Balaïtous - Gourette

Deux massifs tout proches mais bien distincts. Le massif calcaire de Gourette (autrefois des Eaux-Bonnes, les noms changent avec la mode des stations) est un petit massif original, une espèce de Vignemale - mont Perdu en miniature, auquel il manque l'altitude nécessaire pour héberger des glaciers et qui compense par de verts pâturages. L'accès depuis Gourette est rapide et moche ; les autres accès sont longs et beaux ; faites votre choix. Le Balaïtous est un grand sommet, « amas de précipices réunis par un nœud » (Russell), aux crêtes spectaculaires. Elles ont une telle ampleur qu'elles portent d'importants sommets (Frondella, Soulano). Le Balaïtous lui-même est régulièrement gravi en été quand la Grande Diagonale est déneigée mais les autres sommets sont moins fréquentés, bien qu'ils soient en général plus impressionnants que difficiles. Tous sont de fabuleux belvédères sur le Balaïtous.

 

Grande Arcizette (2513m) en circuit depuis les Eaux-Bonnes

Amoulat - Arcizette Pic de Cézy Très long circuit magnifique pour gravir une élégante pointe peu fréquentée en visitant de remarquables paysages calcaires. Les sentiers d'accès aux pâturages sont bien tracés et balisés mais ensuite, une bonne visibilité semble indispensable. Curieusement, l'eau n'est pas trop un problème : on croise plusieurs sources et des tuyaux conduisent l'eau aux cabanes. Départ en haut des Eaux-Bonnes, au-delà de l'église (750m), pour prendre le chemin de la coume d'Aas puis le sentier de la coume de Balour (panneaux et balisage jaune). La coume de Balour est un ravin encaissé, sombre, moussu, peu accueillant, dont on sort définitivement aux pâturages de la Québotte (1615m). Un détour à l'ouest avant de venir dominer l'étrange plateau d'Anouilhas, vaste cuvette fermée. Au fond, se dresse la remarquable dent grise de l'Amoulat qui attirera les regards toute la journée. Repérer à sa droite, loin, bien loin, la Grande Arcizette. Traverser le plateau (1814m) et continuer dans la gorge qui suit. La vallée s'ouvre au plaa des Cardous (1937m). Quitter le sentier du Ger pour s'élever au SE en direction de la large pente de la Grande Arcizette. La voie normale rejoint la crête et cette pente par une courte cheminée très facile. De loin, je me suis laissé impressionner par la fine pellicule de neige recouvrant les éboulis et accentuant la pente. J'ai atteint la crête bien plus à l'ouest, près de l'Arcizette Centrale. Pic d'Amoulat La crête n'étant pas praticable (difficile, aérienne, rocher pourri), j'ai dû perdre une soixantaine de mètres pour traverser la raillère du versant sud avant de remonter à la bonne brèche (pénible). La crête est facile (à-pics au nord) jusqu'au pied du sommet où une courte escalade verticale (II, mauvais rocher) conduit à la cime élancée. Vue admirable, plus intéressante que celle du Ger sauf sur le lointain. L'Amoulat ne cesse d'être spectaculaire, la vallée de Soussouéou se prolonge au sud jusqu'au Palas, le pic du Midi d'Ossau toujours aussi solitaire, etc.

Pic d'Amoulat Retour par la voie normale (en fait très facile) puis longue traversée vers 2050m sous l'Arcizette Centrale pour rejoindre le vaste plateau situé au-dessus du pla d'Anouilhas (repérer le passage à la montée). Comme souvent en terrain calcaire, la ligne droite n'est pas forcément le chemin le plus rapide et la traversée de ce plateau qui n'en est pas un, imbriquant creux dans dépressions dans dolines, est assez longue. À l'ouest, on trouve le sentier venant du col de Lurdé et on vire nord pour le suivre. Sans problème, passer au pas de Brèque (1866m) et au col du Gourzy (1819m) pour descendre le vallon de Gourziotte par un détour à l'ouest. Sous la grange de Laga de Haut, quitter le vallon pour rejoindre la croupe à droite. Cette descente est tout le contraire de la montée par Balour : déboisée, ouverte sur la vallée. Ce n'est que vers 1190m que l'on retrouve la forêt pour une belle descente jusqu'aux Eaux-Bonnes. Si on s'est garé en haut du village, prendre dans un des derniers lacets le chemin qui y mène directement.

Longueur :*** (1800m, 21 km)
Difficulté :** (hors sentier, éboulis, escalade II)
Intérêt :****
Trajet :cartographie
Topos :Angulo, Pyrénées : 1000 ascensions, tome II, topo 227 (par Balour)
Guide Ollivier Pyrénées Occidentales III
Conditions :2006/10/14, beau

Pic de Ger (2613m) en circuit depuis Gourette (1346m)

Pambassibé depuis vallon de Ger Assez classique circuit autour du pic de Ger, montant par Plaa Ségouné et revenant par le vallon de Ger et le plateau de Bouy. Cette découverte de l'original massif calcaire de Gourette serait ravissante si la montée ne se déroulait dans le médiocre décor des pistes. Montée par la voie normale au milieu de pylônes. À partir des lacs du Plaa Ségouné (lacs d'Amoulat), cela devient plus sauvage. Éprouvante montée dans la pierraille au col du Plaa Ségouné puis plus facile jusqu'au sommet. Le panorama est célèbre, en particulier sur les chaînons calcaires occidentaux (Telera, Collarada, Aspe, Anie) et sur l'Ossau que je n'ai jamais vu aussi dominateur. Premier plan aride avec Arcizette et Amoulat.

Arcizette - Ossau Retour par le vallon de Ger. Descendre à l'ouest au col de Ger (2331m), puis au nord dans le vallon entre le Capéran de Ger et les spectaculaires dalles occidentales du pic de Ger. Une bonne source se trouve au pied NO du Capéran qu'il faut tourner au plus près pour ne pas avoir à remonter ; ouvrez bien les yeux, il y a une petite auge naturelle et un tuyau avec un mince filet un peu au-dessus. Descendre hors sentier en profitant de l'herbe pour éviter dalles, lapiaz et gouffres avant de rejoindre à droite sous la crête des Quintètes une sente visible de loin. La suivre soigneusement, elle devient bien tracée sous les arbres (balisage bleu), traverse horizontalement dans les bois et rejoint vers 1450m environ le sentier de la coume d'Aas qui passe au plateau de Bouy (1560m) et ramène à Gourette.

Pic de Ger Mon objectif initial était de grimper au Ger par l'arête des Coutchets. Après en avoir parcouru un tiers j'ai préféré renoncer. Il y avait la fatigue de la veille et je n'aime pas les passages en adhérence pure (surtout en grosses), mais j'ai trouvé cela bien délicat. Le PDinf calcaire serait-il pour moi plus dur que le PDsup granite ou neige ? Ce détour m'aura coûté 300 mètres de dénivelé et près de deux heures supplémentaires mais m'aura permis d'admirer les dalles du versant nord.

Longueur :** (1400m)
Difficulté :* (circuit hors sentier)
Intérêt :**
Trajet :cartographie
Topos :Audoubert, Les plus beaux sommets des Pyrénées
Angulo, Pyrénées : 1000 ascensions, tome II, topos 221, 224
Maes, 50 sommets sans corde dans les Pyrénées, 1ère série, page 73 (voie normale)
Conditions :2006/08/11, beau

Petit Gabizos (2639m) et Grand Gabizos (2692m) en circuit depuis le cirque du Litor (1359m)

Petit Gabizos Belle ascension de la jolie pointe du Petit Gabizos, par la cabane de Larue (1980m), le Pourtet et la brèche Édouard. Terrain délicat dans la corniche entre le Pourtet et la brèche Édouard et un peu d'escalade peu difficile (II) sur la fin (rocher sec nécessaire). Retour au Pourtet pour suivre la crête des Taillades jusqu'au Grand Gabizos. Cette crête paraît simple depuis le Petit Gabizos mais elle est en fait totalement masquée par la première pointe et se révèle très découpée, avec des brèches profondes elles-mêmes entaillées de brèches. Elle n'est pas difficile, il n'y a que peu d'endroits où les mains sont vraiment nécessaires, mais il ne faut pas négliger sa longueur, ses passages exposés et son terrain parfois médiocre. Le Grand Gabizos est un beau belvédère, particulièrement sur le Balaïtous et le pic du Midi d'Ossau. Après le Grand Gabizos (2692m), je continue le tour du cirque de Larue via le pic de Louesque (2554m) et le soum de Louesque (2489m), pour mieux voir les pointes du massif calcaire de Gourette, et retour direct vers la cabane de Larue dans un terrain à marmottes (au flair ; barres rocheuses à éviter).

Longueur :*** (1650m)
Difficulté :*** (escalade II, terrain délicat, exposé)
Intérêt :**
Trajet :cartographie
Topos :Angulo, Pyrénées : 1000 ascensions, tome II, topos 209, 213, 210
Maes, 50 sommets sans corde dans les Pyrénées, 1ère série, page 99 (Petit Gabizos)
Conditions :2004/06/26, beau puis cumulus, névés discontinus -/2200m

Pic de Louesque (2554m) depuis le col de Soulor

Itinéraire à ski guère différent de l'itinéraire d'été, si ce n'est qu'il commence par 2,5 km de route en légère descente et qu'il faudra hélas remonter au retour. Le départ avant le premier tunnel est signalé par un cairn (1350m env.). Ça grimpe raide dans un petit bois en haut duquel on chausse (vers 1450-1500m) puis ça continue toujours raide en déviant vers l'est sous de petites barres. Le terrain se couche brutalement aux environs de la cabane de Larue (1970m) et on monte alors paisiblement par la combe en arc de cercle jusqu'au sommet (2554m). Vent terrible, à peine observé le panorama et retour immédiat 50m plus bas pour dépeauter. En décembre, le vallon ne voit pas beaucoup le soleil.

Longueur :** (1200m+130m)
Difficulté :* (+1 à ski)
Intérêt :**
Trajet :cartographie
Topos :Cabot, Ski de randonnée dans les Pyrénées-Atlantiques
Conditions :2013/12/23, beau mais vent fort de sud, neige 1350m (skis), photos

Géougue d'Arre (2619m) et Arre Sourins (2614m) depuis le lac du Tech

Pic d'Estibère depuis les abords du col d'Uzious La crête de la Mule de la Géougue d'Arre est « réservée aux pyrénéistes curieux et aux pieds sûrs », écrit le guide Ollivier ; elle méritait donc une visite. Du lac du Tech (1207m), monter à la cabane de Bouleste et au col d'Uzious (2236m). Partir à flanc sous les pènes d'Arrucours, une sente bien marquée au ras de petites barres est bien visible, elle conduit sur la crête 200 mètres à l'ouest du col de la Mule, en un point où le passage est facile vers le vallon d'Ausseilla (cairn) et où les moutons prennent le frais sous une petite falaise. J'ai esquivé un petit ressaut (impressionnant avec sa grotte à surmonter) par une sente de moutons pour revenir de suite sur la crête. La crête n'est pas bien compliquée (II au max) mais elle est aérienne et constituée de feuillets verticaux, tranchants et fragiles : grande concentration nécessaire. Quand la crête se redresse, on peut rester près du fil (II continu, terrain toujours aussi amusant...) ou éviter les difficultés par un couloir qui semble bien croulant. Ce n'est qu'à quelques mètres du cairn sommital que l'on peut se relâcher. La Géougue d'Arre (2619m) est un beau belvédère, bien plus sauvage que le Ger. Seul le pic d'Estibère au sud masque un peu le Balaïtous.

Descente par la voie normale : crête horizontale vers l'ouest, toujours étroite mais facile, puis descente raide au nord vers la hourquette d'Arre en évitant par l'ouest trois pointes. De la hourquette d'Arre (2465m), plutôt que de rentrer directement, détour par l'Arre Sourins. Suivre la crête au nord. Après une pointe (2574m), désescalade facile mais médiocre vers une brèche (2530m env.) puis montée tranquille à l'Arre Sourins (2614m), qui complète bien le panorama : lac d'Anglas, paroi du Ger, élégant couple Amoulat - Grande Arcizette, et les pylônes de Gourette.

De l'Arre Sourins, revenir un peu au sud et descendre à l'ouest vers le grand plateau (balisage jaune). Sans repasser à la hourquette d'Arre, couper le GR10 et emprunter le petit vallon à gauche de la cabane pour retourner au lac du Lavedan (2179m) et au col d'Uzious.

Longueur :*** (1450m+200m)
Difficulté :*** (crête E de la Géougue d'Arre : escalade II aérienne, terrain délicat)
Intérêt :**
Trajet :cartographie
Topos :Guide Ollivier Pyrénées Occidentales III
Conditions :2013/08/12, beau, quelques nuages après 12h, quelques névés, photos

Col d'Hospitalet (2548m) en circuit par Pouey-Laün et Migouélou

Classique tour bien balisé, en montant par le lac de Pouey-Laün et descendant par le lac de Migouélou. Avec la première neige de l'automne, le site du lac de Pouey-Laün est magnifique, un des plus beaux lacs des Pyrénées. Seul défaut, le retour impose 3 km sur la route, et c'est une mauvaise idée de vouloir emprunter le rive droite du gave (terrain pénible, vague sente occasionnelle).

Longueur :** (1350m)
Difficulté :*
Intérêt :**
Trajet :cartographie
Conditions :2013/10/30, beau, neige 2100m/2500m (qq cm), photos

Pic Estibère (2738m) et soum d'Arre (2624m) en circuit depuis le lac du Tech

Pic des Tourettes, pic Estibère, lac de Pouey-Laün Sommets sauvages, loin de tout, pas simple d'accès pour l'Estibère. Départ du côté sud du lac du Tech (1207m, panneaux) pour suivre le bon sentier du lac de Pouey-Laün (2346m). Joli site. Continuer le sentier jusqu'à un replat à l'ouest du lac (2400m env.) et le quitter pour monter au col des Loups (2639m), dans l'herbe puis dans la pierraille. Pas d'information sur la crête sud du pic Estibère, peu sympathique de loin. Escalader la crête en zigzaguant toujours à proximité du fil, 100 mètres en II/IIsup continu (un ou deux pas de III), terrain moyen. Le pic Estibère (2738m) domine un environnement très minéral à peine égayé par quelques lacs. Panorama intéressant mais moins que celui du proche pic des Tourettes. L'Ossau est cependant spectaculaire.

Descendre la crête NO par une petite escalade, feinter une tour (très mauvais terrain) puis une section horizontale demande de l'attention (II aérien). Après le sommet nord (2715m), les difficultés sont terminées. Descendre à une première brèche (2610m env.), couloir qui semble praticable vers le lac d'Ausseilla et échappatoire aisée vers les lacs et col d'Estibère. Par une petite escalade, franchir un sommet (2646m), suivi d'un passage facile mais un peu impressionnant pour descendre à une seconde brèche (2583m, second couloir vers le lac d'Ausseilla). De nouveau petite escalade pour une nouvelle pointe (2624m) puis terrain facile jusqu'au soum d'Arre (2624m). Celui-ci est constitué de deux pointes, la pointe Est (2626m), plus haute, m'a paru trop difficile d'accès. Jolie vue sur le plateau d'Arre et les dolomitiques Arcizette/Amoulat.

Descendre au NO par la crête puis dans la pente herbeuse raide en laissant à gauche la crête du col d'Estibère. Vers 2200m, les falaises à droite disparaissent, partir pour un long arc de cercle doucement montant jusqu'au col d'Ausseilla (2353m). Descendre dans les pelouses en tirant à droite pour rejoindre au point 2027 le bon sentier qui descend longuement la vallée jusqu'au lac du Tech.

Longueur :*** (1750m)
Difficulté :*** (longue escalade II/IIsup, pentes raides)
Intérêt :***
Trajet :cartographie
Conditions :2012/07/31, beau avec quelques nuages, photos

Pic des Tourettes (2771m) et pic Arrouy (2708m) depuis le plaa d'Aste

Sommet isolé sans accès simple, le pic des Tourettes offre un vaste panorama, de l'Anie au Néouvielle, et une belle vue vers le Balaïtous et le Palas. Départ du plaa d'Aste (1400m) pour suivre le bon sentier régulier du lac de Migouélou (2270m) sous le léger ronronnement de la centrale électrique, puis montée au col d'Hospitalet (2548m) où l'on découvre le vallon désertique de Pouey-Laün. Passer versant nord pour éviter la crête vers le pic des Tourettes et repasser versant sud par une brèche bien marquée à mi-distance entre le col d'Hospitalet et le pic des Tourettes (on peut aussi passer par le col au pied du pic). Se diriger alors vers le col de Milhas (2672m), étroite brèche d'à peine 3 ou 4 mètres. Utiliser des banquettes versant ouest pour longer la crête vers le nord, puis y monter dès que le terrain devient facile. Suivre la crête, escalade II/IIsup continue en terrain très moyen, jusqu'au sommet.

Retour au col d'Hospitalet et aller-retour au pic Arrouy, en suivant le fil de la crête, facile, pas bien large mais peu aérienne, nécessitant assez souvent de poser les mains. Au retour, on peut feinter de longs morceaux par le versant nord.

Longueur :*** (1400m+160m)
Difficulté :*** (escalade II/IIsup, terrain médiocre)
Intérêt :**
Trajet :cartographie
Topos :Angulo, Pyrénées : 1000 ascensions, tome II, topos 229, 230
Guide Ollivier Pyrénées Occidentales IV
Conditions :2010/06/26, voilé puis cumulus à tendance orageuse, neige 2350m/2100m (crampons), photos

Pic de Batboucou (2651m) depuis la centrale de Migouélou

Départ bien peu engageant mais bel itinéraire skiant et joli panorama. De la Maison du Parc (1470m), emprunter la route de la centrale, traverser son parking et suivre le canal. Dix mètres après l'extrémité, on trouve le sentier qui monte raide dans la forêt dont on sort vers 1600m. Monter SO pour passer sous la conduite vers 1800m. Le paysage se dégage, la pente s'adoucit un peu. Remonter OSO jusqu'au bâtiment au départ de la conduite (2210m), franchir la crête au-dessus (une cinquantaine de mètres à descendre selon où l'on passe), poursuivre en face vers le collet au N du point 2427 et tranquillement jusqu'au sommet. Poudreuse dense jusqu'à Tramesaygues puis moquette parfaite jusque sous la conduite, moins d'un quart d'heure de portage, miam.

Longueur :** (1300m)
Difficulté :**
Intérêt :**
Trajet :cartographie
Topos :camptocamp
Conditions :2016/04/19, beau le matin, neige 1700m/1600m (skis)

Pics Palas (2974m), d'Artouste (2816m), de la Lie (2673m), de Batboucou (2651m), de Courouaou (2691m), et Cadier (2676m) en traversée depuis le refuge du Larribet

Palas, Artouste Beau et long circuit, dans le style de mes périples du Luchonnais, consistant à gravir les sommets de la longue crête N du Palas jusqu'à Migouélou. Largement hors sentier, peu de cairns, pas mal d'escalade et quelques passages aériens et exposés.

Arriel, Ossau Montée au port du Lavedan (2615m) et Palas par la cheminée Ledormeur (qui devrait se nommer d'Orteig). La cheminée est peu visible d'en bas, il faut aller presque au pied de la deuxième cheminée terminée par un gendarme caractéristique, pour s'élever vers la droite sur des banquettes, et découvrir à gauche la cheminée et ses cairns (plus tard en saison, les cairns repoussent certainement dans le bas). Agréable escalade peu difficile. La neige qui occupait ensuite le couloir SO releva un peu le niveau en me renvoyant sur la crête elle-même et son flanc S (IIsup). La vue sur le Balaïtous est remarquable, l'Arriel toujours aussi original, avec en arrière-plan les sierras espagnoles, le Lurien très massif.

Arriel Descente sans histoire par l'arête des Géodésiens (arête N), aérienne et spectaculaire mais facile pour remonter en quelques minutes au pic d'Artouste (2816m). Pour rejoindre le col de la Lie (2469m), Angulo indique une voie par un couloir sur l'arête E, Maes un large contournement par l'ouest. J'ai utilisé le deuxième couloir sur la crête N pour descendre dans le cirque de Batbielh, peut-être impraticable en absence de neige (le guide Ollivier 2008 indique IIIinf). Profitant de la neige abondante dans ce cirque perdu, j'ai tracé une diagonale vers le col de la Lie, mais la fin a été compliquée par des nervures pénibles (il n'aurait probablement guère été plus long de passer par la combe centrale, à utiliser en absence de neige).

Du col de la Lie, il faut encore perdre une cinquantaine de mètres pour remonter sous la paroi du pic de la Lie en direction de la brèche de la Lie. Je rejoins directement la brèche occidentale, au pied du pic. Quelques cairns indiquent la voie, en particulier la vire en diagonale qui constitue le passage clef (II exposé). Sommet farouche (2673m), au centre de trois sauvages vallons à peine égayés par des lacs : Batboucou, Batbielh, Carnau. Retour à la brèche occidentale, à flanc O jusqu'à la brèche principale (2556m). Le descriptif du guide Ollivier vers le Batboucou est peu clair. Pour ma part, j'ai suivi la crête jusqu'à ce qu'elle se redresse brutalement. J'ai alors basculé versant S pour m'élever par des banquettes herbeuses jusqu'à des dalles modérément inclinées (je retrouve le descriptif Ollivier ici), contournées par la gauche pour utiliser une fissure facile permettant de les surmonter. Au-dessus se trouve une cheminée d'abord facile mais dont la sortie est délicate (III) pour déboucher au sommet du Batboucou (2651m) et découvrir le lac de Migouélou. Pour faire la jonction col de la Lie - Migouélou, le passage par le Batboucou n'est donc pas évident. Deux possibilités semblent plus faciles (à confirmer) : sans passer par la brèche de la Lie, des couloirs herbeux raides qui aboutissent à l'est du Batboucou ; depuis la brèche de la Lie, une large rampe inclinée dans le flanc O du Batboucou et qui aboutit au N du sommet près du point 2586 (itinéraire qui m'a été confirmé comme facile).

De nouveau sur la neige, je traverse au-dessus des petits étangs des Lacarrats pour rejoindre le raide couloir (enneigé mais tracé) qui monte à la brèche Courouaou-Cadier (2625m). On atteint rapidement à droite le Courouaou (2691m) et à gauche par un passage aérien le Cadier (2676m). Tous ces sommets offrent bien sûr des belles vues sur le Balaïtous, le Palas et les nombreux lacs alentour. Pour finir le circuit, retour vers Migouélou avant de basculer dans le vallon de Tramesaygues, et petite crête franchie en amont du lac de Lassiédouat pour rejoindre le départ de la conduite forcée. On trouve à droite un cairnage efficace qui descend au-dessus du joli lac des Touest avant de se transformer soudainement en excellent sentier jusqu'à la vallée.

Longueur :*** (600m+1500m)
Difficulté :*** (orientation, hors sentier, escalade exposée principalement pour Lie et Batboucou)
Intérêt :***
Schéma :voir Frondella
Trajet :cartographie
Topos :Angulo, Pyrénées : 1000 ascensions, tome II, topos 235 & 236 (Palas), 234 (Artouste), 232 (Lie), 231 (Courouaou)
Maes, 50 sommets sans corde dans les Pyrénées, 1ère série, pages 109 (Palas-Artouste), 103 (Courouaou)
Guide Ollivier Pyrénées Occidentales IV
Conditions :2005/06/17 (refuge)
2005/06/18, beau avec petits nuages blancs -- névés 2400m/2300m (crampons le matin)

Palas (2974m) par l'arête SE depuis Arrémoulit

Premier jour : départ du caillou de Soques (1390m), val d'Arrious, vertigineux passage d'Orteig et bivouac aux environs du grand lac d'Arrémoulit (2280m), trois étoiles si ce n'est pour le vent qui souffla toute la nuit. L'après-midi, deux amusantes voies équipées de trois et quatre longueurs (secteur Barrio de Tango, « Éperon Emma » et « Marité », en 4/5) dans un beau cadre de montagne (j'ai trouvé le rappel pendulaire de descente, non obligatoire, beaucoup moins amusant...).

Balaïtous versant NO Deuxième jour : direction col du Palas et port du Lavedan (2615m) pour grimper la belle arête SE du Palas. Les premières longueurs furent pénibles avec un fort vent assez froid ; la suite fut heureusement plus agréable grâce au soleil et à la configuration de l'arête mais la communication vocale fut impossible tout du long. Cadre superbe, quelques passages bien aériens, esthétique longueur clef en IV (amusante en second), magnifique vue du sommet, que du bonheur. L'ascension s'est faite sans courir histoire de profiter en toute quiétude du paysage. Retour par la cheminée Ledormeur et reprise du barda pour la longue descente du val d'Arrious (bivouac + escalade, est-ce bien raisonnable ?).

Temps : Soques-Arrémoulit 3h, Arrémoulit-Lavedan 1h30, arête 5h45, Palas-Arrémoulit 1h45, Arrémoulit-Soques 2h.

Longueur :*** (1000m+700m)
Difficulté :**** (escalade AD, une longueur en IV)
Intérêt :***
Trajet :cartographie
Topos :Guide Ollivier Pyrénées Occidentales IV
camptocamp
Angulo, Pyrénées : 1000 ascensions, tome II, topo 238
Conditions :2007/07/14 (Arrémoulit), beau avec cumulus, vent
2007/07/15 (Palas), beau, vent fort et pénible

Le Lurien (2826m) depuis le caillou de Soques (1390m)

Itinéraire rusé mais rude et plus long qu'il n'y paraît : on tourne par l'est autour du pic d'Arrious puis par l'ouest autour du Lurien ; trois brèches à franchir, trois petites descentes qu'il faudra remonter au retour, pierriers et caillasses de tout genre, pratiquement pas une trace, mais ce n'est pas surprenant a posteriori. Du col d'Arrious (2259m), partir nord horizontalement sur des terrasses herbeuses (marmottes, renard) et monter à une brèche sur la gauche (2370m). Descendre un peu (isards), remonter un pierrier en contournant une barre par la droite, parvenir à une austère cuvette. Site étonnant. Monter à l'ouest à l'étroit pourtaou d'Arrious (2659m) à droite de la pointe du pic d'Arrious, descendre de l'autre côté puis traverser vers le NO une large pente d'éboulis pour découvrir un couloir caché. Remonter ce long couloir (terrain délicat, tranches de schistes et cailloux volants) pour franchir une troisième brèche (brèche de Gabardères, 2700m env.). Ne pas suivre la crête à droite mais descendre de nouveau et traverser tout le versant nord-ouest du Lurien (en caillasses, évidemment) pour rejoindre la voie normale qui emprunte l'arête nord. Sommet, ouf. Le Lurien est visible de partout et inversement, son panorama est magnifique (mais celui de l'Arriel est encore mieux). Le retour au col d'Arrious n'est pas de tout repos, prudence à la descente du couloir de la brèche de Gabardères. Bivouac confortable près du lac d'Arrémoulit avec vue directe depuis le duvet sur l'embrasement du Palas au soir, et du Lurien et de l'Arriel au matin.

Longueur :*** (1600m)
Difficulté :** (pierriers, couloirs croulants, chutes de pierres)
Intérêt :***
Trajet :cartographie
Topos :Angulo, Pyrénées : 1000 ascensions, tome II, topo 247
Guide Ollivier Pyrénées Occidentales IV
Conditions :2012/08/16, beau, vent, photos

Pic d'Arriel (2824m) et pic de Sobe (2624m) depuis Arrémoulit

Arriel depuis sous le col d'Arrémoulit Montée à l'Arriel par la crête orientale, descente par la voie normale, traversée du pic de Sobe et retour par le vallon de Soques. Sauf sur le court passage sur la voie normale de l'Arriel, personne en vue, des vallons oubliés.

Du lac d'Arrémoulit (2280m), monter au col d'Arrémoulit (2448m), contourner versant ouest la pointe 2624 ou pic d'Arrémoulit (quelques cairns) et rejoindre la brèche qui suit. Le guide Ollivier indique « peu difficile et amusant ». Dès le début, le premier piton intrigue : soit-disant facile, c'est plutôt du II+, raide et assez exposé, en excellent rocher. Parvenu en haut, il faut un rappel pour poursuivre et le piton suivant semble plus difficile : demi-tour, désescalade prudente, réflexion à la brèche, passage en mode isard. Une traversée au pied de la muraille conduit à une évidente corniche ascendante en terrain croulant. La suivre jusqu'au bout, s'en échapper à gauche pour atteindre une seconde corniche similaire, suivie d'une courte escalade peu difficile mais en terrain délicat sur une vague arête, et enfin une traversée ascendante vers la crête principale pour y revenir juste au-dessus des deux pitons trop difficiles : une cinquantaine de mètres en terrain à isard, assez exposé, pied sûr indispensable. Le parcours de la crête jusqu'au sommet est long mais s'effectue dans une superbe ambiance. Ça grimpouille tout du long, nombreux passages en II mais rien d'engagé, quelques passages aériens élégants. Le cadre est magnifique, à cheval entre les lacs d'Arrémoulit et d'Arriel, l'impression de s'élever par un fil vers le sommet. Le panorama depuis l'Arriel est fantastique, on ne sait de quel côté regarder.

Descente par la voie normale de la crête NO (raide) puis direction le col de Sobe (2449m). Rester en Espagne direction SO, entre la cuvette située sous la pointe 2611 et un replat herbeux en contrebas, pour passer près d'un collet (2374m). Laisser à gauche une profonde doline et remonter la pente E du pic de Sobe, assez raide mais sans difficulté. Le pic de Sobe (2624m) de la carte est en fait dominé à l'O par une autre pointe anonyme et difficile d'accès (2622m erroné sur les vieilles cartes, 2632m sur les récentes). Le Pic du Midi d'Ossau est saisissant comme jamais.

Descendre par la crête NO, facile sauf une petite brèche demandant de l'attention. Après une centaine de mètres de dénivelé, noter le contrefort qui part à l'O avec une falaise. Avant lui, descendre dans la pente d'herbe et de brisures d'ardoises, extrêmement raide sur le haut (on peut s'aider de portions rocheuses moins douteuses) ; grande prudence nécessaire. Sur le bas, se rapprocher du couloir situé sous la falaise et le rejoindre. Descendre la raillère et traverser (pierraille, surprise !) vers le collet évident situé au sud de la pointe 2146 pour basculer dans le vallon de Soques. Effectuer une longue traversée au SO pour trouver, près de la ruine de la cabane de Soques de Haut (1984m ?), un sentier peu fréquenté (quelques cairns) qui fait une boucle vers le point 1807 (ruine), revient vers le vallon et descend au caillou de Soques.

Longueur :** (+800m, -1700m)
Difficulté :*** (escalade II, terrain à isard, passages aériens, pente très raide sous le Sobe)
Intérêt :****
Trajet :cartographie
Topos :Angulo, Pyrénées : 1000 ascensions, tome II, topo 241, 239 (Arriel)
Guide Ollivier Pyrénées Occidentales IV
Conditions :2012/08/17, beau, vent, photos

Balaïtous (3144m) par le refuge de Larribet (2065m) et le glacier de las Néous

Lapacca En début de saison (et d'autant plus en juin 2001 où l'enneigement était abondant), la Grande Diagonale est impraticable mais le cheminement par Las Néous est envisageable. Au départ du refuge, partir d'abord plein est vers le Petit Balaïtous puis longer le pic Rouge pour atteindre le col du Pabat (2648m), que l'on franchit un peu plus haut au sud pour traverser sur une pente assez raide et rejoindre le pied du glacier de las Néous. Le glacier et la cheminée peuvent se présenter très différemment selon l'année et la saison mais les parcours récents semblent bien indiquer que la cheminée est de plus en plus difficile avec le recul du glacier. Dans mon cas, une profonde crevasse (avec une sangle au fond ?) coupait le haut du glacier dans l'axe de la cheminée. Elle se contournait aisément mais cela signifiait que toute glissade dans la raide pente de neige qui donnait accès à la cheminée était interdite. Balaïtous - Las Néous L'enneigement remontait assez haut vers la cheminée, partiellement déneigée au-dessus, avec une timide rimaye mais un profond puits causé par l'eau de fonte qui se situait exactement dans l'axe de la cheminée. Après un pas athlétique (III ?), avec un net avantage aux grands, pour prendre pied (et main) dans la cheminée et un peu plus haut, un deuxième pas aussi difficile pour s'en extraire, remontée de la paroi à droite, plus facile mais assez croulante. Au sommet, vent fort et froid à 9h15. À la descente, en restant dans le vallon au pied du pic des Cristayets, on trouvait de la neige jusqu'au petit plat herbeux de Lapacca à 2100m, 200m au-dessus du refuge Ledormeur.

Longueur :** (600m+1100m)
Difficulté :*** à **** (selon les conditions)
Intérêt :****
Schéma :voir Frondella
Trajet :cartographie
Topos :Angulo, Pyrénées : 1000 ascensions, tome II, topos 251, 252
Conditions :2001/06/28, grand soleil, vent glacial au sommet, neige 2300m/2100m (crampons)

Cap Peytier-Hossard (2995m) et Balaïtous (3144m) en circuit depuis le refuge de Larribet (2065m)

Balaïtous - versant N Vire Beraldi Ascension du Balaïtous par la possible voie de première ascension par les officiers géodésiens, en circulant au sein de « l'amas de précipices » (Russell). En absence de neige (indispensable), ce circuit sauvage et spectaculaire est techniquement assez facile (un seul pas un peu délicat) mais exige un excellent sens du cheminement pour trouver la voie de moindre résistance et ne pas se fourvoyer en terrain difficile ou dangereux, d'autant qu'il n'y a sensiblement ni cairns ni traces. Monter à la brèche de la Garenère et quitter le sentier de Batcrabère pour longer la crête de la Garenère jusqu'au cirque de l'Arraille (a priori, par l'ouest ; dans mon cas, par l'est pour être à l'abri du vent, mais j'ai alors dû franchir la brèche Saget, raide sur ses deux versants). Il n'y a pas de cheminement évident pour monter au boulevard Packe, mais ça passe un peu partout, selon son désir d'escalade (couloir en II dans mon cas, mais il y a plus facile) ; attendre d'avoir dépassé le début de l'arête NO du Balaïtous et ne pas hésiter à s'enfoncer assez dans le cirque. Le boulevard Packe est un long et large pierrier incliné qui conduit sans difficulté (petits pas de I sur la fin) au cap Peytier-Hossard. Entre deux nuages, l'horrible glacier crevassé de las Néous se dévoile magnifiquement. La crête vers le Balaïtous devient vite effilée. Une brèche impose une enjambée exposée (II). À la brèche suivante (d'où la descente sur le glacier semblait aisée), je découvre versant Arraille le début d'une vire. Bien qu'étroite et un peu exposée par endroit, cette confortable vire conduit par quelques oscillations et sans difficulté à la brèche Peytier-Hossard (est-ce la vire Ledormeur ?). De là, la large vire Beraldi (déneigée, elle est bien moins impressionnante que je ne l'imaginais) mène à la brèche des Isards où l'on rejoint le cheminement de la Grande Diagonale et le sommet (45 minutes depuis le cap Peytier-Hossard). Les nuages se déchirent par moment, pour dévoiler les Frondella, las Néous et le Palas. Retour par la Grande Diagonale et la brèche des Ciseaux (préférable au col Noir, située immédiatement à l'ouest de celui-ci, avec un gendarme bifide bien visible du nord).

Longueur :** (600m+1100m)
Difficulté :** (en absence totale de neige ; un pas de II, sens du terrain)
Intérêt :***
Schéma :voir Frondella
Trajet :cartographie
Topos :Angulo, Pyrénées : 1000 ascensions, tome II, topos 262, 256, 251
George Cadier, Au pays des isards, livre III
Conditions :2004/09/13, sommets accrochés avec éclaircies

Balaïtous (3144m) en traversée par l'arête W et la brèche Latour

Frondella - Balaïtous L'objectif était de monter au Balaïtous par l'arête Packe-Russell mais sur place je n'ai plus rien compris aux topos... Classiquement, maison du Parc (1470m), refuge de Larribet et brèche de la Garenère, lever de soleil sur le Balaïtous, grand lac de Batcrabère (2180m) encore gelé et entouré de neige, col Noir (2625m) bien enneigé (sinon préférer la brèche des Ciseaux juste à l'ouest), abri Michaud empli de neige. Plus haut, je laisse la Grande Diagonale (partiellement enneigée) pour monter facilement vers l'arête. Je persévère vers celle-ci en ignorant quelques cairns qui s'en vont par des vires dans la paroi pour continuer jusqu'à la jonction entre l'arête frontière mal définie et l'arête issue de l'abri Michaud. Je pense avoir trouvé la première brèche du topo, mais ensuite, mystère : vires, brèches, couloirs et cheminées dans toutes les directions, aucune trace des trois brèches suivantes. Chaque fois que je suis revenu sur l'arête principale, échec, ça grimpe bien plus dur que prévu, la chienne de Packe n'y serait pas passée, et impossible de basculer versant sud. Finalement, ayant aperçu au loin un cairn solitaire, j'ai coupé deux nervures très haut au-dessus de la Grande Diagonale pour rejoindre l'itinéraire issu de celle-ci tout près du sommet, à la dernière brèche de l'arête NO. Bref, mon itinéraire est un peu l'arête occidentale et beaucoup son flanc nord. Mais c'était amusant (et parfois exposé). Arrivé tôt (10h), bonne visibilité, panorama magnifique et remarquablement enneigé.

Balaïtous depuis la brèche de la Garenère Histoire de compléter ma connaissance du massif, retour par la brèche Latour. Excellent enneigement, le bloc coincé du seuil invisible et facilement accessible, le couloir tout en neige. Mais il est sérieusement raide et dès 10h30, la neige commençait à se ramollir, descente prudente à reculons. Pour la suite, repérer sur la crête SW du Gavizo-Cristail trois passages : un juste sous la paroi rocheuse (2630m env.), un replat vers 2520m, un autre replat beaucoup plus bas (2357m); il s'agit de rejoindre le replat intermédiaire et ensuite le col de la Peyre St-Martin (le replat inférieur donne sur des barres). Suivre l'itinéraire venu du refuge de Respomuso et à l'aplomb de l'ibón de Selousére, descendre vers celui-ci, passer au déversoir (2444m) et remonter vers le plat intermédiaire. Sans difficulté, traverser à l'est et atteindre finalement le col de Peyre St-Martin (2295m). Il ne reste plus qu'à descendre la longue vallée, plutôt agréablement quand la neige est présente jusque sous les lacs de Remoulis.

Longueur :*** (1800m)
Difficulté :*** (terrain confus, escalade II+ exposée, névés tardifs, couloir raide, orientation)
Intérêt :****
Schéma :voir Frondella
Trajet :cartographie
Topos :Angulo, Pyrénées : 1000 ascensions, tome II, topos 255, 253
George Cadier, Au pays des isards, livre III
Conditions :2013/07/06, beau, neige 2100m/2000m (crampons), photos

Picos de la Frondella (3001m, 3055m, 3071m) et aiguille Cadier (3022m) en traversée depuis le refuge de Larribet

schéma Frondella Joli et long cheminement pour visiter les 3000 les plus occidentaux de la chaîne, qui sont bien plus que de simples satellites du Balaïtous : les Frondella forment une montagne complexe avec de belles arêtes découpées. La Frondella Centrale est accessible à tout randonneur habitué à évoluer en haute montagne mais la Frondella Occidentale et la descente au NE sont plus difficiles.

Refuge du Larribet (2065m), lacs de Batcrabère, lac de Micoulaou, laisser partir à gauche le cheminement vers le col Noir et peu après à droite celui vers le port du Lavedan pour monter aux passes de la Barane (2643m), facilement reconnaissables au monolithe rectangulaire qui s'y trouve. Découverte soudaine de l'Arriel, de l'Ossau et des sierras aragonaises. Descendre un peu vers les lacs d'Arriel puis obliquer à l'est vers le gourg Glacé (2404m) dont je suppose l'existence sous l'accumulation de neige, remonter au large col Wallon (2508m) sur l'arête Wallon issue de la Frondella Centrale (2h du refuge), traverser encore un peu vers le sud puis monter sans difficulté le grand plan incliné vers la crête des Frondella.

Frondella Occidentale Frondella occidentale (3001m) : au pied de la crête, la voie normale oblique vers la droite sur une large corniche pour traverser assez haut un étroit couloir raide (exposé, cairns) et rejoindre l'arête Robach à l'ouest du sommet. L'enneigement ne permet pas la traversée du couloir en toute sécurité et après quelques errements, je trouve un cheminement direct dans la face nord : au centre gauche de la face, une vire facile mais étroite et impressionnante monte de gauche à droite (elle passe sous une bande de couleur vert-jaune visible de loin) et conduit à une série de petites cheminées qui débouchent légèrement à droite du sommet (IIsup/IIIinf exposé). Plus tard en saison, quand la neige ne recouvre plus le bas de la face, cette vire est probablement plus difficile d'accès : il y avait une vieille sangle de rappel à peine au-dessus de l'endroit où j'ai quitté la neige pour le rocher.

Balaïtous versant sud-est Retour sous la crête découpée des Frondella et montée sans histoire à la Frondella Centrale (3055m) puis à la Frondella Orientale (3071m, 4h40 depuis le refuge mais j'ai perdu du temps à la Frondella Occidentale). Belle vue, notamment sur les crêtes chaotiques du massif.

Pointe nord et puis descente (en évitant le fil de la crête par l'est) à la brèche Cadier (chutes de pierres). Une escalade aérienne (II) amène au sommet escarpé de l'aiguille Cadier ou pic Anonyme (30mn de la Frondella Orientale) au-dessus de la profonde brèche Latour.

crête du Diable Retour sous la brèche Cadier. Enneigé, l'étroit couloir E sous le névé pentu m'a paru trop délicat, mais sa bordure gauche (nord) se désescalade assez facilement (II sur le bas) jusqu'au point où le couloir s'élargit. Rimaye marquée puis pente encore soutenue pour arriver au bas du glacier Latour. Site impressionnant, au pied des crêtes du Diable, de Costérillou et des Frondella. Cheminement bien cairné à mi-pente jusqu'au refuge de Respomuso/Piedrafita au bord du vaste lac de Respomuso (2121m, 2h de la brèche Cadier, mais les conditions d'enneigement, en particulier du couloir E, peuvent largement modifier ce temps). Le paysage change totalement, avec de larges vallées herbeuses dominées par les pyramides de Llena Cantal et de la Fache. Suivre le bon sentier à l'est vers le joli site de Campoplano, saccagé par d'anciens travaux (barrage inachevé, bâtiments ruinés, pylônes et câbles rouillés), contourner le lac par l'est et monter au port de la Peyre St-Martin (2295m, 1h du refuge). On y trouve un panneau démoralisant : Aste (parking) 3h (pessimiste) et un sentier bien tracé.

Récit plus romancé.

Longueur :*** (600m+1500m, retour très long)
Difficulté :*** (pas mal d'escalade II, IIsup exposée)
Intérêt :***
Trajet :cartographie
Topos :Angulo, Pyrénées : 1000 ascensions, tome II, topos 257, 259, 260
Conditions :2003/06/14, beau, chaud, devenant orageux l'après-midi, neige 2300m-2500m (crampons)

Pic des Cristayets (2723m), aiguille Durand (2882m), pointe de la Défaite (2903m) depuis la porte d'Arrens (1470m)

Lointaine visite au pic Soulano, envie d'y revenir. Le pic des Cristayets est un superbe belvédère sur le massif du Balaïtous. L'aiguille Durand et la pointe de la Défaite marquent le début de la célèbre crête de Costérillou, sauvages pointes entourées d'abîmes. Longue remontée vers le port de la Peyre St-Martin. Bien après les lacs de Remoulis, repérer les murs de la toue de Castérie, y passer et traverser le ruisseau au plat en dessous (point 2084). Remonter à l'ouest les pentes herbeuses (cairns) pour passer sous le pic des Cristayets et rejoindre la brèche de las Néous (2595m), impressionnante au nord.

Pour le pic des Cristayets (2723m), longer la crête en contrebas, assez loin, avant de rejoindre le sommet (si l'on rejoint la crête trop vite, passages d'escalade assez aérienne). Et là, le choc : tout le vallon de las Néous jusqu'au Balaïtous, mais aussi la crête de Costérillou et la crête du Diable. Que de murailles, que de pointes !

Retour à la brèche de las Néous et montée à la Demeure Soulé (2834m), brèche ouverte au nord du pic Soulano (névé tardif). La montée à l'aiguille Durand (2884m) est peu difficile, un pas de II aérien. Petite pointe élancée. Retour en arrière pour prendre en écharpe l'aiguille Durand versant espagnol (facile mais exposé), deux cheminements possibles : le haut passe entre un piton détaché bien visible et la paroi, le bas passe au pied de ce piton. De la brèche Durand, accès facile à la pointe de la Défaite (2903m) par le versant espagnol. Sommet double mais l'occidental, plus difficile d'accès (II aérien), n'est finalement pas plus haut. Panorama tout aussi sensationnel que celui du Soulano, bien sûr vers Frondella-Balaïtous, sur les crêtes alentour, mais aussi vers les pyramides de Piedrafita, penas del Infierno, Partacua... Retour par le même itinéraire, la vallée d'Arrens est interminable.

Longueur :*** (1600m)
Difficulté :** pour Cristayets, *** pour Durand/Défaite (II aérien)
Intérêt :***
Trajet :cartographie
Topos :Guide Ollivier Pyrénées Occidentales IV
Angulo, Pyrénées : 1000 ascensions, tome II, topo 263 (Cristayets)
Conditions :2014/08/28, beau, petits cumulus après midi, photos

Pic Soulano (2911m) et Gavizo-Cristail (2890m) en circuit depuis la porte d'Arrens (1470m)

Balaïtous depuis Soulano Circuit imaginé d'après un paragraphe dans la monographie sur le Balaïtous de G. Cadier. J'aurais dû me méfier, le « facile » des Cadier pouvant être de l'AD actuel... Circuit sauvage, après lequel les versants E (français et espagnol) du Balaïtous ont beaucoup moins de secrets.

Vallée d'Arrens, refuge Ledormeur, direction le glacier de las Néous. Au bout du plat de Lapacca (2105m), remarquer à gauche une encoignure qui cache un couloir. Remonter ce couloir sur des cailloux de toute taille et tous pressés de descendre. Dans la partie étroite, le couloir raide est rempli de sable granitique qui exige une infinie légèreté. Le couloir s'achève par un mini-cirque. La paroi ne semble pas bien difficile vu d'en bas mais se révèle plus ardue à l'usage (c'est rare). Je suis monté à gauche du col orographique, escalade II/IIsup exposée sur une centaine (?) de mètres, terrain parfois délicat. Sortie à proximité du col Cénac (2490m). D'en haut, la paroi est plus impressionnante que celle de la brèche de las Néous et je me demande bien où j'ai pu passer. Vue somptueuse sur le glacier de las Néous. Échaudé par cette montée et par la vue du bastion sommital du pic des Cristayets, je ne tente pas la montée directe. crête du Diable Contournement plus au moins horizontal de deux vallons, si peu fréquentés que j'ai pu surprendre marmottes et isards à quelques mètres (pas un cairn bien sûr). Je perds un peu de temps à voir si je peux grimper vers le Cristayets ou traverser directement vers la brèche de las Néous, mais rien à faire, il faut passer à proximité du point 2405m (passer juste au-dessus du piton en forme de poing dressé au bout du deuxième vallon). Monter tranquillement à la brèche de las Néous (2595m, 1h30 depuis le col Cénac). Vue admirable sur la muraille de Costérillou. Je laisse le Cristayets pour une autre visite et me dirige vers le Soulano (2911m). Montée assez facile par sa petite arête E : rester légèrement flanc nord, petite escalade I, attention à la descente à ne pas se laisser trop embarquer dans les couloirs N. Au cours de la montée, la crête du Diable est magnifique. Au sommet (45mn depuis la brèche de las Néous), panorama sensationnel, tout le versant Frondella-Balaïtous se dévoile, ainsi que la crête de Costérillou qui monte par vagues vers le Balaïtous. La vue est aussi intéressante vers les pyramides de Piedrafita devant les pics d'Enfer, vers Cambalès, Fache, Vignemale, Partacua...

Vignemale - Grande Fache Direction le Gavizo-Cristail. Pendant la descente de l'arête E du Soulano, des vautours utilisaient celle-ci comme ascendance et me sont passés quelques mètres au-dessus. Vue inoubliable accompagnée du formidable bruissement du vent dans les plumes. Au bout de l'arête, traverser horizontalement les Clottes pour contourner les barres du Gavizo-Cristail vers 2550m, traverser un deuxième cirque et rejoindre les cairns de la voie normale. Monter soit par les blocs soit par la pente sableuse assez raide. Si j'avais su ce qui m'attendait, j'aurais moins hésité à grimper directement par les Clottes (le guide Ollivier indique quelques mètres en III). Belle vue (celle du Soulano est plus spectaculaire). Retour par la voie normale vers le port de la Peyre St-Martin (2295m), en suivant les nombreux cairns jusqu'aux laquets au-dessus du col et interminable descente de la vallée d'Arrens.

Longueur :*** (2000m)
Difficulté :*** (col Cénac : long II exposé ; hors sentier)
Intérêt :***
Schéma :voir Frondella
Trajet :cartographie
Topos :George Cadier, Au pays des isards, livre III
Guide Ollivier Pyrénées Occidentales IV
Conditions :2006/08/10, beau, mer de nuages et brume envahissantes après 14h

Crête du Pibeste (1526m) en circuit depuis Ouzous

Gypaète au Pibeste Joli circuit offrant des vues superbes et une longue crête demandant parfois de l'attention. Un milan (royal ?) reconnaissable à sa queue échancrée, les usuels vautours de permanence et un gypaète magnifique qui a commencé ses boucles sous moi avant de s'élever progressivement au-dessus de la crête en passant assez près pour entendre le bruissement de l'air dans les plumes. Non, je ne suis pas (encore) comestible ! De l'église d'Ouzous (573m), suivre le facile sentier du Pibeste, balisé en jaune, jusqu'au pic du Pibeste (1349m). Montée agréable, panorama admirable et réputé. Suivre un large sentier vers l'ouest jusqu'au pène de Souquète (1420m). La crête à parcourir se dévoile alors. Suivre continûment le fil, la crête est toujours facile, parfois étroite, rarement aérienne. Temps sec très recommandé. C'est long (il y a 5 km de crête depuis le Pibeste), ça oscille, mais c'est beau. Le panorama change à mesure qu'on progresse : Perdido et Vignemale disparaissent (le Vignemale reviendra à la fin), Sesques, pic Long et Néouvielle apparaissent. Ardiden, Balaïtous et Gabizos sont toujours bien présents. Malheureusement, comme le Pibeste, le soum du Prat du Rey (1526m) est défiguré par des pylônes, mais la vue y est tout aussi belle.

Pour rentrer, descendre à l'ouest à un collet (1459m) avec deux dolines. Passer à gauche de la doline méridionale pour trouver une trace bien cairnée qui se faufile entre de petites barres et descend sèchement sous les arbres, au pied des rochers du sommet. Elle rejoint le col (1193m) entre le soum det Mont et le soum du Prat du Rey. Descendre à l'est vers le bois pour trouver, juste au-dessus de la lisière, un sentier abandonné mais encore bien visible qui part à flanc vers le NE sans entrer sous les arbres. Il passe une abondante source avec un abreuvoir et se prolonge longuement en perdant progressivement de l'altitude. Ne pas rater son épingle (visible de loin, elle est confuse sur place) qui le ramène vers le talweg. Avant celui-ci, on découvre une grange partiellement ruinée, cachée dans les premiers arbres. Y passer et prendre un chemin horizontal pour repartir vers l'est. Quand on aperçoit en dessous un vaste pré avec des granges, plonger vers elles. 50 m plus bas, à l'entrée des bois, on trouve un bon sentier (qui passe probablement pas bien loin de la grange ruinée) que l'on suit en douce descente au-dessus du pré. Il rejoint un mignon chemin creux qui descend directement à Salles. Au village, passer entre le donjon et l'église et suivre la rue qui devient sentier et ramène à Ouzous.

Longueur :** (1200m)
Difficulté :** (crête étroite, temps sec recommandé, flair à la descente)
Intérêt :*** (avec le gypaète !)
Trajet :cartographie
Conditions :2012/12/23, beau, chaud, photos

Pic du Pibeste (1349m) et pène de Souquète (1420m) en circuit depuis Agos

Départ de la petite route en haut d'Agos, côté ouest du village (480m env.). Un excellent sentier bien panneauté monte sans histoire au pic du Pibeste, en rusant avec le relief. J'ai trouvé cette montée plus agréable que celle depuis Ouzous, sans doute car elle est plus longtemps sous les arbres et plus variée. Poursuite jusqu'au pène de Souquète (1420m), au panorama plus ouvert au SO.

Retour en suivant la crête SSE pour retrouver le sentier venu d'Ouzous au (faux) col des Portes (1229m). À Ouzous, rejoindre la départementale et peu avant le panneau de sortie du village, prendre une rue marquée impasse et avec balisage VTT. Elle devient sentier puis retrouve la route que l'on quitte aussi vite pour une piste à gauche (toujours balisage VTT) pour rejoindre notre petite route venue d'Agos non loin du départ.

Longueur :** (1000m)
Difficulté :*
Intérêt :**
Trajet :cartographie
Conditions :2014/02/06, foehn marqué, dégagé puis voilé, vent assez fort, neige 1300m/1200m