Célèbre massif aux nombreux lacs, pendant septentrional d'Aigüestortes, le massif de Néouvielle est (trop) facile d'accès grâce à plusieurs routes d'altitude, dont la fameuse route des Lacs conduisant aux lacs d'Aumar et d'Aubert. En été, la surfréquentation nécessite de savoir deviner les coins tranquilles mais il existe encore des lacs isolés, entourés de vieux pins à crochet, où l'on parvient à faire une sieste sans dérangement. Le pic de Néouvielle est l'un des 3000 les plus gravis mais n'est pas le point culminant du massif : le pic Long (3192m), plus haut d'une centaine de mètres, n'est pas un sommet à randonneur. Son ancienne voie normale par le glacier de Pays Baché est devenue difficile et ses actuelles voies normales par les arêtes S (crête du Badet) ou O (arête de Bugarret) présentent des passages d'escalade II aérienne. En périphérie des 3000, on trouve plusieurs sommets élégants et moins évidents (Méchant, Marraut, etc), oubliés des randonneurs mais faisant le délice des pyrénéistes explorateurs.
Deux sommets peu fréquentés au fond de la vallée de l'Yse aux multiples
granges, et pour cause : pas de voie facile et rocher déplorable. Ils
offrent pourtant un remarquable panorama : Néouvielle, vallée de Barrada
devant Crabounouse - pic Long, Munia, cirque d'Estaubé devant le Mont Perdu,
cirque de Gavarnie, Vignemale, Ardiden, etc.
Parvenu à la cabane de Peyrahitte (1830m), l'enneigement me fait préférer une montée par la rive gauche du ruisseau de Maucapéra avant de rejoindre la cabane puis le lac de Maucapéra (2305m). Joli site. Une pente assez raide (35°) en neige bien dure conduit au SE au col de Marraut (2529m) (double ; choisir la branche de gauche). Soudaine découverte de la vallée de Barrada et de Gavarnie. Pour monter au pic de Maucapéra, deux solutions : suivre le fil de la crête, parfois sur son versant sud (escalade facile, exposée et en terrain médiocre) ; ou traverser horizontalement jusqu'à proximité de l'aplomb du sommet et y monter par une raide pente constituée de marches en herbe-cailloux (plus clair à la descente, le sommet étant indiscernable d'en bas). Dans les deux cas, pied sûr et inutile de chercher des cairns. Belle vue au sommet, encore encapuchonné d'une considérable masse de neige.
L'accès au soum de Marraut est plus difficile. Tout d'abord, une arête de
neige m'imposa de tailler quelques marches. La brèche intermédiaire (2645m
env.) est suivi d'un ressaut vertical. Ne pas préférer la pente à droite,
qui semble plus sympathique mais qui est exposée et en mauvais rocher, et
gravir directement la paroi aux nombreuses et bonnes prises (II), en passant
ensuite versant nord. Une deuxième brèche étroite nécessite un pas
acrobatique (IIsup ?). De nouveau, ne pas chercher à l'éviter par la droite,
le terrain y est pourri et exposé. Temps : 45mn du col de Marraut au
Maucapéra ; 30mn du Maucapéra au Marraut.
Toponymie : les anciens auteurs et les vieilles cartes placent les mêmes noms mais sur d'autres sommets : d'est en ouest, ils utilisent soum de Marraut, pic de Maucapéra, pic des Pradets de Marraut, là où l'actuelle carte IGN 1:25 000 porte Castets de Marraut, Marraut et Maucapéra.
| Longueur : | ** (1250m) |
| Difficulté : | ** pour Maucapéra, *** pour Marraut (escalade II exposée) |
| Intérêt : | ** (vu la médiocrité du terrain) |
| Trajet : | Géoportail, GoogleMaps |
| Topos : | 1000 ascensions, tome III, topos 465, 465b |
| RandoÉditions Hautes-Pyrénées, page 139 (lac de Maucapéra) | |
| Ratio, tome II, page 60 (lac de Maucapéra) | |
| Conditions : | 2006/05/02, beau, venté, neige 2100m/1900m (crampons) |
Face à cabane de Peyrahitte, le soum de Marraut dresse un farouche versant
nord de belle ampleur. Le couloir nord, évident, remonte en léger S dans le
fouillis d'éperons, visitant au passage un étonnant clot suspendu, pour
déboucher à la brèche Maucapéra-Marraut. C'est une superbe voie d'ascension
hivernale (en été, il ne doit pas présenter beaucoup d'intérêt). Après un
bon sommeil à la spartiate cabane de Peyrahitte (1830m), départ dans la nuit
noire pour être à la cabane de Maucapéra (2207m) au lever du jour. Le
débouché du couloir nord se situe 300 mètres à l'est. Montée à skis jusqu'à
2300m puis en crampons. Le courageux premier de cordée nous a tracé de
belles marches tout du long et les seconds ont profité d'une neige
confortable, bien que parfois « polystyrène ». Début à 40°, se redressant à
45/50° au-dessus du clot, puis de nouveau 40/45° jusqu'à la brèche (2645m
env.). L'arête qui monte au Marraut n'est pas simple en été et quand la
neige s'y invite localement, elle ne demande que plus d'attention. Deux murs
en II exposé, plusieurs passages spectaculaires et vertigineux. Je n'avais
jamais fait d'aussi longs passages d'escalade avec des crampons ! Vue
magnifique au sommet, à peine quelques nuages de-ci de-là, tous les sommets
des Hautes-Pyrénées sont en vue. Au retour, un rappel a semblé préférable
pour le mur dominant la brèche puis descente par le couloir pour retrouver
les skis et profiter d'une excellente neige de printemps jusqu'à la cabane
de Peyrahitte, où nous attendaient des sacs excessivement lourds pour
revenir à la voiture.
| Longueur : | *** |
| Difficulté : | **** (AD/AD+, couloir 45/50°, escalade II aérienne) |
| Intérêt : | *** |
| Schéma : | voir Maucapéra-Marraut |
| Trajet : | Géoportail, GoogleMaps |
| Conditions : | 2007/03/17-18, beau, se bouchant en soirée, neige 1570m/1830m (skis puis crampons) |
Un vallon taillé pour le ski, large, régulier, sans mauvaise surprise (si ce n'est la petite descente de 50m, à remonter au retour, pour rejoindre le plat 1854m). Au fond de la vallée de l'Yse, la rive gauche garde bien la neige et le vallon supérieur est un modèle de ski facile. Vue limitée au col, mais Turon de Néouvielle et massif du pic Long en imposent.
| Longueur : | * (1000m) |
| Difficulté : | * |
| Intérêt : | ** |
| Trajet : | Géoportail, GoogleMaps |
| Topos : | Cabot, Ski de randonnée dans les Hautes-Pyrénées |
| Ratio, tome II, page 62 | |
| Conditions : | 2013/05/07, gris avec rares éclaircies, neige 1550m (skis), photos |
Accès au refuge Packe en traversant le mont Arrouy, puis visite sans sac aux pics Prudent et de la Coume de l'Ours. Des granges de Budéraous (1571m) suivre le sentier du col de Pierrefitte jusque vers 2250m, peu avant le pierrier du col. Quitter le sentier pour s'élever droit dans la pente herbeuse à l'est pour découvrir rapidement un vallon suspendu qui conduit au col 2515m. Suivre la crête, raide mais sans difficulté, jusqu'à l'antécime sud (2718m). Pour monter au point culminant, descendre versant E jusqu'au pierrier, longer la crête vers le nord et y remonter à la dernière brèche, à droite d'une tour carrée spectaculaire. Pente raide pour aboutir au sommet (2778m). Revenir à la brèche et descendre à vue vers le refuge Packe, pierrier pénible puis herbe douce.
Du refuge Packe (2524m), léger et sans sac, monter dans la coume de l'Ours et sur le haut, obliquer au nord pour rejoindre la crête ouest du pic Prudent. La suivre pour aboutir sur la crête principale un peu au sud du sommet. Faire un aller-retour par la crête facile mais étroite, joli sommet bien aérien.
Rejoindre la brèche au pied du pic de la Coume de l'Ours, d'abord par la crête puis versant ouest. Remonter l'arête nord d'abord dans son flanc ouest puis sur le fil (quelques cairns stratégiques). Longs passages d'escalade II et un pas de III peu exposé. Parvenir à l'antécime. Pour le vrai sommet, descendre prudemment dans la brèche et observer bien le mur en face : un peu à droite, il y a toutes les prises nécessaires (II+ sur cinq mètres). Vue plongeante sur les lacs de Bugarret. Retour par le même itinéraire (il serait plus facile de passer par le col de la Coume Estrète puis de traverser au NO sous le pic). Dodo au mignon refuge Packe, à l'abri des rafales et à la vue admirable (mais ça se paye avec 100 mètres à descendre pour aller chercher de l'eau au lac du Pourtet), et Crabounouse - pic Long le lendemain.
| Longueur : | *** (1600m) |
| Difficulté : | *** (pour le pic de la Coume de l'Ours : escalade II+ ; le reste est **) |
| Intérêt : | ** |
| Trajet : | Géoportail, GoogleMaps |
| Conditions : | 2011/08/28, beau parfois voilé, venté, photos |
Un peu moins classique que le pic de Madaméte mais intéressant au printemps
: on parvient au sommet skis aux pieds. Départ de Tournaboup (1450m, en
hiver) ou du pont de la Gaubie (1538m, en été), montée par la vallée
d'Aygues-Cluses, toujours aussi belle, jusqu'à la cabane d'Aygues-Cluses
(2150m). Suivre au SE la croupe qui mène vers le col de Barèges. Au plat
juste avant le col (qui reste caché jusque là), prendre à droite une courte
pente raide qui permet de découvrir une cuvette (2458m, laquet). Rejoindre
l'épaule à gauche du sommet puis la large crête jusqu'au sommet. Temps
magnifique, visibilité excellente, très beau belvédère. Bonne et rapide
descente jusqu'à la cabane par le vallon au sud de la croupe, puis assez
long retour par la vallée d'Aygues-Cluses, où il n'est finalement que peu
nécessaire de pousser sur les bâtons.
| Longueur : | ** (1200m et plus de 14 km AR) |
| Difficulté : | * |
| Intérêt : | *** |
| Trajet : | Géoportail, GoogleMaps |
| Conditions : | 2008/04/15, beau, neige 1500m (skis) |
Classique circuit depuis le parking de Tournaboup (1450m, en hiver) ou le
pont de la Gaubie (1538m, en été) : montée par la vallée d'Aygues-Cluses,
lac de Madaméte, sommet et retour par dets Coubous. En hiver, c'est une
belle course, assez longue et très fréquentée. Premier visiteur de la vallée
d'Aygues-Cluses au lendemain d'une petite chute, j'eus le plaisir de faire
ma trace dans cette jolie vallée. Ça monte doucement et c'est un plaisir de
circuler au milieu des pins jusqu'à la cabane (que j'ai laissée à
gauche). Toujours en douceur mais dans un paysage plus ouvert pour atteindre
le lac de Madaméte, à peine discernable sous la neige.
Le col de Tracens était corniché et je suis directement allé chercher le
replat 2550m sur la crête N du pic de Madaméte. Déchaussage sur quelques
mètres pour franchir une amorce de corniche et, la dernière pente ayant été
ventée, à pied jusqu'au sommet. Soudaine découverte du Néouvielle et du
spectaculaire Ramougn, un vaste panorama auquel manquaient les nombreux lacs
du secteur, endormis sous la neige. Le début de la descente vers dets
Coubous fut effectué par jour blanc et ne fut guère réjouissant. Ne
connaissant pas le secteur, il était inévitable que je dusse pousser un peu
dans les faux plats des lacs. Éclaircie et neige de printemps pour la
descente du mur dets Coubous, un régal.
| Longueur : | ** (1200m et 14,5 km AR) |
| Difficulté : | * (orientation par mauvaise visibilité) |
| Intérêt : | ** |
| Topos : | plein ! |
| Conditions : | 2007/04/05, beau le matin puis épais voile de sud et éclaircies, neige 1450m (skis) |
Petit tour facile, que j'ai effectué à skis après
être descendu du Néouvielle. Du lac d'Aubert (2150m),
monter au col de Madaméte (2509m) et au pic de Madaméte (2657m). Descendre
la crête nord puis le vallon à gauche sous le pic dets Coubous. Obliquer à
l'ouest pour rejoindre le lac Nère (2224m), puis au sud-ouest vers le lac
Estagnol et monter enfin à la hourquette d'Aubert (2498m) d'où l'on revient
sans histoire au lac d'Aubert.
| Longueur : | * (800m) |
| Difficulté : | * |
| Intérêt : | ** |
| Trajet : | Géoportail, GoogleMaps (avec le Néouvielle) |
| Conditions : | 2010/05/22 (enchaîné après le Néouvielle), beau, neige 2150m (skis), photos |
Tentative au Néouvielle, interrompue par la température bien trop élevée.
Départ de Tournaboup (1450m), monter au lac dets Coubous puis continuer au
sud dans un joli terrain vallonné et parsemé de pins jusqu'à la hourquette
d'Aubert (2498m) défendue par une dernière pente un peu raide. Je fais 200
mètres en direction du Néouvielle pour conclure que la neige est déjà bien
trop molle pour que ça soit raisonnable. Du coup, montée à la pointe
dominant le col d'où le Néouvielle est spectaculaire. Au retour, la neige
est agréable sous la hourquette d'Aubert mais déjà pourrissante dans le mur
dets Coubous (et ravagé par des coulées en bas).
Seconde visite en été jusqu'au lac de Tracens. C'est aussi mignon qu'en hiver.
| Longueur : | ** (1150m) |
| Difficulté : | * |
| Intérêt : | ** |
| Trajet : | Géoportail, GoogleMaps |
| Conditions : | 2009/04/09, beau, chaud, neige 1450m (skis) |
| 2011/07/03 (lac de Tracens), plutôt beau devenant orageux |
Itinéraire archi-classique dont le principal intérêt est d'être tardivement
faisable à skis, en lorgnant le court créneau entre l'ouverture de la route
(au moins jusqu'au lac d'Orédon, généralement mi à fin mai) et la remontée
de la neige. Réalisé en chaussant dès l'extrémité du barrage d'Aubert (sauf
un court déchaussage à la brèque de Barris), bonne neige en étant très
matinal (début de la descente à 9h30).
Pour ma nouvelle visite deux ans plus tard, j'y ajoute une jolie boucle bien moins fréquentée : au lieu de descendre par l'itinéraire de montée, descendre au NE pour arriver au pied de la hourquette d'Aubert. Repeautage pour monter de combes en vallons au col de Madaméte (2509m) puis au pic de Madaméte (2657m), atteint skis aux pieds. Descente au nord-ouest jusqu'au lac Nère (2224m) et retour par la hourquette d'Aubert (2498m).
| Longueur : | * (950m) |
| Difficulté : | ** (pierriers ou névés) |
| Intérêt : | ** |
| Trajet : | Géoportail, GoogleMaps (avec Madaméte : Géoportail, GoogleMaps) |
| Topos : | Ratio, tome II, page 152 |
| Laurens, skis dans les Pyrénées centrales, page 123 | |
| Conditions : | 2008/06/05, fort voile, quelques éclaircies, neige 2150m (skis, crampons) |
| 2010/05/22 (et Madaméte ensuite), beau mais Néouvielle accroché, neige 2150m (skis, crampons), photos |
Long circuit : depuis Cap de Long (2170m), monter au Pas de Gat et rejoindre
au jugé la voie normale du Néouvielle ; la quitter un peu plus loin (après
la brèque de Barris) pour monter vers le Ramougn, qui s'escalade à
partir de la brèche la plus proche du sommet à l'ouest (c'est la partie
techniquement la plus difficile. Le rocher est bon mais c'est plutôt
exposé). Redescendre et rejoindre l'arête NE du Néouvielle qui se remonte
sans la moindre difficulté. Les gens raisonnables s'arrêteront là.
Descendre par la voie normale du Néouvielle et atteindre la brèche de Chausenque (2790m). Descendre vers les lacs Verts, en serrant à gauche (névés tardifs). Le but est de contourner l'arête ouest du Néouvielle pour rejoindre la brèche de Néouvielle (2926m) qui sépare le Néouvielle du pic des Trois Conseillers. Ce contournement est long et laborieux, continuellement en gros éboulis au pied de la paroi (compter plus d'une heure pénible). Depuis la brèche de Néouvielle, l'accès au pic des Trois Conseillers est rapide et facile. La descente de la brèche vers Cap de Long peut être délicate en cas de neige (couloir raide, déversant sur le bas) et la transition vers le névé très dur au pied du couloir (même en absence de rimaye) est délicate. Après il ne reste plus qu'à suivre le sentier des terrasses de Cap de Long, au pied des falaises, qui ramène laborieusement au barrage.
Plus que le Néouvielle, le Ramougn m'a fait forte impression, détaché sur
son éperon. La vue du Néouvielle est belle mais celle depuis le Pic Long ou le Campbieil
(facile d'accès) est plus intéressante, car aussi ouverte mais plus proche
des sommets frontière.
| Longueur : | *** (1700m) |
| Difficulté : | *** (Ramougn et brèche de Néouvielle. ** sinon) |
| Intérêt : | *** |
| Trajet : | Géoportail, GoogleMaps |
| Topos : | 1000 ascensions, tome III, topos combinés 461b, 459, 456, 460b et de l'imagination |
| RandoÉditions Hautes-Pyrénées, page 167 (Néouvielle par la voie normale, qui n'est pas celle que j'ai empruntée) | |
| 50 sommets, 3ième série, page 45 (même remarque) | |
| Conditions : | 2000/07/06, beau, névés 2800m |
Itinéraire classique, magnifique à skis. Du refuge de la Glère, la tranquille montée du vallon des lacs de Mounicot et de la Mourèle permet de se chauffer doucement, la cascade des Lacs Verts en ligne de mire. Détour à l'ouest de celle-ci pour passer par les lacs Verts et revenir au pied de la brèche de Chausenque (plus facile que la pente directe à l'est de la cascade). Bonne neige, pente facile en crampons jusqu'au seuil, et le soleil enfin en récompense de l'autre côté où l'on rejoint facilement l'itinéraire classique depuis Aubert. Une neige transformée parfaite, tant à la montée qu'à la descente, du beau temps, le Néouvielle totalement vierge de traces, une superbe sortie.
| Longueur : | ** (1100m depuis la Glère) |
| Difficulté : | ** (en absence de neige) |
| Intérêt : | **** |
| Trajet : | Géoportail, GoogleMaps |
| Topos : | Cabot, Ski de randonnée dans les Hautes-Pyrénées |
| Conditions : | 2011/04/02, beau, chaud, vent de sud, neige 1600m (skis, crampons), photos |
Ce long circuit permet de voir la quasi-intégralité des lacs entourant le
Néouvielle. C'est d'ailleurs son principal intérêt. Pour le reste, il est
long, avec des portions hors sentiers sans aucun balisage. Le beau temps est
nécessaire et il faut bien repérer les passages.
Partant du barrage de Cap de Long (2170m), longer la rive sud du lac, puis
peu avant la verticale du début du lac, prendre une sente à droite (cairn)
qui descend en lacets pour rejoindre le ruisseau de Cap de Long au-dessus de
son embouchure. Traverser et se diriger vers la hourquette de Bugarret
(2614m). On ne tarde pas à trouver des cairns et des traces de sentier qui
se précisent.
Petit détour inutile : avant d'atteindre la hourquette, il est possible de partir à gauche (cairn au niveau d'une dalle marron) pour rejoindre le col Tourrat ou col des Pêcheurs (2604m). J'espérais que de ce col, il me serait plus facile de rejoindre le lac Tourrat et le Bugarret (qui était l'objectif initial), mais en fait, il faut de toute façon redescendre de 200m pour rejoindre la voie normale en face : il m'a semblé peu aisé de rejoindre le lac Tourrat directement par l'est ; dans ces conditions, autant passer par la hourquette de Bugarret, d'où la descente est plus facile (voir la suite de l'exploration). Une fois parvenu au col Tourrat, je changeai donc mes plans et revins à la hourquette de Bugarret par la crête. Nombreux passages de II, parfois exposés, nécessitant deux ou trois passages à flanc pour éviter des gendarmes trop marqués.
À partir de la hourquette de Bugarret, il va falloir rejoindre le col de la
Coume Estrète (2767m) en suivant les terrasses du flanc sud du
Turon. Descendre un peu vers l'ouest, pour prendre une cheminée facile qui
mène aux terrasses ; cheminée herbeuse et raide, dangereuse si humide (c'est
la partie la plus délicate du circuit).
Une fois sur les terrasses, se diriger NO le long des parois vers la coume
issue du col, bien visible. Remonter la coume jusqu'au col puis suivre au SE
la large crête jusqu'au Turon de Néouvielle (3035m). Le Turon, grâce à sa
position centrale, offre peut-être la meilleure vue sur le massif du
Néouvielle, depuis le Campbieil et le pic Long au sud, jusqu'au Néouvielle
au nord. À l'ouest, le glacier du Vignemale est largement visible. Par
contre, l'arête ouest du Pic Long jusqu'au Bugarret limite la vue vers le
sud et Gavarnie.
Depuis le Turon, partir en direction du pic des Trois Conseillers, puis descendre pour rejoindre le bas du glacier de Maniportet. Se diriger vers le pied des falaises de la crête ouest du Néouvielle en laissant le lac Bleu et les lacs Verts très en contrebas à gauche. Atteindre la brèche de Chausenque (2790m) puis la voie normale du Néouvielle et rejoindre enfin le barrage de Cap de Long par la brèque de Barris et le pas du Gat.
| Longueur : | *** (1600m) |
| Difficulté : | ** (beaucoup d'orientation) |
| Intérêt : | ** (grand effort demandé) |
| Schéma : | voir Néouvielle |
| Trajet : | Géoportail, GoogleMaps |
| Conditions : | 2000/07/20, beau un peu voilé |
Grand classique du ski, facile et beau. Selon l'enneigement, la piste de la
Glère est plus ou moins praticable. Elle est franchement dégradée après
l'épingle du parc à bestiaux 1676m, n'insistez pas. À skis, le circuit
classique consiste à monter au sommet par les lacs Estelat et la coume
Estrète, et retour par les lacs de Maniportet, de la Mourèle et de Mounicot.
Première visite où l'enneigement ne démarrait réellement qu'au-delà du
refuge, bien que la piste gardait encore juste assez de neige pour glisser
deux cents mètres plus bas. Départ du refuge à l'aube, sommet à 9h15, ciel
tout bleu, vue admirable sur les sommets encore bien blancs dominant les
vallées déjà vertes. Superbe descente en excellente neige de printemps
jusqu'au lac de la Mourèle (2297m), ensuite plus lourde sans être pourrie,
bref un bonheur.
Seconde visite au Turon en partant du Lienz (1510m), en chaussant à 1650m. Au col de la Coume Estrète (2767m), aller-retour au pic de la Coume de l'Ours (2855m), par une crête enneigée assez raide. Surprise en haut : il y a deux pointes, toutes deux recouvertes d'un capuchon de neige ne permettant pas de déterminer la plus haute, même si la seconde, malheureusement inaccessible derrière un mur vertical de neige, semblait un chouïa plus haute, ce que confirmera une nouvelle visite.
| Longueur : | ** (900m depuis la Glère) |
| Difficulté : | * (par beau temps) |
| Intérêt : | *** |
| Schéma : | voir Néouvielle |
| Topos : | Ratio, tome II, page 64 |
| Cabot, Ski de randonnée dans les Hautes-Pyrénées | |
| Conditions : | 2007/05/11 (refuge), quelques nuages, neige 1950m en la cherchant bien (skis) |
| 2007/05/12 (sommet), beau, vent assez fort, neige 2130m (skis) | |
| 2011/04/01, beau, neige 1600m (skis + crampons pour le pic de la Coume de l'Ours), photos |
La paroi sud-est entre Turon et Trois Conseillers est divisée en deux par un
éperon marqué et évident. Cet éperon offre une facile voie d'ascension à ces
deux sommets, au cheminement évident mais en terrain à isard. Du cirque sud
du Néouvielle, atteint par le sentier des terrasses, contourner l'arête E du
pic des Trois Conseillers (arête Ferbos), derrière laquelle l'éperon
apparaît. En haut du pierrier du petit cirque (2700 m env., névé tardif,
quasi disparu fin août 2005), une large pente-couloir, bordée à droite par
une petite falaise, permet de rejoindre le fil de l'éperon (pierraille
désagréable). Longer l'éperon par la gauche (SO) pour trouver un deuxième
couloir similaire au premier, en plus long, et déboucher sur la crête Turon
- Trois Conseillers. Le Turon est tout proche (moins de 3h depuis la
voiture), les Trois Conseillers un peu plus loin (par la crête, gendarmes
cotés III, mais ils ne m'ont pas paru si durs). Retour moins facile par la
brèche de Néouvielle et son couloir E, avec la vire inférieure et le
débarquement sur le névé un peu délicats.
Au retour, j'ai enchaîné avec le Ramougn depuis les terrasses.
| Longueur : | ** (950m) |
| Difficulté : | ** (pierriers, orientation, hors sentier) |
| Intérêt : | ** |
| Schéma : | voir Néouvielle |
| Trajet : | Géoportail, GoogleMaps |
| Topos : | Guide Ollivier Pyrénées Centrales IV |
| Conditions : | 2005/08/31, très beau |
À 300 mètres à l'est du Ramougn, un éperon se détache de la crête des
Laquettes. Cet éperon est facile à repérer, en particulier par son
épaulement inférieur (2645m). Descendant de la brèche du Néouvielle, on
atteint l'épaulement presque sans remonter. L'éperon est fendu par une
cheminée herbeuse, facile si ce n'était les blocs coincés (II). Quand
elle s'évase, basculer à droite dans un couloir du même style (bloc
coincé III). Quand on revient sur le fil, ne pas prendre la cheminée à
gauche (elle est très tentante) mais rester sur le fil (le rocher est bon)
ou dans le couloir à droite.
Après 200 mètres d'un cheminement pas si facile (j'ai trouvé optimiste la
cotation PD), on débouche à 2830m, au bord du plan incliné de la montagne
des Laquettes. La face E du Ramougn est toute proche. Le topo indique de
passer par le couloir central avant de l'abandonner vers la gauche, j'ai
préféré attaquer dans des rochers faciles une dizaine de mètres à gauche du
couloir. Escalade facile jusqu'à une large vire herbeuse que l'on suit à
droite, de l'autre côté du couloir central, puis escalade directe vers le
sommet (II, peu exposé). Le Ramougn est un sommet élégant qui se défend
bien. Descente par la voie normale vers l'ouest et le glacier de Ramougn (ou
ce qu'il en reste). Au final, j'ai trouvé la face E plus facile et beaucoup
moins exposée que la voie normale, et la cotation ADinf me paraît excessive.
À l'opposé, le PD de la voie normale me paraît léger (je chipote).
En début de journée, j'avais gravi Turon et Trois Conseillers depuis les terrasses. Ayant gravi tous ses satellites et étant à moins de 200 mètres sous le sommet, le Néouvielle s'imposait pour finir la journée. Ascension facile en rejoignant à droite la crête NE. Retour par le glacier de Ramougn et l'infernal vallon de blocs qui fait suite jusqu'à la brèque de Barris : à fuir en absence de neige.
| Longueur : | ** (1100m) |
| Difficulté : | *** (escalade IIsup/III, passages exposés, pierriers) |
| Intérêt : | *** |
| Schéma : | voir Néouvielle |
| Trajet : | Géoportail, GoogleMaps |
| Topos : | Guide Ollivier Pyrénées Centrales IV |
| Conditions : | 2005/08/31, très beau |
Longue visite, surtout au retour, des 3000m occidentaux de la réserve du
Néouvielle. Depuis le barrage de Cap de Long (2170m), rejoindre le lac
Tourrat en 3h environ, en passant par la hourquette de Bugarret (2614m) ou
par le col des Pêcheurs (2604m) (à préférer pour le retour : terrain un peu
plus confus), qu'il faudra refranchir au retour. Au lac Tourrat, le
cheminement normal contourne le lac par l'ouest avant de s'élever S-SO vers
la brèche occidentale d'Estibère Male. J'ai préféré monter plutôt O-SO sans
difficulté entre les petites barres rocheuses puis franchement O pour
rejoindre un petit col sur l'arête de Crabounouse, juste au sud du sommet
coté 2951m, d'où l'on voit le lac de Crabounouse. Suivre la crête sur le
gros tas d'éboulis qui forme l'antécime nord (3016m) puis jusqu'à la Pale de
Crabounouse (3021m), qui présente une impressionnante face ouest. Suivre la
crête facile jusqu'au pic de Bugarret (3031m, 4h45).
Pour rejoindre la Dent d'Estibère Male, j'ai jugé plus sage de redescendre au nord dans le vallon de la brèche occidentale d'Estibère Male pour atteindre la Dent par sa croupe NE (petite escalade facile en terrain pourri).
En redescendant, je reprends l'exploration entreprise l'année précédente : peut-on rejoindre le lac Tourrat sans redescendre jusqu'au ruisseau de Bugarret ? Après avoir exploré plus attentivement, il ne me semble pas aisé d'arriver facilement au niveau du lac, sans perdre d'altitude depuis le col des Pêcheurs. Par contre, j'ai repéré un cheminement prométeur que j'ai depuis confirmé. Voir la fin de l'exploration.
| Longueur : | *** (1750m) |
| Difficulté : | ** (hors sentier, éboulis, névés probables) |
| Intérêt : | ** |
| Schéma : | voir Néouvielle |
| Topos : | 1000 ascensions, tome III, topo 453 |
| Conditions : | 2001/08/01, grand beau |
Ascension du pic Long via le lac Tourrat et l'arête de Bugarret (arête O du
pic Long). Pour atteindre le lac Tourrat depuis Cap de Long, j'ai enfin
trouvé le cheminement des Pêcheurs : quitter la montée de la hourquette de
Bugarret sous une dalle marron et rejoindre le col des Pêcheurs (2604m).
L'objectif est d'emprunter la banquette ascendante qui coupe les falaises
qui soutiennent le lac Tourrat. Descendre le couloir (qui est un peu au sud
du point bas du col) et, après soixante-dix mètres de descente, partir à
gauche sur une banquette herbeuse sous des barres. En la suivant, atteindre
un vallon d'éboulis (névé) puis la banquette évoquée. À mi-parcours, elle
présente un pas d'escalade peu évident pour franchir un mur de trois mètres,
puis rejoint un large couloir facile qui conduit au lac (quelques cairns
stratégiquement placés). Au final, ce n'est pas considérablement plus rapide
que de rejoindre le sentier normal du lac Tourrat, et il faut tout de même
compter trois à quatre heures depuis le barrage de Cap de Long.
Le lac Tourrat (2621m) est un site sauvage de grande beauté, même si le glacier Tourrat fait pitié. Après la pénible montée à la brèche d'Estibère Male (2983m), l'ascension de l'arête de Bugarret est spectaculaire, en équilibre entre les abîmes de l'Estibère Male et les pentes glacées donnant sur le lac. Elle n'est guère difficile (presque tout est évitable à flanc sans dépasser le II) mais demande un pied sûr. Pour conclure en beauté, on peut même escalader le fronton terminal (normalement évité par le couloir de la face sud), un peu plus dur (III ?) mais en excellent rocher. Descente par la voie normale dans la face sud, hourquette du pic Long, remontée au pic Badet (escalade II) et retour par la voie normale du Badet.
| Longueur : | *** (1300m, long) |
| Difficulté : | *** (escalade II, aérienne) |
| Intérêt : | *** |
| Schéma : | voir Néouvielle |
| Topos : | 1000 ascensions, tome III, topos 452, 451b |
| Conditions : | 2004/09/04, beau mais brumeux |
Lendemain de la montée au refuge Packe, classique parcours à la hauteur de sa réputation. Du refuge (2524m), commencer par une descente vers le lac de Couyéla det Mey (2272m). À la jonction avec le sentier du col de Pierrefitte, je vide le sac, et direction plein sud vers l'arête de Crabounouse. Longer celle-ci d'abord dans les pâturages puis dans la caillasse pour y prendre pied à la brèche 2850m. Sans difficulté sauf une petite brèche (un pas de II), rejoindre le vaste dôme de la pale de Crabounouse (3021m). Des isards partout, une belle vue, un environnement rocailleux étonnant. Direction le pic Long. Crête facile et montée au pic de Bugarret (3031m). Retour un peu en arrière et j'emprunte une corniche assez aérienne, versant sud, pour contourner la pointe et rejoindre la longue proue horizontale qui donne au Bugarret son allure étrange ; de l'extrémité de cette plate-forme, une désescalade facile en terrain pourri permet de rejoindre au sud une seconde corniche (tout aussi pourrie) et d'atteindre la brèche occidentale d'Estibère Male (2988m). Note : cette seconde corniche, plus basse, est aussi praticable ; elle débute juste avant la pointe du Bugarret, passe sous la proue et évite la petite désescalade, mais ça ne fait que rallonger la portion en terrain pourri.
De la brèche, monter à la dent d'Estibère Male par la crête (escalade II parfois aérienne, plus soutenue que ne l'indiquent certains guides). En descendre facilement par l'éperon nord et traverser vers la brèche orientale d'Estibère Male (2983m). Sans sac, l'arête de Bugarret est une promenade, d'autant que des cairns indiquent maintenant la voie de moindre résistance et facilitent la descente. Escalade II, parfois exposée, terrain varié globalement médiocre, mais belle ambiance, et panorama immense au sommet du pic Long.
Retour à la brèche, descente au lac Tourrat en traversant l'éperon nord de la dent d'Estibère Male. Pierres, caillasses, cailloux, rochers, toutes les tailles et tous les styles, pfeu. Mais quel site ! Retour au lac de Couyéla det Mey, sac rechargé et montée interminable au col de Pierrefitte (2466m). Il n'y a que 250 mètres à remonter, mais j'ai eu l'impression d'en faire le double.
| Longueur : | ** (+1300m, -2000m) |
| Difficulté : | *** (escalade II, aérienne) |
| Intérêt : | **** |
| Trajet : | Géoportail, GoogleMaps |
| Topos : | pleins |
| Conditions : | 2011/08/29, beau, petit bourgeonnement l'après-midi, photos |
Le Maubic, modeste 3000 à proximité du pic Long, est finalement plus
intéressant que sa discrétion ne le laisse penser : c'est le frère caché du
Turon, avec une jolie vue sur le cirque de Pays
Baché, le lac Tourrat et le Néouvielle. Accès rapide et facile depuis le
barrage de Cap de Long (2170m) en rejoignant la moraine NE du glacier de
Pays Baché. Comme c'est un peu court pour occuper une journée, je traverse
au sud pour rejoindre la voie normale du Badet (quelques passages d'escalade
peu difficile en rocher médiocre), qui est vraiment un belvédère remarquable
et plus facile que le pic Long (1h30 du Maubic au Badet). Au retour, j'en
profite pour vérifier l'existence d'une variante pour passer du laquet 2570m
au lac de Cap de Long en descendant dans le flanc est du Maubic (rares
cairns insuffisants).
| Longueur : | ** (1350m) |
| Difficulté : | * pour Maubic, ** pour Badet (escalade IIinf) |
| Intérêt : | ** (avec le Badet) |
| Schéma : | voir Néouvielle |
| Topos : | RandoÉditions Hautes-Pyrénées, page 169 (Badet) |
| 1000 ascensions, tome III, topos 454, 451b | |
| Conditions : | 2002/08/01, beau, névés résiduels 2900m |
Bel itinéraire d'escalade, sur une crête aérienne dominant le magnifique lac Tourrat. L'arête débute au Maubic par une portion horizontale hérissée de deux gendarmes majeurs imposant un rappel de descente (le deuxième présente un impressionnant pas au-dessus du vide) puis la crête s'élève rapidement vers le sommet. 5 heures depuis le Maubic, en franchissant les gendarmes (ils seraient feintables) et en prenant des photos. Descente par la hourquette du Pic Long et l'ancienne voie normale (deux rappels). Le « glacier » de Pays Baché n'existe plus, juste quelques nappes de ci de là... Temps magnifique, pratiquement pas un souffle de vent (mais certains relais côté nord de la crête étaient bien frais).
| Longueur : | *** (1200m, long) |
| Difficulté : | **** (escalade AD+, pas de IV+) |
| Intérêt : | *** |
| Trajet : | Géoportail, GoogleMaps |
| Topos : | Les Pyrénées en faces, L. Lafforgue |
| Camptocamp.org | |
| Conditions : | 2009/08/29-30, grand beau |
Long circuit relevant souvent de la petite escalade mais
très gratifiant, tant dans l'effort que dans les récompenses.
Depuis le plan d'Estaragne (2079m), montée au pic d'Estaragne (3006m), puis
Campbieil (3173m), descente sur la hourquette de Cap de Long, puis remontée
au pic Maou (3074m) (pas de III pour atteindre le sommet en restant sur
la crête ; contournable assez bas à flanc), puis pleine crête en IIinf
jusqu'au pic Badet (3160m). De là, l'accès au pic Long (3192m) est un peu
délicat (IIsup). Pour descendre, retourner jusqu'au milieu entre Badet et
Maou et piquer vers le pied du glacier de Pays Baché puis le lac de Cap de
Long. Vues splendides sur la Munia, Mont Perdu et Gavarnie, la
réserve du Néouvielle.
| Longueur : | *** (1850m) |
| Difficulté : | *** (pas de III et beaucoup de II/IIsup) |
| Intérêt : | **** |
| Schéma : | voir Néouvielle |
| Trajet : | Géoportail, GoogleMaps |
| Topos : | RandoÉditions Hautes-Pyrénées, pages 171 et 169 enchaînées |
| 1000 ascensions, tome III, topos combinés 446-448 et 451b-447 | |
| 50 sommets, 3ième série, pages 43, 49 et 51 | |
| Conditions : | 1997/11/15, beau, neige récente 1900m (abandon sous le col d'Estaragne) |
| 1999/07/14, grand soleil |
« Passer de la crête de Bugaret au Badet par le Pic Long ; voilà qui répond à toutes les règles de la poétique alpine » (Lucien Briet, 1902, cité dans Cent ans aux Pyrénées). Effectué en sens inverse, la poésie reste.
Itinéraire exploratoire : si l'estibère Bonne est parfois (rarement) visitée, l'estibère Male semble ignorée et la crête O du Maou était une totale inconnue. Multitudes d'isards dans ces secteurs sauvages. Départ de Moules Déra (1200m) au-dessus de Gèdre pour remonter la vallée de Campbieil. Au croisement du ruisseau d'Estibère Male (1880m), je me demande comment rejoindre la cuvette de l'Estibère Male. Tentative le long du ruisseau où une corniche semblait permettre de surmonter la cascade mais elle est déversante, humide et semi-herbeuse. Demi-tour, et direction plus au sud vers les Barragades, où une large pente herbeuse raide mais sans difficulté permet de rejoindre la crête occidentale du Maou, non loin du point 2413. Suivre cette crête, contourner la pointe 2687m par le nord et reprendre la crête derrière. Elle est longue, en mauvais terrain (schistes), beaucoup d'escalade facile (II au pire). Ça n'en finit pas, une succession de tours qui masquent le sommet, c'est désespérant. Finalement, on débouche sur la crête issue de la hourquette de Cap de Long juste au sud du sommet. Il reste le dernier ressaut en rocher peu sûr (pas de III) pour atteindre le sommet du Maou (3074m). Note : la rampe NO bien visible sur la carte IGN semble un joli accès en neige à 40/45°.
Enfin en terrain connu, traverser le Maou (aérien), monter au pic Badet (3160m), suivre les cairns pour descendre laborieusement à la hourquette du Pic Long (3099m), et monter enfin au pic Long (3192m). 6h depuis le départ, ça commence à bien faire...
Descente par l'arête de Bugarret, toujours aussi spectaculaire. Pour rester en crête, je suis passé par la dent d'Estibère Male et le pic de Bugarret (cf visite précédente en sens inverse) mais j'aurais mieux fait de les contourner plus facilement par le nord. Rejoindre le sommet sud de Crabounouse (3015m). Descendre sa crête SO, sans aucune difficulté mais le début est très raide avec des éboulis croulants pénibles. Rapidement le terrain s'améliore et la descente devient agréable. Vers 2650m, quitter la crête pour rejoindre les pentes herbeuses de l'estibère Bonne. Descendre longuement en rive gauche dans les pelouses de plus en plus confortables, et on trouve même quelques cairns (!). Vers 2000m, suivre une vague trace qui s'éloigne franchement du ruisseau en direction d'une ruine puis descend vers les granges où l'on retrouve le sentier du matin.
| Longueur : | *** (2200m) |
| Difficulté : | *** (longue escalade II, passages aériens, terrain souvent médiocre) |
| Intérêt : | *** |
| Trajet : | Géoportail, GoogleMaps |
| Conditions : | 2012/06/23, beau parfois voilé, cumulus l'après-midi, rare névés, photos |
À pied, il est classique de monter au Campbieil en traversant le pic d'Estaragne. À skis, un parcours plus long et moins fréquenté permet de se balader à loisir dans la montagne de Cap de Long : monter au col d'Estaragne (2837m, 100m raide 35/40° sous le vallon final), descendre au NO vers la laquette 2565m, remonter vers la hourquette de Cap de Long, et avant le gourg, monter au SE dans un large cirque vers la crête sommitale (raide sur la fin, 30/35°). Ciel commençant à se voiler mais encore une belle vue. Retour au choix, par le col d'Estaragne dans mon cas.
| Longueur : | *** (1650m) |
| Difficulté : | ** |
| Intérêt : | *** |
| Trajet : | Géoportail, GoogleMaps |
| Topos : | Cabot, Ski de randonnée dans les Hautes-Pyrénées vol. 2 |
| Conditions : | 2012/05/26, beau se chargeant fortement après 11h, neige 2200m/2150m (skis), photos |
Montée au cylindre d'Estaragne ou Grand Pic des Alharissès par l'arête sud
puis pic d'Estaragne par la crête nord. Suivre le sentier de la voie normale
du pic d'Estaragne jusque vers 2650m quand il part au sud et continuer ouest
dans le pierrier jusqu'au col d'Estaragne (2837m). L'arête sud s'escalade
d'abord par le versant est du fil, puis basculer versant ouest. Le tout en
II continu avec des III occasionnels et évitables selon l'humeur (et dans
mon cas, la température glaciale du rocher dans les pas à l'ombre).
Échappatoires permanentes : on passe tout près de la voie de descente. Après
la jonction avec l'arête est, la crête devient horizontale, continuer sur le
fil aérien, toujours en II, jusqu'au sommet (la neige ne me facilite pas la
vie). Une jolie cime élancée. La Brèche de Roland est visible par dessus
l'échancrure de la hourquette de Cap de Long. Revenir au col par la voie
normale cairnée : suivre en sens inverse la crête jusqu'à la jonction des
arêtes sud et est. Descendre à gauche (est) de l'arête sud, puis la
traverser dans une section horizontale et descendre le large couloir qui la
longe à droite (ouest), pour aboutir à proximité du col.
Direction le pic d'Estaragne. Feinter par l'est les flèches de la portion
horizontale du col (elles sont penchées, voire surplombantes, dans le
mauvais sens) puis suivre la crête, intégralement facile mais avec une
portion aérienne au passage de la pointe intermédiaire 2957m, jusqu'au pic.
Descente par la voie normale dans la face nord-est, avec un peu de neige pour
adoucir les éboulis et de la glace au passage de la barre intermédiaire.
| Longueur : | ** (1100m) |
| Difficulté : | *** (escalade PD+) |
| Intérêt : | ** |
| Trajet : | Géoportail, GoogleMaps |
| Conditions : | 2010/09/28, beau, traces de neige, photos |
L'accès le plus rapide au Campbieil depuis Piau impose la longue escalade de
l'arête de Lentilla et un retour par une longue traversée dans les éboulis
depuis la hourquette de Cap de Long. Prendre le sentier bien tracé du port
de Campbieil. Avant celui-ci, on peut rejoindre directement la brèche Capo
(2678m) depuis plusieurs points : du croisement du vallon de la brèche vers
2120m, de la cuvette de gros blocs (2260m) sous la montée terminale par une
sente qui passe à droite des falaises, de l'avant-dernier lacet en passant
sur l'épaule au-dessus des falaises (de ce que j'en ai vu, il ne paraît
guère plus compliqué de rejoindre le port de Campbieil et de remonter le
versant ouest du Lenquo de Capo). L'arête de Lentilla s'élève sur près de
500m sans jamais être difficile : elle est large, peu aérienne, d'escalade
peu difficile (quelques pas de II), mais l'extrême médiocrité du rocher la
réserve au montagnard aguerri qui saura faire preuve d'un sens aigu du
cheminement et de la plus grande délicatesse dans ses appuis, à l'exemple
des isards que j'y ai croisés. On débouche soudainement à l'antécime SO du
Campbieil (1h15 à 2h depuis la brèche), à quelques minutes du sommet (3173m)
au prestigieux panorama. Pour le retour, rejoindre la hourquette de Cap de
Long, descendre en tirant à droite au début (quelques cairns), puis
s'orienter progressivement à gauche en descendant en traversée un immense
champ d'éboulis compacts pour franchir un éperon herbeux vers
2550m-2600m. On découvre derrière un nouveau pierrier et le port de
Campbieil (2596m). Au col, le soum des Salettes (ou pic des Aguilous) paraît
à portée de main (il y a tout de même presque 400m) et un sentier continu
conduit au sommet (2976m). Panorama remarquable sur Troumouse, Perdido, Gavarnie, Vignemale...
| Longueur : | *** (1400m+400m) |
| Difficulté : | *** pour l'arête de Lentilla (escalade II, terrain médiocre, éboulis), * pour les Salettes |
| Intérêt : | *** |
| Trajet : | Géoportail, GoogleMaps |
| Topos : | 1000 ascensions, tome III, topos 449 et 443 |
| RandoÉditions Hautes-Pyrénées, page 172 (Salettes) | |
| Conditions : | 2003/07/28, beau, mer de nuages 2100m, vent O |
Escalade longue et généralement facile, sauf les premières longueurs
III/IIIsup et au-delà quelques III en suivant strictement le fil. Elle
vaut principalement pour le cadre, arête aérienne au centre du
bassin de Cap de Long. Note : la carte IGN place mal le Petit Pic.
| Longueur : | ** |
| Difficulté : | **** (escalade ADinf, corde etc) |
| Intérêt : | ** |
| Topos : | Guide Ollivier Pyrénées Centrales IV |
| Conditions : | 2006/09/03, beau |
Le brouillard m'offre involontairement une alternative à la voie classique
du pic Méchant, avec un joli parcours en crête. Suivre le sentier rive
droite du ruisseau d'Estaragne (sans jamais traverser). Quand le sentier
disparaît, les nombreuses balises qui marquent la limite du Parc National
prennent le relais en indiquant approximativement la direction du col des
Cintes Blanques (2702m). Du col au pic des Toudes, la crête est assez facile
(passages d'escalade Isup ou IIinf, terrain parfois peu sûr) et on a le
plaisir de devoir trouver soi-même le cheminement. Une courte descente
aboutit à la voie normale du pic Méchant.
Du sommet du pic Méchant, continuer la crête jusqu'au pic de Bugatet, rarement visité. Il n'y a pas de grandes difficultés (quelques pas de II, parfois exposé), mais la crête est chaotique et le terrain souvent peu sûr. Les principales difficultés se situent au pied du pic Méchant (pas de la Cau) et juste avant le Bugatet (brèche de Bugatet). Pas de traces ni cairns, compter deux heures minimum. Seules échappatoires : pas de la Cau et brèche de Bugatet. Du pic Méchant, descendre la crête à l'est. Le premier gendarme peut s'éviter en flanc sud mais il faut vite revenir en crête en se tenant le plus près du fil au-dessus des dalles du versant nord. Après le pas de la Cau (2733m), la crête est plus facile (mais toujours découpée) jusqu'au pic intermédiaire (pène Esperracade, 2829m). Elle redevient plus compliquée à la descente vers la brèche de Bugatet (évitement en flanc nord). La brèche (2716m) est défendue par une pointe redoutable qu'il faut contourner en versant sud sans guère descendre (un peu délicat). L'important ressaut sous le sommet du Bugatet se contourne aussi par le sud (toujours en terrain peu sûr. Revenir en crête dès que possible).
Le retour peut se faire en revenant à la brèche de Bugatet mais il est plus rapide de descendre par la face NO. Descendre dans la face (terrain instable), en serrant vers la crête nord puis rejoindre l'épaule de l'éperon issu de cette crête et qui ferme la face (gros cairn, c'est à peu près le seul de la journée !). À gauche (sud), il y a deux couloirs peu sympathiques (l'un serait praticable, cf Angulo), et à droite, on trouve une corniche encaissée qui descend sans difficulté vers le pierrier à l'est du point 2571m. Au pied du cirque de Bassia Gran, il faut encore improviser une descente entre pins, rhododendrons et pierriers pour trouver la route le plus près possible du parking (ni traces, ni cairns, ça devient une habitude).
| Longueur : | ** (1200m) |
| Difficulté : | ** (petite escalade, terrain croulant et peu sûr, pierriers, hors sentier) |
| Intérêt : | *** |
| Trajet : | Géoportail, GoogleMaps |
| Topos : | 1000 ascensions, tome III, topos 445 (Méchant direct), 444 (Bugatet direct) |
| RandoÉditions Hautes-Pyrénées, page 173 (Méchant direct) | |
| 50 sommets, 3ième série, page 41 (Méchant direct) | |
| Conditions : | 2003/08/31, brouillard < 2300m et ciel assez nuageux |
Départ au petit parking (1780m) juste après le lacet des Myrtilles pour
gravir le Bugatet par sa face NNE et revenir par la crête de Traouès. Pour
rejoindre le vallon sous la face NNE, j'ai suivi le bon sentier qui mène à
la cabane de Couplan, espérant trouver le sentier qui revient vers les
Labasses, mais il n'existe plus (j'en ai trouvé une vague trace sur la fin)
et c'est une traversée laborieuse dans les rhododendrons qui m'a ramené dans
le vallon. Peut-être est-il plus simple de s'élever directement depuis le
parking ? Remonter l'immense lita de Bugatet jusqu'au pied de la face. Un
important névé raide défendait l'accès au couloir décrit dans le guide
Ollivier. J'ai abordé la paroi plus à droite, pratiquement au point où le
pierrier monte le plus haut. Ascension d'abord de gauche à droite, puis vers
le pied des dalles montant à la crête de Baranette. Le socle de base
franchi, longue traversée vers la gauche pour passer entre deux zones de
dalles lisses (passage visible d'en bas) et revenir à l'aplomb du sommet. En
cherchant le terrain le plus confortable, j'ai fini par suivre un long
couloir, tantôt dans son fond, tantôt dans son flanc, pour sortir sur la
crête N du Bugatet, une centaine de mètres sous le sommet, facilement
accessible. La principale difficulté a été de trouver un cheminement dans la
face ; sinon l'escalade a été peu difficile, avec des passages en II, mais
le terrain est généralement délicat, particulièrement dans la première
partie : mauvais rocher, gradins croulants, banquettes herbeuses inclinées.
Après avoir profité du panorama, descendre prudemment à l'est et rejoindre l'antécime orientale. Descendre prudemment la raide arête SE, sans trop s'éloigner du fil et en se méfiant des pentes herbeuses excessivement raides. On parvient à la tranquille crête de Traouès. J'ai ignoré le premier vallon qui conduit directement à la cabane pour continuer au-delà du sommet 2531m et descendre dans le deuxième vallon issu du col 2417m. Un sentier peu marqué fait quelques lacets, part à gauche vers une ruine (repère important) et descend à proximité des parois rive gauche, toujours très haut au-dessus du fond du vallon, évitant ainsi gros blocs et rhododendrons. Sur la toute fin, le sentier se perd mais on trouve rapidement le bon sentier qui passe à la cabane et ramène à la voiture.
| Longueur : | ** (1200m) |
| Difficulté : | *** (hors sentier, escalade II, terrain délicat, pentes raides) |
| Intérêt : | ** (pour amateur de solitude) |
| Trajet : | Géoportail, GoogleMaps |
| Conditions : | 2007/07/31, beau |