Cotiella - Turbón

Le Cotiella est un vaste massif calcaire, désertique et pourtant possédant deux beaux lacs dont la rareté compense la modeste taille. Le point culminant atteint une grande altitude, 2912m, très loin de la chaîne principale. C'est un belvédère remarquable sur une grande partie du versant sud des Pyrénées. Pas de refuge gardé, de longues pistes cahotantes, un climat aride et des températures sahariennes en été, on y croise peu de monde. Pierre Carrière a rédigé une intéressante description de ce massif. Au SE, bien isolé, le Turbón est un petit massif remarquable par la curieuse vallée fermée de San Adrián. À l'opposé à l'ouest, la peña Montañesa est une intrigante pointe remarquable depuis les environs d'Aínsa.

 

Turbón (2492m) en circuit depuis la Muria (1400m)

Turbón Accès au Turbón par le nord, en suivant le remarquable circuit décrit par L.Audoubert. Le départ est un peu hésitant (aller chercher le large chemin qui conduit au col de la Montañeta de San Feliu tout au bout de Selvaplana), mais la suite est claire et bien cairnée. L'itinéraire ménage le suspens en s'élevant sous la crête E et ne dévoile la vallée de San Adrián que tardivement. Le parcours des crêtes permet de voir cette curieuse vallée sous ses différents aspects. Après le sommet (belle vue sur Cotiella, Posets, Aneto), la crête nord est un peu plus technique (escalade I, sauf une jolie pointe calcaire en II aérien, évitable en flanc ouest) et il faut avoir bien repéré le raide couloir qui redescend dans la vallée de San Adrián et vers le col de la Montañeta.

Longueur :** (1150m)
Difficulté :** (escalade I, couloir raide)
Intérêt :***
Trajet :cartographie
Topos :Audoubert, Les plus beaux sommets des Pyrénées
Boyer & Pardina, Randonnées dans les Pyrénées Aragonaises, page 195 (direct par San Adrián)
Angulo, Pyrénées : 1000 ascensions, tome IV, topos 670-672
Conditions :2002/05/18, grand soleil, traces de neige

Crête de Armeña : punta Alta de Llosat (2732m), punta de las Coronas (2815m) en circuit depuis le refuge de Armeña

Ibón de Plan schéma Cotiella Accès au refuge de Armeña (1860m) : à l'entrée de Barbaruens, suivre à gauche la piste caillouteuse sur 2,6 km jusqu'à un embranchement avec panneau de randonnées (1400m env.). Deux possibilités, intéressantes toutes les deux, justifient de se garer là : la première suit la piste en face jusqu'à la première épingle où l'on trouve un sentier bien marqué qui s'élève rudement, se repose en bordure des falaises, franchit un col (1907m) où l'on découvre la moitié nord du cirque de Armeña et l'extravagant ibón de Armeña, lac niché sur un balcon en pays calcaire, et descend au petit refuge que j'ai partagé avec une souris bien bruyante ; la deuxième possibilité suit la piste à droite en légère descente sur un km puis emprunte le GR15 (cairné et balisé mais le point où l'on quitte la piste est confus) qui remonte, rudement par endroit, dans l'entaille du barranco de Bilsé jusqu'à la source de Riances à deux pas du refuge (à préférer pour la descente).

La punta Alta de Llosat domine le refuge et son cheminement direct est clair. Une corniche bien visible de gauche à droite permet de franchir la barre inférieure (gouffre à mi-hauteur), puis quasiment tout droit (sans passer au col Llosat) jusqu'au sommet, en circulant au mieux parmi les éboulis et les bourrelets calcaires particulièrement abrasifs. Ça monte vite : 1h20 pour avaler près de neuf cents mètres ! Le panorama sur les Pyrénées est immense, similaire à celui du Cotiella, et au sud le cirque de Armeña se dévoile dans toute son immensité. À-pics impressionnants au nord.

Cotiella - Coronas Suivre la crête au sud. Elle est globalement facile, sauf un court mur en IIIinf peu avant la punta de las Coronas. En chemin, découvrir l'ibón de Plan, pendant occidental de l'ibón de Armeña, la peña de la Una et ses parois verticales, et toute la désolation de ce massif désertique. Au-delà de la punta de las Coronas (2815m), la crête devient plus difficile et je préfère m'abstenir. La descente demande un bon sens de l'itinéraire pour cheminer au mieux à l'est dans la pente forte de manière à se rapprocher de l'arête qui relie las Coronas et la Piedra Blanca (piton calcaire blanc qui tranche avec le rougeâtre de las Coronas). À la première brèche praticable, je bascule au sud dans le vallon issu de la brèche Espouy-Coronas. La neige est encore bien présente au pied des parois et la descente agréable pratiquement jusqu'au refuge.

Longueur :** (500m+1100m)
Difficulté :** (pierriers, sens de l'itinéraire, courte escalade IIIinf)
Intérêt :***
Trajet :cartographie
Topos :Angulo, Pyrénées : 1000 ascensions, tome IV, topos 619, 620a
Conditions :2004/06/03 (refuge), beau
2004/06/04 (Coronas), beau, venté, neige -/2050m

Pico Cotiella (2912m) par le refuge de Armeña

Ibón de Armeña Beau cheminement pour atteindre un sommet au magnifique panorama. La visite de l'étonnant cirque de Armeña justifie à elle-seule cet accès. Depuis le refuge de Armeña (accès ci-dessus), une bonne ligne de cairns avec sentier assez bien marqué conduit au collado de Cotiella, à gauche du sommet. d'Espouy et Coronas À la montée, il est intéressant (mais pas plus rapide) de passer plus à gauche (est) en divaguant au gré de l'inspiration dans les pelouses couvertes d'edelweiss. On croise de nombreux gouffres et on rejoint les cairns avant le pierrier final. Vers 2400m, dans un lapiaz marron, j'ai observé plusieurs puits à neige. Au fur et à mesure de la montée, l'herbe se raréfie, le terrain devient désertique et la montée finale au collado de Cotiella (2650m) se fait dans des éboulis pénibles. Montée directe au sommet par la crête sud, escalade facile en mauvais terrain (désagréable à la descente, chute de pierres).

Longueur :*** (1600m)
Difficulté :** (éboulis, terrain médiocre, chaleur)
Intérêt :***
Schéma :voir crête de Armeña
Trajet :cartographie
Topos :Boyer & Pardina, Randonnées dans les Pyrénées Aragonaises, page 160
Angulo, Pyrénées : 1000 ascensions, tome IV, topo 623
Conditions :2007/08/04, beau, léger vent bienvenu

Pico Cotiella (2912m) par arête NE puis Cotielleta (2725m), punta Reduno (2537m) depuis le refuge de Armeña

Cotiella Rarement décrite, l'arête NE est pourtant une voie d'ascension évidente depuis le cirque de Armeña. Serait-ce son terrain plus rude que dur qui dissuade les randonneurs et désespère les grimpeurs ? Depuis le refuge de Armeña (accès ci-dessus), suivre la voie normale du Cotiella, le cirque de Armeña est toujours aussi fascinant. Vers 2450m, quand on passe sous l'arête NE (qui est fait plus E que N), la rejoindre par la gauche (sud). Elle n'est réellement identifiée que dans le bas puis devient une large pente toujours soutenue. On ne rencontre que de rares passages d'escalade (II) mais on a les mains au sol pratiquement tout du long : la pente est forte, souvent constituée de rochers délités et d'éboulis posés en équilibre (chutes de pierres inévitables). Mais au final, ce n'est pas pire que l'arête sud (mais bien plus long : 400m de dénivelé). Sortie au sommet de bonne heure, belle visibilité, la magie du Cotiella est toujours là.

Descente par l'arête sud (mauvais terrain) puis visite de la facile crête sud du cirque de Armeña. Cotielleta (2725m), punta Yali (2704m), punta Reduno (2537m) : le tour est splendide et se justifie totalement. Étrange contraste entre le cirque encore partiellement enneigé et l'immense versant sud, pierreux et dénudé. C'est depuis le Reduno que le Cotiella est le plus monstrueux. La carte indique une descente par la raide crête nord, j'ai préféré revenir en arrière à l'ouest au point bas de la crête (2454m) pour descendre une pente enneigée (éboulis raides si déneigé) vers le cirque. Et nouveau dédale, ce qui paraissait plat d'en haut monte et descend, d'immenses vagues percées de gouffres, déroutante errance avant de revenir au refuge de Armeña. Descente habituelle par le sentier du barranco de Bilsé (cairné et balisé mais peu fréquenté et de plus en plus brouillon par endroit).

Longueur :*** (500m+1300m)
Difficulté :** (pierriers, mauvais terrain, escalade II, flair)
Intérêt :*** (plus pour la crête sud que pour l'arête NE)
Schéma :voir crête de Armeña
Trajet :cartographie
Conditions :2014/05/16 (refuge), beau
2014/05/17 (Cotiella), beau, névés irréguliers 2100m (crampons), photos

Pico Cotiella (2912m) depuis le collado de Santa Isabel (1535m)

Accès le plus rapide mais le moins intéressant et au cheminement confus pour atteindre ce grand sommet isolé. Il est aisé de perdre le sentier dans la première partie sous les sapins (nombreuses autres traces, avec même quelques cairns trompeurs) et de monter plein E au lieu de NE. La deuxième partie consiste en la traversée de l'immense plateau semi-désertique au pied du Cotiella (Entremont ou Ereta de las Brujas selon les cartes). Ce plateau est coupé de ravines et petites barres et il est difficile d'éviter de nombreuses remontées. Tant à l'aller qu'au retour, une bonne visibilité (et un bon repérage) est indispensable. Au sommet, large vue dégagée sur la face sud des Pyrénées, dans une ambiance désertique, même en présence de neige.

Montée au Cotiella Movison Grande pic d'Espouy et Cotiella Maladeta depuis Cotiella

Longueur :** (1400m)
Difficulté :* (par bonne visibilité et sans se perdre)
Intérêt :**
Schéma :voir crête de Armeña
Trajet :cartographie
Topos :Boyer & Pardina, Randonnées dans les Pyrénées Aragonaises, pages 139 (début)
Angulo, Pyrénées : 1000 ascensions, tome IV, topo 622
Conditions :2001/05/27, grand soleil, froid, neige 2300m

Pico Cotiella (2912m) et dépendances en circuit depuis le collado de Santa Isabel (1535m)

Le Cotiella par le chemin des écoliers (sportifs) avec quelques sommets secondaires au passage : montée par le barranco de Gradiello intégralement depuis le bas, découverte de la partie basse de l'immense plateau de pâturages (Entremont sur certaines cartes) avec visite à la punta de la Cués et à la punta Gorda, Cotiella, et retour par la partie haute du plateau avec pala del Puerto et Mobisón Chico.

Au collado de Santa Isabel (1535m), suivre la piste jusqu'au premier lacet et prendre horizontalement un sentier de spéléo assez bien marqué. Il conduit au barranco de Gradiello, le traverse et disparaît peu à peu. On devine un pierrier au-dessus des arbres, le rejoindre et le remonter pour passer devant une belle grotte (jumelle de celle visible depuis le col). Poursuivre la remontée entre pierrier et falaise pour revenir vers le barranco. On peut encore un peu le remonter rive gauche mais il faudra passer rive droite (flair pour rester en terrain peu exposé). Rive droite, remonter une suite d'escarpements en choisissant les passages peu difficiles (escalade II, terrain varié : bon rocher, éboulis, herbe, edelweiss). Au-dessus de 2000m, la pente se couche nettement. Poursuivre la remontée du vallon dans des pâturages de plus en plus présents. En obliquant à gauche, on pourrait rejoindre l'itinéraire classique sous le Mobisón Gran. Partir plutôt à droite vers le col (2235m) à l'E de la punta de la Cués (2286m) qui mérite une visite pour sa vue plongeante sur les barrancos mille mètres plus bas. La suite est simple sur la carte : ligne droite vers le Cotiella, et même s'il faut jouer avec le terrain pour éviter des descentes inutiles, c'est sensiblement la direction suivie. Passer ainsi au col (2219m) à l'E de la punta Gorda (2314m) que les gourmands graviront en aller-retour, encore un long trajet horizontal sur l'herbe douce avant de monter graduellement vers la colladeta de las Neiss, au SW du Cotiella. Ce n'est que tardivement que la caillasse remplace définitivement l'herbe, peu avant la bonne trace de la voie classique qui monte à la colladeta (2713m) puis au sommet (2912m). Large vue bien connue, un peu troublée par des bourgeonnements au SE.

Retour par la bonne trace jusque sous la brecha de las Brujas, abandon de la voie classique qui rentre directement pour monter au collado de la Pala del Puerto (2607m) par une bonne trace cairnée, et crête facile de la pala del Puerto (2625m). On y découvre le vallon de Lavasar et la peña de la Una rouge qui tranche du Cotiella gris. Descendre à l'W à un large col désertique (2485m) et monter au pico Mobisón Chico. Il est constitué de deux pointes, la première facile, la seconde plus haute (2585m) en escalade II/II+ assez exposée, rocher fragile. Et enfin, en contournant le Mobisón Gran, récupération de la voie classique bien tracée et cairnée pour rentrer au collado de Santa Isabel.

Longueur :*** (1900m pour le circuit complet)
Difficulté :*** (Gradiello : escalade II, flair ; Mobisón Chico : escalade II ; partout : bonne visibilité)
Intérêt :****
Trajet :cartographie
Topos :Le Cotiella : un carnet de courses de Pierre Carrière (la Cuès par el Gradiello)
Conditions :2015/09/06, beau, quelques nuages après midi, photos

Pico Cotiella (2912m) en circuit depuis la cabane de Lavasar (1928m)

Eriste, Cotiella depuis Posets Superbe itinéraire qui s'immisce dans le versant nord du massif. En septembre, toute la variété des roches du massif est sous nos pieds : du calcaire marron, brun, noir, gris, blanc, compact ou brisé, uni ou veiné. Des edelweiss dans la moindre pelouse mais celles-ci sont bien rares dans ce désert. Du refuge de Lavasar (1928m), accessible par 14 km d'une piste améliorée en 2012, rejoindre l'étonnant ibón de Plan ou Basa de la Mora (1913m), malheureusement bien bas en septembre. Se diriger au sud vers le vallon suspendu de la Ribereta. Un couloir évident à droite permet de surmonter les falaises : emprunter soit la corniche facile juste au-dessus des énormes blocs du couloir, cairns ; soit plus bas une vire aérienne à prendre en zig-zag sous le premier bloc pour aboutir directement au point de chute de la petite cascade. Dès l'entrée du vallon, le ton est donné : pierrier inévitable. Vers 2250-2300m, une section horizontale plus herbeuse permet de souffler, puis la caillasse reprend bien avant le pied de l'intrigante diagonale montant au pico d'Espouy. Une pente plus raide débouche au-dessus du collado de la Ribereta (2557m) où l'on découvre un étonnant site de dolines. Une traversée bien tracée mène en face où un couloir assez raide (parmi plusieurs équivalents) permet d'atteindre le collado de la Pala del Puerto (2607m) derrière lequel se révèle l'immense Ereta de las Brujas qu'il va falloir traverser. Ignorer des cairns qui partent vers le pico d'Espouy (où vont-ils ?) mais descendre au sud dans le cirque (cairns et bonne trace). Suivre consciencieusement les cairns qui serpentent dans le terrain chaotique, repérer le cheminement pour le retour (en particulier au pied de la brèche de las Brujas, vers 2425m, où l'on rejoint les cairns de l'itinéraire venu du collado de Santa Isabel). Sans plus d'histoire mais bien longuement, le sommet finit par être atteint. Quelle vue et quel isolement ! Même quand des nuages accrochent et débordent la crête frontière, le panorama reste énorme.

Peña de la Una depuis le collado de la Pala del Puerto Revenir au collado de la Pala del Puerto et retraverser jusqu'au collado de la Ribereta. Pour descendre le vallon de Lavasar au pied de la peña de la Una, ne pas s'engager dans le fond couvert de caillasses (sauf enneigé bien sûr) mais rester en hauteur sur la lèvre gauche où le terrain karstique permet une progression rapide et confortable jusqu'au collet devant les aiguilles de Lavasar. Rejoindre alors la trace cairnée pour passer à droite des aiguilles. La partie d'éboulis est assez bien tracée et finalement pas si longue avant de trouver des secteurs de plus en plus herbeux. Petit à petit, la vie reprend ses droits, pelouses, buissons, arbres, quelle douceur. Les cairns conduisent à une vieille piste abandonnée qui ramène sur la piste du refuge de Lavasar, 400 mètres (de distance) et 4 courts lacets avant lui.

Longueur :*** (1400m, > 15 km)
Difficulté :** (pierriers ++, bonne visibilité indispensable)
Intérêt :****
Schéma :voir crête de Armeña
Trajet :cartographie
Conditions :2012/09/03, beau, vent fort et froid, quelques nuages l'après-midi, photos

Pico d'Espouy (2822m) par la Diagonale depuis la cabane de Lavasar (1928m)

Punta de las Coronas, Diagonale du pico d'Espouy La Grande Diagonale raye le versant nord de la punta de las Coronas pour aboutir à la brèche Espouy-Coronas. Intrigante et esthétique, c'est une manière originale de faire le (petit) tour du massif du Cotiella en revenant par Armeña : on aura ainsi vu tous les versants intéressants. Du refuge de Lavasar (1928m), passer à l'ibón de Plan, débordant en juin, et rejoindre le vallon suspendu de la Ribereta (cf itinéraire du Cotiella). Au ressaut suivant (2265m), la diagonale apparaît, superbe. La rejoindre et la remonter sans difficulté. Début à 40°, un peu plus sur le haut, la diagonale est large, quelques passages un peu déversants au-dessus des barres mais globalement facile. Sauf que... tout à la fin, en vue de la brèche de sortie, une énorme congère bloque le passage pour rejoindre le couloir de cette brèche. Traversée d'une dizaine de mètres sur une pente très raide (bien plus que les 45° de la section la plus raide du couloir) et suspendue dans le vide puis un peu moins raide mais toujours exposée avant de se situer sous la brèche et d'y sortir. Le passage n'est pas long (20 à 30 mètres ?) mais augmente sérieusement le niveau de la course. Le sommet avec sa croix à la mémoire de d'Espouy est tout proche de la brèche. Immense vue sur l'ensemble des Pyrénées, le Cotiella monstrueux, tous les vallons et cirques du massif à nos pieds.

Retour par Armeña : revenir à la brèche et descendre le facile couloir au SE, sous la punta de las Coronas. Descendre le vallon évident en serrant les falaises, la neige y reste tardivement et couvre les méchants pierriers, et les névés m'ont rapidement conduit aux premières prairies. Passer à proximité du refuge de Armeña (1860m) et attaquer au N l'interminable montée à la colladeta del Ibón (2351m, sentier, cairns). Heureusement que le paysage est beau, le cirque de Armeña splendide. Du col, retour sans histoire (balisage confus sur le bas) à l'ibón de Plan.

Longueur :** (1450m)
Difficulté :**** (alpinisme PD+, 40-45° + traversée finale exposée)
Intérêt :****
Trajet :cartographie
Topos :Mousel, Pyrénées, courses mixtes, neige et glace
Camptocamp.org
Conditions :2013/06/13, beau puis nuages dans la matinée, neige 2100m/2000m (crampons), photos

Peña de las Once (2658m) en circuit depuis la cabane de Lavasar (1928m)

Ibón de Plan Courte ascension intéressante pour occuper l'après-midi à l'arrivée au refuge de Lavasar. Sans avoir l'immensité du panorama du Cotiella, celui de la peña de las Once est ouvert et permet en plus d'étudier le versant nord du massif. Juste avant l'ibón de Plan (1913m), suivre le sentier balisé (panneau, cairns, sentier facile à perdre et à retrouver) jusqu'à la colladeta del Ibón (2351m). Monter au nord à droite des rochers, plus confortablement que je ne pensais (trace et cairns), pour atteindre la longue crête dont la peña de las Once est le point culminant. Aller d'abord tout à l'est, au-delà de la peña de las Diez (2553m) pour découvrir le cirque de Armeña. Revenir en traversant la peña de las Once (2658m) et poursuivre la large crête au nord-ouest jusqu'au tout dernier pointement, portant un signal géodésique (peña del Mediodia, 2427m, à moins que le sommet de ce nom ne soit le précédent). Descendre raide sous le signal vers un replat herbeux, une trace dans la caillasse facilite la vie. Continuer ensuite à vue vers l'ibón de Plan ou en passant par la cabana de Baqué (1940m, inhabitable).

Longueur :* (800m)
Difficulté :** (pierriers)
Intérêt :**
Schéma :voir crête de Armeña
Trajet :cartographie
Topos :Angulo, Pyrénées : 1000 ascensions, tome IV, topo 617
Conditions :2012/09/02, beau parfois voilé, vent assez fort, quelques nuages l'après-midi, photos

Punta Llerga (2267m) depuis le collado de Santa Isabel (1535m)

Montée expéditive aux pâturages haut perchés de la punta Llerga, avec vue intéressante à l'E sur les parois du versant O du Cotiella et large à l'O (mais nuageuse ce jour-là) sur les sierras aragonaises.

Longueur :* (750m)
Difficulté :*
Intérêt :**
Trajet :cartographie
Topos :Angulo, Pyrénées : 1000 ascensions, tome IV, topo 625
Boyer & Pardina, Randonnées dans les Pyrénées Aragonaises
Conditions :2015/09/05, belles éclaircies, photos

Peña Montañesa (2291m) et la Tuca (2267m) depuis San Victorian

Montañesa Montañesa Jolie montagne calcaire, remarquable depuis la route Bielsa - Aínsa. L'ascension par le sud est facile mais le panorama sur les Pyrénées ne se découvre qu'à la dernière minute. Sur la route du monastère de San Victorian, un panneau (1080m) indique le départ du bon sentier qui s'élève dans les buis jusqu'au plateau incliné de los Plans (1800m environ). Plusieurs lignes de cairns prennent ensuite le relais. Se déporter plutôt à gauche pour venir surplomber les falaises sud. Au franchissement de l'éperon SO de la Tuca, deux cheminements sont possibles (gros cairn) : le cheminement inférieur descend un peu pour rejoindre le versant le plus facile de la peña Montañesa ; le cheminement supérieur, plus spectaculaire mais un peu plus rude, s'élève pour passer au pied des falaises de la crête et rejoindre la brèche du couloir nord, où l'on a un premier aperçu du Cotiella, et longe la crête jusqu'au sommet. Large panorama sur les Pyrénées, un peu lointain néanmoins. Au retour, il est intéressant de faire un détour par la Tuca en l'abordant par le sud (pente assez forte de pierriers, plutôt pénible à descendre). Le panorama est similaire à celui de la peña Montañesa, avec une meilleure vue sur les falaises de celle-ci et sur la sierra Ferrera.

Longueur :** (1200m+200m)
Difficulté :*
Intérêt :**
Trajet :cartographie
Topos :Boyer & Pardina, Randonnées dans les Pyrénées Aragonaises, page 143
Angulo, Pyrénées : 1000 ascensions, tome IV, topo 627
Conditions :2003/11/07, beau

Peña Montañesa (2291m) par la faixa Toro

Montañesa Pittoresque itinéraire empruntant une étroite vire aux deux-tiers de la grande falaise sud de la peña Montañesa. Pierre Carrière en décrit très précisément l'accès et le parcours, difficile de faire plus clair. Ce parcours n'est cependant pas une promenade de santé : l'accès à la partie horizontale de la vire est laborieux et bien que la suite soit plus aisée, les occasionnels bosquets de buis sont pénibles à traverser. Lors de ma visite, la neige fit en outre son apparition à proximité du canal Mayor : impossible d'envisager la poursuite au-delà du canal, et plutôt qu'une remontée épuisante dans le talweg, le salut a été trouvé dans des couloirs secondaires, déneigés mais bien plus difficiles. Parvenu au sentier inférieur qui rejoint la facile crête SO, la neige devient enfin portante et le sommet facilement atteint. Vautours et nombreux isards peu farouches, dont trois qui sortaient de la vire, évoquant son autre nom (vire des Chèvres).

Note : P. Carrière avait utilisé le nom « vire des Chèvres », d'après un ancien topo-guide (cf sa page). « Faixa Toro » semble le nom actuel.

Longueur :** (1300m)
Difficulté :** (pied sûr indispensable)
Intérêt :**
Topos :KD de Toulouse
Faixa Toro intégrale
Conditions :2008/04/25, léger voile, neige 1700m/1800m