Posets - Eriste

Grand massif de haute montagne culminant au pic des Posets, deuxième sommet des Pyrénées, à peu près inconnu des Français mais bien fréquenté par les Espagnols. À l'opposé de la Maladeta, massif linéaire, le massif des Posets est plus compact, lançant crêtes et sommets dans toutes les directions ; une pieuvre, écrivait Arlaud. Peu réputé pour ses possibilités d'escalade du fait de son médiocre rocher, le massif est en revanche accessible aux montagnards de tous les côtés, offrant de multiples manières de gravir les sommets. Au sud, le massif devient granitique pour élever les élégantes pointes d'Eriste qu'il faut impérativement visiter très tôt en saison pour ne pas souffrir dans les grands pierriers.

 

Posets (3369m) depuis Biadós

Espadas depuis Posets Accès classique et assez fréquenté, que ce soit à ski ou à pied. L'itinéraire, pratiquement totalement visible depuis Biadós, prend brutalement une allure haute montagne lorsque l'on parvient au faîte de la moraine du glacier de Llardana : le site est impressionnant. C'est un très bel itinéraire à ski, plus de 1000 mètres de descente continue et intéressante, et une partie basse dans la forêt un peu folklorique ; certains considèrent que c'est une des plus belles descentes des Pyrénées.

Posets versant E Au départ de Biadós (1740m), suivre le GR11 jusqu'aux dernières granges puis traverser le rio d'Añes Cruzes pour en remonter la rive gauche par une piste jusqu'à la cabaña de la Basa (ou del Clot, 1880m). Monter dans les bois derrière la cabane sur une vague croupe, en essayant de ne pas trop se perdre (on peut aussi utiliser au sud un vallon moins boisé). Dès que la forêt s'éclaircit, traverser (voire descendre un peu) à gauche pour couper un profond ravin avalancheux issu de las Espadas. La suite de l'itinéraire est bien visible. Monter vers la moraine du glacier de Llardana : en été, passer dans les éboulis tout à droite pour parvenir à l'extrémité sud de la moraine, mais il est plus facile, que ce soit en présence de neige ou sans, de passer totalement à gauche (nord) pour aboutir sous la moraine. Site grandiose. Une grande pente facile conduit à proximité de la cote 3214m sur la crête nord des Posets. Suivre cette crête, facile si elle est déneigée, étroite et spectaculaire sinon. Malgré un ciel un peu nuageux, beau panorama enneigé.

Longueur :*** (1650m)
Difficulté :** (avec la crête finale déneigée)
Intérêt :***
Schéma :voir Veteranos-Posets
Trajet :cartographie
Topos :Angulo, Pyrénées : 1000 ascensions, tome IV, topo 596c
Ratio, Ski randonnées II, page 192
Conditions :2008/05/02, beau le matin puis cumulus après midi, neige 2050m/1950m (skis et crampons)

Posets (3369m) et pic des Pavots (3121m) en circuit depuis Biadós

las Espadas Circuit original où l'on tourne autour de las Espadas au plus près. La descente du col des Pavots vers Biadós nécessite un bon sens de l'itinéraire et une certaine aisance en terrain à isard. Montée au Posets par l'itinéraire classique depuis Biadós qui passe à proximité du glacier de Llardana. Même si le site est toujours aussi grandiose, le glacier m'a semblé avoir considérablement régressé en sept ans et vivre ses dernières années.

las Espadas Du sommet des Posets, descendre au col Arlaud puis plein sud vers le Forau de la Neu qui, malgré son exposition sud, reste tardivement enneigé. Obliquer progressivement à droite pour aller franchir le collet 3061m entre la crête de las Espadas et la tuca del Forau de la Neu (3080m). Au passage, gravir cet insignifiant 3000 qui offre néanmoins une vue intéressante sur les étonnantes roches plissées de las Espadas et du diente de Llardana. Après une courte descente, remonter au col des Pavots (3097m) et faire un aller-retour au pic des Pavots (3121m).

Descente du versant occidental du col des Pavots : tout le haut se passe sur des ardoises brisées, parfois posées sur des rochers lisses, souvent formant un terrain similaire à du sable, offrant une descente agréable et expéditive si on descend dans l'axe, et une pénible galère à la traversée ou à la montée. Du col, ne surtout pas descendre dans la pente mais faire une diagonale à peine descendante pour rejoindre une croupe derrière laquelle se trouve le vallon à descendre. Descendre rapidement la croupe puis le vallon lui-même. Le vallon se resserre en tournant à gauche. Prendre des repères pour effectuer une longue traversée sensiblement horizontale en laissant plonger le vallon à gauche. Le terrain n'est pas réellement difficile mais demande une certaine aisance, un jugement sûr et une attention continue. Ne pas chercher à descendre avant d'avoir rejoint la croupe confortable, peu pentue, qui conduit à un vaste plat déboisé (2200-2300m ?), visible depuis le haut. De ce plat, on doit pouvoir rejoindre à l'est l'itinéraire de montée au-dessus de la cabane de la Basa. Descendre plutôt à l'ouest entre les arbres, sans partir trop à droite (des barres gênent la descente vers le val de Millars à proximité de son débouché). Dans le doute, il vaut mieux descendre SO que NO. On rejoint enfin un sentier, le GR11, qui ramène à Biadós.

Longueur :*** (1800m)
Difficulté :** (pour pyrénéiste expérimenté)
Intérêt :**
Trajet :cartographie
Conditions :2010/07/07, beau, névés 2900m/2800m (crampons), photos

Veteranos (3125m), Gemelos (3160m), Posets (3369m) en circuit depuis Biadós

schéma Veteranos Rude circuit, difficile au passage de la brèche Carrive, visitant le sauvage versant NO des Posets. À lui seul, le pico de los Veteranos, beaucoup plus simple, mérite cependant la visite.

Posets depuis Veteranos Au départ de Biadós (1740m ; je me suis garé à l'ombre peu après le camping, vers 1640m, un kilomètre avant le terminus de la pénible piste), le GR11 remonte la vallée encaissée d'Añes Cruzes, en traversant d'immenses champs d'iris avec quelques spécimens du rare chardon bleu. Écrasée entre les massifs du Bachimala et des Posets, cette vallée n'en finit pas d'atteindre le port de Chistau/Gistain (2592m). La double cime rouge et blanche du pico de los Veteranos est bien visible au sud. Se diriger vers elle pour trouver trois lacs inattendus dans ce secteur de gouffres, avant de rejoindre à droite un col évident. La crête est assez décomposée mais facile (petite escalade I, à peine aérienne) jusqu'au pico de los Veteranos ou Cabo de la Montañeta (3125m). Ce sommet offre un panorama remarquable, du Balaïtous au Montcalm, similaire à celui des Posets, sauf au sud où le versant nord de celui-ci fait forte impression. La crête se prolonge au-dessus du glacier de la Paúl et après une courte descente, remonte au pico de los Gemelos (3160m), sommet peu marqué et peu intéressant qui n'existe que par la grâce de la profonde brèche Carrive à la mauvaise réputation. La brèche est profonde (une quarantaine de mètres), étroite, en mauvais rocher et son couloir O reste tardivement enneigé (mi-juillet d'un été sec, seuls les dix mètres supérieurs étaient déneigés). Descente prudente par le versant ouest en testant tous les appuis, traversée du couloir cinq mètres sous la brèche et remontée toujours très prudente sur une centaine de mètres (escalade II et III, exposée et dangereuse), avant que la crête ne s'adoucisse enfin pour déboucher à la cote 3214m. La suite de la crête jusqu'au sommet des Posets ne pose plus de problème. Visibilité excellente, panorama souvent vanté.

Posets - Espadas Retour entre l'antécime N et la pointe 3214m pour descendre les éboulis du Lit de Llardana, heureusement encore partiellement recouverts de neige. Aboutir sur la moraine du glacier de Llardana. Malgré la régression du glacier, ce petit cirque glaciaire est un modèle pédagogique à découvrir et il existe dans les Pyrénées peu de moraines frontales aussi marquées et régulières. La moraine s'appuie sur un important escarpement dont la descente n'est pas facilitée par les cairns confus : je suis passé dans le vallon du ruisseau glaciaire (pas génial) mais il semble préférable de passer sur la croupe rive droite ou dans le vallon suivant au sud. Le sentier est ensuite bien marqué jusque dans les bois où il se multiplie et s'éparpille et c'est un peu par hasard que j'ai abouti à la cabane de la Basa et à la piste abandonnée en dessous.

Longueur :*** (1800m)
Difficulté :** pour Veteranos, *** pour Posets (escalade III exposée)
Intérêt :*** (mais personne de sensé n'a vraiment envie de revenir à la brèche Carrive)
Trajet :cartographie
Topos :Angulo, Pyrénées : 1000 ascensions, tome IV, topos 597, 598, 596c
Conditions :2003/07/18, grand beau, remarquable visibilité, rares névés 3000m

Pavots (3121m), las Espadas (3332m), Posets (3369m) et diente de Llardana (3085m) en circuit depuis le refuge du Forcau

Aiguilles du Forcau Premier jour : au départ d'Eriste, piste (état fluctuant avant 2006, a priori correcte en 2014) jusqu'au pied de la belle cascade d'Espigantosa (1520m), petit parking. Montée évidente au grand refuge du Forcau ou Ángel Orús (2100m, 1h30). Espadas, Posets depuis Pavots

Deuxième jour : suivre le GR11-2 bien balisé en direction du col d'Eriste. Au déversoir du lac de Llardaneta (2676m), monter à droite (nord) dans l'herbe le long d'un ruisseau et atteindre l'entrée de la remarquable vallée sud des Posets (vallée Forau de la Neu). À l'ancien lac comblé, au pied de la dent de Llardana, tourner à l'ouest vers le col des Pavots aux éboulis noirâtres en laissant à gauche la croupe qui monte au diente Royo (tout blanc...). Llardaneta, Posets depuis Espadas Col et pic des Pavots (ou Tucón Royo, 3121m) en 2h depuis le refuge. Suivre la longue crête aérienne et peu difficile (un mur IIsup en bon rocher et beaucoup de I ou IIinf) jusqu'au pic de las Espadas (ou pic de Llardaneta, 3332m). Continuer jusqu'au col Arlaud, par des passages aériens, un mur exposé en IIsup (bon rocher) sous la tuca de Llardaneta (3311m) et une descente en II vers le col. Remonter la pente d'éboulis (ou de neige) jusqu'au sommet des Posets (ou pic de Llardana, 3369m, 1h50 depuis les Pavots). Temps clair et frais, vent modéré de nord, visibilité parfaite, toute la crête m'a offert des vues fabuleuses. Faire un aller-retour à l'antécime Nord (20mn) pour la vue sur le glacier et la combe de la Paúl.

Diente de Llardana Descendre sur la crête sud par la voie normale, bien marquée. Au col de canal Fonda, en haut de la Rue Royale, la dent de Llardana semble inaccessible mais ne pose en fait guère de problèmes : monter facilement sous les dalles verticales de la crête par une succession de marches d'escalier (petit II, terrain médiocre, voir photo) jusqu'au sommet effilé (30mn AR depuis le col). Joli panorama sur les faces sud Espadas - Posets. À la descente, attention à ne pas déloger de pierres qui tomberaient dans la canal Fonda. Retour au col et descente par la Rue Royale, totalement déneigée mi-septembre.

Longueur :*** (600m+1400m)
Difficulté :*** (escalade IIsup et II, aérien)
Intérêt :****
Trajet :cartographie
Topos :Boyer & Pardina, Randonnées dans les Pyrénées Aragonaises, page 155 (par la canal Fonda)
Angulo, Pyrénées : 1000 ascensions, tome IV, topos 599, 600b, 603, 594a
Conditions :2002/09/11, beau, vent frais

Corbets (2901m), Mincholet (2865m), Posets (3369m), Batisielles N (2804m) depuis la vallée d'Estós

Agulla de Perramó, ibón de la Escarpinosa Magnifique visite du versant est du massif des Posets, peu fréquenté et pourtant superbe. Hors les deux itinéraires du collado de la Plana, pas la moindre trace, pas le moindre cairn, c'en est étonnant. Pas un humain, des isards en pagaille, des marmottes siffleuses, un terrain plutôt agréable (mélange d'herbe et de blocs où l'on circule facilement, beaucoup moins d'éboulis que je ne le craignais), des lacs superbes, et toujours le Posets monstrueux, énorme, une ampleur hors du commun que ce soit de loin ou de près. Par une coïncidence fortuite, mon trajet de retour est celui décrit par Packe dans son guide de 1867 et peut-être celui des premiers ascensionnistes (plutôt confus).

Tuca des Corbets, Agulla de Perramó, ibón de Perramó Résumé : premier jour : vallée d'Estós, ibón de Perramó, collado de la Plana, tuca des Corbets, tuca de Mincholet, ibón Alto (bivouac) ; second jour : ibón Alto, Posets (montée par l'arête S, descente par le glacier des Posets), ibón Alto, collado de Batisielles, ibones de Batisielles.

Premier jour : parking d'Estós (1250m), piste puis bon sentier fréquenté de l'ibonet de Batisielles où l'agulla de Perramó fait une apparition spectaculaire (« un petit Dru » selon Russell emphatique), ibones de la Escarpinosa (2032m), joli site, l'agulla de Perramó toujours étonnante. L'important escarpement se franchit par un large détour évident à l'est (trace de sentier bien cairné) pour découvrir le grand ibón de Perramó (2260m), dans un vaste vallon entre l'agulla de Perramó et les sévères tucas d'Ixeia au rocher torturé. Source au coin NE du lac. Au nord, Perdiguère et Seil de la Baque sont remarquables. Toujours bien cairné, l'itinéraire s'élève en biais pour passer au col à l'O de l'agulla de Perramó, rejoint l'itinéraire balisé passé par les ibones de Batisielles et conduit au collado de la Plana (2703m) à peine défendu par un petit chaos. Première apparition du pic des Posets, colossal.

Posets, Bardamina, ibón de la Plana depuis le collado de la Plana Aller-retour à la tuca des Corbets ou de Perramó (2901m) : d'abord versant ouest de la crête puis sur le fil puis versant est (cairns). Le sommet est constitué de plusieurs pointes, les plus hautes étant bien sûr les plus éloignées. Parmi les trois dernières, il n'est pas clair laquelle est la plus haute, l'énorme bloc (facile en le tournant par derrière, au sud) m'a semblé le point culminant mais le cairn est sur la première des trois (la plus simple d'accès). Large panorama, tout le versant SE du massif des Posets bien sûr, le versant sud des sommets luchonnais (étonnantes dalles du pic du Seil de la Baque, Perdiguère moins taupinière que d'habitude), Maladeta, etc.

Retour au collado de la Plana et direction nord sur la croupe pour rejoindre un collet perpendiculaire entre la tuca de Mincholet à l'est et un sommet secondaire déporté à l'ouest. De ce collet (2789m), le sommet secondaire (2821m) permet d'étudier les 22 lacs du plateau (Brulle et Russell, avec pas mal d'imagination : on en trouve une douzaine éparpillés sur 300 mètres de dénivelé mais la perception est perturbée par la magie du lieu). Pour la tuca de Mincholet, suivre soit le fil (II continu, plutôt bon rocher), soit des couloirs versant nord (plus facile, terrain moins bon). Un résistant pin à crochets s'accroche vers 2820m (ce n'est pas le plus haut : cf pic dels Estanys et pic de Sobremonestero). Beau panorama complémentaire du Corbets, y compris sur les lacs du vallon de Batisielles (Brulle comptait peut-être la dizaine de lacs qui s'y trouvent dans ses 22). Retour au collet, descente au nord (éboulis) vers l'ibón Alto (2580m env.) pour installer le bivouac. L'ibón Alto est en fait trois, avec deux beaux lacs satellites de part et d'autre. Un bel emplacement de bivouac sur la rive E de l'ibón oriental, un autre sur la rive nord du lac central, pas grand chose d'autre sinon. Site merveilleux, bivouac royal sous la surveillance des Posets, pas un souffle de vent, pleine lune éclairant comme en plein jour, envie de sommet, comment dormir ?

Second jour : direction les Posets. Repérer le point où le pierrier est pratiquement de plein pied avec l'arête sud, approximativement à mi-chemin entre le sommet et la tuca Alta (évident de loin comme de près). L'objectif est d'atteindre ce point en évitant le plus possible les chaos et en restant en terrain facile. Longer les trois ibones Alto (plutôt rive nord pour le central mais les deux rives sont possibles). De l'ibón Alto occidental (2581m), s'élever d'abord assez rapidement au NO puis partir à flanc en traversée doucement ascendante pour couper le profond couloir issu du pico de Bardamina. De manière évidente par bonne visibilité, s'élever toujours progressivement, longuement, très longuement, sans monter trop vite pour rester sous les chaos et éboulis. Ce n'est que sous la facette SE des Posets (le Triangle) qu'on aborde les éboulis, finalement pas trop pénibles, ni fins éboulis ni énormes blocs, mais blocs moyens, bien rangés et plutôt stables. On pose à peine les mains pour sortir sur l'arête sud (vers 3050m), face à la diente de Llardana et au-dessus du col de Canal Fonda, premiers cairns de la journée et apparition de las Espadas. Quelques blocs et voici le sentier fréquenté venu du refuge Ángel Orús. Sommet à 9h30, visibilité admirable. Isolé, situé au centre de tous les grands massifs des Pyrénées centrales (Cotiella, Perdido, Vignemale, Néouvielle, Luchonnais, Maladeta), visible de partout et inversement dominant tous (sauf un), le pic des Posets offre un panorama magistral, bien plus intéressant que celui de l'Aneto. Difficile de repartir.

Pico de las Veteranos depuis le col de la Paúl Descente par la voie normale d'Estós sur le glacier de Posets, pas si simple. Suivre la crête horizontale au nord jusqu'à l'apparition de l'arête qui descend sur le collado de la Paúl. À droite, signalé par quelques marques et flèches rouges à repérer attentivement, descendre par une suite de cheminées - couloirs faciles mais en mauvais terrain et exposé aux chutes de pierres. Cheminement un peu confus, être bien attentif. C'est finalement assez bas qu'on prend pied sur la corniche visible depuis le sommet pour faire une diagonale au sud. Le glacier (ou ce qu'il en reste) est maintenant bien bas, descendre des gradins faciles envahis de pierres (c)roulantes pour le rejoindre. Une belle ramasse et voici la moraine et le collado de la Paúl (3060m). Superbe découverte des picos de los Gemelos et de los Veteranos au rocher stratifié et coloré. Une heureuse langue de neige me dépose à l'ibón Chelau de Llardana (2900m env.), encore bien glacé. Quelques névés encore puis des blocs, moins drôle, bientôt un terrain plus facile en retrouvant l'itinéraire de l'aller au-delà du profond couloir issu du Bardamina. Retour à l'ibón Alto oriental (2585 env.), chargement du sac, ouch. Montée atone à l'ENE au collado de Batisielles (2721m), toujours ni cairn ni trace, y a-t-il si peu de monde qui passe ici ? Petit saut au pico de Batisielles Norte (2804m), sommet secondaire plongeoir sur l'ibón de Montidiego. Mais que son panorama est beau tant sur le massif des Posets, sur le versant sud des sommets luchonnais ou vers la Maladeta. Était-ce la lumière ou l'exaltation des Posets ? mais je l'ai trouvé infiniment plus intéressant que Corbets ou Mincholet. Du collado de Batisielles (2721m), un peu d'herbe puis un chaos vite avalé et de nouveau le terrain mixte herbe et blocs. Passer à un étang en balcon (2526m) où le massif de la Maladeta se mire et descendre à droite le long d'une élégante arête rocheuse. Sans difficulté, on rejoint le sentier cairné et balisé au sud de l'ibón Grande de Batisielles vers 2300m, fin de l'isolement. Il n'y a plus qu'à suivre ce sentier pour revenir à l'ibonet de Batisielles (1920m env.) où l'on trouve les touristes en sandales et sans sac (les chanceux), cruel retour à la réalité avant la fin de ce splendide circuit.

Données : jour 1 : dénivelé +1850m, -500m, départ 8h40, ibón de la Escarpinosa 11h, collado de la Plana 14h, Corbets 14h50, Mincholet 16h10, bivouac 17h ; jour 2 : +1000m, -2350m, départ 6h40, Posets 9h30, retour bivouac 12h30 - 13h, Batisielles N 13h30, parking 17h.

Longueur :*** (2900m en 2 jours)
Difficulté :** (énormément d'orientation, petite escalade, terrain varié, rien de dur mais pyrénéiste exercé)
Intérêt :****
Trajet :cartographie
Topos :Atela, Posets - Perdiguero
Posets - Maladeta, 1967
Conditions :2013/08/20 (Corbets, Mincholet), beau
2013/08/21 (Posets, Batisielles N), beau, photos

Tucas Baja (2898m) et Alta (2906m) de Llardana, Montidiego (2764m), Batisielles S (2846m) par le refuge du Forcau

Nouvelle visite du superbe versant est du massif des Posets, de nouveau étonné par l'absence totale de traces pour découvrir les lacs alors que le terrain herbeux est agréable à parcourir. Des quatre, le sommet le plus intéressant est le moins haut : le Montidiego est magnifique. Départ de la cascade d'Espigantosa (1520m), refuge du Forcau ou Ángel Orús (2100m, 1h15), voie normale des Posets jusqu'à l'entrée de la Rue Royale (Canal Fonda). Quitter alors le sentier pour monter le large vallon entre les tucas Baja et Alta de Llardana. De la brèche (2839m), montée à droite à la tuca Baja (2898m) par le versant sud rocheux et facile. Beau panorama, un peu écrasé par les Posets. Retour à la brèche, montée à la tuca Alta (2906m) avec un peu de II. Descente facile au collet (2841m) sur la canal Fonda.

Descendre E d'abord dans des blocs pour visiter la ball dels Ibons. Ibón Negro de Posets (2554m), ibón de Farradura, ibón de las Alforjas, ibón Baixo (2460m env.), tous beaux et paisibles dans la lumière automnale. Un petit raidillon mène à l'ibón Alto occidental (2581m), personne ne vient ici voir les trois ibons Altos. Toujours confortablement dans les pelouses, monter NE vers la crête principale. Passer au point bas (2685m) et rejoindre le collet (2726m) à droite d'un "casque" repérable de loin. Pour monter au Montidiego (2764m), déporté, traverser versant SE de la crête secondaire issue du casque jusqu'au collet (2647m) au pied du pic. La crête est découpée (II) mais largement feintable E puis O (1h AR du collet 2726m). Vue plongeante sur la vallée d'Estós, panorama admirable, Posets, Luchonnais, Maladeta, quel belvédère.

Direction Batisielles Sur. Parcourir un moment la crête découpée vers le Batisielles N (qu'il serait aisé de revoir), passer au collado de Batisielles (2721m) et longer la crête quelques mètres en contrebas en terrain herbeux. Finir par la crête chaotique, une petite brèche et pico de Batisielles Sur (2846m) dominant les lacs homonymes (la tuca de Mincholet est plus intéressante). Retour vers les ibons Altos depuis la petite brèche, inutile de reprendre la crête. La descente directe sous l'ibón Alto principal est peu évidente (barres et pentes herbeuses raides), il est sans doute préférable de repasser à l'ibón Alto occidental. De l'ibón de Eriste, il ne reste qu'à suivre le sentier balisé qui passe à la cabane de Llardana et remonte un peu (trop) pour rentrer au refuge. Splendide journée.

Longueur :*** (2200m)
Difficulté :** (hors sentier, pas un cairn, pas une trace)
Intérêt :***
Trajet :cartographie
Topos :Atela, Posets - Perdiguero
Conditions :2017/10/29, beau, vent N assez fort

Pico de Bardamina (3079m) et pico de la Paúl (3078m) en circuit depuis le refuge du Forcau

Posets - Veteranos Beau circuit, visitant la vallée des lacs (ball dels Ibons) et empruntant une crête découpée au pied du majestueux Posets. Du refuge du Forcau (2095m), suivre le GR11.2 vers Estós pour rejoindre l'ibón de Eriste ou de las Alforjas (peu après la cabane de Llardana, le sentier balisé descend pour rejoindre le ruisseau mais on peut s'élever faiblement à flanc pour aboutir plus rapidement au-dessus du lac ; quelques cairns). De là, à vue vers la pyramide du pic de Bardamina (avec la neige, j'ai fait un large arc de cercle à l'ouest, en empruntant la croupe qui monte vers le col de la Paúl, de manière à conserver des pentes assez douces). En suivant le vague contrefort sud, aboutir sans la moindre difficulté à quelques mètres du pico de Bardamina. Vue intéressante, vers la vallée des lacs (tous encore gelés), sur le pic des Posets, à l'est sur les massifs du Perdiguère et de la Maladeta.

Bardamina La crête de la Paúl à l'ouest, au pied de laquelle se niche un des plus haut lac des Pyrénées, est découpée, aérienne par endroit mais peu difficile (II). Rester à proximité du fil (j'ai fait l'erreur de m'en éloigner et j'ai eu de grandes difficultés pour y remonter). Le parcours est amusant mais long : plus d'une heure pour atteindre le col de la Paúl (3057m). Du col, contourner l'arête E (aussi qualifiée d'arête SE) du pic des Posets et traverser en légère descente tout le flanc SE des Posets, au-dessus de l'ibón Negro de Posets, pour aboutir au col (2845m) au nord de la tuca Alta (ou mieux à l'épaule 2870m juste au-dessus). Très rapide avec la neige, comment est le terrain sinon ? De gros éboulis semble-t-il. On arrive ainsi à mi-hauteur de la Rue Royale, face au Diente de Llardana, pour revenir sans histoire au refuge.

Longueur :*** (600m+1150m)
Difficulté :** (orientation, crête aérienne II)
Intérêt :**
Trajet :cartographie
Topos :Angulo, Pyrénées : 1000 ascensions, tome IV, topo 601 (montée)
Conditions :2004/06/04 (refuge), beau
2004/06/05 (sommets), beau, neige 2400m (crampons)

Pico de la Forqueta (3007m) depuis Biadós

Posets - Espadas Depuis Biadós (1740m), accessible par une interminable piste de 9 km (se garer à Virgen Blanca et ne pas monter le dernier km, pire que le reste), un sentier conduit sans histoire au col d'Eriste (panneau au départ et balisage rouge-blanc). En suivant la crête au sud ou le pierrier du flanc E, atteindre le sommet NO de la Forqueta ou des Turets (3007m environ) en ne posant presque jamais les mains. Espadas, Posets depuis Forqueta Remarquable vue sur les Posets au nord, les Eriste au sud et plus loin sur la Maladeta, Mont Perdu, Perdiguère, Batoua... L'accès à la pointe SE (3004m) demande un tout petit peu plus d'attention. À la descente, il est intéressant de passer à gauche (ouest) du mamelon 2565m pour rejoindre l'ibón de Millares par un cheminement efficace au milieu des petites barres rocheuses (quelques cairns assez discrets à bien repérer).

Longueur :** (1300m)
Difficulté :* (pointe NO, retour direct ; +1 pour pointe SE ou variante de retour)
Intérêt :**
Schéma :voir Gran Eriste
Trajet :cartographie
Topos :Boyer & Pardina, Randonnées dans les Pyrénées Aragonaises, page 129 (ibón de Millares)
Angulo, Pyrénées : 1000 ascensions, tome IV, topos 596b-604
Conditions :2002/06/18, beau, névés 2550m

Tuca de la Llantia (2932m) et Forcau Alto (2862m) depuis le refuge du Forcau

La tuca de la Llantia est un important sommet pas simple d'accès. Du refuge du Forcau (2100m), monter le vallon au SO. On trouve des traces de sentier qui se précisent à la station météo (cairns et points rouges). La trace remonte un long vallon herbeux au pied de la cresta del Forcau. Après un collet (2559m) et une cuvette, les cairns évitent le talweg encombré de blocs énormes par la rive droite jusqu'au dernier clot. Sans passer à la brèche NO de la Llantia, s'élever S dans le chaos rocheux vers la crête, à droite des falaises. La crête s'élève rapidement et malgré deux cairns conseillant de passer versant sud, j'ai dû chercher mon chemin avec plusieurs impasses. Escalade II+ puis crête finale plus facile mais très aérienne et impressionnante. Large vue au sommet (2932m), Posets et Espadas grandioses. Il faut 15 min pour faire l'aller-retour au sommet oriental (2930m) d'où la vue plonge jusqu'à Eriste.

Retour par le même itinéraire puis au pied du Forcau Alto (cuvette 2550m), direction celui-ci. Remonter une longue pente herbeuse jusqu'aux rochers, le terrain de plus en plus raide et caillouteux conduit naturellement à obliquer à l'E vers une arête secondaire. J'ai rejoint cette arête près de sa jonction avec la crête principale. Parcourir la large crête en terrain décomposé (une petite pointe en II, facile sinon) en se demandant où est le point culminant. Je penche pour la pointe O, les cartes sont indécises. Vue extraordinaire sur le versant sud des Posets, les rochers torturés de las Espadas sont spectaculaires. Retour sagement par le même itinéraire et proche rencontre avec un cabri abandonné.

Longueur :** (1200m)
Difficulté :*** (escalade II+ exposée pour Llantia, terrain raide pour Forcau)
Intérêt :**
Trajet :cartographie
Topos :Atela, Posets - Perdiguero (Llantia)
Posets - Maladeta, 1967 (Forcau)
Conditions :2017/10/30, beau, traces de neige au nord 2700m

Pico Eriste Norte (3025m) depuis Biadós (1740m)

Les 3 Eriste Bon sentier jusqu'à l'ibón de Millares (2353m). Au sud se trouve la belle pyramide de l'Eriste Gran, avec à sa gauche l'Eriste Norte (ou pico Beraldi ou Bagüeñola N). Encore à gauche, on devine le collado de Millares, supporté par une falaise surplombante qui s'abaisse vers la gauche, formant l'évident point de passage. S'élever à l'est du lac (cairns) pour passer à proximité du collet 2550m env. qui fait communiquer avec le vallon du col d'Eriste, franchir la falaise par le point repéré (pente raide, exposée en cas de neige) et rejoindre le col (2831m). Une pente raide de pierres et blocs conduit à l'antécime puis une crête étroite (amusante escalade peu difficile en bon rocher, assez aérienne, certainement évitable par le flanc est) mène au sommet. Excellente visibilité, beau panorama, similaire à celui depuis l'Eriste Gran ou la Forqueta. Descente par l'éperon SE avant de traverser laborieusement à flanc vers le col de Millares (guère mieux que la voie de montée).

Longueur :** (1300m)
Difficulté :** (pierriers, escalade II)
Intérêt :***
Schéma :voir Eriste Gran
Trajet :cartographie
Conditions :2005/05/06, beau, névés 2550m (crampons)

Pico Eriste Gran (3053m) et pico Eriste Sur (3045m) en circuit depuis le col de Sahún

schéma Eriste Les 3 Eriste Feraient-ils moins de 3000m, je ne sais pas si grand monde irait aux Eriste : l'accès est confus et pénible, dans des pierriers instables à perte de vue. Je n'ai jamais eu autant d'hésitations en une seule sortie. En plus, la toponymie variée entre les topos et les cartes ne simplifie rien : les sommets ont deux ou trois noms (Eriste ou Grist ou Bagüeñola), le même nom est utilisé à des endroits différents (l'ibón Pixon se balade entre 2560m pour Audoubert et 2190m sur la carte Rando Éditions) et personne n'est d'accord sur les cotes d'altitude (de 3009m à 3053m pour l'Eriste Gran). Pour une fois, la carte Alpina Posets semble assez juste, si on ignore les cheminements, tracés de manière toujours aussi fantaisiste.

Du col de Sahún (ou mieux de la cabane des Prats, à 1780m, au bout d'une piste correcte, ce qui évite 200m de remontée au retour), monter au grand lac de Barbarisa (2300m). Se diriger vers le fond du cirque et, après être passé à deux autres petits lacs, s'élever au NO sur une langue herbeuse pour prendre de l'altitude avant de virer au NE en passant au-dessus des éboulis. Atteindre ensuite l'ibón Chelau de Barbarisa à 2805m (beau site de pierriers). Ici, il faut rejoindre la crête entre Eriste Gran et Eriste Sur. Le problème est de savoir où ils sont ! Sans trop y croire, je tente une première brèche, à l'ouest du lac, d'où j'aperçois un petit lac (je comprendrai ensuite qu'il s'agit de l'ibón Llelao ou Chelau de Leners) : raté, mais belle vue sur le Mont Perdu. La deuxième brèche, NNE du lac, est plus prometteuse : hélas, je surplombe le lac de Leners (ou lac supérieur de Millares), encore raté. Je suis sur la crête O de l'Eriste Gran et je tente ma chance par là. L'escalade est peu difficile mais le rocher est médiocre, et après avoir délogé plusieurs cailloux et un gros bloc d'une dizaine de kilos, cette voie est sagement abandonnée. Finalement, un couloir croulant, le plus au sud au-dessus du lac glacé (le plus près de l'Eriste Sur, une fois que l'on sait que c'est le sommet le plus à droite au-dessus du lac), mènera à la brèche entre Eriste Gran et Sud. Descendre de quelques mètres (dans les éboulis) pour longer vers le nord la paroi de l'Eriste Gran et repérer les deux ou trois cairns qui indiquent une voie facile vers le sommet (plusieurs couloirs croulants sont possibles ; une vire peu claire qui monte de droite à gauche pour rejoindre la crête largement au sud du sommet constitue un chemin assez confortable). Espadas, Posets depuis Forqueta Belle vue sur les Posets et de nombreux grands sommets (Maladeta, Schrader, Mont Perdu, Cotiella...). L'Eriste Sur se gravit sans difficulté (et dans des éboulis) en le contournant pour l'attaquer par le SE.

Descendre (dans un pierrier, quelle surprise) vers deux petits laquets au SE de l'Eriste Sur et se diriger vers l'éperon issu du pic de Bagüeña ou tuc de Comajuana (2898m à 2946m selon les cartes) pour le franchir au seul endroit envisageable (cairns). Continuer sur cette ligne SSE au pied de la crête pour contourner (dans des pierriers) le pic Baixo de Bagüeña et rejoindre le collada de la Ribereta ou de la Vall (2480m à 2538m). Ne pas faire comme moi l'erreur de vouloir suivre la crête sud du Bagüeña pour changer des éboulis : elle tombe brusquement à l'approche du col. Du col, suivre un sentier cairné jusqu'au lac de Barbarisa.

Longueur :** (1400m)
Difficulté :** (orientation, hors sentier, pierriers instables, petite escalade)
Intérêt :** (trop de pierriers)
Trajet :cartographie
Topos :Boyer & Pardina, Randonnées dans les Pyrénées Aragonaises, page 147 (lac de Barbarisa)
Angulo, Pyrénées : 1000 ascensions, tome IV, topos 606, 607, 610
Conditions :2001/09/03, grand soleil, chaud

Pica Sierra (2884m) et pico Eriste Gran (3053m) en circuit par l'ibón de Sein

Eriste Gran et sud schéma Eriste-Sein Au bout de San Juan de Plan, prendre la dernière rue à droite. La mauvaise route traverse la Cinqueta et devient une bonne piste. À 5,7 km, suivre la piste de gauche. Après le pont sur le rio de Sein, la piste fait une boucle à gauche. Dans l'épingle qui suit, prendre la courte piste qui conduit à un ouvrage anti-érosion (1720m, 9,8 km depuis San Juan de Plan).

Suivre le bon sentier balisé de l'ibón de Sein (2350m). Monter au SE le grand pierrier et obliquer vers le collado de Barbarisa (2577m). En utilisant les zones herbeuses et les rives rocheuses, éviter largement les éboulis instables. On pourrait feinter la pica Sierra mais elle est intéressante à gravir. Plutôt que de sortir au col, continuer à longer la crête pour la rejoindre à la dernière brèche avant qu'elle ne se redresse. Remonter la crête vers la pica Sierra, petites difficultés d'escalade sur de gros blocs parfois branlants. Jolie vue de ce sommet entouré de lacs, les lacs de Sein et Llelao sont particulièrement beaux. La descente au NE est courte mais peu évidente. Du cairn sommital, suivre la crête quelques mètres puis rejoindre à droite du fil, une belle dalle inclinée. La descendre par adhérence puis remonter sur le fil (un pas athlétique, III). Contourner par la gauche un gendarme (aérien) et descendre trois hautes marches (II aérien) pour retrouver la crête constituée de larges dalles inclinées. Descendre en adhérence, puis plutôt versant ouest, arriver à la brèche (2834m). Descendre à l'ibón Chelau de Barbarisa (2805m) et grimper à l'Eriste Gran. Les topos font passer par la brèche entre Eriste Sur et Gran mais on peut grimper directement dans la face (II peu soutenu, chutes de pierres). Panorama magnifique.

Retour par le versant nord : l'intérêt est de découvrir de multiples lacs mais il faut subir des pierriers en tout genre et être à l'aise en terrain à isard. Je n'ai rien compris aux explications sur l'ascension de l'Eriste Gran par le nord, voici la descente que j'ai suivie. Descendre au NNO le couloir situé sous le cairn sommital (mauvais terrain, utiliser autant que possible les rochers en rive droite). Sur le bas, quitter le couloir (qui saute dans un autre) pour descendre la paroi à droite (désescalade facile mais raide et exposée) et atteindre le pierrier. L'objectif va être de rejoindre à l'étage inférieur le pierrier situé au-dessus des falaises qui encerclent l'ibón de Leners. Ne pas chercher à descendre directement (falaises) mais suivre la crête de séparation entre les lacs de Millares et de Leners. Après une brèche, elle devient difficile. Passer à gauche (ouest) pour longer cette crête en délicat terrain à isard, toujours sans chercher à descendre trop vite. Parvenir ainsi à un collet franchissable (en fait, on pourrait éviter ce délicat tronçon par le versant Millares). Effectuer le long contournement vers l'ouest de l'ibón de Leners, passer au pied d'un éperon du pico de Sein et visiter l'ibón Llelao (ou Chelau de Leners, 2726m). Continuer à longer les aiguilles de Sein en traversant deux selles (interminable). Quelques lacs en contrebas égayent un peu ce pénible trajet. Une courte montée mène au col de Rechanzás (2619m), à l'est du pico del Turno. Descendre dans l'herbe au sud pour retrouver le sentier de l'ibón de Sein.

Longueur :** (1500m)
Difficulté :*** (orientation, pierriers, terrain à isard, escalade II exposée)
Intérêt :** (trop de pierriers)
Trajet :cartographie
Topos :Audoubert, Lacs des Pyrénées, tome 3, page 71
Posets - Maladeta
Conditions :2007/09/02, beau puis léger voile