Portion orientale du massif granitique Certascan - Bassiès, situé totalement en France, le massif de Bassiès est bien connu pour ses lacs facilement accessibles et le beau belvédère qu'est le pic Rouge de Bassiès. Le versant sud, accessible depuis l'Artigue, est moins fréquenté alors qu'il offre de belles balades printanières, nécessitant cependant un peu d'improvisation et d'aptitude au hors sentier.
Joli circuit exigeant un temps sec pour les raides pentes herbeuses de la crête nord. Belles vues tout du long et de nombreuses fleurs au printemps. Du déversoir de l'étang de Lers (1274m), suivre d'abord la piste (O puis N) et rapidement le bon sentier qui monte au col Dret (1454m). Continuer encore un peu à l'O puis monter raide et hors sentier dans la forêt pour rejoindre la crête boisée dans sa section horizontale (1621m). Suivre cette crête avec une sente peu marquée, en restant sur le fil (sauf un court évitement), étroit et raide. Quelques passages avec des pentes très raides de l'un ou l'autre côté. Élégant sommet avec une vue bien dégagée.
Descendre par la crête au sud, avec un sentier un peu mieux marqué sur l'étroite crête qui plonge sur Aulus. Au collet précédent le pic de Lanote, prendre le sentier qui descend à flanc pour rejoindre la route du col d'Agnes vers 1500m. Plutôt que de suivre longuement la route, à la première épingle plonger dans le bois le long de l'éboulis et descendre au flair et facilement jusqu'à retrouver la route en face de l'Estagnon couvert de nénuphars. Y passer pour rejoindre l'étang de Lers sans emprunter la route.
| Longueur : | * (700m) |
| Difficulté : | ** (pentes raides, un peu vertigineux, temps sec indispensable) |
| Intérêt : | ** |
| Trajet : | Géoportail, GoogleMaps |
| Topos : | RandoÉditions Ariège, page 103 |
| Conditions : | 2012/06/16, beau, bourgeonnements en fin d'après-midi |
Joli site constituant une balade familiale en été, plus intéressante en
hiver, mais l'accès final à l'étang Bleu au pied du Pic
Rouge de Bassiès se fait par une pente raide. Le sentier est plutôt
pénible : creusé et caillouteux avec de nombreuses marches. Enfin, l'étang
Bleu est le point de départ (!) pour accéder au pic des
Trois Comtes.
| Longueur : | * (800m) |
| Difficulté : | * |
| Intérêt : | * |
| Topos : | RandoÉditions Ariège, page 98 |
| Audoubert Couserans, page 92 | |
| Conditions : | 1997/03/16, beau, neige 1650m |
| 1998/01/01, écharpes de brouillard, neige 1150m |
Le pic des Trois Comtes (à ne pas confondre avec
la Pointe des Trois Comtes un peu plus à l'ouest, ni
avec l'autre pic des Trois Comtes entre Valier et
Barlonguère) ne doit pas recevoir beaucoup de visiteurs : son accès est long
et hors sentier, il est concurrencé par le pic Rouge de
Bassiès à l'est, d'accès largement plus facile, et
les pics de Puntussan (2680m et 2699m) à l'ouest,
légèrement plus hauts. Pour y accéder, parcourir
la vallée du Garbet jusqu'à l'étang Bleu (1989m),
dans un joli site sauvage ; ne pas descendre à l'étang mais s'élever hors
sentier à l'ouest vers l'éperon E du pic de la Lesse, laissé au nord pour
rejoindre la crête à un large col vers 2380m. Suivre alors la crête vers le
sud (une pointe intermédiaire est délicate à franchir toute crête, mais elle
s'évite facilement par les deux côtés) pour atteindre sans histoire le pic
des Trois Comtes. Joli panorama, similaire à celui du pic Rouge de Bassiès,
dont on admire la face ouest tombant sur l'étang Bleu.
Seconde visite par défaut : j'étais parti pour la couillade de Puntussan
(200m à 35° pour le ressaut de Craugnasse, 50m à 40° pour le couloir final)
mais j'ai buté sur deux mètres de glace juste sous la sortie. Snif. Marche
arrière, traversée de la banquette située sous la crête et remontée au pic
des Trois Comtes.
| Longueur : | *** (1500m) |
| Difficulté : | ** (orientation) |
| Intérêt : | ** |
| Trajet : | Géoportail, GoogleMaps |
| Topos : | RandoÉditions Ariège, page 98 (étang Bleu) |
| Audoubert Couserans, page 92 (pic de la Lesse) | |
| Conditions : | 2001/05/19, beau, neige 1900m (crampons) |
| 2011/01/15, beau, neige 1650m/1500m (crampons) |
Montée par le port de Saleix et retour par la crête O et la fontaine de Girantes. Balade trop courte pour être vraiment intéressante, même avec de la neige. Un peu plus haut que le pic du Far tout proche, la vue depuis le Mont Ceint est en partie masquée par le pic Rouge de Bassiès.
| Longueur : | * (800m) |
| Difficulté : | * |
| Intérêt : | * |
| Topos : | RandoÉditions Ariège, page 93 |
| Audoubert Couserans, page 94 | |
| l'Ariège en raquettes, page 68 | |
| Conditions : | 1996/04/19, beau, neige 1400m |
Joli circuit, intéressant en hiver, mais semé d'embûches dans son
intégralité. Départ au-dessus du village de Saleix, au carrefour de pistes
(980m). Suivre l'ancien chemin du port de Saleix, remarquablement tracé. Peu
après le col de la Crouzette (1350m), au nom mensonger (ce n'est qu'un
replat), le sentier s'engage dans un défilé ; noter le mamelon boisé à
gauche. À la cabane du Carol (1525m), abandonner le sentier du port de
Saleix pour monter au nord vers le col de Bizourtouse. Contourner par l'est
puis le nord l'immense doline au pied du col pour monter en écharpe vers la
crête est du mont Ceint, tout en admirant un remarquable exemple
d'environnement karstique. La pente est assez raide, mais le calcaire érodé
forme de petites marches qui facilitent la montée. Suivre la crête jusqu'au
sommet (corniche à franchir en hiver). Belle vue sur les Trois Seigneurs et
le Valier en particulier. Descendre au port de Saleix (1794m) et continuer
au sud. Après le Mont Garias, la crête granitique devient découpée mais sans
difficulté (la neige complique cependant la progression) et conduit au pic
de Cabanatous (2053m, environ 1h depuis le port). Belle vue sur les étangs
de Bassiès et le pic Rouge de Bassiès, ainsi qu'en direction du pic de
Certascan. Descendre à l'est au port de Bassiès ou selle du Roc Nègre
(1933m) et remonter à la plaine de Roc Nègre (1977m). En été, un chemin
évite la crête Garias-Cabanatous en traversant à flanc pour rejoindre
directement la selle du Roc Nègre (mais on se prive de la belle vue du
sommet). Du Roc Nègre, descendre N-NE sur une pente raide (délicat en
présence de neige) en direction du mamelon boisé soigneusement repéré à la
montée (on voit aussi le col de la Crouzette). Au collet précédant le
mamelon (1581m), la carte IGN indique un sentier qui le contourne par l'est.
N'en ayant vu trace sous la neige, il a semblé plus sûr de descendre au NO
au milieu des arbres pour rejoindre le chemin du port de Saleix en amont du
défilé.
| Longueur : | ** (1400m) |
| Difficulté : | ** |
| Intérêt : | ** |
| Conditions : | 2002/01/03, beau, neige 1350m (raquettes partiellement) |
Départ du pont de Massada (850m) pour monter aux étangs de Bassiès. Au-dessus du dernier des étangs, le pic de Cabanatous est facilement accessible en suivant le GR10 qui passe à son pied au port de Bassiès (1933m), d'où une courte montée mène au sommet, intéressant belvédère.
Retour plus sportif : revenir au port et monter à la plaine de Roc Nègre. S'en échapper à son extrémité SE par un couloir raide demandant un peu d'attention (éviter ceux avec du gispet). Continuer sur la croupe pour rejoindre hors sentier, aisément mais assez confusément, l'étang de Légunabens (1655m), manifestement peu visité. Passer au déversoir et franchir au SE un vague collet pour retrouver (toujours confusément) le sentier de montée sous l'étang Long.
| Longueur : | ** (1300m) |
| Difficulté : | * (sans le circuit) |
| Intérêt : | ** |
| Trajet : | Géoportail, GoogleMaps |
| Conditions : | 2011/05/01, léger voile puis cumulus bourgeonnants |
Au-dessus des étangs de Bassiès, encore un belvédère (par beau temps) sur le Montcalm, les pics entourant l'étang de Soulcem, le pic Rouge de Bassiès, le massif des Trois-Seigneurs. Accessible l'hiver (avec des conditions de neige correctes), cheminement clair, mais le démarrage est assez brutal avec 400m gagnés en nombreux lacets serrés.
| Longueur : | ** (1200m) |
| Difficulté : | * |
| Intérêt : | * (+1 en hiver) |
| Topos : | RandoÉditions Ariège, page 107 (depuis Auzat) |
| Conditions : | 1999/04/24, nuageux, neige 1600m |
Bon souvenir de cette randonnée, en particulier car on se retrouve
rapidement sur la large crête, dominant les étangs de Bassiès à l'est et les
étangs du Garbet à l'ouest. Du parking, on abandonne
rapidement le sentier balisé rouge-blanc pour passer aux anciennes mines des
Argentières, franchir la crête au sud et monter au col des Planes. Ensuite,
bon sentier en pleine crête au sud, évitant par l'est les pointes plus
escarpées. Jolie vue face au Montcalm - Pique
d'Estats. En présence de neige, la rando peut devenir plus délicate, car
il y a deux longs passages en flanc E un peu pentu pour éviter deux pointes
(dont le pic de la Fouradade, où je me suis arrêté la deuxième fois).
| Longueur : | ** (1400m) |
| Difficulté : | * |
| Intérêt : | *** |
| Topos : | RandoÉditions Ariège, page 95 |
| 50 sommets, 4ième série, page 57 | |
| 1000 ascensions, tome V, topo 798 | |
| Audoubert Couserans, page 98 | |
| Conditions : | 1997/07/20 (sommet), beau |
| 2000/03/25 (Fouradade), beau, neige 1600m |
Première tentative (en hiver) : un départ un peu tardif et quelques
centimètres de neige fraîche dès le parking n'étaient pas de bons
augures. Il me fallut effectivement renoncer à plus d'une heure du sommet,
après quatre heures de montée. Pendant toute la montée, on bénéficie
cependant d'une large vue sur la vallée de l'Artigue et le massif du Montcalm, et on aperçoit même le refuge du
Pinet.
Deuxième tentative (en été) : sans problème jusqu'au sommet, si ce n'est la « pente assez rébarbative » (Angulo). Un avantage : en partant à l'aube, on reste dans l'ombre jusqu'au sommet. Efficace balisage jaune tout du long. Entre la passerelle (1400m) et 1800m, on emprunte un vieux sentier aménagé qui s'élève en lacets sur une pente raide. Il est envahi par la végétation (fougères et genets en bas, herbes plus haut) et demande de l'attention à la descente. Au-dessus de 1800m, c'est pleine pente en terrain de plus en plus rocheux. Pour varier la descente, je tente un circuit. Rejoindre la pointe Encorbade de Bassiès (feinter la première pointe par le flanc nord, puis pleine crête, escalade facile I, un passage un peu aérien). Abandonner la crête principale pour descendre au sud vers une large selle. De là, une diagonale SE retrouverait le chemin de montée. Pour ma part, je descends au SO, avec pour objectif le plat herbeux d'Ayguenouilles (bien visible de la pointe Encorbade). Je rejoins très haut l'entaille du ruisseau, mais il faut pas mal de flair (ou de chance) pour franchir le grand escarpement au-dessus du Pla du Gascon. Aux orris ruinés d'Ayguenouilles (2096m), une longue traversée pseudo-horizontale ramène au chemin de montée vers 1900m. Pas de difficulté et le but est toujours en vue, mais cheminement chaotique coupé par une multitude de petites barres, entailles et dalles.
| Longueur : | *** (1600m) |
| Difficulté : | * pour le sommet, ** pour le circuit (petite escalade, hors sentier) |
| Intérêt : | ** |
| Topos : | 1000 ascensions, tome V, topo 799 |
| Conditions : | 2000/12/16 (partiel), brouillard matinal puis grand soleil, neige 1200m |
| 2003/07/11, beau |
Balade hors des sentiers battus. Traverser l'Artigue vers l'est. À 1250m, avant le ruisseau des orris de Belcaire, revenir à gauche sur un chemin construit. Quand il sort des bois, le quitter et s'élever dans la pente en tirant à droite pour revenir vers le ruisseau (je suis passé à Bersil, un peu par hasard). Remonter d'abord facilement entre la sapinière et le ruisseau, rive droite. À 1530m, on croise un sentier horizontal. En profiter pour passer rive gauche si vous ne l'avez pas encore fait (traversée sportive en hautes eaux mais la rive droite est vraiment laborieuse), et utiliser le sentier en écharpe qui conduit aux orris de Belcaire (1735m), pratiquement ruinés (note : c'est plus clair en partant de Remoul). Site remarquable, au pied du vaste rectangle des Lavants de Belcaire. Le coin supérieur gauche est le pic Rouge de Belcaire (2657m) et le supérieur droit est la pointe 2474m, mon objectif. De manière évidente, s'élever N derrière les orris (pente assez raide de gispet) pour atteindre la pente granitique des lavants et longer la crête SE issue de la pointe 2474m. L'enneigement devient enfin sérieux, la pente facile (30° localement) mais ça n'en finit pas... Au sommet, le brouillard en profite pour s'inviter, mais ce n'est qu'une dernière invasion, les éclaircies prennent le dessus. Crêtes découpées et à-pics alentour et vue imprenable sur le Montcalm ennuagé.
Pour varier le retour égayé d'une harde de treize isards, revenir au sentier horizontal à 1530m et le suivre vers l'ouest dans la sapinière. Y, prendre la branche de gauche pour passer au refuge forestier, bien situé. Continuer le sentier, qui sort des arbres. Avant qu'il n'y rerentre, descendre droit dans la pente pour trouver une centaine de mètres plus bas un sentier bien marqué. Le suivre à l'O vers Moulinas, grand hameau majoritairement ruiné, et toujours vers l'O jusqu'à trouver le bon sentier du port de l'Artigue, absurdement balisé en GR. La FFRP commence à m'agacer (pour rester poli) en surbalisant tous les dix mètres des sentiers qui n'en ont pas besoin. Sur ce chemin construit, était-il nécessaire de remplacer le balisage jaune, qui ne se manifestait qu'aux embranchements, par cette débauche de rouge et blanc ?
| Longueur : | ** (1300m) |
| Difficulté : | ** (orientation, hors sentier) |
| Intérêt : | ** |
| Schéma : | voir pic Rouge de Belcaire |
| Topos : | M. Sébastien, Pyrénées Ariégeoises, page 234 |
| Conditions : | 2006/04/02, belles éclaircies, neige 2000m/1750m |
Circuit original dans un secteur bien peu fréquenté. Multiples sentiers
confus dans le bas, pas une trace dans le haut. À Remoul (1219m), prendre
la direction de l'Artigue et contre la dernière maison prendre à droite un
sentier qui monte sèchement. Il mène à des champs et disparaît. Continuer en
diagonale le long d'un chemin creux impraticable et retrouver le sentier
entre un enclos métallique et le ruisseau des orris de Belcaire (rares
balises bleues). À 1530m, on croise un sentier horizontal (en continuant le
sentier montant, on irait aux orris de Belcaire). Prendre vers l'est le
sentier horizontal, abandonné et envahi par l'herbe (le vrai sentier semble
être cinquante mètres plus bas mais je ne sais pas où le prendre). On
rejoint heureusement le vrai sentier venu faire un lacet et sans plus
d'aventure il conduit aux nombreux orris de Casque (1740m). Site aussi
remarquable que celui des orris de Belcaire ; la similitude géologique entre
la Raspe de Bassiès, les Lavants de Belcaire et cette pente est
étonnante. L'objectif est maintenant d'atteindre la crête au col entre pic
de Sauve et cap de Fum (sommets peu identifiables mais col évident). Hors
sentier, ni traces ni cairns. J'ai effectué une grande boucle vers l'ouest
pour couper très haut les entailles de la pente granitique et atteindre sans
difficulté le col (prudence néanmoins avec le gispet). Vers l'est par le
versant N facile, j'ai gravi la pointe principale de la crête. Faute d'une
lecture attentive de la carte, je me suis donc arrêté à la pointe 2363m et
non au véritable pic de Sauve (2315m)...
Direction pic Rouge de Belcaire : revenir au col et suivre la crête découpée jusqu'au cap de Fum (petite escalade en longeant parfois le fil par des corniches aériennes du versant N et une brèche plus difficile). Traverser la pointe 2482m et le terrain devient facile (1 heure environ depuis le faux Sauve ; toute cette portion est évitable en feintant par le S). Passer à la pointe 2474m au coin des Lavants de Belcaire et, versant N, contourner le haut du vallon pour couper le sarrat de Montestaure à la large selle (2400m ?), donc assez loin de la crête principale. Derrière, on découvre enfin les pentes des deux pics Rouge. Je ne regrette pas les névés encore présents vu le terrain chaotique. Monter à vue vers le pic Rouge de Belcaire, plus sauvage que son grand frère (2h30 à 3h depuis le faux Sauve).
Pour rentrer, rejoindre le col (2620m) au pied du pic Rouge de Bassiès et descendre par la voie normale venant de l'Artigue (bon balisage jaune). À 1620m, dans une épingle, continuer en face par un sentier moins visible. Ce sentier est en fait celui emprunté au matin, à 3 km de là. Après le pénible franchissement d'un amas d'arbres déracinés, le sentier progresse sensiblement horizontalement dans une jolie forêt jusqu'au ruisseau des orris de Belcaire où l'on retrouve le cheminement du matin.
| Longueur : | *** (1600m) |
| Difficulté : | ** (hors sentier, orientation, petite escalade) |
| Intérêt : | *** |
| Trajet : | Géoportail, GoogleMaps |
| Topos : | M. Sébastien, diverses variantes |
| Conditions : | 2006/06/11, beau bourgeonnant après midi, névés versant N |
Long itinéraire hors sentier pour un pic loin de tout et qui ne doit pas voir beaucoup de visiteurs. La première étape est de rejoindre les orris d'Ayguenouilles. J'ai déjà expérimenté leur accès depuis la Raspe de Bassiès (facile mais long et laborieux) et je cherche cette fois-ci l'accès direct qui passe par les orris de Borgne Boucaire. Suivre le sentier du port de l'Artigue jusqu'au ressaut qui suit la passerelle sur le ruisseau de l'Artigue. Immédiatement en haut du ressaut (1650m), alors que le sentier principal quitte le petit vallon, continuer horizontalement (vague sente) pour finir par plonger sur le ruisseau et le traverser (pas évident). Remonter une pente raide à gauche d'un éperon pour emprunter la rampe redressée qui s'élève du SO au NE (jolie cascade à gauche). Sur un replat à droite, on trouve les orris de Borgne Boucaire (1860m). Continuer un peu à l'est puis s'élever au nord en direction de l'extrémité de la crête sud de la pointe Encorbade de Bassiès, marquée par une belle paroi. Au pied de la paroi, repartir à l'ouest sans prendre beaucoup de hauteur. On parvient aux orris d'Ayguenouilles (2096m), le plus compliqué est fait. Cet accès direct, peu évident, est réservé aux randonneurs expérimentés et la descente demande un excellent repérage et de l'attention (gispet raide). Le sentier tracé sur la carte IGN est devenu totalement imaginaire.
Du plat d'Ayguenouilles, remonter tranquillement le joli vallon au NO qui alterne replats et petits défilés. On finit par pénétrer dans un vaste cirque où se cache l'étang de la Coumette d'Ayguenouilles (2449m). Un accès facile au Puntussan rejoint sa crête S tout près du sommet, par une pente évidente vue d'en bas (empruntée à la descente). Pour ma part, je suis passé à l'étang, puis droit dans la pente pour rejoindre la crête entre Puntussan et Trois Comtes (raide, passage facilité par la neige). La crête, sans être difficile, est chaotique et s'escalade par son flanc nord. Avec des rochers carapacés de glace, il m'a fallu laborieusement zigzaguer pour parvenir au sommet. Temps superbe, belle visibilité et large panorama.
| Longueur : | *** (1550m) |
| Difficulté : | ** (hors sentier, orientation délicate) |
| Intérêt : | ** |
| Trajet : | Géoportail, GoogleMaps |
| Conditions : | 2008/02/10, très beau, chaud, neige 2100m/2000m (crampons) |
Itinéraire sauvage, très peu fréquenté, en grande partie hors sentier, avec
de nombreux passages d'escalade, agrémenté de la première neige d'automne
au-dessus de 2400m. De l'Artigue (1180m), suivre le sentier du port de
l'Artigue jusqu'au-delà du ruisseau de Montestaure et rejoindre les orris
ruinés du Corial (2h sans traîner). S'élever dans le couloir herbeux et
pierreux situé derrière les ruines, puis laisser les étangs de Montescourbas
en contrebas à gauche. Un escarpement ferme le fond de la vallée. Le
franchir par le couloir pentu au centre (déconseillé à la descente ;
contournement plus facile de l'escarpement par l'ouest). On se retrouve
ainsi sous le ressaut terminal de la pointe des Trois Comtes, en ayant
laissé au sud la longue portion de crête horizontale et découpée qui le
relie au port de Montescourbas. Par une succession de gradins, je rejoins un
couloir à la verticale du sommet (escalade II avec pas de IIsup, terrain
délicat ; vu d'en haut, je pense qu'il aurait été plus sûr de rejoindre la
crête SO). Sommet (2689m, 2h depuis le Corial).
Suivre la crête au nord. D'abord facile, elle devient découpée et aérienne (II). Les désescalades les plus dures semblent être évitables en flanc E, mais la présence de neige m'interdit ces contournements, ce qui complique sérieusement certains passages. Un petit col et une courte remontée conduisent au pic de Bentéfarine (ou cap de Guiló, 2615m). Je tente de continuer en crête, mais une dalle totalement verglacée me fait vite rebrousser chemin (je verrai ensuite qu'un gendarme majeur peu avant le point bas de la crête nécessite probablement un rappel).
Du petit col, une descente en diagonale au S-SE conduit sans histoire à
l'étang de Bentéfarine (2430m) mais je souhaite ne pas perdre tant
d'altitude et je tente une traversée à mi-pente. Progression laborieuse au
milieu de barres rocheuses, délicate avec la neige. Au final, il n'est pas
clair que j'y ai gagné. Remonter ensuite le vallon vers le pic Près de
Puntussan (2699m), point culminant du secteur (quelques pas d'escalade I sur
gros blocs à la fin, 2h15 depuis les Trois Comtes). Jolies vues, notamment
vers le massif du Montcalm et vers Certascan (la Maladeta est même
partiellement visible depuis la pointe des Trois Comtes).
Retour à l'étang de Bentéfarine, prendre à son extrémité sud un couloir raide (qui n'est pas celui du ruisseau issu du lac) avec quelques cairns. Une rude descente permet de perdre 400 mètres pour arriver aux orris des Légunes d'en Bas (1910m) où on trouve le sentier du port de l'Artigue.
| Longueur : | *** (1750m) |
| Difficulté : | *** (escalade II, hors sentier) |
| Intérêt : | *** |
| Trajet : | Géoportail, GoogleMaps |
| Topos : | 1000 ascensions, tome V, topo 801 (Pointe des Trois Comtes par l'étang de Bentéfarine) |
| Conditions : | 2002/10/19, ciel voilé, neige fraîche 2400m |