Regroupement audacieux de deux massifs distincts : d'une part le massif calcaire du Vignemale, centré autour du glacier d'Ossoue, d'autre part la longue crête schisteuse puis granitique allant du soum d'Aspé à l'Ardiden. Le massif du Vignemale, modeste en superficie (une dizaine de km²), est sans doute l'archétype de la haute montagne pyrénéenne : des glaciers encore vivants bien qu'en mauvaise santé, des voies normales faciles côtoyant des accès glaciaires et rocheux très difficiles, un froid versant nord spectaculaire, un aride versant sud moins vertical mais tout autant impressionnant. Le massif de l'Ardiden est un massif plus classique, semblable aux autres massifs granitiques que sont la Maladeta ou le Luchonnais. On y trouve de jolis motifs de randonnées, par exemple dans le remarquable cirque d'Estom Soubiran qui abrite une demi-douzaine de charmants lacs. L'accès aux sommets est par contre défendu par d'importantes raillères qu'il est préférable de visiter au printemps.
Sommet élancé et marquant vu du nord, et belvédère encore plus spectaculaire que le Cabaliros. Montée sans histoire par le GR10 au col de Riou (1949m). Puis direction nord vers le Viscos. Cinq bosses que le sentier d'été contourne mais qu'avec la neige il a fallu franchir successivement, tant à l'aller qu'au retour, ajoutant encore du dénivelé. Après le tuc des Arribans (2088m), la crête devient étroite et chaotique, le sentier circule de part et d'autre mais de nouveau, la neige m'a imposé de suivre le fil, assez laborieusement (petite escalade aérienne). La pente finale est raide mais une bonne sente la remonte. Panorama superbe au sommet, à cheval entre les vallées de Cauterets et de Luz, vue lointaine, pratiquement tous les 3000 et grands sommets des Hautes-Pyrénées sont visibles.
| Longueur : | *** (1400 à 1650m) |
| Difficulté : | ** (crête finale chaotique) |
| Intérêt : | *** |
| Trajet : | Géoportail, GoogleMaps (en partant de Cancéru) |
| Topos : | 1000 ascensions, tome III |
| Conditions : | 2013/05/06, beau, névés 1600m, photos |
Montée au plateau du Lisey par le joli chemin aux 21 lacets, descente par la piste forestière. Au terminus de la piste de la Reine Hortense, sentier doucement montant vers Hourmigous (mignon site) et retour par Cancéru.
| Longueur : | * (750+150m) |
| Difficulté : | * |
| Intérêt : | ** |
| Conditions : | 2013/05/09, couvert |
Le dénivelé semble raisonnable mais on a droit à quatre kilomètres d'un
chemin qui s'élève à peine, un sentier qui grimpe raide jusqu'aux lacs, un
pierrier pénible jusqu'au col et une longue crête étroite jusqu'au sommet.
Heureusement, le sentier des lacs est bien marqué et cairné, les lacs
d'Estibe Aute (2324m), de grande taille, sont beaux, situés en balcon
face à Ardiden-Cestrède. Au col (2622m, accès évident, on peut aussi
atteindre la crête plus au sud), magnifique découverte des Chabarrou et du
Vignemale. Un cheminement cairné évite généralement la crête par l'ouest (un
ou deux pas de II, un passage un peu exposé pour contourner la dernière
pointe) et ce n'est que quand la neige s'invite en versant nord qu'il faut
se reporter sur la crête même (aérien, parfois délicat). Belle vue au sommet,
superbe sur la face nord du Vignemale.
| Longueur : | *** (1500m) |
| Difficulté : | ** (pierrier, petite escalade) |
| Intérêt : | ** |
| Topos : | RandoÉditions Hautes-Pyrénées, page 75 |
| 1000 ascensions, tome III, topo 353 | |
| 50 sommets, 2ième série, page 47 | |
| Conditions : | 2006/10/15, beau, traces de neige 2700m |
Profil similaire à l'itinéraire depuis la Fruitière (deux tiers sur sentier, un tiers pénible) mais agrémenté de jolis lacs. Aux granges d'Aynis (1410m), un bon sentier franchit les importants ressauts jusqu'aux lacs d'Ardiden (2437m pour le Grand Lac). Au lac de Casdabat, on repère l'évident cheminement pour rejoindre la crête N de l'Ardiden mais on ne soupçonne pas le chaos de blocs qu'il faut traverser. La crête atteinte, remontée laborieuse de l'empilement de blocs qui constitue le sommet ruiné de l'Ardiden. Belle visibilité et donc beau panorama.
| Longueur : | *** (1600m) |
| Difficulté : | ** (pierrier, crête chaotique) |
| Intérêt : | *** |
| Trajet : | Géoportail, GoogleMaps |
| Topos : | 1000 ascensions, tome III, topo 364 |
| Conditions : | 2006/11/03, beau se voilant lentement |
Long accès, intéressant à skis au printemps pour un départ haut, mais ne pas négliger le cumul des dénivelés et surtout les 400m à remonter au retour. De la station de Luz-Ardiden (1734m), remonter les pistes au SO (télésiège Badète puis télésiège de Cloze) pour rejoindre le col de Cloze (2445m). Descendre vers le lac de l'Espuguette (ou faire un détour au col de Bat Houradade, pour le point de vue) puis descendre en tirant à droite (SE) en terrain facile pour rejoindre le lac Lagües (2035m). Remonter alors tranquillement la vallée pour rejoindre les lacs d'Ardiden. Monter au S vers la pourtère de l'Homme et, au pied de celle-ci, longer les parois pour atteindre la raide rampe d'accès à la crête. Le sommet demande encore un effort, mais quelle récompense ! Panorama admirable.
Effectué avec une mer de nuages fluctuant entre 2200 et 2400, avec brouillard très dense sous 2200m descendant à 2000 en journée. Départ confus sans aucune visibilité, même suivre les pistes de ski est compliqué. Ça s'améliore en montant et ça se dégage près du col de Cloze. Aucune visibilité dans la Bat Houradade, pas envisageable d'y descendre. Descente agréable vers le lac de l'Espuguette puis le brouillard se densifie, au pif en tirant à droite je parviens à un replat où semble se trouver un lac. Une courte éclaircie me dévoile la cabane, ouf, j'ai trouvé le lac Lagües. Au-dessus ça s'éclaircit, soleil aux lacs d'Ardiden, panorama magnifique au sommet au-dessus de la mer de nuages. Retour similaire, le brouillard est cependant un peu descendu.
| Longueur : | *** (2100m) |
| Difficulté : | *** (en neige) |
| Intérêt : | *** |
| Trajet : | Géoportail, GoogleMaps |
| Conditions : | 2013/05/10, beau au-dessus d'une mer de nuages 2200-2400m, neige 1730m (skis, crampons), photos |
Itinéraire classique d'accès au pic d'Ardiden par la vallée du Lutour, assez
long, avec une partie finale laborieuse. La présence de plaques de neige (en
soupe) m'a un peu compliqué les derniers 400m, en forçant souvent l'escalade
de la crête elle-même (II) au lieu du parcours normal légèrement en
contrebas (quelques passages en I). Le couloir SO, bien enneigé, m'a semblé
une possibilité de descente rapide, mais je n'ai pas réussi à me convaincre
que ça passait...
| Longueur : | *** (1650m) |
| Difficulté : | ** (crête finale chaotique) |
| Intérêt : | ** |
| Schéma : | voir Cestrède |
| Topos : | RandoÉditions Hautes-Pyrénées, page 73 |
| 1000 ascensions, tome III, topo 363 | |
| 50 sommets, 2ième série, page 57 | |
| Conditions : | 2002/05/03, beau, neige 2450m |
Parcours de la crête du soum det Guingays au pic de Culaus, globalement
facile et amusante sauf une portion plus sérieuse après le pic Inférieur de
Culaus. Au-delà du refuge Russell (1980m), suivre le sentier jusqu'à un
énorme bloc aux flancs rougeâtres (2050m) et s'engager alors dans le vallon
entre le soum det Guingays et le pic Inférieur. Rhododendrons, pierriers
mais avec un peu d'attention, ça passe assez bien dans des bandes herbeuses.
Remonter le vallon jusqu'à la crête (2450m) accessible par une pente
herbeuse assez raide. Aller-retour au soum det Guingays : un court passage
de II au départ, puis d'étroites vires faciles mais exposées après la brèche
suivante (où passe une voie de descente du Guingays), et la suite est facile
jusqu'au sommet qui offre une vue plongeante sur la vallée du Lutour.
Retour au point 2450. J'ai ensuite feinté la portion peu ascendante de la
crête avant de grimper au pic Inférieur (2660m) en longeant de près la crête
avec quelques pas isolés de II (ça passe un peu partout dans le versant NO).
La crête devient ensuite très effilée. Assez long passage aérien en II avec
pas de IIIinf mais bientôt le versant NE devient praticable et les
difficultés cessent à la pointe intermédiaire (2678m). Monter tranquillement
au pic de Culaus, avec quelques pas d'escalade facile sur la fin. Bien que
moins vaste que celui du Cestrède, son panorama est intéressant. Inutile
d'espérer continuer vers le Cestrède, la crête s'effondre, rappel
obligatoire.
Descente par la voie normale du pic de Culaus, bonne visibilité nécessaire. Descendre dans le versant NO en cherchant un passage dans le premier ressaut. Passage possible dans les banquettes du granit blanc tout près du socle aux parois rouges verticales qui s'avance au nord. Un infernal pierrier fait suite, quelques zones herbeuses laissent croire que ça va s'améliorer, mais il faut attendre le sentier venu du col de Culaus pour retrouver une descente confortable.
| Longueur : | ** (1500m) |
| Difficulté : | *** (escalade II/IIIinf aérienne, pierriers) |
| Intérêt : | ** |
| Trajet : | Géoportail, GoogleMaps |
| Conditions : | 2010/08/17, beau, photos |
Splendide circuit, de belle ampleur avec la neige encore bien présente (et
heureusement vu le terrain). Nuit au refuge Russell (1980m) puis pic de
Cestrède par la voie normale via le col de Culaus (2565m). Juste au-dessus
du refuge, je déloge ce que je suppose être un grand tétras (grosse poule au
vol lourd). La neige bien gelée recouvre les pierriers et les chaos de blocs
et je monte vite (2h20 du refuge au sommet). J'ai trouvé le pic de Cestrède
bien plus intéressant que l'Ardiden, qui m'avait un peu déçu : le Cestrède
est entouré de tout côté d'arêtes déchiquetées et de cimes élancées, son
panorama est large, vers le cirque de Gavarnie, qui se dévoile largement,
vers le Vignemale, où la trace des randonneurs sur le glacier était bien
visible, ou vers le Néouvielle. En trente minutes, je fais un aller-retour à
la pointe de Cestrède (2918m), pour me rapprocher du Malh Arrouy et du soum
d'Aspé (pas indispensable).
Pour la suite j'avais envisagé de monter au Chanchou par son arête sud
depuis le col de Culaus, mais le vent frisquet me fait hésiter. En outre, le
joli couloir sud du Barbe de Bouc est attirant. Ce long couloir ouvert
au-dessus du lac de Culaus (2294m, anonyme sur la carte IGN), s'élève N en
s'encaissant, puis oblique au NE en s'évasant et aboutit tout près du sommet
de Barbe de Bouc. Descente directe du Cestrède vers le lac de Culaus (cf photo), en contournant les
importantes falaises sommitales par un détour à gauche (NO) et un ressaut de
dalles par la droite (ce ressaut n'est facile à franchir qu'enneigé). Du
lac, la montée est longue (il y a tout de même 600m de dénivelé) mais jamais
difficile, la neige étant bien portante et la pente raisonnable (35°,
atteignant 40/45° sur la fin, d'après la carte). En absence de neige, c'est
un infernal couloir d'éboulis. Quand je parviens au pic de Barbe de Bouc, au
nom intrigant dans cet environnement minéral, les nuages commencent à
attaquer les sommets et la vue à l'est est bouchée. Belle vue sur les crêtes
de l'Ardiden au-dessus du lac de Badet.
Rapide traversée vers le Chanchou, où le brouillard me rattrape. Je peine un
peu à trouver la descente vers les banquettes rocheuses de la voie normale
(franchir la première brèche au N du sommet, qui donne sur le débouché de
l'arête S ; courte désescalade laborieuse crampons aux pieds), puis sans
histoire le long de la crête d'Aubiste jusqu'à croiser les cairns du sentier
de l'Ardiden.
| Longueur : | *** (600m+1850m) |
| Difficulté : | *** (éboulis, gros blocs, pentes raides, hors sentier, long couloir 35/40°) |
| Intérêt : | **** |
| Trajet : | Géoportail, GoogleMaps |
| Topos : | RandoÉditions Hautes-Pyrénées, page 73 (Cestrède) |
| 50 sommets, 2ième série, page 55 (Cestrède) | |
| 1000 ascensions, tome III, topos 361, 362, 362b (voies normales) | |
| Conditions : | 2004/06/13 (refuge), beau, sommets accrochés |
| 2004/06/14 (sommets), beau en altitude, puis sommets accrochés, neige 2300m (crampons) |
Le Bastampe et le Barbe de Bouc sont deux sommets que même l'exhaustif guide
Ollivier a oubliés. Ne soyez donc pas surpris de ne trouver ni cairns ni
traces de passage. Suivre le sentier du lac de Cestrède puis du lac
d'Antarrouyes (2009m). Remonter plein nord la pente herbeuse pour rejoindre
la crête à droite du pic de Litouèse. Cela semble traîtreusement court mais
la pente est plus forte et plus longue qu'il n'y paraît. Rejoindre le pic de
Litouèse (2420m), la suite du programme est bien visible. Suivre la crête à
l'ouest, généralement versant nord, sans difficulté. À l'approche du pic des
Cardis, la crête semble se compliquer. Résister à la tentation de quitter la
crête (grosse perte d'altitude), la crête ne présente pas de difficulté.
Parvenu au pied du pic des Cardis, admirer ses jolies dalles et le feinter
par le nord pour revenir en crête au pied de la dernière montée. Un peu
d'herbe puis des gros blocs mènent au sommet du pic de Bastampe (2931m). Le
pic de Barbe de Bouc présente une sévère face est, des chaos de blocs tout
autour, vue plongeante sur le lac Noir. Suivre la crête à l'ouest en évitant
les difficultés par le versant sud. On parvient en haut d'une pente
d'éboulis croulants (débouché d'un couloir constituant un joli itinéraire
enneigé). Traverser cette pente et rejoindre la crête entre Barbe de
Bouc et Chanchou. Un nuage persistant à grignoter le sommet du Barbe de
Bouc, je m'économise le détour et me dirige vers le Chanchou ensoleillé que
l'on atteint par un petit détour au nord.
Retour par le col de Culaus et le lac Noir : franchir la première brèche au N du sommet puis descente un peu compliquée de la crête sud : les cairns sont placés pour la montée et j'ai eu quelques hésitations sur le meilleur cheminement ; quelques passages de désescalade en II, du terrain médiocre. Il n'est pas nécessaire d'aller jusqu'au col de Culaus : à mi-descente, une pente herbeuse (cachant des cailloux propices à la roulade) descend directement vers le lac de Culaus (2294m). Passer au déversoir et ne pas suivre le ravin du Lac Noir. Au contraire, trouver la sente cairnée qui monte au lac Noir (2334), franchir le déversoir et s'élever au-dessus du lac pratiquement jusqu'à son extrémité sud. On trouve quelques cairns discrets qui mettent sur la voie de la croupe qui borde le ravin du Lac Noir. Un sentier finit par apparaître et ramène au lac d'Antarrouyes. Les cent mètres de dénivelé supplémentaire sont le modeste prix à payer pour éviter l'immense chaos qui occupe tout le ravin.
| Longueur : | *** (1750m) |
| Difficulté : | ** (hors sentier, petite escalade, pierriers) |
| Intérêt : | ** |
| Trajet : | Géoportail, GoogleMaps |
| Conditions : | 2008/09/27, belles éclaircies, sommets souvent accrochés |
Des granges de Bué (1440m), monter au lac de Cestrède (1962m), soit par la rive droite (sentier d'été), soit par la rive gauche (en hiver). Continuer la vallée en pente douce jusqu'à 2180m, où les barres de droite deviennent franchissables. Prendre de la hauteur au NO, pour découvrir entre 2450m et 2550m une barre oblique. La franchir par la droite avec une petite descente (on contourne par le nord le point 2483), ou plus directement par le couloir raide (40°) contre l'éperon de la pointe de Cestrède. Monter ensuite longuement à l'ouest pour rejoindre la crête entre la pointe et le pic de Cestrède. Accès facile au sommet. Vue admirable, toutes les Hautes-Pyrénées à portée de main, Gavarnie et Troumouse superbes. En hiver, c'est magnifique.
Itinéraire effectué à skis, avec portage à la montée entre 1500m et 1800m, une excellente neige à la descente du sommet au lac de Cestrède (1000 mètres de plaisir). Ensuite descente par la rive droite du gave, en franchissant la barre 1800m sous le captage par l'ancien sentier des travaux, abandonné, exposé et déconseillé. Cela a permis de rejoindre les pentes ravagées par d'imposantes coulées mais où on trouvait encore des pentes skiables jusqu'en bas. Et donc pas de portage à la descente !
| Longueur : | *** (1500m) |
| Difficulté : | ** |
| Intérêt : | *** |
| Trajet : | Géoportail, GoogleMaps |
| Topos : | Cabot, Ski de randonnée dans les Hautes-Pyrénées |
| 1000 ascensions, tome III, topo 360 | |
| Conditions : | 2010/03/06, très léger voile, neige 1800m/1300m (skis, crampons) |
Une jolie face variée, une belle ambiance, et un intéressant panorama au
sommet. Malgré deux journées glaciales (-15° à 19h devant la cabane, dans
laquelle nous avons péniblement atteint 0° pendant quelques minutes, et -8°
au réveil à l'intérieur), de bonnes conditions pour cette ascension. Des
granges de Bué (1440m), remonter le vallon de l'Oule jusqu'à la cabane de
l'Oule (1980m, peu confortable). La face E est bien visible et le
cheminement clair. Rejoindre le pied du couloir raide (40° sur une
cinquantaine de mètres) qui permet de franchir la première barre rocheuse
(sortie au point 2266). On débouche dans un cirque neigeux. Au NO, un raide
couloir régulier s'élève vers la tusque de Male. Juste à sa gauche se trouve
la rampe qui mène vers le sommet, dominée par une importante falaise. Au
début de la rampe, nous avons rencontré un court passage en glace. La suite
est plus facile, une succession de ressauts variés, mais assez longue. 45°
en moyenne pour 300m de dénivelé, localement 50°. Itinéraire plus varié que
cette description ne le laisse penser. On sort brusquement sur le vaste plat
situé au pied du sommet. Le point culminant (2797m) est au NO, mais le
sommet sud (2793m) est plus intéressant pour le panorama. Celui-ci est vaste,
Balaïtous et Posets sont visibles, Gavarnie et Troumouse remarquables, mais
le plus spectaculaire en hiver est la muraille Aspé - Arrouy, étonnamment
boursouflée de neige.
Descente par la voie normale, pas si simple : descendre au SE la vaste
pente, passer temporairement à gauche de la crête et y revenir au collet
2508. Contourner la pointe 2556 par le sud et remonter de quelques mètres
pour retrouver la crête. Basculer versant nord et descendre une succession
de pentes un peu raides pour parvenir sous le col 2327 d'où l'on plonge plein
nord pour rejoindre la cabane de l'Oule.
| Longueur : | *** (550m+850m) |
| Difficulté : | **** (alpinisme neige ADinf) |
| Intérêt : | *** |
| Trajet : | Géoportail, GoogleMaps |
| Conditions : | 2011/01/22 (cabane), beau, glacial (-15° à 2000m/19h), neige 1900m |
| 2011/01/23, beau, tout aussi glacial, neige intégrale (crampons), photos |
Itinéraire pour amateur de caillasse, certainement préférable quand la neige
occupe les fonds de vallon. Monter aux lacs d'Estom Soubiran (je suis monté
direct, par le sentier de la Cascade). Au lac Couy, quitter le sentier pour
monter à l'est sur la croupe et rejoindre le lac de Malh Arrouy (2584m).
Repérer le malh Arrouy : ne pas le confondre avec une autre pointe plus au
sud et encore moins avec le soum d'Aspé. Se diriger vers le sommet en visant
une pente de pierraille à sa droite. Terrain chaotique de cailloux instables
puis très croulants, même les isards semblaient le trouver pénible. Parvenu
sur la crête, le sommet est tout proche. Brume, guère de panorama, dommage.
Retour par Hount Hérède. Redescendre rapidement par les éboulis et vers 2700-2750m, longer la crête (pierrier) pour rejoindre le pied du col de Malh Arrouy (2745m). Franchir au nord le ressaut qui donne accès au plateau du soum de Hount Hérède (2873m). La pointe ouest offre une jolie vue sur les lacs d'Estom Soubiran. Pour descendre, suivre la crête ouest vers le Pébignau. Contourner une tour puis, avant la profonde brèche, descendre au nord dans la pierraille croulante vers un laquet plus ou moins asséché. Descendre au nord (caillasse, pierraille, éboulis, etc, vous avez compris) pour rejoindre le fond du vallon de Hount Hérède qui n'est qu'un vaste chaos de blocs (chouette...). Ce n'est qu'en vue du lac de Hount Hérède (2079m) que l'on trouve enfin des pelouses et une trace. Descendre au laquet sous le lac pour emprunter le bon sentier cairné qui rejoint le refuge d'Estom où l'on retrouve l'autoroute du Lutour.
| Longueur : | *** (1750m) |
| Difficulté : | ** (hors sentier, éboulis, pierriers) |
| Intérêt : | ** |
| Trajet : | Géoportail, GoogleMaps |
| Conditions : | 2009/09/12, nuageux dès 10h, éclaircies |
Circuit original pour montagnard aguerri consistant à gravir le pic Sud
d'Aspé depuis la brèche de Béou Corn et à suivre la crête jusqu'au soum
d'Aspé. Départ de l'épingle (1565m) au-dessus du pont de Saugué pour
remonter la longue vallée d'Aspé par un bon sentier jusqu'à la cabane d'Aspé
(1848m). Continuer à remonter la vallée au hasard des pâturages. La vallée
vire à gauche, en direction du col de la Quieu. Passer à l'abondante source
du ruisseau de la Badète et parvenir au pied du col de la Quieu. Tourner à
droite pour longer le pic de la Badète et atteindre le vallon d'éboulis de
la brèche de Béou Corn (2675m), à laquelle on parvient sans problème. Jolie
vue sur le glacier d'Ossoue avec le petit lac de Pouey Mourou en premier
plan. Suivre au nord l'arête, généralement facile mais raide et avec de
nombreux pas d'escalade peu difficile. Le terrain demande un peu
d'attention. Parvenir à une brèche où aboutit un couloir venant du SE. De
là, on pourrait facilement rejoindre à gauche un long couloir d'éboulis,
directement issu du pierrier du lac de Pouey Mourou et qui s'élève jusqu'à
la crête, mais j'ai préféré continuer à escalader l'arête qui forme
maintenant la bordure de ce couloir. Atteindre une pointe détachée.
Traverser le haut du couloir et continuer l'ascension vers le pic Sud
d'Aspé, facile sauf un petit ressaut en II. Du pic Sud d'Aspé (2924m),
suivre la crête d'abord facile. À mi-parcours, elle présente une portion un
peu aérienne et un court mur en II. Puis surprise : alors que je pensais en
avoir terminé, au pied même du soum d'Aspé, je découvre une brèche
difficile. Évitement délicat par une descente exposée versant est puis
remontée en mauvais terrain pour retrouver la crête et atteindre le sommet.
Superbe panorama, particulièrement sur le Vignemale, le cirque de Gavarnie,
le pic Long et tous les lacs du cirque d'Estom Soubiran.
Descente par la voie normale versant Aspé. Descendre la crête au nord
jusqu'au large col qui précède la pointe 2916m et où aboutit l'accès depuis
Estom Soubiran. Descendre à droite pour longer l'arête qui mène au pic de
Béou Corn. Quelques cairns insuffisants, pentes raides. Au collet 2639m
précédant le pic de Béou Corn, descendre les éboulis au N puis NE (vague
sente, cairns). En bordure d'une cuvette où l'on retrouve l'herbe, partir
dans un grand arc de cercle faiblement descendant jusqu'à parvenir sous le
col de l'Oule. La descente du col de l'Oule n'est pas évidente, d'autant que
la carte IGN est assez discrète sur les escarpements qui coupent ce
versant. Voici l'itinéraire que j'ai suivi, loin d'être le plus court
(l'itinéraire skieur est certainement plus rapide). Depuis la cuvette sous
le col de l'Oule, descendre plein sud vers un vague plat avec éboulis. Virer
à droite en traversée descendante, franchir un minuscule ressaut et parvenir
à un vaste plat (ruine). Continuer longuement à droite, traverser le
ruisseau de Salhent, la barre rocheuse qui soutient le plat cesse, descendre
vers la vallée où l'on retrouve l'itinéraire de montée.
| Longueur : | *** (1450m) |
| Difficulté : | ** (hors sentier, escalade II, pentes raides, terrain délicat) |
| Intérêt : | *** |
| Trajet : | Géoportail, GoogleMaps |
| Topos : | 1000 ascensions, tome III, topo 358 (voie normale) |
| Audoubert Bigorre, page 127 (voie normale) | |
| Conditions : | 2007/08/28, beau puis orageux |
Rejoindre le pont de Saugé (1528m) et suivre la rive droite de la longue
vallée d'Aspé, face aux dépôts d'avalanche tombées des flancs sud. Après la
cabane (1848m), rester à proximité de la vallée principale qui tourne à
gauche (sud-ouest) vers le col de la Quieu. À partir de 2200m, la pente de
redresse et l'on parvient au pied du col de la Quieu. Repartir nord sous le
pic de la Badète et rejoindre le vallon de la brèche de Béou Corn,
facilement accessible. Dans la dernière pente, magnifique vue vers Gavarnie
et le massif du Néouvielle et à la brèche, on complète avec le Vignemale.
Belle descente à skis jusque sous le ressaut sous le col de la Quieu . À ce point (2200m environ), il est intéressant de remonter à droite sous les Meyts vers le collet juste contre le point 2255m. Remonter ensuite la croupe vers les Meyts puis s'orienter SE vers le soum de Labassa (2368m) que l'on atteint skis aux pieds. Descendre à l'est puis plonger droit dans la pente vers la cabane 1848m.
| Longueur : | ** (1150m+170m) |
| Difficulté : | ** (orientation) |
| Intérêt : | ** |
| Trajet : | Géoportail, GoogleMaps |
| Conditions : | 2009/03/21-22, beau, neige 1450m (skis) |
Départ de la Fruitière (1371m) pour remonter la longue vallée du Lutour et
visiter les jolis lacs d'Estom Soubiran. Au lac d'Estom (1804m), je prends
l'ancien sentier direct (le sentier actuel, plus facile, fait un détour par
le vallon d'Arraillé) : longer le bord du lac, se diriger vers le fond du
cirque et traverser au pied des cascades. Le sentier s'élève énergiquement
au milieu des dalles (bonne trace, cairns et vieux balisage
blanc-rouge-blanc) et atteint rapidement le lac de Labas (2281m). Visiter
ensuite successivement le grand lac des Oulettes d'Estom Soubiran (2360m),
le lac Couy (2445m) ; le décor devient minéral pour monter au lac Glacé
(2565m), au petit lac du Col (2650m) et enfin au col des Gentianes
(2729m). Après s'être arraché à l'extraordinaire vue sur le Vignemale, le
glacier d'Ossoue et le pauvre glacier du Montferrat qui vit ses dernières
années, prendre quelques minutes pour monter à gauche à la brèche de
Pouey Mourou (2777m) pour découvrir la crête du cirque de Gavarnie.
Du col des Gentianes, effectuer une traversée descendante dans le flanc SO
du pic d'Estom Soubiran pour rejoindre le col d'Estom Soubiran (2652m) (il
n'est guère plus long de passer par le lac des Gentianes), continuer à
flanc, puis s'élever dans la large pente SSE du pic de Labas, en cherchant
autant que possible à profiter des zones herbeuses pour éviter les éboulis.
Sans difficulté, atteindre le sommet du pic de Labas (2946m), au panorama
remarquable, particulièrement vers le Vignemale, Gavarnie et le cirque
d'Estom Soubiran. Descendre à la brèche nord (un peu délicat, fins éboulis
sur dalles) et descendre le couloir NO (raide, éboulis, chutes de pierres)
pour rejoindre le fond du vallon de Labas. Descendre cet infernal vallon qui
n'est qu'un immense chaos de blocs que la sente cairnée tente de négocier au
mieux, et trouver enfin vers 2200m le sentier venant du lac de Labas et peu
après celui du col d'Arraillé.
| Longueur : | *** (1700m) |
| Difficulté : | * pour le col des Gentianes, ** pour le pic (pierriers et éboulis, pentes raides) |
| Intérêt : | *** |
| Trajet : | Géoportail, GoogleMaps |
| Topos : | RandoÉditions Hautes-Pyrénées, page 77 (Estom Soubiran) |
| 50 sommets, 2ième série, page 51 (Estom Soubiran) | |
| 1000 ascensions, tome III, topo 356 (Labas) | |
| Conditions : | 2003/10/11, grand soleil |
Ouah ! Le panorama du Labas est de toute beauté mais celui du pic de la Sède est encore plus magnifique. La vue sur les versants nord et est du Vignemale est extraordinaire, et avec une superbe visibilité, Gavarnie et Balaïtous semblaient à portée de main. Itinéraire bien préférable avec des névés pour recouvrir les pierriers. Suivre le sentier du col d'Arraillé, puis les premiers lacets du sentier vers Estom Soubiran et s'enfoncer enfin dans le vallon chaotique entre Labas et Sède. Bon courage en absence de neige. Sortir au col occidental de Labas (2719m). Suivre la crête, d'abord raide mais facile. À l'approche de la première pointe, ça se complique. Le sommet est une longue crête sensiblement horizontale, étroite, rocheuse et présentant une assez longue escalade peu difficile mais assez exposée (II régulier), particulièrement entre les deux points culminants (2976m ou 2977m ?). Difficile de dire lequel est le plus haut : celui de l'ouest avec le cairn effondré ou celui de l'est, certainement peu visité. Profitez du panorama, autant sur le lointain (même l'Ossau est présent) que sur le proche Vignemale. Jamais la structure schiste rouge sur calcaire blanc de la pique Longue n'a été aussi visible.
Rejoindre la pointe 2929m, à l'intersection de la crête venue de l'Arraillé. À partir de là, la crête est facile. Plutôt que de rejoindre directement la hourquette d'Ossoue (2734m), il est intéressant de passer au sommet de la crête de la Hourquette (2847m) pour une vue plongeante sur les glaciers du versant nord. Pour rejoindre le col d'Arraillé, suivre le sentier des Oulettes jusqu'aux lacs d'Arraillé puis le sentier du col (150 mètres à remonter), ou, surtout s'il reste de la neige, remonter à peine pour effectuer une traversée haut au-dessus des lacs d'Arraillé. Du col d'Arraillé (2583m), espérez qu'il reste de la neige dans le fond du vallon, sinon une interminable descente dans les pierriers vous attend.
| Longueur : | *** (1650m, 21 km) |
| Difficulté : | *** (II assez exposé) |
| Intérêt : | *** |
| Trajet : | Géoportail, GoogleMaps |
| Topos : | 50 sommets, 2ième série, page 85 (depuis Ossoue) |
| Conditions : | 2011/06/19, beau, névés 2300m/2100m (crampons), photos |
Ascension classique, assez longue, sur un chemin remarquablement
tracé. Montée de nuit sous la pleine lune (la frontale fut à peine
nécessaire), brume bouchant le fond de la vallée de Gaube, arrivée avec le
jour au refuge des Oulettes de Gaube ; la brume se déchire et le Vignemale
se dévoile soudainement sous les premiers rayons du soleil.
Au sommet du Petit Vignemale, ciel dégagé en altitude et température
frisquette, visite d'un oiseau qui se pose tranquillement sur ma chaussure
pour profiter des miettes du casse-croute (un descendant des pinsons de
Russell ?). Au retour, si les conditions sont bonnes, il est intéressant de
descendre directement de la hourquette d'Ossoue par le faîte de l'énorme
moraine (pentes assez raides d'éboulis ou neige) pour une vue rapprochée de
la cascade de sérac du glacier du Petit Vignemale, des crevasses du glacier
des Oulettes et du couloir de Gaube.
| Longueur : | *** (1550m) |
| Difficulté : | * (en absence de neige, est-il besoin de le préciser ?) |
| Intérêt : | ** |
| Topos : | 1000 ascensions, tome II, topo 342 |
| 50 sommets, 2ième série, page 53 | |
| Conditions : | 2002/09/24, grand soleil avec quelques entrées nuageuses de sud, froid |
Itinéraire classique par le refuge de Bayssellance, sans difficulté.
Effectué à skis après avoir dormi au refuge, le lendemain d'une visite à la
pique Longue. Ça fait une jolie descente, amusante en passant dans le
barranco qui est comblé au printemps par les avalanches (dangereux si la
neige n'est pas stabilisée, ou trop tôt en hiver, ou trop tard en fin de
printemps).
| Longueur : | ** (1200m) |
| Difficulté : | * (en absence de neige bien sûr) |
| Intérêt : | ** |
| Trajet : | Géoportail, GoogleMaps (à skis) |
| Topos : | 1000 ascensions, tome II, topo 341 |
| Conditions : | 2010/06/05, beau, neige 2000m/1850m (skis), photos |
Itinéraire standard par le glacier encore bien enneigé fin juin 2002. Départ
à 3h45 du barrage (1834m), pour arriver au pied du glacier au moment où le
soleil l'enflammait. Avant de grimper à la pique Longue du Vignemale, visite
au Piton Carré (presque totalement recouvert de neige) pour un coup d'oeil
sur le couloir de Gaube et la face E du vignemale. Seul au sommet à 8h00
pour apprécier la vue (le refuge Bayssellance était fermé pour
travaux). Ensuite pic du Clot de la Hount (deux gendarmes un peu délicats:
II), retour au point bas Clot de la Hount - pique Longue pour descendre par
un large couloir enneigé aux grottes Russell (je ne comprends pas quelle
cheminée indique Angulo, sur la crête S : rien ne semble praticable), puis
col et pic de Cerbillona pour le casse-croûte.
Crête évidente jusqu'au pic Central puis facile mais aérienne (I) jusqu'au
Montferrat (compter 2h sans se presser depuis la pique Longue). Retour au
glacier et descente lassante sur la fin. Est-il besoin de préciser qu'il
s'agit d'une des belles balades que j'ai faites ? (pour ceux que rebute ce
trois-quarts de tour du glacier d'Ossoue, passer au moins au Cerbillona et
au pic Central : aucune difficulté et vues admirables).
Nouveau parcours à skis : le barranco d'Ossoue est bien comblé par les avalanches (danger si la neige n'est pas stabilisée, ou trop tôt en hiver, ou trop tard en fin de printemps), c'est plus original et plus simple que le sentier d'été. Chaussage juste au-dessus de la première cascade (2005m) et facile jusqu'au pied de la pique Longue. Redescente jusqu'au barranco (2300m env.) puis montée au refuge de Bayssellance toujours par le vallon principal qui tourne ouest au pied du col de Labas en direction de la hourquette d'Ossoue.
| Longueur : | *** (1700m) |
| Difficulté : | *** (conditions très variables, plus dangereux - crevasses, chute de pierres, passages aériens - que difficile) |
| Intérêt : | **** |
| Trajet : | Géoportail, GoogleMaps (à skis) |
| Topos : | RandoÉditions Hautes-Pyrénées, page 71 |
| 1000 ascensions, tome II, topos 353-348 | |
| 50 sommets, 2ième série, pages 93-95 | |
| Conditions : | 2002/06/22, grand soleil, pas de vent, neige 2600m (crampons), idéal |
| 2010/06/04 (Pique Longue seulement), beau, neige 2000m (skis, crampons), photos |
Ascension du Vignemale par la voie historique. Long, pas facile, peu
fréquenté et magnifique. Du barrage d'Ossoue (1834m), se diriger vers la
cabane de Lourdes puis, en contournant assez haut le pic Rond, rejoindre le
pla d'Aube, à l'ouest de ce pic (faire le plein d'eau). Plutôt que de faire
un détour par le port du Pla d'Aube (2432m), il est plus rapide de passer le
col anonyme au fond du pla. En courbe de niveau, contourner un éperon
détaché d'un sommet au sud du pic de pla d'Aube, pour découvrir le vaste
cirque des Tapou. Traverser un vallon pierreux et passer un collet (point
2473m sur la carte IGN), puis en légère descente, traverser le cirque
pierreux pour rejoindre les pentes herbeuses (2400m environ) au-dessus des
falaises qui plongent vers le rio Ara. Une vague sente apparaît et nous
accompagne dans le long contournement du pic du Milieu de Tapou jusqu'au
vallon de Labassa. Remonter au mieux le vallon vers les grandes dalles
grises pour atteindre le pied du couloir de la Moskowa (2700m), parfaitement
évident. Site impressionnant, coincé entre Tapou et Cerbillona, où l'absence
de point de repère donne l'impression que les sommets sont tout proches.
Longue montée du couloir raide et enneigé, sur plus de trois cents mètres.
L'enneigement est satisfaisant et a permis d'aborder directement la paroi du
fond juste à gauche de l'entaille centrale. Escalade peu difficile (II) en
bon rocher, probablement plus facile que la cheminée habituelle très à
gauche (donnée pour 50m en II/III). Plus haut, le terrain chaotique devient
moins raide mais moins bon, pour aboutir au col Lady Lister (3200m).
Découverte soudaine du glacier d'Ossoue et de l'objectif. Encore un peu de
neige et un peu d'escalade, et enfin le sommet de la pique Longue. Le départ
ayant eu lieu de nuit vers 5h, le sommet est atteint à 10h40, la visibilité
est bonne, le ciel encore bleu, splendide. Retour avec petit détour à la
pointe Chausenque (en traversée d'ouest en est, jolie vue sur la Pique
Longue), puis par la voie normale via le glacier d'Ossoue, déjà bien à nu
dans sa partie basse. Pendant la descente, les nuages apparaissent et le
Vignemale prend une couleur grisâtre inquiétante qui ne fait pas regretter
le départ matinal. Plusieurs marmottes et marmottons joueurs et peu
farouches.
| Longueur : | *** (1700m) |
| Difficulté : | *** (couloir enneigé 40°, escalade II ou III, orientation, hors sentier, glacier) |
| Intérêt : | **** |
| Trajet : | Géoportail, GoogleMaps |
| Topos : | 1000 ascensions, tome II |
| Guide Ollivier Pyrénées Centrales I | |
| Conditions : | 2005/06/22, beau puis quelques cumulus, neige 2700m (crampons) |
Accès aux Tapou par l'itinéraire normal, assez évident, dans un
environnement pourtant plutôt chaotique (cairnage abondant). Belle vue sur
les dalles de Labassa et sur le Montferrat et son petit glacier suspendu,
mais le reste du secteur du Vignemale est plutôt masqué. Les crêtes de
Gavarnie sont à contre-jour et peu visibles, à moins de monter à un horaire
très matinal ou très tardif. Note : la route d'accès au barrage d'Ossoue est
franchement médiocre.
| Longueur : | ** (1350m) |
| Difficulté : | * (hors sentier mais très cairné) |
| Intérêt : | ** |
| Topos : | 1000 ascensions, tome II, topo 351 |
| Conditions : | 2001/09/08, beau |
Course hors norme, qu'il ne sert pas à grand chose à décrire vu qu'elle
intéressera peu de monde et tant il faut improviser sur le terrain. Avec
deux bivouacs planifiés, les sacs étaient lourds et notre vitesse de
progression s'en est ressentie. Mais quelle ambiance hors du monde !
Départ du parking du Pont d'Espagne (1459m) pour monter au col d'Arratille
(2528m) où nous faisons notre premier bivouac, comme prévu. Magnifique
coucher de soleil, le gigantesque versant ouest Vignemale nous interroge sur
le choix de notre course.
Le lendemain, descente dans la vallée du rio Ara jusque vers 2150m où, avec
l'aube, nous découvrons le Grand Couloir de Cerbillona, aux dimensions
tellement impressionnantes qu'il est impossible d'en juger la taille. Tout
ce versant ouest du Vignemale est hors de tout référentiel, moins
spectaculaire que la face nord mais infiniment plus complexe. Remontée du
vaste couloir qui se redresse rapidement à 45°, dans une pente continue sans
aucun repos, sur une neige dure nécessitant bientôt de relayer. Le vide se
creuse régulièrement en dessous, trois cents, quatre cents, cinq cents
mètres, le fond de la vallée se distingue à peine alors que le débouché est
encore bien loin. L'heure tourne, le soleil commence à chauffer les pentes
chargées de neige, il devient préférable de quitter l'axe du couloir (qui se
redresse au-delà de 50°) pour s'élever dans la rive droite, vers une des
nombreuses arêtes issues du pic du Clot de la Hount. Les grosses coulées de
fonte qui balaient bientôt le couloir ne nous font pas regretter notre
choix. À force de s'élever en terrain péteux (voire franchement dangereux
par moment, certains relais étant précaires), neige 45° ou mixte, nous
aboutissons sur une arête (l'arête OSO du pic du Clot de la Hount) où une
selle neigeuse inespérée permet d'installer le second bivouac initialement
prévu au sommet. Altitude approximative 3000m. Encore un coucher de soleil
spectaculaire suivi d'une nuit difficile, à cause de la fatigue et du froid.
Le troisième jour, nous repartons, alternant rocher (II/III aérien), neige
(45/50°) pour contourner une grande tour et une section difficile, et mixte.
Après 8 ou 9 longueurs, nous aboutissons de manière inattendue à proximité
de la sortie du couloir Ledormeur (3220m). Reste encore un morceau de crête
mixte, pas si simple surtout avec les sacs lourds et la fatigue accumulée.
Enfin le sommet du pic du Clot de la Hount, au panorama fabuleux, et
rapidement après la pique Longue, tout aussi belle. À l'heure où nous y
arrivons (14h), il n'y a plus personne, l'impression d'être seul au monde se
prolonge.
Après une collation bienvenue, descente par la voie normale via le glacier et la hourquette d'Ossoue (épuisante remontée des deux cents mètres du vallon oriental, quatre tortues rampantes) suivis de l'interminable vallée de Gaube, où nous avançons comme des somnambules pour parvenir à la voiture à 21h. Mais au final, malgré la fatigue, un souvenir émerveillé de ces trois jours.
| Longueur : | *** (2600m en 3 jours) |
| Difficulté : | **** (alpinisme AD, très longue pente 45°) |
| Intérêt : | **** (mais guère comparable) |
| Trajet : | Géoportail, GoogleMaps |
| Topos : | F. Mousel Pyrénées, courses mixtes, neige et glace (pas vraiment suivi, et un peu optimiste) |
| Conditions : | 2010/04/09 (col d'Arratille), beau, neige 1800m (raquettes) |
| 2010/04/10 (bivouac 3000m), beau, neige intégrale (crampons) | |
| 2010/04/11 (sommets), beau puis brume dans la vallée, neige 1800m (crampons + un peu raquettes) |