Estats - Monteixo

Imposant massif au terrain médiocre (gneiss ferrugineux, aux jolies teintes rougeâtres mais d'une fiabilité nulle), on trouve ici les 3000 les plus orientaux, groupés autour de la pique d'Estats. Grâce à (ou à cause de) la route de Soulcem, de nombreux sommets et lacs d'altitude sont facilement accessibles mais gravir l'un des 3000 à la journée reste une entreprise de grande ampleur que l'on peut scinder en dormant au refuge du Pinet idéalement placé à mi-chemin. Au sud, le chaînon se poursuit longuement pour séparer l'Andorre de l'Espagne, portant la Coma Pedrosa, point culminant de l'Andorre. On est tout surpris de ne pas encore y trouver un télésiège mais je ne doute pas que les aménageurs andorrans ne l'aient déjà planifié.

 

Pointe du Port (2601m) et pic de Salibary (2611m) en circuit depuis l'Artigue (1180m)

De l'Artigue (1180m), remontée de toute la vallée de l'Artigue jusqu'au port (2481m). Suivre la crête au SE, sans difficulté pour la pointe du Port (2601m). La crête est ensuite découpée et chaotique, nombreux passages de II/II+ aériens et sans doute plus si on ne quitte pas le fil. Les nombreuses brèches m'ont obligé plusieurs fois à revenir en arrière pour trouver un passage pas trop dur, près de 2h pour moins de 1,5 km. À noter une enjambée spectaculaire pour franchir une entaille. Nombreuses échappatoires vers le versant espagnol facile. Après le pic de Salibary (2611m), descente à la brèche suivante (2562m, port de Salibarri) et montée par la crête (II+) à la pointe 2673m (que je croyais être le Salibary !). La suite nécessite un rappel, zut.

Retour balade et découverte. Retour à la brèche précédente (2562m) par le versant espagnol et pierrier vers l'étang de Montestaure (2271m) puis sentier de la Porta del Cel qui monte à la pointe de Recous (2447m), descend vers Picou Stèle puis dans le vallon du Bang. Quitter le sentier pour passer aux orris ruinés et tirer à droite pour atteindre le cirque où le ruisseau d'Estats se repose un temps. Direction les orris de Bazurs et, plutôt que la facile jonction avec le sentier du Pinet, descente sanglier et peu évidente par la rive droite du ruisseau de l'Étang Sourd : passer à la cabane inférieure (1680m), traverser rive droite, descendre dans la forêt raide avec deux zones de barres à négocier, enfin sentier le long du ruisseau.

Longueur :*** (1650m+200m)
Difficulté :*** (escalade II+)
Intérêt :**
Trajet :cartographie
Conditions :2015/10/24, voilé, vent le matin

Pic de Brougat (2706m) et cap de Broate (2734m) par l'étang de Montestaure (2310m) depuis l'Artigue (1180m)

Étang de Montestaure, pointe des Trois Comtes Longue randonnée dans une zone sauvage et peu fréquentée. La remontée de la vallée de l'Artigue sur un bon sentier offre un bel aperçu du caractère sauvage de l'Ariège. Juste avant de traverser le ruisseau de Montestaure, suivre le balisage jaune au S pour atteindre l'étang (2271m). La montée au port de Montestaure est moins agréable mais on découvre enfin le massif du Montcalm. Un dernier effort dans les pelouses espagnoles pour atteindre les deux sommets et leurs satellites, qui ne sont pas si proches.

Variante de retour par les orris de Bang (hors sentier non cairné) : revenir au port de Montestaure, suivre la crête vers l'est, passer sous la pointe de Montestaure pour rejoindre la première brèche (piquet métallique), passade du Bang. Un coup d'œil sur ce couloir encaissé, peu recommandable (très raide, herbe humide et enneigement tardif), et continuer la crête au SE. Après un vague pointe (2671m), on trouve un collet avec un cairn, un piquet métallique et au nord deux monolithes remarquables. Descendre par là, ou encore plus simple continuer jusqu'au pointement suivant (2663m) d'où part la crête NE qui ferme le vallon du Bang. Descendre au N puis NE en revenant vers le centre du vallon où la pente est moins raide. Terrain un peu pénible sur le haut. Peu avant les orris de Bang, croiser et ignorer un bon sentier balisé (il monte au refuge du Pinet). Rejoindre la source et les ruines, descendre en dessous et partir à droite pour descendre dans le cirque où le ruisseau d'Estats se repose un temps et est assez facile à traverser. Rive droite, soit suivre la sente qui remonte et rejoint le sentier du Pinet, soit suivre la sente qui descend doucement au-dessus du ravin et se perd en vue des orris de Bazurs où une sente rejoint le sentier du Pinet à l'orri de Pla-Nouzère.

Longueur :*** (1750m)
Difficulté :* (+1 par les orris de Bang)
Intérêt :**
Trajet :cartographie
Topos :Grassaud & Véron, Randonnées dans les Pyrénées Ariégeoises, page 131
Angulo, Pyrénées : 1000 ascensions, tome V, topo 808
Conditions :1997/10/05 (étang) : beau
1999/08/03 (sommets) : larges éclaircies
2000/07/26 (étang) : beau
2013/08/25 (sommets et circuit) : brouillard sous 2200m se désagrégeant lentement, beau au-dessus, photos

Guins de l'Ase (2960m) et pic de Sotllo (3072m) en circuit depuis l'Artigue (1180m)

Bassiès depuis Estats schéma Sotllo Très long cheminement, avec un beau parcours en crête offrant de larges vues sur tout le massif d'Estats, du Montcalm à l'Estanys. Le joli (et pourri) gneiss ferrugineux contraste avec le granite gris clair du massif de Bassiès. Le sentier du refuge du Pinet conduit à l'orri de Pla-Nouzère (1680m). Il aurait alors fallu quitter le sentier principal pour aller aux orris de Bazurs et trouver le sentier qui pénètre dans la combe du ruisseau d'Estats. Pour ma part, j'ai continué sur le sentier du Pinet jusque vers 1940m (après le premier raidillon) avant de descendre par un couloir raide dans la combe. De la combe encaissée (1900m), monter aux orris ruinés du Bang (2017m, source) puis, à vue, O puis S pour atteindre la crête à un col entre les points 2671m et 2663m (piquet métallique), donc largement à gauche de la passade du Bang, étroit couloir tardivement enneigé. Il ne reste plus qu'à suivre au sud la longue crête facile vers le Guins de l'Ase (2960m), joli sommet élégant. En chemin, traverser le Guins de Taps, sans trop savoir où (l'IGN l'indique à 2631m, sur une cote insignifiante ; Angulo préfère le point 2779m, ce qui paraît logique vu du nord). La descente sur le col du Guins de l'Ase (2866m) n'est pas vraiment difficile (quelques pas d'escalade facile) mais demande de l'attention car elle est longue, découpée, un peu aérienne et en rocher médiocre (et compliquée dans mon cas par de violentes rafales). La remontée au pic de Sotllo (ou pic du Port de Sullo) est plus facile mais fut éprouvante avec le vent de face. Descente vers le port de Sotllo (éboulis croulants) puis descente directe vers le refuge via l'étang de la Coumette d'Estats (2735m) et l'étang d'Estats (2415m). Attention aux barres, descente peu cairnée : ne pas suivre le ruisseau mais passer au collet à l'ouest de l'étang de la Coumette d'Estats et descendre en tirant à gauche.

Note historique : en 1850, l'officier topographe (Mamony) indique « Estax » pour l'actuel Sotllo et « pic du Port d'Estax » pour l'actuel Estats. Les noms se déplacent... (d'après Balaïtous et Pelvoux de Beraldi).

Longueur :*** (2100m)
Difficulté :** (hors sentier, pierriers, petite escalade)
Intérêt :***
Trajet :cartographie
Topos :M. Sébastien, Pyrénées du Soleil
Angulo, Pyrénées : 1000 ascensions, tome V, topos 809, 817
Conditions :2004/08/18, brume venant du sud, vent fort

Pointe d'Argent (2654m) en circuit depuis le chalet du Montcalm (1120m)

Itinéraire de montée bourrin, à se demander si la boucle ne serait pas préférable en sens inverse. Suivre le sentier qui croise régulièrement la piste forestière de Fontanal et rejoindre le dernier lacet avec citerne d'équilibre (1580m). Le bourrinage commence ici. S'élever rudement dans les bois, le plus haut possible pour éviter les rhododendrons du bas. On sort des bois vers 1700m. Remonter l'ingrate pente d'herbe et bruyère que les moutons ne tondent plus depuis longtemps jusqu'à ce qu'elle devienne crête vers 2300m. Suivre cette crête qui présente de petites difficultés après la pointe 2408m (on évite les quelques mètres verticaux par le versant Soulcem à proximité de la crête) jusqu'à la pointe d'Argent (2654m).

Poursuivre par le pic Madron (2647m) jusqu'à la bosse 2671m où l'on découvre un étang anonyme (2560m). Y passer et descendre en écharpe sans chercher à rejoindre le fond de la vallée (barres). On rejoint ainsi le sentier des Tables au pied de la cascade (2250m env.). Ce cheminement facile est bien visible depuis la pointe d'Argent et clair en sens inverse.

Longueur :*** (1650m)
Difficulté :** (hors sentier, petite escalade)
Intérêt :**
Trajet :cartographie
Topos :D. Corpet (en neige)
Conditions :2016/08/14, beau, chaud

Pic du Montcalm (3077m) et pique d'Estats (3143m) par le refuge du Pinet

Estats depuis Montcalm Deux des 3000 de l'Ariège (il manque le pic de Sotllo tout proche), accessibles sans difficultés à tout randonneur un peu endurant (sentier balisé tout du long, quelques névés tardifs). Bien évidemment, vue lointaine. C'est un peu le boulevard cependant et les montagnards sportifs et expérimentés préféreront l'itinéraire sauvage depuis Soulcem par le Riufret ou l'ancienne voie normale par Pla Subra.

Longueur :** (1000m+1150m)
Difficulté :*
Intérêt :***
Schéma :voir Sotllo
Topos :Grassaud & Véron, Randonnées dans les Pyrénées Ariégeoises, page 121
Angulo, Pyrénées : 1000 ascensions, tome V, topos 811, 814
Conditions :1994/08/14, nuages et brume

Pointe du Montcalm (2940m) et pic du Montcalm (3077m) en circuit depuis l'Artigue (1180m)

La pointe du Montcalm est une élégante pyramide souvent confondue avec le pic du Montcalm dont elle masque parfois le dôme. Sans accès simple, peu gravi, ce deuxième plus haut sommet intégralement ariégeois mérite une visite. Combiné avec un retour par pla Subra, cela forme un beau circuit pour solitaire. Monter à l'étang Sourd (1937m) et suivre à côté de la cabane le sentier qui monte vers le refuge du Pinet. Quand il croise le vallon dominé par la pointe du Montcalm, abandonner tout sentier et remonter dans l'herbe en direction de la pointe. Un premier escarpement central s'évite facilement par l'un ou l'autre côté (à gauche dans la pierraille dans mon cas). Le deuxième escarpement est sévère vu de loin mais on passe en fait partout sans même utiliser les mains. On découvre alors un petit cirque insoupçonné dominé par le troisième escarpement, bien plus sérieux. Pour franchir le socle rougeâtre, j'ai effectué une diagonale ascendante de droite à gauche dans le flanc NE de la pointe 2816 (pointe située à l'ouest de la pointe du Montcalm) et ensuite directement dans des bons rochers blancs vers la dépression située entre ces deux pointes. Petits pas d'escalade (II occasionnellement) mais surtout bon sens de l'itinéraire pour ne pas se fourvoyer en terrain plus difficile ou plus délicat ; itinéraire guère envisageable à la descente. On parvient à un vaste pierrier. Le sommet semble tout proche mais la pente se redressant, ça n'en finit pas. Vue intéressante sur les grands sommets du secteur (Guins de l'Ase, Sotllo, Estats, Montcalm) et vers Bassiès-Puntussan.

Suivre la crête au sud vers la brèche entre la pointe et le pic du Montcalm. Crête peu difficile (II occasionnel) mais aérienne et en terrain médiocre. À la brèche (2850m ?), échappatoire aisée à l'ouest vers l'étang du Montcalm. Franchir le ressaut qui suit par la gauche (II, bon rocher) et revenir sur la crête qui ne présente plus de difficulté pour parvenir au pierrier sommital du pic du Montcalm (environ 1 h de la pointe au pic).

Retour par l'ancienne voie normale via pla Subra. La descente sur les Tables du Montcalm est spectaculaire. Bien cairnée, elle nécessite cependant une attention soutenue. Passer au déversoir du petit étang qui égaye ce décor de pierre pour retrouver les cairns pour une descente tout aussi rapide sur pla Subra. En aval des orris de Pujol, couper une piste puis l'écharper dans une épingle. Juste en dessous, prendre à gauche le bon sentier horizontal qui traverse le bois de Fontanal et rejoint le sentier de l'aller vers 1470m (en 2014, des arbres arrachés rendent le début moins visible).

Longueur :*** (2000m)
Difficulté :** (hors sentier, terrain délicat, petite escalade)
Intérêt :***
Schéma :voir Sotllo
Trajet :cartographie
Topos :M. Sébastien, Pyrénées du Soleil (pointe du Montcalm par le N)
Conditions :2006/07/23, mer de nuages, beau en altitude

Pointe du Montcalm (2940m) et pic du Montcalm (3077m) par les Roches Sauvages

Crête des Roches Sauvages De l'Artigue (1180m), monter à l'étang Sourd (1937m). Rejoindre à l'est la crête et la suivre au sud jusqu'au cap de la Desse (2567m). La crête des Roches Sauvages commence à la brèche qui suit. La crête est longue, souvent aérienne, successions de pointes et brèches, II quasi-continu avec trois sections en III (10 à 20 mètres de haut chacune, assez aériennes, la première est la plus sérieuse). Rocher correct dans les parties verticales et beaucoup moins ailleurs. Aucun rappel nécessaire. Une seule échappatoire (vers l'ouest), après les deux-tiers. La crête finit par se fondre dans le versant nord de la pointe du Montcalm, longeant un couloir tardivement enneigé, et les éboulis sommitaux mènent au sommet (2940m).

Suite identique à ma visite précédente : crête au sud (aérienne, II, terrain médiocre, rester près ou sur le fil), brèche (2850m ?), pic du Montcalm. Retour par les Tables, rude mais spectaculaire et non fréquenté.

Longueur :*** (2100m)
Difficulté :**** (escalade PD+, passages de III, exposé)
Intérêt :***
Trajet :cartographie
Topos :M. Sébastien, Pyrénées Ariégeoises
Conditions :2014/09/06, beau puis voilé puis cumulus

Pic du Montcalm (3077m) en circuit par la crête E depuis le chalet du Montcalm (1120m)

Suivre le sentier qui croise régulièrement la piste forestière jusqu'aux orris de Pujol (1771m) et de Pla Subra (1962m). Continuer sur l'itinéraire des tables du Montcalm jusqu'au pied de la première barre (2250m env.). Quitter le sentier après avoir traversé le ruisseau pour suivre au sud le pied de la barre, en prenant doucement de l'altitude. On arrive ainsi à un petit étang (2560m), si confidentiel qu'il n'a même pas de nom. Rejoindre la crête E du Montcalm via la pointe 2671m. Il ne reste qu'à suivre cette crête. Si on s'obstine à suivre le fil, on rencontre de jolis passages en II mais tout semble évitable, généralement par le versant sud. Soudainement la foule en débouchant au sommet et c'était bien pire sur la pique d'Estats que je n'ai pas eu le courage de visiter. Retour par le refuge du Pinet.

Longueur :*** (2000m)
Difficulté :** à *** (selon si l'on feinte les difficultés)
Intérêt :**
Trajet :cartographie
Topos :M. Sébastien, Sommets pyrénéens
Conditions :2011/07/10, mer de nuages, beau au-dessus, vent pénible, photos

Pointe du Montcalm (2940m), pic du Montcalm (3077m) et pique d'Estats (3143m) en circuit depuis le chalet du Montcalm (1120m)

Montée de bourrin à la pointe du Montcalm par le versant NE. Ça monte efficacement sur un bon sentier jusque 1900m puis raide sans un répit jusqu'à la pointe du Montcalm : du coup 1820m de dénivelé en 3h50 avec des pauses myrtilles, et poursuite sur le même rythme jusqu'à l'Estats, plutôt calme pour un dimanche.

Suivre le sentier qui croise régulièrement la piste forestière jusqu'aux orris de Pujol (1771m). Peu avant Pla Subra, on aperçoit au SO la pointe du Montcalm qui donne le cap. Traverser le ruisseau et remonter le goulet herbeux raide, poursuivre le vallon à peine moins raide jusqu'à la disparition de l'herbe (2500m env.) et obliquer à gauche vers la crête NE (névé tardif) qui grimpe facile mais toujours raide jusqu'à la pointe du Montcalm (2940m). Suite déjà connue : crête au sud (aérienne, II, terrain médiocre, rester près ou sur le fil), brèche (2850m ?), pic du Montcalm, pique d'Estats et retour classique par le Pinet en prenant le sentier horizontal vers 1500m pour retrouver la piste forestière.

Longueur :*** (2350m)
Difficulté :** (hors sentier, désescalade facile en mauvais terrain)
Intérêt :**
Trajet :cartographie
Topos :Pointe du Montcalm par le NE
Conditions :2015/07/19, beau puis cumulus, photos

Pic du Montcalm (3077m), pique d'Estats (3143m), pointe Gabarró (3113m) en circuit depuis les orris du Carla (1620m)

Sottlo - Estats schéma Estats Magnifique itinéraire, sauvage et peu fréquenté. Un rude cheminement sans répit (où sont les lacets ?) conduit à l'étang de Riufret (sentier peu marqué, rare balisage rouge, 2h à 2h30 depuis Soulcem). Continuer par l'austère canal de Riufret, encadré par Montcalm-Estats-Gabarró, qui mène au col 2980m entre Montcalm et Estats. La fin est raide, occupée par un névé tardif ou des éboulis croulants (le 30 août 2002, le bas du couloir, peu pentu, était encore enneigé ; début septembre 2005, l'enneigement était plus conséquent). Courte visite à droite au Montcalm (4h à 5h depuis Soulcem) puis retour au col, pic Verdaguer (3131m, antécime NO de la Pique), pique d'Estats (3143m, 40mn depuis le Montcalm).

Retour en suivant la crête orientale (deux courts passages en II et IIsup, légèrement aériens) pour atteindre la double pointe Gabarró (3113m). Une descente assez raide mais sans difficultés suivie d'une courte montée mène au Rodó de Canalbona (3004m). Franchir ensuite le col Franc de Riufret (2919m), encadré par deux étangs dits de Canalbonne (il en existe encore deux autres du même nom), pour descendre par un couloir raide (névé tardif) à l'étang nord de Canalbonne. Le contourner par l'est, franchir le déversoir et traverser horizontalement au NO pour passer au-dessus des falaises avant de rejoindre le canal de Riufret au cirque supérieur (2620m environ). La longue descente sous l'étang de Riufret demande de l'attention, particulièrement par temps humide.

Longueur :*** (1800m)
Difficulté :** (un court passage de IIsup, éboulis ou névés raides)
Intérêt :****
Trajet :cartographie
Topos :Grassaud & Véron, Randonnées dans les Pyrénées Ariégeoises, page 123
Angulo, Pyrénées : 1000 ascensions, tome V, topos 812, 815b
Conditions :2002/08/30, beau puis gros cumulus peu rassurants

Pic de Baborte (2934m), pic dels Estanys (2956m), pic de Sotllo (3072m), pique d'Estats (3143m) en circuit par le refuge de Baborte

Magnifique parcours de crête du pic de Baborte à l'Estats : les nombreux lacs, la beauté des paysage et la tranquillité compensent largement la médiocrité du terrain.

Coma de Sotllo Pratiquement au terminus de la piste de Vall Ferrera (1780m, 10 km de piste médiocre), un petit parking et un panneau indique le départ du sentier du refuge de Baborte. Le sentier descend un peu le long du ruisseau, alterne raidillons et plats jusqu'au barranc de Baborte et s'élève rudement jusqu'à l'estany de Baborte (2336m) d'où le refuge (2392m) est bien visible. Une soirée à visiter les nombreux lacs et laquets alentour est bienvenue, ce cirque est très beau.

Monter avec le sentier qui visite les lacs au coll de Baborte (2597m) puis suivre les cairns pour atteindre tranquillement le pic de Baborte (2934m). Déjà un beau panorama, le cirque de Baborte semble plus eau que terre. Descendre au nord la crête raide au coll de Canedo (2712m), monter sur une pointe intermédiaire (2777m), en descendre par une désescalade en mauvais terrain (II) puis remonter sans difficulté au pic dels Estanys (2956m), en dominant le grand estany de Canedo. On croise vers 2850m un exceptionnel pin à crochets (un arbuste de 50 cm de haut), peut-être le plus haut de toutes les Pyrénées (record battu au pic de Sobremonestero). Joli panorama, la coma de Sotllo et ses étangs esthétiques, et la sévère crête vers le Sotllo.

Continuer à l'est sur la crête, facile mais chaotique, on pose les mains souvent mais sans réelle difficulté. Passer une importante pointe intermédiaire (2893m) puis, en s'approchant du Sotllo, franchir deux brèches délicates : pour la première, désescalade II en mauvais terrain et escalade II sur un mur raide d'une dizaine de mètres en rocher correct ; pour la deuxième, désescalade délicate, II+ exposé en mauvais rocher, pour atteindre au N le pied d'un imposant monolithe avant de pouvoir rejoindre le seuil. Il n'y a plus ensuite que d'occasionnels pas jusqu'au sommet du Sotllo (3072m).

Descente rapide au port de Sotllo (2874m) et montée à la pique d'Estats (3143m) par la crête occidentale. Un cheminement facile emprunte des couloirs et rampes assez croulants dans le versant nord, exposés aux chutes de pierres en cas d'affluence. Il est plus élégant, moins dangereux et à peine plus dur de rester près ou sur le fil, étonnamment en plutôt bon rocher. On trouve de jolis passages de II ou III particulièrement sous la pointe Verdaguer, tous évitables. Heureusement le vent frais limite l'affluence sur le sommet de la Pique. Retour par la voie normale espagnole, en passant versant nord pour éviter la crête occidentale (il faut remonter une centaine de mètres, dur), puis bon sentier jusqu'au refuge de Vall Ferrera à quelques minutes du parking.

Pour mémoire : refuge de Baborte 7h, Baborte 8h30, Estanys 9h50-10h, Sotllo 11h20-11h40, Estats 12h30-?, port de Sotllo 13h30, refuge de Vall Ferrera 16h30 (avec pauses).

Longueur :*** (650m+1600m)
Difficulté :*** (escalade II, mauvais terrain)
Intérêt :****
Trajet :cartographie
Topos :González, Crestas del Pirineo II, Cataluña y Andorra (crête Estanys - Estats)
Angulo, Pyrénées : 1000 ascensions, tome V, 820 (Estanys VN), 813 (Estats)
Conditions :2011/08/08 (refuge), quelques nuages
2011/08/09 (sommets), beau, vent froid, photos

Pic sud de Canalbonne (2849m) depuis les orris du Carla (1620)

Accès efficace via le sentier balisé en jaune des beaux étangs de la Gardelle qui constituent à eux seuls une sortie facile et intéressante (dénivelé 900m). Après le petit étang de Canalbonne (le cinquième étang de la Gardelle), une sente et des cairns mènent à la pointe 2849m (pic sud de Canalbonne) où l'on découvre la pique d'Estats. Pour le retour, visiter tous les étangs de la Gardelle, remonter de moins de cent mètres pour passer le collet 2478m et rentrer par le vallon de Roumazet.

Longueur :** (1250m+100m)
Difficulté :** (final demandant un peu d'attention)
Intérêt :**
Schéma :voir Montcalm par le Riufret
Trajet :cartographie
Topos :M. Sébastien, Pyrénées du Soleil
Grassaud & Véron, Randonnées dans les Pyrénées Ariégeoises, page 115
Maes, 50 sommets sans corde dans les Pyrénées, 4ième série, page 55
Conditions :1996/07/12, beau
2017/10/01 (plus étang de Roumazet), brouillard matinal, voile épais

Pics de Canalbonne (2849m, 2914m, 2960m, 2957m) en circuit depuis les orris du Carla

Étang de la Gardelle Entre les étangs de la Gardelle et la pique d'Estats, on trouve plusieurs sommets importants et si peu visités qu'ils n'ont pas de nom propre, Canalbonne désignant au moins deux sommets et quatre étangs. Des orris du Carla (1620m), sentier des étangs de la Gardelle et après le petit étang de Canalbonne (le 5° étang de la Gardelle), sente et cairns pour la pointe 2849m (pic sud de Canalbonne). La suite de la crête n'est jamais difficile mais elle demande parfois de la prudence, surtout que le terrain est globalement moyen et par endroit médiocre. Descente prudente vers un col 2785m (dalles inclinées sur le fil), contournement par l'O d'une petite pointe et remontée facile au pic 2914m qui ouvre la vue sur Montcalm - Estats. Descente à l'O au col 2797m, soit par la crête (avec prudence), soit dans les éboulis français. La remontée à la pointe 2960m demande souvent les mains mais elle reste facile. Large vue dégagée, sauf au NO où Sotllo-Estats-Montcalm sont admirables. Compter 1h20 à 2h pour relier les trois sommets.

Étang de la Gardelle Retour par le vallon de Riufret. Le col suivant (2915m) permettrait de rejoindre facilement le vallon au N des pics 2960-2914 où se trouvent deux laquets, et en serrant à gauche d'arriver au canal de Riufret. On peut aussi continuer via le sommet 2957 (feintable) jusqu'au col 2919m (col Franc de Riufret, au pied du Rodó de Canalbona), pour visiter deux jolis étangs de Canalbonne et retrouver le cheminement de la crête E de l'Estats : couloir raide (névé tardif), déversoir de l'étang nord de Canalbonne, traversée horizontale au NO et canal de Riufret, bien cairné jusqu'à l'étang de Riufret. La descente sous l'étang est bien rude pour les jambes.

Note: la toponymie de la crête frontière est confuse. Les cartes de l'IGN (utilisées par Véron et Maes) et les cartes catalanes (probablement utilisées par Angulo) ne sont pas vraiment d'accord. Du sud au nord, nous trouvons le port de Canalbonne (IGN) ou port de la Gardelha (Angulo) précédant le pic 2849m ici dénommé pic sud de Canalbonne (anonyme chez l'IGN) ou pic de la Gardelha (Angulo); puis à 2914m le pic de Canalbonne (IGN) ou pic oriental de Canalbona (Angulo); la crête s'oriente à l'ouest avec le port de Rioufret (IGN) ou de Canalbona (Angulo) avant le sommet 2960m anonyme (IGN) ou pic de Canalbona (Angulo) suivi de deux ports anonymes (IGN) ou de Riufred (Angulo) avant le Rodó de Canalbona à 3004m. J'espère que vous suivez... Je trouve personnellement la toponymie utilisée par Angulo beaucoup plus cohérente.

Longueur :*** (1550m)
Difficulté :** (petite escalade, hors sentier, terrain délicat)
Intérêt :***
Schéma :voir Montcalm par le Riufret
Trajet :cartographie
Topos :M. Sébastien, Pyrénées du Soleil
Conditions :2005/09/04, beau puis quelques nuages

Crête Madelon (2120m) - Canalbonne (2914m) en circuit depuis les Orris du Carla

Sans intérêt pour les grimpeurs, trop difficile pour les randonneurs, seuls les montagnards à l'esprit ariégeois prendront du plaisir à cette course au style inimitable. Des orris du Carla (1620m), suivre le sentier de la Gardelle jusqu'à la traversée du ruisseau. Pour atteindre la brèche occidentale de la Madelon, se diriger vers un couloir secondaire herbeux, à gauche du grand couloir issu de la brèche. S'élever de quelques mètres dans ce couloir puis prendre à droite une banquette (deux cairns, profitez-en, il n'y en aura pas d'autres) qui conduit jusqu'au couloir principal. Plutôt que de remonter celui-ci, zigzaguer de banquette en banquette entre les deux couloirs, en rejoignant le couloir principal le plus haut possible. Il faudra de toute façon y venir pour atteindre la brèche. Le couloir est garni de gispet et la pente est raide mais moins qu'il ne semble vu du parking. Pour faire un aller-retour au pic de la Madelon (2120m), remonter d'abord le fil de l'arête (II, bon rocher sculpté). Quand le fil devient plus raide, passer à droite sur des dalles déversantes (II/II+, bonnes prises mais assez exposé) pour trouver un couloir herbeux modérément raide qui conduit tout près du sommet. Ambiance garantie !

Direction le pic (oriental) de Canalbonne. Il s'agit de suivre constamment la crête, très nombreux passages de II en mixte ariégeois (mi-rocher, mi-rhododendrons). En général, résister à la tentation d'éviter les ressauts par le versant sud : la crête s'élève rapidement et il faudrait remonter de raides pentes de gispet pour y revenir. À tout prendre, quand il n'est pas vertical, le versant nord est plus accueillant. Aucun cairn, guère de traces, il faudra faire preuve de flair pour passer au plus facile, d'autant que le terrain est parfois assez exposé. Sur le haut, le rocher devient enfin majoritaire. Ce n'est qu'après la pointe 2750, soit après plus de six cents mètres d'escalade jamais difficile mais assez continue, que le terrain s'assagit. Plus de difficulté pour atteindre le pic oriental de Canalbonne (2914m).

Retour par le Riufret : descendre au NO dans les éboulis versant nord de la crête frontière, sans passer au port de Rioufret, vers deux mignons étangs anonymes (chouette, de la neige, une ramasse pour s'économiser les genoux). Suivre le ruisseau à gauche pour rejoindre aisément le canal de Riufret que l'on traverse pour trouver le sentier rive gauche. Le suivre jusqu'à l'étang de Riufret (2358m). Le lac était très plein, le passage au ras de l'eau impossible et il m'a fallu remonter d'une soixantaine de mètres pour passer très haut au-dessus du lac... Suivre cairns, rares marques rouges et traces pour la rude descente qui demande une concentration permanente.

Longueur :** (1400m)
Difficulté :*** (longue escalade II en terrain varié, parfois exposé, pentes raides, pas d'échappatoire)
Intérêt :**
Schéma :voir Montcalm par le Riufret
Trajet :cartographie
Topos :M. Sébastien, Sommets pyrénéens (Madelon)
Conditions :2009/07/13, beau, vent assez fort

Pic de l'Estany Fondo (2814m) et Grand pic de Canalbonne (2960m) en circuit depuis les orris du Carla

Joli circuit vers des sommets ignorés, à faire assez tôt pour profiter des névés. Bonne visibilité et bonne capacité d'orientation nécessaires (4 collets à identifier). Effectué avec un enneigement digne de l'hiver, continu et important au-dessus de 2200m, la progression en fut largement facilitée et la traversée par le dessus des lacs est inhabituelle en été. Des orris du Carla (1620m), monter aux étangs tout blancs de la Gardelle (2420m) et au petit étang de Canalbonne (2503m), invisible sous sa couverture neigeuse. Remonter le vallon au NO, comme pour aller au pic sud de Canalbonne, et au dernier plat (2670m) sous le sommet, laisser en face la plus basse brèche pour rejoindre facilement au SO une épaule (2728m) sur la crête frontière, qui pourrait être le port de Canalbonne ou pòrt de la Gardelha (il se balade le long de la crête selon les cartes). Belle vue sur le pic et la coma d'Areste. Revenir un peu au nord sur la crête pour trouver une douce croupe qui descend dans la vallée d'Areste. La suivre et obliquer au nord vers le dernier étang de la vallée (estanyol de Canalbona, 2562m). Remonter à l'ouest par une pente un peu raide vers le passage évident pour couper la crête nord du pic d'Areste. Après le collet (2702m) où l'on découvre en face le pic de l'Estany Fondo, traverser horizontalement un éperon rocheux (un peu exposé) ou passer au-dessus par une petite brèche, et descendre vers le dernier étang de la coma de l'Estany Fondo (2650m). Encore une montée vers la brèche la plus à l'ouest (2735m). Atteindre le sommet du pic de l'Estany Fondo (2814m), soit par une petite escalade (IIinf) près de la crête, soit en la contournant par le nord. Situé au centre du versant sud du massif d'Estats, c'est le plus beau belvédère sur tous les grands sommets du secteur : Baborte, Estanys, Sotllo, Estats, Canalbonne et au sud Monteixo - Norís. Sans compter les lacs dont l'ignoré estany Fondo, plus grand lac du massif. Sans difficulté, suivre la crête à l'est pour atteindre le grand pic de Canalbonne (2960m). Large panorama, superbe visibilité, Néouvielle et Cylindre du Marboré parfaitement identifiables à plus de 100 km.

Suivre la crête frontière au NO et rejoindre le vallon français situé au N de la crête, soit par la petite brèche (2915m) au fond de la conca Gelada, nommé collet Fals de Riufret sur la carte catalane (petite désescalade), soit plus facilement par le large col suivant (port de Riufret catalan). Descendre tranquillement le vallon à l'E puis N pour rejoindre le canal de Riufret. Encore facilement jusqu'à l'étang de Riufret (2358m), un petit tour dans le canal enneigé dont je m'échappe rapidement pour suivre attentivement les rares cairns, marques rouges et traces pour la rude descente qui demande une attention continue.

Longueur :*** (1700m)
Difficulté :** (pierriers ou névés, hors sentier, orientation, descente rude)
Intérêt :***
Schéma :voir Montcalm par le Riufret
Trajet :cartographie
Conditions :2013/06/22, beau, neige 2150m/2200m

Pic d'Areste (2797m) en circuit depuis les orris du Carla

Petit frère pointu du pic de l'Estany Fondo, la visite du pic d'Areste est l'occasion de découvrir plusieurs lacs et vallons ignorés. Des orris du Carla (1620m), monter au port de Roumazet (2571m). Descendre à l'ouest puis à droite pour aboutir au joli estany del Port Vell (2460m env.). Suivre le ruisseau deux minutes puis prendre à droite une trace d'animaux qui passe sous un pin perché. En courbe de niveau, contourner plusieurs nervures avant d'arriver au passage clef : une zone complexe de barres et couloirs. Remonter d'une dizaine de mètres pour passer un mamelon (2428m). Derrière, repérer attentivement une vague trace d'isards qui passe près d'un pin et traverse un couloir rocheux. Le passage est court, techniquement facile mais assez exposé. Aucun autre passage ne m'a semblé évident, à moins de descendre 200m plus bas. Descendre ensuite facilement vers le ruisseau que l'on atteint non loin de l'estany d'Areste. Passer au déversoir (2390m) de ce ravissant étang puis à sa seconde pointe. Partir OSO et de manière évidente, longer une nappe d'éboulis, poursuivre horizontalement assez longuement avant de prendre progressivement de la hauteur vers la crête SO du pic d'Areste. Remonter la crête panoramique, on pose parfois un peu les mains mais elle est facile jusqu'au pic d'Areste (2797m). Panorama intéressant, similaire à celui du pic de l'Estany Fondo, malheureusement avec une médiocre lumière.

Poursuivre la crête NE, plus découpée. Elle reste facile mais demande de l'attention au passage de la brèche après la pointe centrale (la crête est aisément évitable en descendant vers l'estany Fondo). À la collada de l'Estany Fondo (2664m), verticale à l'est (une pente herbeuse raide est praticable plus au sud), poursuivre la crête jusqu'au collet suivant. Basculer versant est avec une mince sente en direction d'un plat suspendu et atteindre le bas du couloir emprunté pour aller au pic de l'Estany Fondo. Descendre sous l'estanyol de Canalbona (2560m) et remonter en face la douce croupe qui mène à la crête frontière au sud du pic sud de Canalbonne (2728m). Partir d'abord un peu à droite (sud) pour rejoindre la pente facile qui descend vers l'itinéraire du pic sud de Canalbonne, puis étang de Canalbonne et étangs de la Gardelle.

Longueur :*** (1550m)
Difficulté :** (hors sentier, bon flair, court passage exposé, temps sec)
Intérêt :**
Trajet :cartographie
Conditions :2015/07/05, voilé, vent, quelques névés

Pointe de Roumazet (2842m) en circuit par la crête est depuis les orris du Carla (1620m)

Étang de Riou Blanc Montée balisée à l'étang de Roumazet, puis étang de Riou Blanc (2462m) en suivant hors sentier le ruisseau, joli site. Une sèche montée à droite pour rejoindre la crête orientale de la pointe de Roumazet vers 2570m et sans histoire jusqu'au sommet tout plat, d'où j'ai délogé un groupe d'isards. Beau panorama similaire à celui du pic de la Rouge. Le sommet est flanqué de deux sommets secondaires : celui au nord permet de découvrir l'étang espagnol d'Areste et la crête vers Canalbonne ; celui au sud permet de tester sa propension au vertige. Estats depuis Roumazet Pour faire un circuit, redescendre la crête orientale ; un peu à l'est du point d'accès à la montée, avant que la crête ne remonte, on trouve un couloir d'éboulis assez raide qui plonge vers le grand étang de la Gardelle (c'est le seul passage praticable). Contourner l'étang par l'est et rejoindre le bon sentier des étangs de la Gardelle.

Un nouveau greuh contre la FFRP qui doit prendre les marcheurs pour des abrutis, vu le surbalisage abusif qu'elle fait subir au moindre sentier, pourtant parfaitement évident à suivre.

Longueur :** (1250m)
Difficulté :** (hors sentier, éboulis assez raides)
Intérêt :**
Trajet :cartographie
Topos :Killmayer & Audoubert, 50 balades et randonnées en Haute Ariège et en Andorre, page 27
Conditions :2006/07/08, beau

Pointe de Roumazet (2842m) en circuit par la crête sud depuis les orris du Carla (1620m)

Montée à l'étang de Roumazet puis port de Roumazet (2571m). Monter raide au N puis suivre la crête, verticale à l'est et en pente douce à l'ouest jusqu'à la pointe de Roumazet (2842m) avec deux sommets intermédiaires et quelques bosses feintables. Beau panorama enneigé en altitude. Retour par la crête orientale, assez raide et demandant de la prudence enneigée. Peu avant le point bas, possibilité de descendre sud à l'étang de Riou Blanc, ou, à la dernière brèche avant que la crête ne remonte, descendre nord un couloir assez raide qui plonge vers le grand étang de la Gardelle (c'est le seul passage praticable - enfin presque, variante en glace possible...). Contourner l'étang par l'est et rejoindre le sentier des étangs de la Gardelle.

Longueur :** (1300m)
Difficulté :** (+1 en neige)
Intérêt :*** (enneigé)
Trajet :cartographie
Conditions :2016/12/03, beau, neige 1950m (crampons)

Pic de la Rouge (2902m) par le couloir NE

Pic de la Rouge - couloir NE Couloir visible de loin en montant au port de Roumazet, aboutissant sur la crête N du pic de la Rouge vers 2800m. Des orris du Carla (1620m), suivre le sentier de l'étang et du port de Roumazet, avec le franchissement de la barre inférieure (1900-1950m) plus ou moins aisé selon l'enneigement. Le couloir est visible au plat avant l'étang (point 2111m) et de nouveau au plat vers 2300m. C'est le couloir le plus près de la crête secondaire portant la cote 2672. Du plat 2300, remonter au SO la longue pente (30-35° sur 200m), laisser à gauche un couloir aboutissant sur la crête secondaire et s'engager dans le couloir (40° sur 200m) pour atteindre la crête N (un autre couloir parallèle à droite aboutit sensiblement au même point mais le haut prend le soleil en décembre). Finir par la crête N facile et belle vue. Retour rapide par la crête N et le port de Roumazet.

Longueur :** (1300m)
Difficulté :*** (neige PD, 40°/200m, localement 45°)
Intérêt :**
Trajet :cartographie
Conditions :2015/12/27, beau se voilant l'après-midi, vent de sud, neige 1950m (crampons), photos

Pic de la Rouge (2902m) et pic des Lavans (2896m) en circuit depuis les orris du Carla (1620m)

Pic de la Rouge Un sommet secondaire intéressant, bien situé entre Estats et Médécourbe, avec vue dégagée tant à l'ouest (Maladeta, Perdiguère) qu'à l'est (Tristagne et au-delà) par-dessus le bel étang de la Soucarrane (qui donne son autre nom au sommet), suivi d'une belle crête chaotique. Accès facile au pic de la Rouge (2902m) via l'étang et le port de Roumazet (panneaux et balisage jaune). La descente au sud vers le port de Bouet demande un peu plus d'attention (rester le plus longtemps possible en crête, sans se laisser attirer par les pentes herbeuses à flanc). Du port de Bouet (2509m), feinter par l'est la pointe 2699m (pic des Lavans sur la carte IGN 1:25000) en passant par le petit étang des Lavans. Il faut néanmoins rejoindre la crête assez près de cette pointe. Descente délicate et exposée (avec de courtes désescalades II) via une pointe intermédiaire vers la profonde brèche des Lavans (2604m). La pointe au sud de la brèche offre une agréable escalade peu difficile II en excellent rocher sur une centaine de mètres (feintable par l'est mais il est dommage de s'en priver car il s'agit du passage le plus amusant du circuit) avant d'attaquer la pente finale vers le pic des Lavans (2896m, anonyme sur la carte IGN), dont le sommet est un amoncellement de gros blocs (2h30 depuis le pic de la Rouge). Vue rapprochée sur la paroi nord du Médécourbe et les étangs de Baiau. Prendre un couloir très raide de gros blocs (cairns) pour rejoindre le port de Médécourbe et descendre (début raide) à l'étang de Médécourbe où l'on trouve un sentier balisé en jaune qui ramène dans la vallée.

Longueur :*** (1300m pour Rouge, 1800m pour le circuit)
Difficulté :* pour Rouge par Roumazet, ** pour le circuit (II exposé)
Intérêt :**
Schéma :voir Médécourbe
Trajet :cartographie
Topos :Grassaud & Véron, Randonnées dans les Pyrénées Ariégeoises, page 117
Angulo, Pyrénées : 1000 ascensions, tome V, topo 823
Conditions :2003/06/21, beau se chargeant dès midi, rares névés 2500m

Tour des lacs : Gardelle, Roumazet et Soucarrane en circuit depuis les orris du Carla

Facile circuit pour visiter une bonne partie des lacs de la haute vallée de Soulcem. Des orris du Carla (1620m), sentier balisé jaune jusqu'aux beaux étangs de la Gardelle. Après un aller-retour à l'étang le plus grand (2420m), rejoindre sans histoire le col (2476m) situé au sud de l'étang oriental. Le sentier balisé jaune négocie la pente raide pour rejoindre le ruisseau de Roumazet un peu en aval de l'étang. Rejoindre l'étang de Roumazet (2163m) et passer la croupe au sud (2330m) pour découvrir juste derrière l'étang de la Soucarrane, d'où l'on descend par le sentier pris au déversoir.

Longueur :** (1100m)
Difficulté :*
Intérêt :***
Trajet :cartographie
Conditions :2009/06/13, beau, rares névés
2016/04/16 (boucle Soucarrane - Roumazet), beau le matin, neige pourrie 2000m

Pics de Cataverdis (2805m), des Langounelles (2818m), des Bareytes (2860m) et de Médécourbe (2914m) en circuit depuis les orris du Carla

schéma Soulcem Une longue course, intégralement en crête, peu difficile et amusante, parfois aérienne. Une version très longue démarre au port de Rat, une version simplement longue débute au port d'Arinsal.

Des orris du Carla (1620m), remonter la vallée de Soulcem. À la cascade de Labinas, on trouve un bon sentier rive gauche, plus agréable que la piste empierrée de la rive droite, avec des panneaux indicateurs à chaque départ. À la hauteur de la cabane des Estrets, traverser à gué le ruisseau et rejoindre le sentier surbalisé du port de Rat qui s'élève en écharpe. Pour rejoindre directement le port d'Arinsal, quitter le sentier juste après le verrou du minuscule étang de Rat (2313m) pour se diriger vers le port d'Arinsal (2734m). Accès en 2h30 pour le port de Rat, 3h pour le port d'Arinsal (sans traîner).

Du port de Rat (2540m), suivre la crête au sud en évitant de regarder le moche versant andorran. Quelques pas de II pour deux petites pointes (aisément feintables par l'ouest) avant d'arriver au pied d'une pointe plus importante qui présente au départ de la brèche un assez long passage en II/IIsup, bon rocher. Plus de difficulté ensuite pour atteindre le pic de Cataverdis (2805m) ni pour continuer jusqu'au pic des Langounelles (2818m) qui domine les jolis estanys de l'Angonella. Étudier attentivement le terrain pour descendre à la brèche suivante (il faut zigzaguer entre petites barres et dalles). La crête s'adoucit ensuite, remonter au pic d'Arinsal (2777m) avant d'atteindre le port d'Arinsal (2734m) où l'on rejoint la version « courte ».

Pic de Médécourbe Sans difficulté, monter au double pic des Bareytes (2860m) et descendre au port de Dret (2683m) avec son étang en balcon et au port des Bareytes (2698m), séparés par le roc de Racofred (2736m), farouche de loin mais en réalité facile. Remonter au Racofred Oriental (2836m) et après un petit collet (2790m), au pic de Racofred (2872m), avec quelques pas de II. Une descente assez aérienne conduit au dernier collet (2830m). Plusieurs pas de II sont nécessaires pour la dernière montée et un pas de III (évitable) juste avant le pic de Médécourbe (2914m).

Retour par l'étang de Médécourbe. Continuer par la crête étroite (guère de difficultés mais aérien) jusqu'au Médécourbe occidental et descendre le couloir immédiatement à sa gauche (cairns). Du Médécourbe, éviter de descendre vers l'estany de Baiau, cela impose une remontée de deux cents mètres dans des éboulis croulants particulièrement pénibles (j'ai testé à ma première visite, je déconseille !). La descente du port de Médécourbe est certainement la partie la plus pénible du circuit : d'abord une pente croulante raide puis un long chaos de blocs. Un bon sentier balisé se trouve au déversoir de l'étang.

Les différents sommets offrent de beau panorama : les sommets de la crête elle-même, Coma Pedrosa (2942m) et Roca Entravessada tout proches, divers étangs (Angonella, Montmantell, Forcats, Baiau), les sommets Andorrans et frontière vers l'est (Serrère, Font Blanca, Tristagne), étang de Soulcem et Trois-Seigneurs au nord, massif Montcalm-Estats-Sotllo, Certascan et Mont Roig...

Longueur :*** (1600m ou 1800m, oscillations comprises)
Difficulté :** (escalade II, passages aériens)
Intérêt :***
Trajet :cartographie
Topos :Angulo, Pyrénées : 1000 ascensions, tome V, topos 832b, 829 (depuis port d'Arinsal)
Conditions :2000/08/07 (par le port d'Arinsal), beau se chargeant le soir
2007/08/15 (par le port de Rat), beau, venté

Pic de Médécourbe (2914m), roca Entravessada (2929m) et pic de Coma Pedrosa (2942m) en circuit depuis les orris du Carla (1620m)

Beau et long circuit pour gravir le toit de l'Andorre par son versant sauvage et une belle crête découpée. Bon sentier jusqu'à l'étang de Médécourbe (2199m), raide pour le port de Médécourbe (2750m, névé tardif), à gauche en suivant les cairns qui mènent au couloir facile qui conduit jusqu'à la crête de Médécourbe, immédiatement à l'ouest du Médécourbe occidental. On peut éviter le fil de la crête (facile mais aérien), soit par des corniches étroites à proximité de celle-ci, soit plus facilement en descendant largement au sud, pour atteindre le cairn sommital (2914m). Descendre à la collada dels Estanys Forcats (2742m) en zigzaguant entre de petites barres. Remonter vers la roca Entravessada (2929m) par son arête nord, en évitant parfois le fil par le versant ouest (quelques pas de II et quelques cairns). La suite est plus sérieuse : après une facile descente, attaquer la crête découpée de Malhiverns, longue succession de brèches et pointes. Il faut négocier son chemin, tantôt sur le fil, tantôt tout proche versant est, tantôt plus bas versant ouest. Longue escalade II, parfois aérienne, quelques pas de III. Le fil est en général en bon rocher mais le versant ouest est pourri. Nombreuses échappatoires vers l'estany de Baiau. Les difficultés sont terminées au pic de Baiau (2885m) où l'on vire au SE vers la Coma Pedrosa. Suivre la crête (II) ou une sente immédiatement à droite pour arriver au sommet (1h50 depuis le Médécourbe).

Retour par le port de Bouet. Descendre à toute vitesse dans le sable orange du versant ouest et rejoindre la portella de Baiau (2760m). Les fins éboulis du couloir sont partis et ont laissé à nu des rochers peu évidents, il faut passer à l'un des collets au nord ou au sud du point bas. Descendre aux beaux estanys de Baiau (2480m) et suivre paresseusement le ruisseau dans une belle vallée (il y a certainement un sentier mais je l'ai perdu sans que cela ne soit un problème). Ce n'est que vers 2200m aux ruines d'orris sous la brèche des Lavans que commence la remontée vers un collet évident qui masque le vallon du port de Bouet. Chose inattendue, les lacets d'un vieux chemin abandonné sont encore assez marqués pour offrir une agréable montée. Le collet franchi, on se demande où se trouve ce fichu port de Bouet ; il est tout au fond à gauche, masqué par des ondulations. Au col (2509m), il reste 900 mètres de descente par de bons sentiers via l'étang de la Soucarrane et le long parcours de la vallée de Soulcem.

Longueur :*** (2100m)
Difficulté :*** (escalade II/III, hors sentier)
Intérêt :***
Schéma :voir Médécourbe
Trajet :cartographie
Topos :M. Sébastien, Sommets pyrénéens
Conditions :2006/08/23, beau puis des cumulus

Pic des Bareytes (2860m) par le couloir ouest

Le couloir O est un mignon couloir quasi-rectiligne qui a l'élégance d'aboutir à quelques mètres du sommet du pic des Bareytes. Son départ se situe dans le vallon du port des Bareytes, juste au N du point 2520m. Des orris du Carla (1620m), suivre la piste jusqu'au fond de la vallée (on peut couper les lacets du fond) et s'engager rive droite dans le vallon des Bareytes. Vers 2450m, repérer à gauche l'arrivée de la banquette suspendue de la crête nord. Le couloir O est le premier couloir qui suit, bien marqué et facile à identifier. Sa pente est régulière, 350m à 40° et il aboutit sur la crête juste au sud du sommet. Joli panorama au sommet, Racofred - Médécourbe - Lavans ont grande allure en hiver.

Descente par la crête E au port d'Arinsal (2734m), petite visite au pic d'Arinsal (2777m) puis retour tranquille par l'étang de Rat (2313m), le chaos rocheux bien couvert est rapidement avalé.

Longueur :** (1300m)
Difficulté :*** (alpinisme neige PD-, pente 40°/350m)
Intérêt :***
Trajet :cartographie
Conditions :2011/11/26, beau, vent frais au sommet, neige 2200m (crampons), photos

Pic des Bareytes (2860m) en circuit par le couloir nord-ouest

Pic des Bareytes couloir NO Couloir régulier, 45° sur 400m, bien visible du fond de la vallée de Soulcem. Il aboutit derrière la pointe 2638, loin du sommet. Entrer dans le vallon du port des Bareytes, le couloir se repère de près par la présence d'un arbuste en haut du premier tronçon. Le cône est assez long et raide avant d'entrer dans le couloir lui-même. Il présente souvent au début un court passage mal enneigé. Après ce premier tronçon, on est rejoint par un couloir à droite (invisible de l'approche) et le couloir se divise en trois. Prendre la branche de droite, évidente, pour sortir derrière la pointe 2638. À ce point, échappatoire facile en traversant à droite pour rejoindre le fond du vallon (ce qui permettrait d'enchaîner avec le couloir ouest). La crête est facile avec un bombement raide (pointe 2746m) et un court passage rocheux un peu pénible en crampons. Descente du sommet (2860m) par la crête E au port d'Arinsal (2734m) puis vallon rapide bien enneigé.

Longueur :** (1300m)
Difficulté :**** (alpinisme neige PD, pente 45°/400m)
Intérêt :***
Trajet :cartographie
Topos :site de Pierre Puiseux
Conditions :2017/05/07, nuages avec quelques éclaircies, vent, neige 2000m (crampons)

Pic de Caraussans (2709m), pic de Cabayrou (2733m), pic d'Arcalís (2776m), pic de les Fonts (2749m) en circuit depuis les orris du Carla

Circuit moins moche que je ne craignais, la partie andorrane moche n'est pas bien longue et l'on circule souvent quelques mètres sous la crête versant ariégeois. Des orris du Carla (1620m), monter à l'étang de Caraussans (2440m) et au port de Caraussans. De là, sentier de crête balisé pour passer au pic de Caraussans (2709m) et au pic de Cabayrou ou de Cabagnau (2733m). Joli panorama sur Soulcem. Descente raide sur le port de Rat (2540m). Descendre un peu versant andorran et rejoindre l'arrivée des deux télésièges où un sentier balisé monte sur la crête au sud. Faire un aller-retour à l'E au pic d'Arcalís (2776m, crête découpée mais facile) avec vue dégagée à l'E et sur les étangs de Tristaina. Revenir à l'O vers le pic de Cataverdis et au col (2715m), sentier au S vers les beaux estanys de l'Angonella (2438m). Remonter en face, pleine pente, pour atteindre le pic de les Fonts (2749m ou 2782m selon les cartes). Vue ouverte au sud. Rejoindre à l'O la collada de Montmantell (2650m), traverser dans les éboulis pour passer aux estanys de Montmantell (2626m) en balcon et monter au port d'Arinsal (2734m) où un sentier correct et bien balisé négocie le chaos du versant nord.

Longueur :*** (1900m)
Difficulté :* (hors sentier, temps sec préférable)
Intérêt :**
Trajet :cartographie
Conditions :2015/10/17, beau puis à peine voilé, photos

Monteixo (2905m) et pic de Norís (2828m) en circuit depuis le pla de la Selva

Pic de Norís Important sommet un peu en retrait, éclipsé par le massif d'Estats. Isards en pagaille. Errements à la descente du pic de Norís, ça semblait si simple vu de loin... Au pla de la Selva (1694m) sur la piste de Vall Ferrera, emprunter au sud une longue piste carrossable qui s'élève en lacets et s'achève au ruisseau d'Aixeus (2041m). Suivre le sentier rive gauche, passer un ressaut en s'éloignant du ruisseau et revenir vers l'estany d'Aixeus que l'on domine. Le sentier, toujours bien marqué et cairné, s'élève à l'ouest pour rejoindre la crête nord du Monteixo, plus variée qu'attendue, et monte jusqu'au sommet du Monteixo (2905m) sans aucune difficulté si ce n'est la raideur de la pente finale. Vaste panorama jusqu'à la plaine espagnole.

La suite est plus délicate : descendre la crête orientale, raide, en restant plutôt près du fil rocheux aérien qu'en contrebas dans la dangereuse pente de gispet. Au point bas (brèche 2749m), il n'y a plus de difficulté pour monter au pic de Norís (2828m). Un étonnant étang est parvenu à se suspendre tout près de la crête dans la pente sinon uniforme. Jolie vue sur le sévère versant NE du Monteixo et vers l'est. Descente ratée, je décris le cheminement suivi mais il n'est pas idéal. Descendre au nord la pente de caillasse (ça passe pas trop mal tout à l'E), laisser à droite un petit sommet (2613m) et franchir à son pied un collet (2559m), premier cairn. On tombe dans une petite cuvette, en sortir tout à droite, second cairn. Et là, mystère. Deux possibilités : un couloir au SE pour rejoindre un vallon suspendu orienté E, ou une grande pente au nord, en caillasses, coupée de ressauts et peu lisible. Pas une trace, pas un cairn, rien. Le choix a été pour le vallon suspendu alors que la bonne solution semble être la pente nord. Au bout du vallon, une raide pente herbeuse a permis de rejoindre le clot de l'Olla (2150-2200m env.), suivie d'une descente plein nord dans une pente boisée envahie de rhododendrons (occasionnelles sentes d'animaux) et enfin aboutir au pla de Boet (1881m) tout près du terminus de la piste. Finalement, c'est passé plutôt bien et rapidement mais avec une incertitude continue sur l'existence d'un passage. Du parking terminal, pour éviter 4 km de piste poussiéreuse, suivre le sentier balisé du GR11, calme et ombragé.

Longueur :** (1400m)
Difficulté :** (hors sentier, petite escalade, passages exposés)
Intérêt :**
Trajet :cartographie
Topos :Véron, 100 Randonnées en Catalogne, page 141 (Monteixo)
Angulo, Pyrénées : 1000 ascensions, tome V, topo 825 (Monteixo)
Conditions :2011/08/10, beau, photos

Pic de Gerri (2860m), pic de Palomer (2829m), pic de Sanfonts (2889m) depuis les orris du Carla (1620m)

Lointain voyage par delà les frontières. Plusieurs perdrix et rencontres répétées d'isards dans ces recoins peu fréquentés. Des orris du Carla (1620m), monter à l'étang de la Soucarrane et au port de Bouet (2509m). Pour rejoindre en face la coma de l'Orri, ce qu'il ne faut pas faire (et que j'ai fait) : tirer à gauche pour couper le riu de Baiau le plus haut possible et rejoindre à flanc la coma de l'Orri (le faible gain en dénivelé est neutralisé par les oscillations et le terrain) ; ce qu'il faut faire (évident vu d'en face) : descendre du port de Bouet en restant à droite sur une vague banquette sous le pic de la Rouge jusqu'à parvenir face à la coma et y descendre pour la prendre à son seuil (2150m). Remonter le vallon, d'abord herbeux et paisible. Au fond, une seule brèche est accessible, défendue par une raide pente de pierraille. De la brèche (2693m), faire un aller-retour au pic de Gerri (2860m), plutôt par le versant sud. Vaste panorama. Contraste entre le versant nord rocheux et abrupt et le versant sud herbeux. Revenir à la brèche, monter au pic de Palomer (2829m) et suivre très longuement la crête jusqu'au pic de Sanfonts, à 3 km de là, en passant principalement dans la pente herbeuse du versant sud (temps sec nécessaire) pour lisser les oscillations de la crête. Échappatoires à la portella de Vallpeguera (2683m) vers l'estany d'Escorbes et au col (2697m) précédent le pic de Vallpeguera vers les estanys de Baiau. Histoire de bien finir, le pic de Sanfonts (2889m) est un gros tas d'éboulis...

Descendre au NE, remonter à l'agulla de Baiau (2860m, vue plongeante sur les estanys de Baiau), en descendre par le sud pour trouver le balisage rouge qui mène à la portella de Baiau (2757m). La descente ne s'effectue pas au point bas mais à l'un des collets de part et d'autre. Suivre le balisage jusqu'au grand estany de Baiau (2480m). Inutile de passer au refuge, on peut descendre à droite du mamelon puis suivre tranquillement la rive gauche du ruisseau (le balisage passe plus au large). À 2200m, aux ruines d'orris sous la brèche des Lavans, quitter la vallée pour monter au NNE vers un collet évident. On y devine les lacets d'un vieux sentier abandonné. Le collet (2378m) franchi, descendre un peu au nord et retrouver en face les lacets à peine visibles pour rejoindre la banquette empruntée à l'aller. Au port de Bouet, il ne reste enfin que 900m à descendre.

Longueur :*** (2300m)
Difficulté :** (hors sentier, pierriers, pentes herbeuses)
Intérêt :**
Trajet :cartographie
Conditions :2012/08/07, beau, léger voile par moment, photos