus sage se fait par le même chemin. Pour rentrer par l'étang d'Ayes, la crête Auternac - Montgarié ne pose pas de problème en absence de neige mais la crainte de glace conduit à son contournement par le sud. Le terrain est plus compliqué que sur la carte, la neige abondante bien ramollie par endroit et les hésitations et détours ont rallongé le trajet jusqu'au col (2140m) au pied du Montgarié, heureusement agrémenté par deux isards surpris à quelques mètres. Jolie descente sur l'étang d'Ayes (éviter par l'ouest les falaises du lac) et rentrée par le cirque de Campuls et la piste.

À skis aller-retour par le beau vallon d'Eychelle, plaisant et paisible, sauf la partie boisée sous la cabane d'Eliet qui nécessite de jouer avec les arbres et sous l'étang d'Eychelle avec une pente un peu exposée.

Longueur :*** (1600m)
Difficulté :** (orientation)
Intérêt :**
Trajet :cartographie
Conditions :2005/03/19 (circuit complet), beau, chaud, neige 1070m (raquettes)
2012/02/18 (AR au col de la Crouzette), beau, neige 1050m (skis), photos
2017/01/29 (AR au presque tuc de la Messe, 2380m), beau parfois voilé, neige 1050m (skis)

Circuit des cinq étangs depuis la piste de Mount Ner

Classique mais néanmoins joli circuit des étangs sous la garde du Valier. Départ de la barrière sur la piste forestière de Mount Ner (1430m), étang d'Ayes pour suivre tranquillement le GR10 qui effectue un joli parcours en balcon au-dessus de la vallée du Ribérot, cabane du Taus, étangs de Milouga et d'Arauech, étang du Cruzous finement glacé (2139m). Retour par la cabane des Espugues, col de la Crouzette (2237m), étang d'Eychelle, cabane du col d'Eliet. Si ce n'est sur un courte et évidente portion hors sentier entre Milouga et Cruzous, tout se passe sur de bons sentiers balisés. Le dénivelé est faible mais ne pas négliger la distance.

Longueur :** (900m mais 18 km)
Difficulté :*
Intérêt :**
Trajet :cartographie
Topos :Fauroux & Audoubert, 50 balades et randonnées dans le Couserans, page 115
Conditions :2006/11/11, beau
2013/06/29, beau avec passages brumeux, névés 2100m/1900m

Vallée d'Estours, pla de l'Artigue (1053m) et cabane d'Aula (1550m)

Montagnoles d'Aula Sage balade (en théorie) pour remonter la belle vallée d'Estours à l'ombre du Valier. Vue impressionnante à l'arrivée au pla de l'Artigue, avec la muraille des cuns d'Aula qui s'élève 1400m au-dessus du pla, ainsi que sur les dépôts d'avalanches tombées des couloirs de Labege et de Faustin (aller au fond du pla pour mieux admirer ces couloirs). En pratique, importante fonte des neiges, chaque traversée de ruisseau fut une aventure et je ne parvins pas à franchir ceux situés au fond du pla de l'Artigue (vers 1270m) ; en outre, peu avant le pla, le chemin a été emporté et il fallut quelques pas acrobatiques et délicats, sur du rocher glissant juste au-dessus du ruisseau en furie (le chemin a été reconstruit depuis). Pour éviter ce passage, retour par la rive gauche en passant au pied de la cascade d'Arcouzan et passerelle effondrée (réparée depuis) pour revenir rive droite sous les bordes de Cartier.

Longueur :* (400m à 900m)
Difficulté :*
Intérêt :**
Topos :Fauroux & Audoubert, 50 balades et randonnées dans le Couserans, page 134
Conditions :2004/01/11, couvert, neige 1000m

Glacier d'Arcouzan (2500m) en circuit depuis Estours (675m)

Glacier d'Arcouzan Glacier d'Arcouzan Circuit long, complexe et délicat pour étudier le glacier d'Arcouzan, niché loin de tout au pied de la face NE du Valier et dernier glacier de la moitié orientale des Pyrénées. L'itinéraire se déroule dans le secteur le moins visité du Valier sur un terrain extrêmement complexe et où l'on ne peut pas compter sur le moindre cairn. Je décris le circuit tel que je l'ai suivi mais rien ne dit qu'il était optimal. Je doute qu'il soit jamais repris et seuls des individus très expérimentés en terrain à isard pourront s'en sortir.

Remonter la belle vallée d'Estours jusqu'au pla de l'Artigue (1053m). En deux points de la vallée, on aperçoit le Valier et le glacier ; profitez-en bien, vous ne reverrez ce dernier que dans quatre heures. Le sentier abandonné de la vallée d'Arcouzan débute à proximité du ruisseau d'Arcouzan, rive gauche, parmi fougères, ronces et orties. Plus haut, il disparaît pratiquement dans les hautes herbes. Ne pas passer dans la gorge mais monter au-dessus des barres. Vers 1400m, on découvre toute la haute vallée jusqu'au col du Cruzous ; repérer le secteur où les parois du ravin d'Arcouzan s'abaissent assez pour le traverser. Continuer à s'élever rive gauche dans les herbes, passer une minuscule cabane (une place et demi, état précaire), et assez laborieusement, rejoindre la zone de traversée de la gorge (1600m env.). Il faut maintenant remonter les Mourmoussons en direction du Valier. De loin, cela semble clair mais sur place, c'est comme sur la carte IGN, on n'y comprend rien. Il faut s'élever au mieux, parmi les pentes herbeuses parfois très raides, les ressauts plus ou moins rocheux et les entailles de ruisselets insoupçonnés. Bon sens du cheminement pour éviter de se retrouver en terrain délicat voire dangereux. Après de multiples hésitations et interrogations, je parviens sur la crête de séparation entre la vallée d'Arcouzan et le vallon de Labege et découvre le glacier d'Arcouzan (celui-ci est en haut du vallon de Labege et non pas dans la vallée principale d'Arcouzan). Enfin sans difficulté, je monte jusqu'à lui. Bien que modeste, il mérite le nom de glacier, avec de belles crevasses profondes de plusieurs mètres. Il gronde, grogne et craque régulièrement et comme tout véritable glacier, il possède sa harde d'isards tous surpris de voir un être humain.

Pour rentrer, j'ai imaginé passer par la cabane d'Aula (quelle idée !). Le début se passa si bien que j'ai d'abord pensé que c'était la bonne voie pour accéder au glacier mais ce fut contredit par la suite. Redescendre assez longuement la crête de séparation (sente) jusqu'au collet qui précède la première pointe bien marquée (cotée 2002) d'où l'on descend facilement dans le vallon de Labege. Le traverser assez haut (vague trace) en direction des falaises de la rive droite. Descendre jusqu'à trouver dans une encoignure, immédiatement à droite du premier sommet des Pointals, une courte pente herbeuse très raide qui monte sur la crête E du Valier (1750m env.). La bonne nouvelle est que l'on aperçoit la cabane d'Aula, la mauvaise est que le versant sud est une pente herbeuse pratiquement verticale. Je remonte alors la crête vers le Valier, espérant découvrir une pente plus facile, ce qui fut le cas, environ 200 mètres plus haut. Sans être aisée, cette pente herbeuse était au moins praticable. Reste à rejoindre en face le sentier provenant de la cabane d'Aula. Il faut couper très haut le vallon issu du Trou Noir et tout en bas celui du couloir de Faustin. Entre les deux, débrouillez-vous... Un sentier, visible de loin mais peu marqué, conduit à la cabane d'Aula où l'on a le plaisir de trouver un vrai sentier qui ramène longuement à la voiture.

Questions en suspens : existe-t-il un cheminement simple pour accéder au glacier ? (par la brèche du Valierat semble-t-il) ; combien de visites annuelles le glacier reçoit-il ?

Longueur :*** (2000m)
Difficulté :*** (pour randonneur très expérimenté : terrain complexe, pentes herbeuses raides ; temps sec et bonne visibilité indispensable)
Intérêt :***
Trajet :cartographie
Conditions :2006/09/09, beau puis voilé puis cumulus

Cuns d'Aula (2532m), pic de la Pale de la Clauère (2721m) depuis le col de Pause (1545m)

Lanet Clau Vautour au Lanet Clau Intéressant parcours de la crête du port d'Aula au pic de la Pale de la Clauère, facile mais spectaculaire pour la traversée des Cuns et des Montagnoles, plus technique pour la partie finale. L'intérêt est aussi dans la fabuleuse ambiance aérienne au-dessus des abîmes d'Aula : parfois cinq cents mètres de vide vertical, et toujours mille mètres de plongeon jusqu'au refuge d'Aula. Des isards en foule, du petit surpris à dix mètres et plus intrigué qu'apeuré à la harde de vingt-cinq bêtes, un vautour en rase-mottes, des marmottes méfiantes. Les traversées des deux Lanet Clau sont par contre plus dangereuses que difficiles et il peut être sage de les éviter (ils sont aisément feintables).

Pic de Moredo Du col de Pause (1545m), monter vers le port d'Aula. À la cuvette précédent le port, passer près de la balise météo et prendre à droite un court couloir herbeux raide qui permet de rejoindre la facile pente est du Lanet Clau oriental (la montée directe depuis le port d'Aula semble peu sympathique) et monter au sommet (2443m). Suivre la crête à l'ouest, en quittant par endroit le fil pour les très raides pentes herbeuses du versant espagnol (grande prudence nécessaire). Après le collet (2345m, aisément accessible par le sud), on trouve un court passage d'escalade II. Il n'y a ensuite plus aucune difficulté pour la traversée des trois pointes des Cuns d'Aula (2461m, 2506m, 2532m) mais la crête est par endroit bien étroite. Ambiance spectaculaire. Résister à l'attraction des pentes herbeuses du versant sud, dangereuses, et enchaîner tous les pointements. Après le col de la Tindareille (2355m, échappatoire), la traversée du sommet des Montagnoles d'Aula (2552m) est facile. On parvient au col 2436m au pied du Lanet Clau occidental (échappatoire).

La suite est plus sérieuse. Contourner le ressaut rocheux du fil (en mauvais rocher) par la gauche en empruntant une pente herbe/rocher raide pour revenir en crête à proximité du sommet du Lanet Clau (2595m). Suivre le fil aérien. Après un passage délicat (II exposé) sur des lames friables de calcaire, le rocher devient brusquement du schiste en blocs, légèrement plus sûr. Longs passages en II exposé, échappatoire au sud. Au pied de la montée finale, éviter une aiguille par la droite (rappel obligatoire sinon) et attaquer l'escalade II+ (un pas de III) de la pointe 2677m, jonction de la crête sud du Valier. Sans difficulté, descendre à l'ouest à la brèche de Clavera (2650m) où passe l'itinéraire port d'Aula - Valier et remonter au SO au pic de la Pale de la Clauère ou pic de Clavera (2721m). Ouf.

Retour facile mais long : descendre au sud au col de la Pale de la Clauère (2522m), prendre à l'est une sente horizontale pour rejoindre l'itinéraire balisé en jaune qui contourne longuement les Montagnoles et les Cuns d'Aula jusqu'au port d'Aula.

Longueur :*** (1700m)
Difficulté :*** (escalade II+, pentes herbeuses raides, passages aériens)
Intérêt :***
Trajet :cartographie
Conditions :2010/08/20, beau et cumulus, brume envahissante venue du versant nord, photos

Cap de Bouirex (1873m) en circuit depuis l'étang de Bethmale

Départ du col de la Core (1395m, en été) ou de sous l'étang de Bethmale (1010m, en hiver) pour la montée directe au Bouirex par la crête sud. Panorama sur le Couserans toujours intéressant après une chute de neige. Pour varier le retour, suivre la crête ouest jusqu'au-delà du cap de Palus pour partir sur la croupe ouest (pistes de débardage) et croiser nécessairement la route forestière de la Grande Redille issue du dernier lacet sous le col. Et si l'on est aventurier, il existe des pistes et sentiers mal définis (mais praticables) qui permettent de plonger vers la route 250 à 300 mètres plus bas (cf trace approximative).

Longueur :* (500m à 900m)
Difficulté :*
Intérêt :**
Trajet :cartographie
Topos :Angulo, Pyrénées : 1000 ascensions, tome V, topo 781
M. Sébastien, Pyrénées Ariégeoises
Conditions :2011/02/26, beau, voile et brume après midi, neige 1800m/1500m

Cap de Bouirex (1873m) en circuit depuis le nord

Serre Haute, Crabère schéma Bouirex Le versant nord du cap de Bouirex est parcouru par de nombreuses pistes forestières qui offrent de jolies balades hivernales en toute sécurité quand la neige est basse et que le risque d'avalanches atteint 5 en haute montagne (gros défaut cependant : elles sont parfaitement carrossables et très parcourues en période de chasse, bien évidemment en ignorant totalement les interdictions de circulation, les chasseurs ne doivent pas savoir lire). On peut aussi se hisser jusqu'au cap de Bouirex pour une remarquable vue centrale sur le Couserans. L'accès se fait depuis le col Catchaudégué ou par la route forestière de Pé d'Argang depuis la Rivière (près d'Alos), en la remontant plus ou moins selon l'enneigement et le circuit souhaité. Je choisis cette dernière option, avec un départ bas (930m), pour suivre (en raquette) la piste jusqu'à son terminus au plateau de Caplong, puis direction sud jusqu'au tuc des Pelates (1608m), dans un brouillard dense. Ensuite SSE en longeant la clôture sur la crête jusqu'au cap de Bouirex. Je perce le plancher nuageux vers 1700m pour jouir d'un splendide soleil et d'une vue admirable sur les sommets recouverts de neige fraîche. Le retour peut se faire en dévalant le versant nord vers Serre Longue ; la neige soufflée avec de grosses accumulations me fait préférer la crête vers l'est jusqu'aux pâturages d'Arp où je replonge dans le brouillard. J'y trouve une clôture suivie NNE jusqu'à un captage 1390m et je descends le long du ruisseau dans la forêt peu touffue pour rejoindre la piste forestière de la Serre qui me ramène à la voiture.

Longueur :* (700m à 1000m)
Difficulté :*
Intérêt :**
Trajet :cartographie
Topos :Fauroux & Audoubert, 50 balades et randonnées dans le Couserans, page 21
Conditions :2002/12/08, sous les nuages puis dedans puis au-dessus, neige 900m (raquettes)

Montagne de Sourroque (1252m) en circuit depuis Alos-la-Rivière

Circuit intégralement balisé en jaune (dans ce sens seulement !), belle forêt. À Alos-la-Rivière (580m), suivre le chemin vers l'aval au bord du ruisseau. Bientôt, il monte à flanc et rejoint le hameau d'Atès. Aller au terminus de la route et suivre le sentier pour passer versant N de la montagne de Sourroque (un peu confus par endroit, le balisage est vieillissant). On rejoint un bon chemin venu du NO, suivre au SE le chemin balisé et panneauté "Table des Quatre Seigneurs". Il franchit un ressaut rocheux (câbles appréciables avec un peu de neige) et se repose. Faire un saut au cap d'Aruille (1252m) pour apercevoir le Valier dans une trouée, tous les autres sommets sont boisés et sans visibilité. Le balisage vers l'O passe à la table des Quatre Seigneurs (1239m), traverse la belle hêtraie, effleure une piste et entre dans une superbe forêt de buis qui se poursuit jusqu'au pas du Portillon (816m). Le sentier descend à Rames. La suite est moins drôle, principalement de la route heureusement très peu passante (3 km de goudron en coupant le dernier lacet) jusqu'au col de Portech (862m) où le balisage évite la route pour revenir à la Rivière.

Longueur :** (1050m, 16 km)
Difficulté :*
Intérêt :**
Trajet :cartographie
Conditions :2016/02/21, beau, traces de neige