Puntussan - Bassiès

Portion orientale du massif granitique Certascan - Bassiès, situé totalement en France, le massif de Bassiès est bien connu pour ses lacs facilement accessibles et le beau belvédère qu'est la pique Rouge de Bassiès. Le versant sud, accessible depuis l'Artigue, est moins fréquenté alors qu'il offre de belles balades printanières, nécessitant cependant un peu d'improvisation et d'aptitude au hors sentier.

 

Mont Béas (1903m) en circuit depuis l'étang de Lers

Joli circuit exigeant un temps sec pour les raides pentes herbeuses de la crête nord. Belles vues tout du long et de nombreuses fleurs au printemps. Du déversoir de l'étang de Lers (1274m), suivre d'abord la piste (O puis N) et rapidement le bon sentier qui monte au col Dret (1454m). Continuer encore un peu à l'O puis monter raide et hors sentier dans la forêt pour rejoindre la crête boisée dans sa section horizontale (1621m). Suivre cette crête avec une sente peu marquée, en restant sur le fil (sauf un court évitement), étroit et raide. Quelques passages avec des pentes très raides de l'un ou l'autre côté. Élégant sommet avec une vue bien dégagée.

Descendre par la crête au sud, avec un sentier un peu mieux marqué sur l'étroite crête qui plonge sur Aulus. Au collet précédent le pic de Lanote, prendre le sentier qui descend à flanc pour rejoindre la route du col d'Agnes vers 1500m. Plutôt que de suivre longuement la route, à la première épingle plonger dans le bois le long de l'éboulis et descendre au flair et facilement jusqu'à retrouver la route en face de l'Estagnon couvert de nénuphars. Y passer pour rejoindre l'étang de Lers sans emprunter la route.

Longueur :* (700m)
Difficulté :** (pentes raides, un peu vertigineux, temps sec indispensable)
Intérêt :**
Trajet :cartographie
Topos :Grassaud & Véron, Randonnées dans les Pyrénées Ariégeoises, page 103
Conditions :2012/06/16, beau, bourgeonnements en fin d'après-midi

Étang du Garbet (1683m) et étang Bleu (1989m) depuis Agneserre (1150m)

Étang du Garbet Joli site constituant une balade familiale en été, plus intéressante en hiver, mais l'accès final à l'étang Bleu au pied de la Pique Rouge de Bassiès se fait par une pente raide. Le sentier est plutôt pénible : creusé et caillouteux avec de nombreuses marches. Enfin, l'étang Bleu est le point de départ (!) pour accéder au pic des Trois Comtes.

Longueur :* (800m)
Difficulté :*
Intérêt :*
Topos :Grassaud & Véron, Randonnées dans les Pyrénées Ariégeoises, page 98
Fauroux & Audoubert, 50 balades et randonnées dans le Couserans, page 92
Conditions :1997/03/16, beau, neige 1650m
1998/01/01, écharpes de brouillard, neige 1150m

Pic des Trois Comtes (2620m) par la vallée du Garbet

Pique Rouge de Bassiès Le pic des Trois Comtes (à ne pas confondre avec la Pointe des Trois Comtes un peu plus à l'ouest, ni avec l'autre pic des Trois Comtes entre Valier et Barlonguère) ne doit pas recevoir beaucoup de visiteurs : son accès est long et hors sentier, il est concurrencé par la pique Rouge de Bassiès à l'est, d'accès largement plus facile, et les pics de Puntussan (2680m et 2699m) à l'ouest, légèrement plus hauts. Pour y accéder, parcourir la vallée du Garbet jusqu'à l'étang Bleu (1989m), dans un joli site sauvage ; ne pas descendre à l'étang mais s'élever hors sentier à l'ouest vers l'éperon E du pic de la Lesse, laissé au nord pour rejoindre la crête à un large col vers 2380m. Suivre alors la crête vers le sud (une pointe intermédiaire est délicate à franchir toute crête, mais elle s'évite facilement par les deux côtés) pour atteindre sans histoire le pic des Trois Comtes. Joli panorama, similaire à celui de la pique Rouge de Bassiès, dont on admire la face ouest tombant sur l'étang Bleu.

Étang Bleu du Garbet Seconde visite par défaut : j'étais parti pour la couillade de Puntussan (200m à 35° pour le ressaut de Craugnasse, 50m à 40° pour le couloir final) mais j'ai buté sur deux mètres de glace juste sous la sortie. Snif. Marche arrière, traversée de la banquette située sous la crête et remontée au pic des Trois Comtes.

Longueur :*** (1500m)
Difficulté :** (orientation)
Intérêt :**
Trajet :cartographie
Topos :Grassaud & Véron, Randonnées dans les Pyrénées Ariégeoises, page 98 (étang Bleu)
Fauroux & Audoubert, 50 balades et randonnées dans le Couserans, page 92 (pic de la Lesse)
Conditions :2001/05/19, beau, neige 1900m (crampons)
2011/01/15, beau, neige 1650m/1500m (crampons)

Mont Ceint (2088m) en circuit depuis Coumebière (1399m)

Montée par le port de Saleix et retour par la crête O et la fontaine de Girantes. Balade trop courte pour être vraiment intéressante, même avec de la neige. Un peu plus haut que le pic du Far tout proche, la vue depuis le mont Ceint est en partie masquée par la pique Rouge de Bassiès.

Longueur :* (800m)
Difficulté :*
Intérêt :*
Trajet :cartographie
Topos :Grassaud & Véron, Randonnées dans les Pyrénées Ariégeoises, page 93
Fauroux & Audoubert, 50 balades et randonnées dans le Couserans, page 94
Lafforgue, L'Ariège en raquettes, page 68
Conditions :1996/04/19, beau, neige 1400m

Mont Ceint (2088m) depuis le port de Lers (1517m)

Rapide accès par un bon sentier balisé pour occuper la matinée.

Longueur :* (600m)
Difficulté :*
Intérêt :**
Trajet :cartographie
Conditions :2015/06/07, beau puis orageux

Mont Ceint (2088m) et pic de Cabanatous (2053m) en circuit depuis Saleix

Pique Rouge de Bassiès schéma Ceint Joli circuit, intéressant en hiver, mais semé d'embûches dans son intégralité. Départ de Saleix ou un peu au-delà du carrefour de pistes (973m, 2-3 places). Suivre l'ancien chemin du port de Saleix, remarquablement tracé. Peu après le col de la Crouzette (1350m), au nom mensonger (ce n'est qu'un replat), le sentier s'engage dans un défilé ; noter le mamelon boisé à gauche. À la cabane du Carol (1525m), abandonner le sentier du port de Saleix pour monter au nord vers le col de Bizourtouse. Contourner par l'est puis le nord l'immense doline au pied du col pour monter en écharpe vers la crête est du mont Ceint, tout en admirant un remarquable exemple d'environnement karstique. La pente est assez raide, mais le calcaire érodé forme de petites marches qui facilitent la montée. Suivre la crête jusqu'au sommet (corniche à franchir en hiver). Belle vue sur les Trois Seigneurs et le Valier en particulier. Descendre au port de Saleix (1794m) et continuer au sud. Après le mont Garias, la crête granitique devient découpée mais sans difficulté (la neige complique cependant la progression) et conduit au pic de Cabanatous (2053m, environ 1h depuis le port). Belle vue sur les étangs de Bassiès et la pique Rouge de Bassiès, ainsi qu'en direction du pic de Certascan. Descendre à l'est au port de Bassiès ou selle du Roc Nègre (1933m) et remonter à la plaine de Roc Nègre (1977m). En été, un chemin évite la crête Garias-Cabanatous en traversant à flanc pour rejoindre directement la selle du Roc Nègre (mais on se prive de la belle vue du sommet). De l'est du Roc Nègre, descendre NE sur une pente raide (délicat en présence de neige) en direction du mamelon boisé soigneusement repéré à la montée (on voit aussi le col de la Crouzette). Au collet précédant le mamelon (1581m), la carte IGN indique un sentier qui le contourne par l'est. N'en ayant vu trace sous la neige, il a semblé plus sûr de descendre au NO au milieu des arbres pour rejoindre le chemin du port de Saleix en amont du défilé.

Longueur :** (1400m)
Difficulté :**
Intérêt :**
Trajet :cartographie
Conditions :2002/01/03, beau, neige 1350m (raquettes partiellement)

Pic de Cabanatous (2053m) par les étangs de Bassiès

Départ du pont de Massada (850m) pour monter aux étangs de Bassiès. Au-dessus du dernier des étangs, le pic de Cabanatous est facilement accessible en suivant le GR10 qui passe à son pied au port de Bassiès (1933m), d'où une courte montée mène au sommet, intéressant belvédère.

Retour plus sportif : revenir au port et monter à la plaine de Roc Nègre. S'en échapper à son extrémité SE par un couloir raide demandant un peu d'attention (éviter ceux avec du gispet). Continuer sur la croupe pour rejoindre hors sentier, aisément mais assez confusément, l'étang de Légunabens (1655m), manifestement peu visité. Passer au déversoir et franchir au SE un vague collet pour retrouver (toujours confusément) le sentier de montée sous l'étang Long.

Longueur :** (1300m)
Difficulté :* (sans le circuit)
Intérêt :**
Trajet :cartographie
Conditions :2011/05/01, léger voile puis cumulus bourgeonnants

Pic du Far (1925m) depuis le pont de Massada (850m)

Au-dessus des étangs de Bassiès, sans doute encore un belvédère (par beau temps) sur le massif de Bassiès, le Montcalm, les pics entourant l'étang de Soulcem, le massif des Trois-Seigneurs. Accessible l'hiver (avec des conditions de neige correctes), cheminement clair, mais le démarrage est assez brutal avec 400m gagnés en nombreux lacets serrés.

Longueur :** (1200m)
Difficulté :*
Intérêt :* (+1 en hiver)
Conditions :1999/04/24, nuageux, neige 1600m

Pic du Far (1925m) en circuit depuis Auzat

Balade sur d'anciens sentiers abandonnés (mais encore praticables avec un peu d'attention) ; leur intérêt justifierait un nettoyage. À Auzat (740m), dénicher la rue du Fort (non loin de l'église) qui longe le ruisseau de Saleix. Fait suite un chemin balisé en jaune. Il frôle une piste, le quitter juste après pour un sentier à gauche (deux croix jaunes) qui s'élève entre des murets. Globalement bien tracé mais peu fréquenté et peu entretenu, il faut parfois être attentif en particulier aux épingles pour ne pas s'embarquer sur un sentier secondaire. Il passe un abri forestier (1259m) et enfin sous de gros rochers il part à flanc, moins marqué, pour sortir des bois aux orris d'Engesclès (1650m env.). Rejoindre au-dessus la croupe et la suivre jusqu'au pic du Far (1925m). Visibilité limitée, comme précédemment...

Retour par l'ancien aqueduc : rejoindre l'étang d'Escalès en allant assez loin à l'ouest et sans plonger trop vite dans la pente (petites barres). Suivre le sentier aménagé rive gauche jusqu'à la Centrale de Bassiès et emprunter l'ancien aqueduc avec un passage un peu vertigineux au début. À son extrémité, traverser les installations hydroélectriques (1162m) et prendre le long des anciennes conduites une trace raide. Cet ancien sentier s'éloigne un peu des conduites puis y revient et passe deux fois sous les nouvelles conduites. L'ancien sentier part alors à flanc, comme indiqué sur la carte IGN, mais il est laborieux, envahi de branches et arbres tombés imposant tant des passages d'accrobranche que de spéléo botanique et boueuse jusqu'à une construction inachevée où l'on trouve la piste frôlée au début. À tout prendre, la trace qui suivait à peu près les conduites était aussi bien.

Longueur :** (1200m)
Difficulté :** (sentiers abandonnés)
Intérêt :**
Trajet :cartographie
Topos :Grassaud & Véron, Randonnées dans les Pyrénées Ariégeoises, page 107 (ça a bien changé depuis 1991)
Conditions :2014/04/27, averses et éclaircies de plus en plus belles, quelques névés

Pique Rouge de Bassiès (2676m) depuis Coumebière (1399m)

Pique Rouge de Bassiès Belle randonnée où l'on se retrouve rapidement sur la large crête, dominant les étangs de Bassiès à l'est et les étangs du Garbet à l'ouest. Du parking, on abandonne rapidement le sentier balisé rouge-blanc pour passer aux anciennes mines des Argentières, franchir la crête au sud et monter au col des Planes ou de las Fouzes. Ensuite, bon sentier suivant la crête au sud, évitant par l'est les pointes plus escarpées. Jolie vue face au Montcalm - Pique d'Estats. Au retour, il est possible de passer par l'étang d'Alate et le port de Saleix pour varier. En présence de neige, la rando demande un peu plus d'attention, car il y a de longs passages en flanc E parfois un peu pentu pour éviter des pointes (dont le pic de la Fouradade, où je me suis arrêté la deuxième fois).

Longueur :** (1400m)
Difficulté :*
Intérêt :***
Trajet :cartographie
Topos :Grassaud & Véron, Randonnées dans les Pyrénées Ariégeoises, page 95
Maes, 50 sommets sans corde dans les Pyrénées, 4ième série, page 57
Angulo, Pyrénées : 1000 ascensions, tome V, topo 798
Fauroux & Audoubert, 50 balades et randonnées dans le Couserans, page 98
Conditions :1997/07/20 (sommet), beau
2000/03/25 (Fouradade), beau, neige 1600m
2017/01/01 (sommet), beau avec brumes d'écobuage, neige 2000m/1850m (crampons)

Pique Rouge de Bassiès (2676m) en circuit depuis Auzat

Grande variété de paysage pour ce beau circuit sur de bons sentiers permettant de marcher léger. Départ d'Auzat (740m), prendre en haut du village le sentier de Saleix, traverser ce village (880m env.) et suivre le chemin balisé du port de Saleix (1794m). Au col, virer à gauche avec le GR10 jusqu'au port de Bassiès (1933m) d'où l'on suit l'itinéraire classique et bien balisé de la pique Rouge de Bassiès (2676m).

Le retour par les étangs des Lavants de l'Escale (sentier parfois moins marqué mais bon balisage) mérite largement le petit détour qu'il impose. Sous le refuge, les étangs de Bassiès s'étirent longuement. À l'étang d'Escalès (1594m), les gens sages descendront rive droite par le sentier normal au parking de Massada et feront du stop pour revenir à Auzat. Pour les aventuriers, descendre rive gauche par l'ancien sentier aménagé et à la centrale, prendre à gauche l'ancien aqueduc. Large et bien dallé, son début présente un passage un peu vertigineux. À son extrémité, traverser les installations hydroélectriques (1162m) et prendre le long des anciennes conduites une trace raide. Cette trace est parfois très envahie par la végétation et pas toujours évidente à suivre mais les impasses se détectent vite (la forêt est totalement impraticable hors de la trace). Cet ancien sentier s'éloigne un peu des conduites puis y revient et passe deux fois sous les nouvelles conduites. Ensuite, j'ai suivi une trace correcte qui ne s'est jamais beaucoup éloignée des conduites (contrairement au tracé de la carte IGN, suivi depuis) pour aboutir devant l'ancienne usine d'Auzat.

Longueur :*** (2000m, près de 30 km)
Difficulté :* (+1 pour le retour par l'aqueduc)
Intérêt :***
Trajet :cartographie
Conditions :2013/08/10, beau, rares névés, photos

Pique Rouge de Bassiès (2676m) et pointe Encorbade de Bassiès depuis l'Artigue (1180m)

Pique Rouge, vue est Première tentative (en hiver) : un départ un peu tardif et quelques centimètres de neige fraîche dès le parking n'étaient pas de bons augures. Il me fallut effectivement renoncer à plus d'une heure du sommet, après quatre heures de montée. Pendant toute la montée, on bénéficie cependant d'une large vue sur la vallée de l'Artigue et le massif du Montcalm, et on aperçoit même le refuge du Pinet.

Deuxième tentative (en été) : sans problème jusqu'au sommet, si ce n'est la « pente assez rébarbative » (Angulo). Un avantage : en partant à l'aube, on reste dans l'ombre jusqu'au sommet. Efficace balisage jaune tout du long. Entre la passerelle (1400m) et 1800m, on emprunte un vieux sentier aménagé qui s'élève en lacets sur une pente raide. Il est envahi par la végétation (fougères et genets en bas, herbes plus haut) et demande de l'attention à la descente. Au-dessus de 1800m, c'est pleine pente en terrain de plus en plus rocheux. Pour varier la descente, je tente un circuit. Rejoindre la pointe Encorbade de Bassiès (feinter la première pointe par le flanc nord, puis pleine crête, escalade facile I, un passage un peu aérien). Abandonner la crête principale pour descendre au sud vers une large selle. De là, une diagonale SE retrouverait le chemin de montée. Pour ma part, je descends au SO, avec pour objectif le plat herbeux d'Ayguenouilles (bien visible de la pointe Encorbade). Je rejoins très haut l'entaille du ruisseau, mais il faut pas mal de flair (ou de chance) pour franchir le grand escarpement au-dessus du Pla du Gascon. Aux orris ruinés d'Ayguenouilles (2096m), une longue traversée pseudo-horizontale ramène au chemin de montée vers 1900m. Pas de difficulté et le but est toujours en vue, mais cheminement chaotique coupé par une multitude de petites barres, entailles et dalles.

Longueur :*** (1600m)
Difficulté :* pour le sommet, ** pour le circuit (petite escalade, hors sentier)
Intérêt :**
Trajet :cartographie
Topos :Angulo, Pyrénées : 1000 ascensions, tome V, topo 799 (voie normale)
Conditions :2000/12/16 (partiel), brouillard matinal puis grand soleil, neige 1200m
2003/07/11, beau

Pique Rouge de Belcaire (2657m) et pique Rouge de Bassiès (2676m) en circuit depuis Remoul

Joli tour permettant de visiter certains des sites les plus remarquables du massif : les lavants de Belcaire, les étangs de Bassiès, l'aqueduc. À Remoul (1219m), démarrer dans la direction de l'Artigue et contre la dernière maison prendre à droite un sentier qui monte sèchement, traverse un ruisseau et mène à des champs où il disparaît. Continuer en diagonale pour retrouver le sentier entre un enclos métallique et le ruisseau des orris de Belcaire. Bien marqué, il conduit aux orris de Belcaire et à la cabane (1736m). Poursuivre le vallon qui vire à gauche, on peut rejoindre la croupe au sud ou remonter jusqu'au bout le vallon pour atteindre le pied de la crête sud de la pique Rouge de Belcaire. Longue remontée des étonnants Lavants de Belcaire vers la brèche juste à droite du sommet. Passer versant nord pour atteindre la pique Rouge de Belcaire (2657m).

Plus classique, passage à la pique Rouge de Bassiès (2676m), sentier balisé pour descendre aux étangs de Bassiès. Sous l'étang d'Escalès, prendre le sentier rive droite. Au bas d'une série de lacets, il croise l'ancien aqueduc. Suivre ce joli parcours horizontal sur plus de 3,5 km, la forêt est belle avec de multiples essences selon l'orientation et plusieurs ouvertures sur la haute montagne. Il aboutit aux Toutous du Bas (!), non loin de Remoul.

Longueur :*** (1600m, 20 km)
Difficulté :** (hors sentier)
Intérêt :***
Trajet :cartographie
Conditions :2014/11/22, beau puis voilé, foehn, neige 2600m/2400m (pas beaucoup), photos

Crête des Lavants de Belcaire (2474m) depuis l'Artigue

Balade hors des sentiers battus. Traverser l'Artigue (1180m) vers l'est. À 1250m, avant le ruisseau des orris de Belcaire, revenir à gauche sur un chemin construit. Quand il sort des bois, le quitter et s'élever dans la pente en tirant à droite pour revenir vers le ruisseau (je suis passé à Bersil, un peu par hasard). Remonter d'abord facilement entre la sapinière et le ruisseau, rive droite. À 1530m, on croise un sentier horizontal. En profiter pour passer rive gauche si vous ne l'avez pas encore fait (traversée sportive en hautes eaux mais la rive droite est vraiment laborieuse), et utiliser le sentier en écharpe qui conduit aux orris de Belcaire (1735m), pratiquement ruinés (note : c'est plus clair en partant de Remoul). Site remarquable, au pied du vaste rectangle des Lavants de Belcaire. Le coin supérieur gauche est la pique Rouge de Belcaire (2657m) et le supérieur droit est la pointe 2474m, mon objectif. De manière évidente, s'élever N derrière les orris (pente assez raide de gispet) pour atteindre la pente granitique des lavants et longer la crête SE issue de la pointe 2474m. L'enneigement devient enfin sérieux, la pente facile (30° localement) mais ça n'en finit pas... Au sommet, le brouillard en profite pour s'inviter, mais ce n'est qu'une dernière invasion, les éclaircies prennent le dessus. Crêtes découpées et à-pics alentour et vue imprenable sur le Montcalm ennuagé.

Pour varier le retour égayé d'une harde de treize isards, revenir au sentier horizontal à 1530m et le suivre vers l'ouest dans la sapinière. Y, prendre la branche de gauche pour passer au refuge forestier, bien situé. Continuer le sentier, qui sort des arbres. Avant qu'il n'y rerentre, descendre droit dans la pente pour trouver une centaine de mètres plus bas un sentier bien marqué. Le suivre à l'O vers Moulinas, grand hameau majoritairement ruiné, et toujours vers l'O jusqu'à trouver le bon sentier du port de l'Artigue, absurdement balisé en GR. La FFRP est agaçante (pour rester poli) à surbaliser tous les dix mètres des sentiers qui n'en ont pas besoin. Sur ce chemin construit, était-il nécessaire de remplacer le balisage jaune intelligemment placé aux embranchements par cette débauche de rouge et blanc ?

Longueur :** (1300m)
Difficulté :** (orientation, hors sentier)
Intérêt :**
Schéma :voir pique Rouge de Belcaire
Trajet :cartographie
Topos :M. Sébastien, Pyrénées Ariégeoises, page 234
Conditions :2006/04/02, belles éclaircies, neige 2000m/1750m

Pique Rouge de Belcaire (2657m) depuis l'Artigue

Remarquable itinéraire à ski. Après un début bien ariégeois, la suite est de toute beauté. Traverser l'Artigue (1180m) vers l'est. Après 450 mètres env., prendre à gauche un joli chemin construit. Après 200 mètres env., le bois devient praticable, s'élever directement (une nouvelle fois je suis tombé par hasard sur les ruines de Bersil près desquelles j'ai chaussé ; il paraît qu'il y a un sentier dans le coin...). Tirer à droite pour se rapprocher du ruisseau de Belcaire. En passant tôt, on peut rester rive droite assez loin du ruisseau (un ressaut assez raide à ruser entre arbres et rochers, et passage exposé aux coulées de fonte), remonter ensuite la bordure du vallon des orris des Pourgues avant de le rejoindre. Sinon, traverser le ruisseau (pas évident), rejoindre l'itinéraire venu de Remoul pour remonter des pentes moins raides et vers 1650m s'engager dans le vallon des orris des Pourgues. Quand le terrain s'ouvre, obliquer NO et vers 2120m emprunter une petite crête demandant de l'attention (elle passe à ski par bonnes conditions, crampons sinon) pour parvenir aux lavants de Belcaire. Les remonter en visant la brèche à droite de la pique Rouge de Belcaire, passer versant nord et monter vers le sommet (30-35° sur moins de 100m). Beau panorama hivernal.

Descente excellente des lavants, étroit vallon à leur pied, orris de Belcaire invisibles, rive gauche du ruisseau, traversée assez vite (vers 1500m, peut-être trop haut mais la rive droite était mieux enneigée), et de nouveau un court final ariégeois pour retrouver le chemin. Belle journée.

Longueur :*** (1500m)
Difficulté :**
Intérêt :*** (à ski)
Trajet :cartographie
Topos :Camptocamp.org
Ski et snowboard de montagne (Haute-Ariège - Andorre - Puymorens/Capcir), Patrice Descuns
Conditions :2017/02/18, beau, neige 1350m (skis, crampons)

Pic de Sauve (2315m), cap de Fum (2463m), pique Rouge de Belcaire (2657m) en circuit depuis Remoul

Cap de Fum schéma Belcaire Circuit original dans un secteur bien peu fréquenté. Multiples sentiers confus dans le bas, pas une trace dans le haut. À Remoul (1219m), démarrer dans la direction de l'Artigue et contre la dernière maison prendre à droite un sentier qui monte sèchement, traverse un ruisseau et mène à des champs où il disparaît. Continuer en diagonale le long d'un chemin creux impraticable et retrouver le sentier entre un enclos métallique et le ruisseau des orris de Belcaire (rares balises bleues). À 1530m, on croise un sentier horizontal (en continuant le sentier montant, on irait aux orris de Belcaire). Prendre vers l'est le sentier horizontal, abandonné et envahi par l'herbe (le vrai sentier semble être cinquante mètres plus bas mais je ne sais pas où le prendre). On rejoint heureusement le vrai sentier venu faire un lacet et sans plus d'aventure il conduit aux nombreux orris de Casque (1740m). Site aussi remarquable que celui des orris de Belcaire ; la similitude géologique entre la Raspe de Bassiès, les Lavants de Belcaire et cette pente est étonnante. L'objectif est maintenant d'atteindre la crête au col entre pic de Sauve et cap de Fum (sommets peu identifiables mais col évident). Hors sentier, ni traces ni cairns. J'ai effectué une grande boucle vers l'ouest pour couper très haut les entailles de la pente granitique et atteindre sans difficulté le col (prudence néanmoins avec le gispet). Vers l'est par le versant N facile, j'ai gravi la pointe principale de la crête. Faute d'une lecture attentive de la carte, je me suis donc arrêté à la pointe 2363m et non au véritable pic de Sauve (2315m)...

Direction pique Rouge de Belcaire : revenir au col et suivre la crête découpée jusqu'au cap de Fum (petite escalade en longeant parfois le fil par des corniches aériennes du versant N et une brèche plus difficile). Traverser la pointe 2482m et le terrain devient facile (1 heure environ depuis le faux Sauve ; toute cette portion est évitable en feintant par le S). Passer à la pointe 2474m au coin des Lavants de Belcaire et, versant N, contourner le haut du vallon pour couper le sarrat de Montestaure à la large selle (2400m ?), donc assez loin de la crête principale. Derrière, on découvre enfin les pentes des deux piques Rouge. Je ne regrette pas les névés encore présents vu le terrain chaotique. Monter à vue vers la pique Rouge de Belcaire, plus sauvage que son grand frère (2h30 à 3h depuis le faux Sauve).

Pour rentrer, rejoindre le col (2620m) au pied de la pique Rouge de Bassiès et descendre par la voie normale venant de l'Artigue (bon balisage jaune). À 1620m, dans une épingle, continuer en face par un sentier moins visible. Ce sentier est en fait celui emprunté au matin, à 3 km de là. Après le pénible franchissement d'un amas d'arbres déracinés, le sentier progresse sensiblement horizontalement dans une jolie forêt jusqu'au ruisseau des orris de Belcaire où l'on retrouve le cheminement du matin.

Longueur :*** (1600m)
Difficulté :** (hors sentier, orientation, petite escalade)
Intérêt :***
Trajet :cartographie
Topos :M. Sébastien, diverses variantes
Conditions :2006/06/11, beau bourgeonnant après midi, névés versant N

Pic de Puntussan (2682m) depuis l'Artigue (1180m)

Long itinéraire hors sentier pour un pic loin de tout et qui ne doit pas voir beaucoup de visiteurs. La première étape est de rejoindre les orris d'Ayguenouilles. J'ai déjà expérimenté leur accès depuis la Raspe de Bassiès (facile mais long et laborieux) et je cherche cette fois-ci l'accès direct qui passe par les orris de Borgne Boucaire. Suivre le sentier du port de l'Artigue jusqu'au ressaut qui suit la passerelle sur le ruisseau de l'Artigue. Immédiatement en haut du ressaut (1666m), alors que le sentier principal quitte le petit vallon, continuer horizontalement (vague sente) pour finir par plonger sur le ruisseau et le traverser (pas évident). Remonter une pente raide à gauche d'un éperon pour emprunter la rampe redressée qui s'élève du SO au NE (jolie cascade à gauche). Sur un replat à droite, on trouve les orris de Borgne Boucaire (1860m). Continuer un peu à l'est puis s'élever au nord en direction de l'extrémité de la crête sud de la pointe Encorbade de Bassiès, marquée par une belle paroi. Au pied de la paroi, repartir à l'ouest sans prendre beaucoup de hauteur. On parvient aux orris d'Ayguenouilles (2096m), le plus compliqué est fait. Cet accès direct, peu évident, est réservé aux randonneurs expérimentés et la descente demande un excellent repérage et de l'attention (gispet raide). Le sentier tracé sur la carte IGN est devenu totalement imaginaire.

Du plat d'Ayguenouilles, remonter tranquillement le joli vallon au NO qui alterne replats et petits défilés. On finit par pénétrer dans un vaste cirque où se cache l'étang de la Coumette d'Ayguenouilles (2449m). Un accès facile au Puntussan rejoint sa crête S tout près du sommet, par une pente évidente vue d'en bas (empruntée à la descente). Pour ma part, je suis passé à l'étang, puis droit dans la pente pour rejoindre la crête entre Puntussan et Trois Comtes (raide, passage facilité par la neige). La crête, sans être difficile, est chaotique et s'escalade par son flanc nord. Avec des rochers carapacés de glace, il m'a fallu laborieusement zigzaguer pour parvenir au sommet. Temps superbe, belle visibilité et large panorama.

Longueur :*** (1550m)
Difficulté :** (hors sentier, orientation délicate)
Intérêt :**
Trajet :cartographie
Conditions :2008/02/10, grand beau, chaud, neige 2100m/2000m (crampons)

Pointe des Trois Comtes (2689m), pic de Bentéfarine (2615m) et pic Près de Puntussan (2699m) depuis l'Artigue

schéma Puntussan Itinéraire sauvage, très peu fréquenté, en grande partie hors sentier, avec de nombreux passages d'escalade, agrémenté de la première neige d'automne au-dessus de 2400m. De l'Artigue (1180m), suivre le sentier du port de l'Artigue jusqu'au-delà du ruisseau de Montestaure et rejoindre les orris ruinés du Cortal (2h sans traîner). S'élever dans le couloir herbeux et pierreux situé derrière les ruines, puis laisser les étangs de Montescourbas en contrebas à gauche. Un escarpement ferme le fond de la vallée. Le franchir par le couloir pentu au centre (déconseillé à la descente ; contournement plus facile de l'escarpement par l'ouest). On se retrouve ainsi sous le ressaut terminal de la pointe des Trois Comtes, en ayant laissé au sud la longue portion de crête horizontale et découpée qui le relie au port de Montescourbas. Par une succession de gradins, je rejoins un couloir à la verticale du sommet (escalade II avec pas de IIsup, terrain délicat ; vu d'en haut, je pense qu'il aurait été plus sûr de rejoindre la crête SO). Sommet (2689m, 2h depuis le Cortal).

Suivre la crête au nord. D'abord facile, elle devient découpée et aérienne (II). Les désescalades les plus dures semblent être évitables en flanc E, mais la présence de neige m'interdit ces contournements, ce qui complique sérieusement certains passages. Un petit col et une courte remontée conduisent au pic de Bentéfarine (ou cap de Guiló, 2615m). Je tente de continuer en crête, mais une dalle totalement verglacée me fait vite rebrousser chemin (je verrai ensuite qu'un gendarme majeur peu avant le point bas de la crête nécessite probablement un rappel).

Bentéfarine - Montcalm Du petit col, une descente en diagonale au S-SE conduit sans histoire à l'étang de Bentéfarine (2430m) mais je souhaite ne pas perdre tant d'altitude et je tente une traversée à mi-pente. Progression laborieuse au milieu de barres rocheuses, délicate avec la neige. Au final, il n'est pas clair que j'y ai gagné. Remonter ensuite le vallon vers le pic Près de Puntussan (2699m), point culminant du secteur (quelques pas d'escalade I sur gros blocs à la fin, 2h15 depuis les Trois Comtes). Jolies vues, notamment vers le massif du Montcalm et vers Certascan (la Maladeta est même partiellement visible depuis la pointe des Trois Comtes).

Retour à l'étang de Bentéfarine, prendre à son extrémité sud un couloir raide (qui n'est pas celui du ruisseau issu du lac) avec quelques cairns. Une rude descente permet de perdre 400 mètres pour arriver aux orris des Légunes d'en Bas (1910m) où on trouve le sentier du port de l'Artigue.

Longueur :*** (1750m)
Difficulté :*** (escalade II, hors sentier)
Intérêt :***
Trajet :cartographie
Topos :Angulo, Pyrénées : 1000 ascensions, tome V, topo 801 (Pointe des Trois Comtes par l'étang de Bentéfarine)
Conditions :2002/10/19, ciel voilé, neige fraîche 2400m

Pointe du Parec (2627m), pointe du Trou de l'Ours (2681m), pic Près de Puntussan (2699m) depuis l'Artigue (1180m)

Comme tout ce secteur, sauvage, pas fréquenté, hors sentier ariégeois. Suivre le sentier du port de l'Artigue jusqu'aux orris des Légunes d'en bas (1900m env.). Traverser le ruisseau, remonter la pente herbeuse derrière les orris, obliquer à gauche et rejoindre un joli cirque (2068m). Bien visible, un couloir encombré de blocs en est la seule sortie évidente. Montée laborieuse jusqu'à déboucher à l'étang de Bentéfarine (2430m). Site superbe, encore plus beau que dans mon souvenir. Visiter les laquets, passer au gros cairn et partir SE puis E pour atteindre la crête au sud de la pointe du Trou de l'Ours. Aller-retour dans les gros blocs à la pointe du Parec (2627m) avec vue dégagée sur les sommets et vallons du secteur. Reprise de la crête vers le pic de Près de Puntussan. On peut éviter les portions chaotiques, généralement versant O, parfois E, quelques mètres sous la crête. Seule la pointe (2694m) entre la pointe du Trou de l'Ours et le pic Près de Puntussan a nécessité de l'escalade II dans des gros blocs et des lames dressées (sans doute évitable ?). Le pic Près de Puntussan (2699m), comme ses proches voisins, est un sommet perdu et rarement visité (mais avec un relais radio).

Retour par Ayguenouilles pour ariégiste expérimenté (il est vivement conseillé de l'avoir pratiqué auparavant depuis le bas). Descendre à l'E entre les dalles vers le vallon d'Ayguenouilles et le suivre en évitant le fond encombré de blocs. Aux orris d'Ayguenouilles (2096m), abandonner le ruisseau et franchir à gauche un petit collet. Poursuivre en descendant doucement (vague trace, 2 ou 3 cairns, miracle !). On aperçoit bientôt la banquette des orris de Borgne Boucaire. Ne pas plonger trop tôt, le meilleur passage se trouve sous l'extrémité de la crête sud de la pointe Encorbade de Bassiès. Parvenu à la banquette, repartir O, visiter les orris de Borgne Boucaire (1860m) encore debout et poursuivre vers la cascade. Plonger comme le ruisseau en partant à gauche pour trouver la seule pente herbeuse, raide, qui descend jusqu'au ruisseau. Traverser et remonter en face, une sente ramène au sentier de l'aller en haut du ressaut 1666m.

Longueur :*** (1600m)
Difficulté :** (hors sentier, orientation, petite escalade)
Intérêt :***
Trajet :cartographie
Conditions :2016/11/01, beau