Grand massif de haute montagne, culminant au pic des Posets, deuxième sommet des Pyrénées, à peu près inconnu des Français mais bien fréquenté par les Espagnols. À l'opposé de la Maladeta, massif linéaire, le massif des Posets est plus compact, lançant crêtes et sommets dans toutes les directions ; une pieuvre, écrivait Arlaud. Peu réputé pour ses possibilités d'escalade du fait de son médiocre rocher, le massif est en revanche accessible aux randonneurs de tous les côtés, offrant de multiples manières de gravir les sommets. Au sud, le massif devient granitique pour élever les élégantes pointes d'Eriste qu'il faut impérativement visiter très tôt en saison pour ne pas souffrir dans les grands pierriers.
Accès classique et assez fréquenté, que ce soit à skis ou à pieds.
L'itinéraire, pratiquement totalement visible depuis Biadós, prend
brutalement une allure haute montagne lorsque l
'on parvient au faîte de la
moraine du glacier de Llardana : le site est impressionnant. C'est un très
bel itinéraire à skis, 1000 mètres de descente continue et intéressante, et
une partie basse dans la forêt un peu folklorique ; certains considèrent que
c'est une des plus belles descentes des Pyrénées.
Au départ de Biadós (1740m), suivre le GR11 jusqu'aux dernières granges puis
traverser le rio d'Añes Cruzes pour en remonter la rive gauche par une piste
jusqu'à la cabaña de la Basa (ou del Clot, 1880m). Monter dans les bois
derrière la cabane sur une vague croupe, en essayant de ne pas trop se
perdre (on peut aussi utiliser au sud un vallon moins boisé). Dès que la
forêt s'éclaircit, traverser (voire descendre un peu) à gauche pour couper
un profond ravin avalancheux issu de las Espadas. La suite de l'itinéraire
est bien visible. Monter vers la moraine du glacier de Llardana : en été,
passer dans les éboulis tout à droite pour parvenir à l'extrémité sud de la
moraine, mais il est plus facile, que ce soit en présence de neige ou sans,
de passer totalement à gauche (nord) pour aboutir sous la moraine. Site
grandiose. Une grande pente facile conduit à proximité de la cote 3214m sur
la crête nord des Posets. Suivre cette crête, facile si elle est déneigée,
étroite et spectaculaire sinon. Malgré un ciel un peu nuageux, beau panorama
enneigé.
| Longueur : | *** (1650m) |
| Difficulté : | ** (avec la crête finale déneigée) |
| Intérêt : | *** |
| Schéma : | voir Vétérans-Posets |
| Trajet : | GoogleMaps |
| Topos : | 1000 ascensions, tome IV, topo 596c |
| Ratio, tome II, page 192 | |
| Conditions : | 2008/05/02, beau le matin puis cumulus après midi, neige 2050m/1950m (skis et crampons) |
Circuit original où l'on tourne autour de las Espadas au plus près. La
descente du col des Pavots vers Biadós nécessite un bon sens de l'itinéraire
et une certaine aisance en terrain à isard. Montée au Posets par
l'itinéraire classique depuis Biadós, qui passe à
proximité du glacier de Llardana. Même si le site est toujours aussi
grandiose, le glacier m'a semblé avoir considérablement régressé en sept ans
et vivre ses dernières années.
Du sommet des Posets, descendre au col Arlaud puis plein sud vers le Forau
de la Neu qui, malgré son exposition sud, reste tardivement enneigé.
Obliquer progressivement à droite pour aller franchir le collet 3061m entre
la crête de las Espadas et la tuca del Forau de la Neu (3080m). Au passage,
gravir cet insignifiant 3000 qui offre néanmoins une vue intéressante sur
les étonnantes roches plissées de las Espadas et du diente de Llardana.
Après une courte descente, remonter au col des Pavots (3097m) et faire un
aller retour au pic des Pavots (3121m).
Descente du versant occidental du col des Pavots : tout le haut se passe sur des ardoises brisées, parfois posées sur des rochers lisses, souvent formant un terrain similaire à du sable, offrant une descente agréable et expéditive si on descend dans l'axe, et une pénible galère à la traversée ou à la montée. Du col, ne surtout pas descendre dans la pente mais faire une diagonale à peine descendante pour rejoindre une croupe derrière laquelle se trouve le vallon à descendre. Descendre rapidement la croupe puis le vallon lui-même. Le vallon se resserre en tournant à gauche. Prendre des repères pour effectuer une longue traversée sensiblement horizontale en laissant plonger le vallon à gauche. Le terrain n'est pas réellement difficile mais demande une certaine aisance, un jugement sûr et une attention continue. Ne pas chercher à descendre avant d'avoir rejoint la croupe confortable, peu pentue, qui conduit à un vaste plat déboisé (2200-2300m ?), visible depuis le haut. De ce plat, on doit pouvoir rejoindre à l'est l'itinéraire de montée au-dessus de la cabane de la Basa. Descendre plutôt à l'ouest entre les arbres, sans partir trop à droite (des barres gênent la descente vers le val de Millars à proximité de son débouché). Dans le doute, il vaut mieux descendre SO que NO. On rejoint enfin un sentier, le GR11, qui ramène à Biadós.
| Longueur : | *** (1800m) |
| Difficulté : | ** (pour pyrénéiste expérimenté) |
| Intérêt : | ** |
| Trajet : | GoogleMaps |
| Conditions : | 2010/07/07, beau, névés 2900m/2800m (crampons), photos |
Rude circuit, difficile au passage de la brèche Carrive, visitant le sauvage
versant NO des Posets. À lui seul, le pic des Vétérans, beaucoup plus
simple, mérite cependant la visite.
Au départ de Biadós (1740m, mais je me suis garé à l'ombre peu après le
camping, vers 1640m, un kilomètre avant le terminus de la pénible piste), le
GR11 remonte la vallée encaissée d'Añes Cruzes, en traversant d'immenses
champs d'iris avec quelques spécimens du rare chardon bleu. Écrasée entre
les massifs du Bachimala et des Posets, cette vallée n'en finit pas
d'atteindre le port de Chistau/Gistain (2592m). La double cime rouge et
blanche du pic des Vétérans est bien visible au sud. Se diriger vers elle
pour trouver trois lacs inattendus dans ce secteur de gouffres, avant de
rejoindre à droite un col évident. La crête est assez décomposée mais facile
(petite escalade I, à peine aérienne) jusqu'au pic des Vétérans ou Cabo de
la Montañeta (3125m). Ce sommet offre un panorama remarquable, du Balaïtous
au Montcalm, similaire à celui des Posets, sauf au sud, où le versant nord
de celui-ci fait forte impression. La crête se prolonge au-dessus du glacier
de la Paúl et après une courte descente, remonte au pic des Jumeaux (pico de
los Gemelos, 3160m), sommet peu marqué et peu intéressant, qui n'existe que
par la grâce de la profonde brèche Carrive, à la mauvaise réputation. La
brèche est profonde (une cinquantaine de mètres), étroite, en mauvais rocher
et son couloir O reste tardivement enneigé (mi-juillet d'un été sec, seuls
les dix mètres supérieurs étaient déneigés). Descente prudente par le
versant ouest, en testant tous les appuis, traversée du couloir cinq mètres
sous la brèche, et remontée toujours très prudente sur une centaine de
mètres (escalade II et III, exposée et dangereuse), avant que la crête ne
s'adoucisse enfin pour déboucher à la cote 3214m. La suite de la crête
jusqu'au sommet des Posets ne pose plus de problème. Visibilité excellente,
panorama souvent vanté.
Retour entre l'antécime N et la pointe 3214m pour descendre les éboulis du
Lit de Llardana, heureusement encore partiellement recouverts de neige.
Aboutir sur la moraine du glacier de Llardana. Malgré la régression du
glacier, ce petit cirque glaciaire est un modèle pédagogique à découvrir, et
il existe dans les Pyrénées peu de moraines frontales aussi marquées et
régulières. La moraine s'appuie sur un important escarpement, dont la
descente n'est pas facilitée par les cairns confus : je suis passé dans le
vallon du ruisseau glaciaire (pas génial) mais il semble préférable de
passer sur la croupe rive droite ou dans le vallon suivant au sud. Le
sentier est ensuite bien marqué jusque dans les bois, où il se multiplie et
s'éparpille, et c'est un peu par hasard que j'ai abouti à la cabane de la
Basa et à la piste abandonnée en dessous.
| Longueur : | *** (1800m) |
| Difficulté : | ** pour Vétérans, *** pour Posets (escalade III exposée) |
| Intérêt : | *** (personne de sensé n'a vraiment envie de revenir à la brèche Carrive) |
| Topos : | 1000 ascensions, tome IV, topos 597, 598, 596c |
| Conditions : | 2003/07/18, très beau, remarquable visibilité, rares névés 3000m |
Premier jour : au départ d'Eriste, piste (récemment rempierrée en 2002 mais
très dégradée en 2004) jusqu'au pied de la belle cascade d'Espiantosa
(1520m), petit parking. Montée évidente au grand refuge du Forcau (ou Angel
Orus, 2100m, 1h30).
Deuxième jour : suivre le GR11-2 bien balisé en direction du col
d'Eriste. Au déversoir du lac de Llardaneta (2676m), monter à droite (nord)
dans l'herbe le long d'un ruisseau et atteindre l'entrée de la remarquable
vallée sud des Posets (vallée Forau de la Neu). À l'ancien lac comblé, au
pied de la dent de Llardana, tourner à l'ouest vers le col des Pavots aux
éboulis noirâtres en laissant à gauche la croupe qui monte au diente Royo
(tout blanc...).
Col et pic des Pavots (ou Tucón Royo, 3121m) en 2h depuis le refuge. Suivre
la longue crête aérienne et peu difficile (un mur IIsup en bon rocher et
beaucoup de I ou IIinf) jusqu'au pic de las Espadas (ou pic de Llardaneta,
3332m). Continuer jusqu'au col Arlaud, par des passages aériens, un mur
exposé en IIsup (bon rocher) sous la tuca de Llardaneta (3311m) et une
descente en II vers le col. Remonter la pente d'éboulis (ou de neige)
jusqu'au sommet des Posets (ou pic de Llardana, 3369m, 1h50 depuis les
Pavots). Temps clair et frais, vent modéré de nord, visibilité parfaite,
toute la crête m'a offert des vues fabuleuses. Faire un aller-retour à
l'antécime Nord (20mn) pour la vue sur le glacier et la combe de la Paúl.
Descendre sur la crête sud par la voie normale, bien marquée. Au col de
canal Fonda, en haut de la Rue Royale, la dent de Llardana semble
inaccessible, mais ne pose en fait guère de problèmes : monter facilement
sous les dalles verticales de la crête par une succession de marches
d'escalier (petit II, terrain médiocre, voir photo) jusqu'au sommet effilé (30mn AR depuis
le col). Joli panorama sur les faces sud Espadas - Posets. À la descente,
attention à ne pas déloger de pierres qui tomberaient dans le canal
Fonda. Retour au col et descente par la Rue Royale, totalement déneigée
mi-septembre.
| Longueur : | *** (600m+1400m) |
| Difficulté : | *** (escalade IIsup et II, aérien) |
| Intérêt : | **** |
| Topos : | RandoÉditions Aragon, page 155 (par le canal Fonda) |
| 1000 ascensions, tome IV, topos 599, 600b, 603, 594a | |
| Conditions : | 2002/09/11, beau, vent frais |
Beau circuit, visitant la vallée des lacs (ball d'es Ibons) et empruntant
une crête découpée au pied du majestueux Posets. Du refuge du Forcau
(2095m), suivre le GR11.2 vers Estos pour rejoindre l'ibón de Eriste ou
de las Alforjas (peu après la cabane de Llardana, le sentier balisé descend
pour rejoindre le ruisseau, mais on peut s'élever faiblement à flanc pour
aboutir plus rapidement au-dessus du lac ; quelques cairns). De là, à vue
vers la pyramide du pic de Bardamina (avec la neige, j'ai fait un large arc
de cercle à l'ouest, en empruntant la croupe qui monte vers le col de la
Paúl, de manière à conserver des pentes assez douces). En suivant le vague
contrefort sud, aboutir sans la moindre difficulté à quelques mètres du
pico de Bardamina. Vue intéressante, vers la vallée des lacs (tous encore
gelés), sur le pic des Posets, mais aussi à l'est, sur les massifs du
Perdiguère et de la Maladeta.
La crête de la Paúl à l'ouest, au pied de laquelle se niche un des plus haut lac des Pyrénées, est découpée,
aérienne par endroit mais peu difficile (II). Rester à proximité du fil
(j'ai fait l'erreur de m'en éloigner et j'ai eu de grandes difficultés pour
y remonter). Le parcours est amusant mais long : plus d'une heure pour
atteindre le col de la Paúl (3057m). Du col, contourner l'arête E (aussi
qualifiée d'arête SE ou arête SSE) du pic des Posets et traverser en légère
descente tout le flanc SE des Posets, au-dessus de l'ibón Negro de Posets,
pour aboutir au col (2845m) au nord de la tuca Alta (ou mieux à l'épaule
2870m juste au-dessus). Très rapide avec la neige, comment est le terrain
sinon ? De gros éboulis semble-t-il. On arrive ainsi à mi-hauteur de la Rue
Royale, face au Diente de Llardana, pour revenir sans histoire au refuge.
| Longueur : | *** (600m+1150m) |
| Difficulté : | ** (orientation, crête aérienne II) |
| Intérêt : | ** |
| Topos : | 1000 ascensions, tome IV, topo 601 (montée) |
| Conditions : | 2004/06/04 (refuge), beau |
| 2004/06/05 (sommets), beau, neige 2400m (crampons) |
Depuis Biadós (1740m), accessible par une interminable piste de 9 km (se
garer à Virgen Blanca et ne pas monter le dernier km, pire que le reste), un
sentier conduit sans histoire au col d'Eriste (panneau au départ et balisage
rouge-blanc). En suivant la crête au sud ou le pierrier du flanc E,
atteindre le sommet NO de la Forqueta ou des Turets (3007m environ) en ne
posant presque jamais les mains.
Remarquable vue sur les Posets au nord, les Eriste au sud et plus loin sur
la Maladeta, Mont Perdu, Perdiguère, Batoua... L'accès à la pointe SE
(3004m) demande un tout petit peu plus d'attention. À la descente, il est
intéressant de passer à gauche (ouest) du mamelon 2565m pour rejoindre
l'ibón de Millares par un cheminement efficace au milieu des petites barres
rocheuses (quelques cairns assez discrets à bien repérer).
| Longueur : | ** (1300m) |
| Difficulté : | * (pointe NO, retour direct ; +1 pour pointe SE ou variante de retour) |
| Intérêt : | ** |
| Schéma : | voir Gran Eriste |
| Topos : | RandoÉditions Aragon, page 129 (ibón de Millares) |
| 1000 ascensions, tome IV, topos 596b-604 | |
| Conditions : | 2002/06/18, beau, névés 2550m |
Bon sentier jusqu'à l'ibón de Millares (2353m). Au sud se trouve la belle
pyramide du Gran Eriste, avec à sa gauche l'Eriste N (ou pico Beraldi ou
Bagüeñola N). Encore à gauche, on devine le collado de Millares, supporté par
une falaise surplombante qui s'abaisse vers la gauche, formant l'évident
point de passage. S'élever à l'est du lac (cairns) pour passer à proximité
du collet 2550m env. qui fait communiquer avec le vallon du col d'Eriste,
franchir la falaise par le point repéré (pente raide, exposée en cas de
neige) et rejoindre le col (2831m). Une pente raide de pierres et blocs
conduit à l'antécime, puis une crête étroite (amusante escalade peu
difficile en bon rocher, assez aérienne, mais certainement évitable par le
flanc est) mène au sommet. Excellente visibilité, beau panorama, similaire à
celui depuis le Gran Eriste ou la Forqueta. Descente par l'éperon SE avant
de traverser laborieusement à flanc vers le col de Millares (guère mieux que
la voie de montée).
| Longueur : | ** (1300m) |
| Difficulté : | ** (pierriers, escalade II) |
| Intérêt : | *** |
| Schéma : | voir Gran Eriste |
| Trajet : | GoogleMaps |
| Conditions : | 2005/05/06, beau, névés 2550m (crampons) |
Feraient-ils moins de 3000m, je ne sais pas si grand monde irait aux Eriste
: l'accès est confus et pénible, dans des pierriers instables à perte de
vue. Je n'ai jamais eu autant d'hésitations en une seule sortie. En plus,
la toponymie variée entre les topos et les cartes ne simplifie rien : les
sommets ont deux ou trois noms (Eriste ou Grist ou Bagüeñola), le même nom
est utilisé à des endroits différents (l'ibón Pixon se balade entre 2560m
pour Audoubert et 2190m sur la carte Rando Éditions) et personne n'est
d'accord sur les cotes d'altitude (de 3009m à 3053m pour le Gran
Eriste). Pour une fois, la carte Alpina Posets semble assez juste, si on
ignore les cheminements, tracés de manière toujours aussi fantaisiste.
Du col de Sahún (ou mieux de la cabane des Prats, à 1780m, au bout d'une
piste correcte, ce qui évite 200m de remontée au retour), monter au grand
lac de Barbarisa (2300m). Se diriger vers le fond du cirque et, après être
passé à deux autres petits lacs, s'élever au NO sur une langue herbeuse pour
prendre de l'altitude avant de virer au NE en passant au-dessus des
éboulis. Atteindre ensuite l'ibón Chelau de Barbarisa à 2805m (beau site de
pierriers). Ici, il faut rejoindre la crête entre Gran Eriste et Eriste
Sur. Le problème est de savoir où ils sont ! Sans trop y croire, je tente
une première brèche, à l'ouest du lac, d'où j'aperçois un petit lac (je
comprendrai ensuite qu'il s'agit de l'ibón Llelao ou Chelau de Leners) :
raté, mais belle vue sur le Mont Perdu. La deuxième brèche, NNE du lac, est
plus prometteuse : hélas, je surplombe le lac de Leners (ou lac supérieur de
Millares), encore raté. Je suis sur la crête O du Gran Eriste et je tente ma
chance par là. L'escalade est peu difficile mais le rocher est médiocre, et
après avoir délogé plusieurs cailloux et un gros bloc d'une dizaine de
kilos, cette voie est sagement abandonnée. Finalement, un couloir croulant,
le plus au sud au-dessus du lac glacé (le plus près de l'Eriste Sur, une
fois que l'on sait que c'est le sommet le plus à droite au-dessus du lac),
mènera à la brèche entre Eriste Central et Sud. Descendre de quelques mètres
(dans les éboulis) pour longer vers le nord la paroi du Gran Eriste et
repérer les deux ou trois cairns qui indiquent une voie facile vers le
sommet (plusieurs couloirs croulants sont possibles ; une vire peu claire
qui monte de droite à gauche pour rejoindre la crête largement au sud du
sommet constitue un chemin assez confortable).
Belle vue sur les Posets et de nombreux grands sommets (Maladeta, Schrader, Mont Perdu, Cotiella...). L'Eriste Sur se gravit sans difficulté (et
dans des éboulis) en le contournant pour l'attaquer par le SE.
Descendre (dans un pierrier, quelle surprise) vers deux petits laquets au SE de l'Eriste Sur et se diriger vers l'éperon issu du pic de Bagüeña ou tuc de Comajuana (2898m à 2946m selon les cartes) pour le franchir au seul endroit envisageable (cairns). Continuer sur cette ligne SSE, au pied de la crête pour contourner (dans des pierriers) le pic Baixo de Bagüeña et rejoindre le collada de la Ribereta ou de la Vall (2480m à 2538m). Ne pas faire comme moi l'erreur de vouloir suivre la crête sud du Bagüeña pour changer des éboulis : elle tombe brusquement à l'approche du col. Du col, suivre un sentier cairné jusqu'au lac de Barbarisa.
| Longueur : | ** (1400m) |
| Difficulté : | ** (orientation, hors sentier, pierriers instables, petite escalade) |
| Intérêt : | *** |
| Topos : | RandoÉditions Aragon, page 147 (lac de Barbarisa) |
| 1000 ascensions, tome IV, topos 606, 607, 610 | |
| Conditions : | 2001/09/03, grand soleil, chaud |
Au bout de San Juan de Plan, prendre la dernière rue à droite. La mauvaise
route traverse la Cinqueta et devient une bonne piste. À 5,7 km, suivre la
piste de gauche. Après le pont sur le rio de Sein, la piste fait une boucle
à gauche. Dans l'épingle qui suit, prendre la courte piste qui conduit à un
ouvrage anti-érosion (1720m, 9,8 km depuis San Juan de Plan).
Suivre le bon sentier balisé de l'ibón de Sein (2350m). Monter au SE le grand pierrier et obliquer vers le collado de Barbarisa (2577m). En utilisant les zones herbeuses et les rives rocheuses, éviter largement les éboulis instables. On pourrait feinter la pica Sierra mais elle est intéressante à gravir. Plutôt que de sortir au col, continuer à longer la crête pour la rejoindre à la dernière brèche avant qu'elle ne se redresse. Remonter la crête vers la pica Sierra, petites difficultés d'escalade sur de gros blocs parfois branlants. Jolie vue de ce sommet entouré de lacs, les lacs de Sein et Llelao sont particulièrement beaux. La descente au NE est courte mais peu évidente. Du cairn sommital, suivre la crête quelques mètres puis rejoindre à droite du fil, une belle dalle inclinée. La descendre par adhérence puis remonter sur le fil (un pas athlétique, III). Contourner par la gauche un gendarme (aérien) et descendre trois hautes marches (II aérien) pour retrouver la crête constituée de larges dalles inclinées. Descendre en adhérence, puis plutôt versant ouest, arriver à la brèche (2834m). Descendre à l'ibón Chelau de Barbarisa (2805m) et grimper au Gran Eriste. Les topos font passer par la brèche entre Eriste sud et central mais on peut grimper directement dans la face (II peu soutenu, chutes de pierres). Panorama magnifique.
Retour par le versant nord : l'intérêt est de découvrir de multiples lacs mais il faut subir des pierriers en tout genre et être à l'aise en terrain à isard. Je n'ai rien compris aux explications sur l'ascension du Gran Eriste par le nord, voici la descente que j'ai suivie. Descendre au NNO le couloir situé sous le cairn sommital (mauvais terrain, utiliser autant que possible les rochers en rive droite). Sur le bas, quitter le couloir (qui saute dans un autre) pour descendre la paroi à droite (désescalade facile mais raide et exposée) et atteindre le pierrier. L'objectif va être de rejoindre à l'étage inférieur le pierrier situé au-dessus des falaises qui encerclent l'ibón de Leners. Ne pas chercher à descendre directement (falaises) mais suivre la crête de séparation entre les lacs de Millares et de Leners. Après une brèche, elle devient difficile. Passer à gauche (ouest) pour longer cette crête en délicat terrain à isard, toujours sans chercher à descendre trop vite. Parvenir ainsi à un collet franchissable (en fait, on pourrait éviter ce délicat tronçon par le versant Millares). Effectuer le long contournement vers l'ouest de l'ibón de Leners, passer au pied d'un éperon du pico de Sein et visiter l'ibón Llelao (ou Chelau de Leners, 2726m). Continuer à longer les aiguilles de Sein en traversant deux selles (interminable). Quelques lacs en contrebas égayent un peu ce pénible trajet. Une courte montée mène au col de Rechanzás (2619m), à l'est du pico del Turno. Descendre dans l'herbe au sud pour retrouver le sentier de l'ibón de Sein.
| Longueur : | ** (1500m) |
| Difficulté : | *** (orientation, pierriers, terrain à isard, escalade II exposée) |
| Intérêt : | ** (trop de pierriers) |
| Trajet : | GoogleMaps |
| Topos : | Audoubert, lacs des Pyrénées, tome 3, page 71 |
| Guide Posets - Maladeta | |
| Conditions : | 2007/09/02, beau puis léger voile |