Deux massifs tout proches mais bien distincts. Le massif calcaire de Gourette (autrefois des Eaux-Bonnes, les noms changent avec la mode des stations) est un petit massif original, une espèce de Vignemale - mont Perdu en miniature, auquel il manque l'altitude nécessaire pour héberger des glaciers et qui compense par de verts pâturages. L'accès depuis Gourette est rapide et moche ; les autres accès sont longs et beaux ; faites votre choix. Le Balaïtous est un grand sommet, « amas de précipices réunis par un noeud » (Russell), aux crêtes spectaculaires. Elles ont une telle ampleur qu'elles portent d'importants sommets (Frondella, Soulano). Le Balaïtous lui-même est régulièrement gravi en été quand la Grande Diagonale est déneigée mais les autres sommets sont moins fréquentés, bien qu'ils soient en général plus impressionnants que difficiles. Tous sont de fabuleux belvédères sur le Balaïtous.
Très long circuit magnifique pour gravir une élégante pointe peu fréquentée
en visitant de remarquables paysages calcaires. Les sentiers d'accès aux
pâturages sont bien tracés et balisés mais ensuite, une bonne visibilité
semble indispensable. Curieusement, l'eau n'est pas trop un problème : on
croise plusieurs sources et des tuyaux conduisent l'eau aux cabanes. Départ
en haut des Eaux-Bonnes, au-delà de l'église (750m), pour prendre le chemin
de la coume d'Aas puis le sentier de la coume de Balour (panneaux et
balisage jaune). La coume de Balour est un ravin encaissé, sombre, moussu,
peu accueillant, dont on sort définitivement aux pâturages de la Québotte
(1615m). Un détour à l'ouest avant de venir dominer l'étrange plateau
d'Anouilhas, vaste cuvette fermée. Au fond, se dresse la remarquable dent
grise de l'Amoulat qui attirera les regards toute la journée. Repérer à sa
droite, loin, bien loin, la Grande Arcizette. Traverser le plateau (1814m)
et continuer dans la gorge qui suit. La vallée s'ouvre au plaa des Cardous
(1937m). Quitter le sentier du Ger pour s'élever au SE en direction de la
large pente de la Grande Arcizette. La voie normale rejoint la crête et
cette pente par une courte cheminée très facile. De loin, je me suis laissé
impressionner par la fine pellicule de neige recouvrant les éboulis et
accentuant la pente. J'ai atteint la crête bien plus à l'ouest, près de
l'Arcizette Centrale.
La crête n'étant pas praticable (difficile, aérienne, rocher pourri), j'ai
dû perdre une soixantaine de mètres pour traverser la raillère du versant
sud avant de remonter à la bonne brèche (pénible). La crête est facile
(à-pics au nord) jusqu'au pied du sommet où une courte escalade verticale
(II, mauvais rocher) conduit à la cime élancée. Vue admirable, plus
intéressante que celle du Ger sauf sur le lointain. L'Amoulat ne cesse
d'être spectaculaire, la vallée de Soussouéou se prolonge au sud jusqu'au
Palas, le pic du Midi d'Ossau toujours aussi solitaire, etc.
Retour par la voie normale (en fait très facile) puis longue traversée vers
2050m sous l'Arcizette Centrale pour rejoindre le vaste plateau situé
au-dessus du pla d'Anouilhas (repérer le passage à la montée). Comme souvent
en terrain calcaire, la ligne droite n'est pas forcément le chemin le plus
rapide et la traversée de ce plateau qui n'en est pas un, imbriquant creux
dans dépressions dans dolines, est assez longue. À l'ouest, on trouve le
sentier venant du col de Lurdé et on vire nord pour le suivre. Sans
problème, passer au pas de Brèque (1866m) et au col du Gourzy (1819m) pour
descendre le vallon de Gourziotte par un détour à l'ouest. Sous la grange de
Laga de Haut, quitter le vallon pour rejoindre la croupe à droite. Cette
descente est tout le contraire de la montée par Balour : déboisée, ouverte
sur la vallée. Ce n'est que vers 1190m que l'on retrouve la forêt pour une
belle descente jusqu'aux Eaux-Bonnes. Si on s'est garé en haut du village,
prendre dans un des derniers lacets le chemin qui y mène directement.
| Longueur : | *** (1800m, long) |
| Difficulté : | ** (hors sentier, éboulis, escalade II) |
| Intérêt : | **** |
| Trajet : | Géoportail, GoogleMaps |
| Topos : | 1000 ascensions, tome II, topo 227 (par Balour) |
| Guide Ollivier Pyrénées Occidentales III | |
| Conditions : | 2006/10/14, beau |
Assez classique circuit autour du pic de Ger, montant par Plaa Ségouné et
revenant par le vallon de Ger et le plateau de Bouy. Cette découverte de
l'original massif calcaire de Gourette serait ravissante si la montée ne se
déroulait dans le médiocre décor des pistes. Montée par la voie normale au
milieu de pylônes. À partir des lacs du Plaa Ségouné (lacs d'Amoulat), cela
devient plus sauvage. Éprouvante montée dans la pierraille au col du Plaa
Ségouné puis plus facile jusqu'au sommet. Le panorama est célèbre, en
particulier sur les chaînons calcaires occidentaux (Telera, Collarada, Aspe,
Anie) et sur l'Ossau que je n'ai jamais vu aussi dominateur. Premier plan
aride avec Arcizette et Amoulat.
Retour par le vallon de Ger. Descendre à l'ouest au col de Ger (2331m), puis
au nord dans le vallon entre le Capéran de Ger et les spectaculaires dalles
occidentales du pic de Ger. Une bonne source se trouve au pied NO du Capéran
qu'il faut tourner au plus près pour ne pas avoir à remonter ; ouvrez bien
les yeux, il y a une petite auge naturelle et un tuyau avec un mince filet
un peu au-dessus. Descendre hors sentier en profitant de l'herbe pour éviter
dalles, lapiaz et gouffres avant de rejoindre à droite sous la crête des
Quintètes une sente visible de loin. La suivre soigneusement, elle devient
bien tracée sous les arbres (balisage bleu), traverse horizontalement dans
les bois et rejoint vers 1450m environ le sentier de la coume d'Aas qui
passe au plateau de Bouy (1560m) et ramène à Gourette.
Mon objectif initial était de grimper au Ger par l'arête des
Coutchets. Après en avoir parcouru un tiers j'ai préféré renoncer. Il y
avait la fatigue de la
veille et je n'aime pas les passages en adhérence pure (surtout en
grosses), mais j'ai trouvé cela bien délicat. Le PDinf calcaire serait-il
pour moi plus dur que le PDsup granite ou neige ? Ce détour m'aura coûté 300
mètres de dénivelé et près de deux heures supplémentaires mais m'aura
permis d'admirer les dalles du versant nord.
| Longueur : | ** (1400m) |
| Difficulté : | * (circuit hors sentier) |
| Intérêt : | ** |
| Trajet : | Géoportail, GoogleMaps |
| Topos : | Audoubert, Les plus beaux sommets des Pyrénées |
| 1000 ascensions, tome II, topos 221, 224 | |
| 50 sommets, 1ère série, page 73 (voie normale) | |
| Conditions : | 2006/08/11, beau |
Belle ascension de la jolie pointe du Petit Gabizos, par la cabane de Larue
(1980m), le Pourtet et la brèche Édouard. Terrain délicat dans la corniche
entre le Pourtet et la brèche Édouard et un peu d'escalade peu difficile
(II) sur la fin (rocher sec nécessaire). Retour au Pourtet pour
suivre la crête des Taillades jusqu'au Grand Gabizos. Cette crête paraît
simple depuis le Petit Gabizos mais elle est en fait totalement masquée par
la première pointe et se révèle très découpée, avec des brèches profondes
elles-mêmes entaillées de brèches. Elle n'est pas difficile, il n'y a que
peu d'endroits où les mains sont vraiment nécessaires, mais il ne faut pas
négliger sa longueur, ses passages exposés et son terrain parfois médiocre.
Le Grand Gabizos est un beau belvédère, particulièrement sur le Balaïtous et
le pic du Midi d'Ossau. Après le Grand Gabizos (2692m), je continue le tour
du cirque de Larue via le pic de Louesque (2554m) et le soum de Louesque
(2489m), pour mieux voir les pointes du massif calcaire de Gourette, et
retour direct vers la cabane de Larue dans un terrain à marmottes (au flair
; barres rocheuses à éviter).
| Longueur : | *** (1650m) |
| Difficulté : | *** (escalade II, terrain délicat, exposé) |
| Intérêt : | ** |
| Trajet : | Géoportail, GoogleMaps |
| Topos : | 1000 ascensions, tome II, topos 209, 213, 210 |
| 50 sommets, 1ère série, page 99 (Petit Gabizos) | |
| Conditions : | 2004/06/26, beau puis cumulus, névés discontinus -/2200m |
Sommets sauvages, loin de tout, pas simple d'accès pour l'Estibère. Départ du côté sud du lac du Tech (1207m, panneaux) pour suivre le bon sentier du lac de Pouey-Laün (2346m). Joli site. Continuer le sentier jusqu'à un replat à l'ouest du lac (2400m env.) et le quitter pour monter au col des Loups (2639m), dans l'herbe puis dans la pierraille. Pas d'information sur la crête sud du pic Estibère, peu sympathique de loin. Escalader la crête en zigzaguant toujours à proximité du fil, 100 mètres en II/IIsup continu (un ou deux pas de III), terrain moyen. Le pic Estibère (2738m) domine un environnement très minéral à peine égayé par quelques lacs. Panorama intéressant mais moins que celui du proche pic des Tourettes. L'Ossau est cependant spectaculaire.
Descendre la crête NO par une petite escalade, feinter une tour (très mauvais terrain) puis une section horizontale demande de l'attention (II aérien). Après le sommet nord (2715m), les difficultés sont terminées. Descendre à une première brèche (2610m env.), couloir qui semble praticable vers le lac d'Ausseilla et échappatoire aisée vers les lacs et col d'Estibère. Par une petite escalade, franchir un sommet (2646m), suivi d'un passage facile mais un peu impressionnant pour descendre à une seconde brèche (2583m, second couloir vers le lac d'Ausseilla). De nouveau petite escalade pour une nouvelle pointe (2624m) puis terrain facile jusqu'au soum d'Arre (2624m). Celui-ci est constitué de deux pointes, la pointe Est (2626m), plus haute, m'a paru trop difficile d'accès. Jolie vue sur le plateau d'Arre et les dolomitiques Arcizette/Amoulat.
Descendre au NO par la crête puis dans la pente herbeuse raide en laissant à gauche la crête du col d'Estibère. Vers 2200m, les falaises à droite disparaissent, partir pour un long arc de cercle doucement montant jusqu'au col d'Ausseilla (2353m). Descendre dans les pelouses en tirant à droite pour rejoindre au point 2027 le bon sentier qui descend longuement la vallée jusqu'au lac du Tech.
| Longueur : | *** (1750m) |
| Difficulté : | *** (longue escalade II/IIsup, pentes raides) |
| Intérêt : | *** |
| Trajet : | Géoportail, GoogleMaps |
| Conditions : | 2012/07/31, beau avec quelques nuages, photos |
Sommet isolé sans accès simple, le pic des Tourettes offre un vaste panorama, de l'Anie au Néouvielle, et une belle vue vers le Balaïtous et le Palas. Départ du plaa d'Aste (1400m) pour suivre le bon sentier régulier du lac de Migouélou (2270m) sous le léger ronronnement de la centrale électrique, puis montée au col d'Hospitalet (2548m) où l'on découvre le vallon désertique de Pouey Laün. Passer versant nord pour éviter la crête vers le pic des Tourettes et repasser versant sud par une brèche bien marquée à mi-distance entre le col d'Hospitalet et le pic des Tourettes (on peut aussi passer par le col au pied du pic). Se diriger alors vers le col de Milhas (2672m), étroite brèche d'à peine 3 ou 4 mètres. Utiliser des banquettes versant ouest pour longer la crête vers le nord, puis y monter dès que le terrain devient facile. Suivre la crête, escalade II/IIsup continue en terrain très moyen, jusqu'au sommet.
Revenir au col d'Hospitalet et faire un aller-retour au pic Arrouy, en suivant le fil de la crête, facile, pas très large mais peu aérienne, nécessitant assez souvent l'usage des mains. Au retour, on peut feinter de longs morceaux par le versant nord.
| Longueur : | *** (1400m+160m) |
| Difficulté : | *** (escalade II/IIsup, terrain médiocre) |
| Intérêt : | ** |
| Trajet : | Géoportail, GoogleMaps |
| Topos : | 1000 ascensions, tome II, topos 229, 230 |
| Guide Ollivier Pyrénées Occidentales IV | |
| Conditions : | 2010/06/26, voilé puis cumulus à tendance orageuse, neige 2350m/2100m (crampons), photos |
Beau et long circuit, dans le style de mes périples du Luchonnais, consistant à gravir les sommets de la longue
crête N du Palas jusqu'à Migouélou. Largement hors sentier, peu de cairns,
pas mal d'escalade et quelques passages aériens et exposés.
Montée au port du Lavedan (2615m) et Palas par la cheminée Ledormeur (qui
devrait se nommer d'Orteig). La cheminée est peu visible d'en bas, il faut
aller presque au pied de la deuxième cheminée terminée par un gendarme
caractéristique, pour s'élever vers la droite sur des banquettes, et
découvrir à gauche la cheminée et ses cairns (plus tard en saison, les
cairns repoussent certainement dans le bas). Agréable escalade peu
difficile. La neige qui occupait ensuite le couloir SO releva un peu le
niveau en me renvoyant sur la crête elle-même et son flanc S (IIsup). La vue
sur le Balaïtous est remarquable, l'Arriel toujours aussi original, avec en
arrière-plan les sierras espagnoles, le Lurien très massif.
Descente sans histoire par l'arête des Géodésiens (arête N), aérienne et
spectaculaire mais facile pour remonter en quelques minutes au pic
d'Artouste (2816m). Pour rejoindre le col de la Lie (2469m), Angulo indique
une voie par un couloir sur l'arête E, Maes un large contournement par
l'ouest. J'ai utilisé le deuxième couloir sur la crête N pour descendre dans
le cirque de Batbielh, peut-être impraticable en absence de neige (le guide
Ollivier 2008 indique IIIinf). Profitant de la neige abondante dans ce
cirque perdu, j'ai tracé une diagonale vers le col de la Lie, mais la fin a
été compliquée par des nervures pénibles (il n'aurait probablement guère été
plus long de passer par la combe centrale, à utiliser en absence de neige).
Du col de la Lie, il faut encore perdre une cinquantaine de mètres pour remonter sous la paroi du pic de la Lie en direction de la brèche de la Lie. Je rejoins directement la brèche occidentale, au pied du pic. Quelques cairns indiquent la voie, en particulier la vire en diagonale qui constitue le passage clef (II exposé). Sommet farouche (2673m), au centre de trois sauvages vallons à peine égayés par des lacs : Batboucou, Batbielh, Carnau. Retour à la brèche occidentale, à flanc O jusqu'à la brèche principale (2556m). Le descriptif du guide Ollivier vers le Batboucou est peu clair. Pour ma part, j'ai suivi la crête jusqu'à ce qu'elle se redresse brutalement. J'ai alors basculé versant S pour m'élever par des banquettes herbeuses jusqu'à des dalles modérément inclinées (je retrouve le descriptif Ollivier ici), contournées par la gauche pour utiliser une fissure facile permettant de les surmonter. Au-dessus se trouve une cheminée d'abord facile mais dont la sortie est délicate (III) pour déboucher au sommet du Batboucou (2651m) et découvrir le lac de Migouélou. Pour faire la jonction col de la Lie - Migouélou, le passage par le Batboucou n'est donc pas évident. Deux possibilités semblent plus faciles (à confirmer) : sans passer par la brèche de la Lie, des couloirs herbeux raides qui aboutissent à l'est du Batboucou ; depuis la brèche de la Lie, une large rampe inclinée dans le flanc O du Batboucou et qui aboutit au N du sommet près du point 2586 (itinéraire qui m'a été confirmé comme facile).
De nouveau sur la neige, je traverse au-dessus des petits étangs des Lacarrats pour rejoindre le raide couloir (enneigé mais tracé) qui monte à la brèche Courouaou-Cadier (2625m). On atteint rapidement à droite le Courouaou (2691m) et à gauche par un passage aérien le Cadier (2676m). Tous ces sommets offrent bien sûr des belles vues sur le Balaïtous, le Palas et les nombreux lacs alentour. Pour finir le circuit, retour vers Migouélou avant de basculer dans le vallon de Tramesaygues, et petite crête franchie en amont du lac de Lassiédouat pour rejoindre le départ de la conduite forcée. On trouve à droite un cairnage efficace qui descend au-dessus du joli lac des Touest avant de se transformer soudainement en excellent sentier jusqu'à la vallée.
| Longueur : | *** (600m+1500m) |
| Difficulté : | *** (orientation, hors sentier, escalade exposée principalement pour Lie et Batboucou) |
| Intérêt : | *** |
| Schéma : | voir Frondella |
| Trajet : | Géoportail, GoogleMaps |
| Topos : | 1000 ascensions, tome II, topos 235 & 236 (Palas), 234 (Artouste), 232 (Lie), 231 (Courouaou) |
| 50 sommets, 1ère série, pages 109 (Palas-Artouste), 103 (Courouaou) | |
| Guide Ollivier Pyrénées Occidentales IV | |
| Conditions : | 2005/06/17 (refuge) |
| 2005/06/18, beau avec petits nuages blancs -- névés 2400m/2300m (crampons le matin) |
Premier jour : départ du caillou de Soques (1390m), val d'Arrious, vertigineux passage d'Orteig et bivouac aux environs du grand lac d'Arrémoulit (2280m), trois étoiles si ce n'est pour le vent qui souffla toute la nuit. L'après-midi, deux amusantes voies équipées de trois et quatre longueurs (secteur Barrio de Tango, « Éperon Emma » et « Marité », en 4/5) dans un beau cadre de montagne (j'ai trouvé le rappel pendulaire de descente, non obligatoire, beaucoup moins amusant...).
Deuxième jour : direction col du Palas et port du Lavedan (2615m) pour
grimper la belle arête SE du Palas. Les premières longueurs furent pénibles
avec un fort vent assez froid ; la suite fut heureusement plus agréable
grâce au soleil et à la configuration de l'arête mais la communication
vocale fut impossible tout du long. Cadre superbe, quelques passages bien
aériens, esthétique longueur clef en IV (amusante en second), magnifique vue
du sommet, que du bonheur. L'ascension s'est faite sans courir histoire de
profiter en toute quiétude du paysage. Retour par la cheminée Ledormeur et
reprise du barda pour la longue descente du val d'Arrious (bivouac +
escalade, est-ce bien raisonnable ?).
Temps : Soques-Arrémoulit 3h, Arrémoulit-Lavedan 1h30, arête 5h45, Palas-Arrémoulit 1h45, Arrémoulit-Soques 2h.
| Longueur : | *** (1000m+700m) |
| Difficulté : | **** (escalade AD, une longueur en IV) |
| Intérêt : | *** |
| Topos : | Guide Ollivier Pyrénées Occidentales IV |
| camptocamp | |
| 1000 ascensions, tome II, topo 238 | |
| Conditions : | 2007/07/14 (Arrémoulit), beau avec cumulus, vent |
| 2007/07/15 (Palas), beau, vent fort et pénible |
Itinéraire rusé mais rude et plus long qu'il n'y paraît : on tourne par l'est autour du pic d'Arrious puis par l'ouest autour du Lurien ; trois brèches à franchir, trois petites descentes qu'il faudra remonter au retour, pierriers et caillasses de tout genre, pratiquement pas une trace, mais ce n'est pas surprenant a posteriori. Du col d'Arrious (2259m), partir nord horizontalement sur des terrasses herbeuses (marmottes, renard) et monter à une brèche sur la gauche (2370m). Descendre un peu (isards), remonter un pierrier en contournant une barre par la droite, parvenir à une austère cuvette. Site étonnant. Monter à l'ouest à l'étroit pourtaou d'Arrious (2659m) à droite de la pointe du pic d'Arrious, descendre de l'autre côté puis traverser vers le NO une large pente d'éboulis pour découvrir un couloir caché. Remonter ce long couloir (terrain délicat, tranches de schistes et cailloux volants) pour franchir une troisième brèche (brèche de Gabardères, 2700m env.). Ne pas suivre la crête à droite mais descendre de nouveau et traverser tout le versant nord-ouest du Lurien (en caillasses, évidemment) pour rejoindre la voie normale qui emprunte l'arête nord. Sommet, ouf. Le Lurien est visible de partout et inversement, son panorama est magnifique (mais celui de l'Arriel est encore mieux). Le retour au col d'Arrious n'est pas de tout repos, prudence à la descente du couloir de la brèche de Gabardères. Bivouac confortable près du lac d'Arrémoulit avec vue directe depuis le duvet sur l'embrasement du Palas au soir, et du Lurien et de l'Arriel au matin.
| Longueur : | *** (1600m) |
| Difficulté : | ** (pierriers, couloirs croulants, chutes de pierres) |
| Intérêt : | *** |
| Trajet : | Géoportail, GoogleMaps |
| Topos : | 1000 ascensions, tome II, topo 247 |
| Guide Ollivier Pyrénées Occidentales IV | |
| Conditions : | 2012/08/16, beau, vent, photos |
Montée à l'Arriel par la crête orientale, descente par la voie normale, traversée du pic de Sobe et retour par le vallon de Soques. Sauf sur le court passage sur la voie normale de l'Arriel, personne en vue, des vallons oubliés.
Du lac d'Arrémoulit (2280m), monter au col d'Arrémoulit (2448m), contourner versant ouest la pointe 2624 ou pic d'Arrémoulit (quelques cairns) et rejoindre la brèche qui suit. Le guide Ollivier indique « peu difficile et amusant ». Dès le début, le premier piton intrigue : soit-disant facile, c'est plutôt du II+, raide et assez exposé, en excellent rocher. Parvenu en haut, il faut un rappel pour poursuivre et le piton suivant semble plus difficile : demi-tour, désescalade prudente, réflexion à la brèche, passage en mode isard. Une traversée au pied de la muraille conduit à une évidente corniche ascendante en terrain croulant. La suivre jusqu'au bout, s'en échapper à gauche pour atteindre une seconde corniche similaire, suivie d'une courte escalade peu difficile mais en terrain délicat sur une vague arête, et enfin une traversée ascendante vers la crête principale pour y revenir juste au-dessus des deux pitons trop difficiles : une cinquantaine de mètres en terrain à isard, assez exposé, pied sûr indispensable. Le parcours de la crête jusqu'au sommet est long mais s'effectue dans une superbe ambiance. Ça grimpouille tout du long, nombreux passages en II mais rien d'engagé, quelques passages aériens élégants. Le cadre est magnifique, à cheval entre les lacs d'Arrémoulit et d'Arriel, l'impression de s'élever par un fil vers le sommet. Le panorama depuis l'Arriel est fantastique, on ne sait de quel côté regarder.
Descente par la voie normale de la crête NO (raide) puis direction le col de Sobe (2449m). Rester en Espagne direction SO, entre la cuvette située sous la pointe 2611 et un replat herbeux en contrebas, pour passer près d'un collet (2374m). Laisser à gauche une profonde doline et remonter la pente E du pic de Sobe, assez raide mais sans difficulté. Le pic de Sobe (2624m) de la carte est en fait dominé à l'O par une autre pointe anonyme et difficile d'accès (2622m erroné sur les vieilles cartes, 2632m sur les récentes). Le Pic du Midi d'Ossau est saisissant comme jamais.
Descendre par la crête NO, facile sauf une petite brèche demandant de l'attention. Après une centaine de mètres de dénivelé, noter le contrefort qui part à l'O avec une falaise. Avant lui, descendre dans la pente d'herbe et de brisures d'ardoises, extrêmement raide sur le haut (on peut s'aider de portions rocheuses moins douteuses) ; grande prudence nécessaire. Sur le bas, se rapprocher du couloir situé sous la falaise et le rejoindre. Descendre la raillère et traverser (pierraille, surprise !) vers le collet évident situé au sud de la pointe 2146 pour basculer dans le vallon de Soques. Effectuer une longue traversée au SO pour trouver, près de la ruine de la cabane de Soques de Haut (1984m ?), un sentier peu fréquenté (quelques cairns) qui fait une boucle vers le point 1807 (ruine), revient vers le vallon et descend au caillou de Soques.
| Longueur : | ** (+800m, -1700m) |
| Difficulté : | *** (escalade II, terrain à isard, passages aériens, pente très raide sous le Sobe) |
| Intérêt : | **** |
| Trajet : | Géoportail, GoogleMaps |
| Topos : | 1000 ascensions, tome II, topo 241, 239 (Arriel) |
| Guide Ollivier Pyrénées Occidentales IV | |
| Conditions : | 2012/08/17, beau, vent, photos |
En début de saison (et d'autant plus en juin 2001 où l'enneigement était
abondant), la Grande Diagonale est impraticable mais le cheminement par Las
Néous est envisageable. Au départ du refuge, partir d'abord plein est vers
le Petit Balaïtous puis longer le pic Rouge pour atteindre le col du Pabat
(2648m), que l'on franchit un peu plus haut au sud pour traverser sur une
pente assez raide et rejoindre le pied du glacier de las Néous. Le glacier
et la cheminée peuvent se présenter très différemment selon l'année et la
saison mais les parcours récents semblent bien indiquer que la cheminée est
de plus en plus difficile avec le recul du glacier. Dans mon cas, une
profonde crevasse (avec une sangle au fond ?) coupait le haut du glacier
dans l'axe de la cheminée. Elle se contournait aisément mais cela signifiait
que toute glissade dans la raide pente de neige qui donnait accès à la
cheminée était interdite.
L'enneigement remontait assez haut vers la cheminée, partiellement déneigée
au-dessus, avec une timide rimaye mais un profond puits causé par l'eau de
fonte qui se situait exactement dans l'axe de la cheminée. Après un pas
athlétique (III ?), avec un net avantage aux grands, pour prendre pieds (et
mains) dans la cheminée et un peu plus haut, un deuxième pas aussi difficile
pour s'en extraire, remontée de la paroi à droite, plus facile mais assez
croulante. Au sommet, vent fort et froid à 9h15. À la descente, en restant
dans le vallon au pied du pic des Cristayets, on trouvait de la neige
jusqu'au petit plat herbeux de Lapacca à 2100m, 200m au-dessus du refuge
Ledormeur.
| Longueur : | ** (600m+1100m) |
| Difficulté : | *** (quand les conditions sont bonnes) |
| Intérêt : | **** |
| Schéma : | voir Frondella |
| Topos : | 1000 ascensions, tome II, topos 251, 252 |
| Conditions : | 2001/06/28, grand soleil, vent glacial au sommet, neige 2300m/2100m (crampons) |
Ascension du Balaïtous par la possible voie de première ascension par les
officiers géodésiens, en circulant au sein de « l'amas de précipices »
(Russell). En absence de neige (indispensable), ce circuit sauvage et
spectaculaire est techniquement assez facile (un seul pas un peu délicat)
mais exige un excellent sens du cheminement pour trouver la voie de moindre
résistance et ne pas se fourvoyer en terrain difficile ou dangereux,
d'autant qu'il n'y a sensiblement ni cairns ni traces. Monter à la brèche de
la Garenère et quitter le sentier de Batcrabère pour longer la crête de la
Garenère jusqu'au cirque de l'Arraille (a priori, par l'ouest ; dans mon
cas, par l'est pour être à l'abri du vent, mais j'ai alors dû franchir la
brèche Saget, raide sur ses deux versants). Il n'y a pas de cheminement
évident pour monter au boulevard Packe, mais ça passe un peu partout, selon
son désir d'escalade (couloir en II dans mon cas, mais il y a plus
facile) ; attendre d'avoir dépassé le début de l'arête NO du Balaïtous et ne
pas hésiter à s'enfoncer assez dans le cirque. Le boulevard Packe est un
long et large pierrier incliné qui conduit sans difficulté (petits pas de I
sur la fin) au cap Peytier-Hossard. Entre deux nuages, l'horrible glacier
crevassé de las Néous se dévoile magnifiquement. La crête vers le Balaïtous
devient vite effilée. Une brèche impose une enjambée exposée (II). À la
brèche suivante (d'où la descente sur le glacier semblait aisée), je
découvre versant Arraille le début d'une vire. Bien qu'étroite et un peu
exposée par endroit, cette confortable vire conduit par quelques
oscillations et sans difficulté à la brèche Peytier-Hossard (est-ce la vire
Ledormeur ?). De là, la large vire Beraldi (déneigée, elle est bien moins
impressionnante que je ne l'imaginais) mène à la brèche des Isards où l'on
rejoint le cheminement de la Grande Diagonale et le sommet (45 minutes
depuis le cap Peytier-Hossard). Les nuages se déchirent par moment, pour
dévoiler les Frondella, las Néous et le Palas. Retour par la Grande
Diagonale et la brèche des Ciseaux (préférable au col Noir).
| Longueur : | ** (600m+1100m) |
| Difficulté : | ** (en absence totale de neige ; un pas de II, sens du terrain) |
| Intérêt : | *** |
| Schéma : | voir Frondella |
| Trajet : | Géoportail, GoogleMaps |
| Topos : | 1000 ascensions, tome II, topos 262, 256, 251 |
| Au pays des isards, livre III, George Cadier | |
| Conditions : | 2004/09/13, sommets accrochés avec éclaircies |
Joli et long cheminement pour visiter les 3000 les plus occidentaux de la
chaîne, qui sont bien plus que de simples satellites du Balaïtous : les
Frondella forment une montagne complexe avec de belles arêtes découpées. La
Frondella Centrale est accessible à tout randonneur habitué à évoluer en
haute montagne mais la Frondella Occidentale et la descente au NE sont
plus difficiles.
Refuge du Larribet (2065m), lacs de Batcrabère, lac de Micoulaou, laisser partir à gauche le cheminement vers le col Noir et peu après à droite celui vers le port du Lavedan pour monter aux passes de la Barane (2643m), facilement reconnaissables au monolithe rectangulaire qui s'y trouve. Découverte soudaine de l'Arriel, de l'Ossau et des sierras aragonaises. Descendre un peu vers les lacs d'Arriel puis obliquer à l'est vers le gourg Glacé (2404m) dont je suppose l'existence sous l'accumulation de neige, remonter au large col Wallon (2508m) sur l'arête Wallon issue de la Frondella Centrale (2h du refuge), traverser encore un peu vers le sud puis monter sans difficulté le grand plan incliné vers la crête des Frondella.
Frondella occidentale (3001m) : au pied de la crête, la voie normale oblique
vers la droite sur une large corniche pour traverser assez haut un étroit
couloir raide (exposé, cairns) et rejoindre l'arête Robach à l'ouest du
sommet. L'enneigement ne permet pas la traversée du couloir en toute
sécurité et après quelques errements, je trouve un cheminement direct dans
la face nord : au centre gauche de la face, une vire facile mais étroite et
impressionnante monte de gauche à droite (elle passe sous une bande de
couleur vert-jaune visible de loin) et conduit à une série de petites
cheminées qui débouchent légèrement à droite du sommet (IIsup/IIIinf
exposé). Plus tard en saison, quand la neige ne recouvre plus le bas de la
face, cette vire est probablement plus difficile d'accès : il y avait une
vieille sangle de rappel à peine au-dessus de l'endroit où j'ai quitté la
neige pour le rocher.
Retour sous la crête découpée des Frondella et montée sans histoire à la
Frondella Centrale (3055m) puis à la Frondella Orientale (3071m, 4h40 depuis
le refuge mais j'ai perdu du temps à la Frondella Occidentale). Belle vue,
notamment sur les crêtes chaotiques du massif.
Pointe nord et puis descente (en évitant le fil de la crête par l'est) à la brèche Cadier (chutes de pierres). Une escalade aérienne (II) amène au sommet escarpé de l'aiguille Cadier ou pic Anonyme (30mn de la Frondella Orientale) au-dessus de la profonde brèche Latour.
Retour sous la brèche Cadier. Enneigé, l'étroit couloir E sous le névé pentu
m'a paru trop délicat, mais sa bordure gauche (nord) se désescalade assez
facilement (II sur le bas) jusqu'au point où le couloir s'élargit. Rimaye
marquée puis pente encore soutenue pour arriver au bas du glacier Latour.
Site impressionnant, au pied des crêtes du Diable, de Costérillou et des
Frondella. Cheminement bien cairné à mi-pente jusqu'au refuge de Piedrafita
au bord du vaste lac de Respumoso (2121m, 2h de la brèche Cadier, mais les
conditions d'enneigement, en particulier du couloir E, peuvent largement
modifier ce temps). Le paysage change totalement, avec de larges vallées
herbeuses dominées par les pyramides de Llena Cantal et de la Fache. Suivre
le bon sentier à l'est vers le joli site de Campoplano, saccagé par
d'anciens travaux (barrage inachevé, bâtiments ruinés, pylônes et câbles
rouillés), contourner le lac par l'est et monter au port de la Peyre
St-Martin (2295m, 1h du refuge). On y trouve un panneau démoralisant : Aste
(parking) 3h (un peu pessimiste) et un sentier bien tracé.
| Longueur : | *** (600m+1500m, retour très long) |
| Difficulté : | *** (pas mal d'escalade II, IIsup exposée) |
| Intérêt : | *** |
| Trajet : | Géoportail, GoogleMaps |
| Topos : | 1000 ascensions, tome II, topos 257, 259, 260 |
| Conditions : | 2003/06/14, beau, chaud, devenant orageux l'après-midi, neige 2300m-2500m (crampons) |
Circuit imaginé d'après un paragraphe dans la monographie sur le Balaïtous
de G. Cadier. J'aurais dû me méfier, le « facile » des Cadier pouvant être
de l'AD actuel... Circuit sauvage, après lequel les versants E (français et
espagnol) du Balaïtous n'ont plus trop de secrets.
Vallée d'Arrens, refuge Ledormeur, direction le glacier de las Néous. Au
bout du plat de Lapacca (2105m), remarquer à gauche une encoignure qui
cache un couloir. Remonter ce couloir sur des cailloux de toute taille et
tous pressés de descendre. Dans la partie étroite, le couloir raide est
rempli de sable granitique qui exige une infinie légèreté. Le couloir
s'achève par un mini-cirque. La paroi ne semble pas bien difficile vu d'en
bas mais se révèle plus ardue à l'usage (c'est rare). Je suis monté à gauche
du col orographique, escalade II/IIsup exposée sur une centaine (?) de mètres,
terrain parfois délicat. Sortie à proximité du col Cénac (2490m). D'en haut,
la paroi est plus impressionnante que celle de la brèche de las Néous et je
me demande bien où j'ai pu passer. Vue somptueuse sur le glacier de las
Néous. Échaudé par cette montée et par la vue du bastion sommital du pic des
Cristayets, je ne tente pas la montée directe.
Contournement plus au moins horizontal de deux vallons, si peu fréquentés
que j'ai pu surprendre marmottes et isards à quelques mètres (pas un cairn
bien sûr). Je perds un peu de temps à voir si je peux grimper vers le
Cristayets ou traverser directement vers la brèche de las Néous, mais rien à
faire, il faut passer à proximité du point 2405m (passer juste au-dessus du
piton en forme de poing dressé au bout du deuxième vallon). Monter
tranquillement à la brèche de las Néous (2595m, 1h30 depuis le col
Cénac). Vue admirable sur la muraille de Costérillou. Je laisse le
Cristayets pour une autre visite et me dirige vers le Soulano
(2911m). Montée assez facile par sa petite arête E : rester légèrement flanc
nord, petite escalade I, attention à la descente à ne pas se laisser trop
embarquer dans les couloirs N. Au cours de la montée, la crête du Diable est
magnifique. Au sommet (45mn depuis la brèche), panorama sensationnel, tout
le versant Frondella-Balaïtous se dévoile, ainsi que la crête de Costérillou
qui monte par vagues vers le Balaïtous. La vue est aussi intéressante vers
les pyramides de Piedrafita devant les pics d'Enfer, vers Cambalès, Fache,
Vignemale, Partacua...
Direction le Gavizo-Cristail. Pendant la descente de l'arête E du Soulano,
des vautours utilisaient celle-ci comme ascendance et me sont passés
quelques mètres au-dessus. Vue inoubliable accompagnée du formidable
bruissement du vent dans les plumes. Au bout de l'arête, traverser
horizontalement les Clottes pour contourner les barres du Gavizo-Cristail
vers 2550m, traverser un deuxième cirque et rejoindre les cairns de la voie
normale. Monter soit par les blocs soit par la pente sableuse assez
raide. Si j'avais su ce qui m'attendait, j'aurais moins hésité à grimper
directement par les Clottes (le guide Ollivier indique quelques mètres en
III). Belle vue (celle du Soulano est plus spectaculaire). Retour par la
voie normale vers le port de la Peyre St-Martin (2295m), en suivant les
nombreux cairns jusqu'aux laquets au-dessus du col et interminable descente
de la vallée d'Arrens.
| Longueur : | *** (2000m) |
| Difficulté : | *** (col Cénac : long II exposé ; hors sentier) |
| Intérêt : | *** |
| Schéma : | voir Frondella |
| Trajet : | Géoportail, GoogleMaps |
| Topos : | Au pays des isards, livre III, George Cadier |
| Guide Ollivier Pyrénées Occidentales IV | |
| Conditions : | 2006/08/10, beau, mer de nuages et brume envahissantes après 14h |
Joli circuit offrant des vues superbes et une longue crête demandant parfois de l'attention. Un milan (royal ?) reconnaissable à sa queue échancrée, les usuels vautours de permanence et un gypaète magnifique qui a commencé ses boucles sous moi avant de s'élever progressivement au-dessus de la crête en passant assez près pour entendre le bruissement de l'air dans les plumes. Non, je ne suis pas (encore) comestible ! De l'église d'Ouzous (573m), suivre le facile sentier du Pibeste, balisé en jaune, jusqu'au pic du Pibeste (1349m). Montée agréable, panorama admirable et réputé. Suivre un large sentier vers l'ouest jusqu'au pène de Souquette (1420). La crête à parcourir se dévoile alors. Suivre continûment le fil, la crête est toujours facile, parfois étroite, rarement aérienne. Temps sec très recommandé. C'est long (il y a 5 km de crête depuis le Pibeste), ça oscille, mais c'est beau. Le panorama change à mesure qu'on progresse : Perdido et Vignemale disparaissent (le Vignemale reviendra à la fin), Sesques, pic Long et Néouvielle apparaissent. Ardiden, Balaïtous et Gabizos sont toujours bien présents. Malheureusement, comme le Pibeste, le soum du Prat du Rey (1526m) est défiguré par des pylônes, mais la vue y est tout aussi belle.
Pour rentrer, descendre à l'ouest à un collet (1459m) avec deux dolines. Passer à gauche de la doline méridionale pour trouver une trace bien cairnée qui se faufile entre de petites barres et descend sèchement sous les arbres, au pied des rochers du sommet. Elle rejoint le col (1193m) entre le soum det Mont et le soum du Prat du Rey. Descendre à l'est vers le bois pour trouver, juste au-dessus de la lisière, un sentier abandonné mais encore bien visible qui part à flanc vers le NE sans entrer sous les arbres. Il passe une abondante source avec un abreuvoir et se prolonge longuement en perdant progressivement de l'altitude. Ne pas rater son épingle (visible de loin, elle est confuse sur place) qui le ramène vers le talweg. Avant celui-ci, on découvre une grange partiellement ruinée, cachée dans les premiers arbres. Y passer et prendre un chemin horizontal pour repartir vers l'est. Quand on aperçoit en dessous un vaste pré avec des granges, plonger vers elles. 50 m plus bas, à l'entrée des bois, on trouve un bon sentier (qui passe probablement pas bien loin de la grange ruinée) que l'on suit en douce descente au-dessus du pré. Il rejoint un mignon chemin creux qui descend directement à Salles. Au village, passer entre le donjon et l'église et suivre la rue qui devient sentier et ramène à Ouzous.
| Longueur : | ** (1200m) |
| Difficulté : | ** (crête étroite, temps sec recommandé, flair à la descente) |
| Intérêt : | *** (avec le gypaète !) |
| Trajet : | Géoportail, GoogleMaps |
| Conditions : | 2012/12/23, beau, chaud, photos |