En avant de la chaîne, ces massifs hébergent deux des grands belvédères du versant nord : le pic du Midi de Bigorre et l'Arbizon. Le versant sud est constitué de longues pentes ingrates alors que le versant nord, plus abrupt, offre une belle ambiance de haute montagne. Du fait du téléphérique qui y aboutit, le pic du Midi n'est guère une ascension de choix (sauf pour l'alpinisme hivernal) mais plusieurs sommets environnants méritent une visite. L'Arbizon, alors même qu'il est bien loin des 3000 mètres (2831m), est pourtant un des grands sommets pyrénéens qu'il faut aborder par le nord pour en apprécier toute la rudesse.
Départ en haut d'Ortiac, suivre la piste carrossable jusqu'au premier lacet pour prendre le sentier qui passe aux ruines de l'abbaye de Saint-Orens et parvient à la Prade (1100m env.) où l'on retrouve la piste. Au terminus de celle-ci, un large chemin passe bientôt rive gauche et longe le fougueux ruisseau d'Isaby jusqu'à un plat où le ruisseau méandre (1425m). Un gué (déchaussage et eau froide au printemps) permet de passer rive droite et, en terrain dégagé, on vient bientôt dominer le lac d'Isaby (1558m au bord de l'eau), qui est déjà un objectif intéressant.
Hors sentier, monter à l'E vers la hourquette d'Ouscouaou et suivre alors la crête au nord jusqu'au pic de Barran (1982m). Vue intéressante vers les Petite et Grande Estibères ainsi que sur la vallée d'Ourrec.
| Longueur : | ** (1250m au départ d'Ortiac, 900m depuis la Prade) |
| Difficulté : | * |
| Intérêt : | ** |
| Trajet : | Géoportail, GoogleMaps |
| Conditions : | 2013/05/08, ciel pommelé puis beau, se bouchant après midi, neige 1400m, photos |
Manifestation jeudi, montagne vendredi : travaillons moins pour randonner plus. Itinéraire classique : départ du col de Tramassel (1615m), utiliser les pistes pour passer derrière le pic de Moulata, descendre au lac d'Isaby (1558m) par une longue traversée (encore plus longue quand il faut remonter au retour - Cabot n'a peut-être pas tort : autant plonger à l'aplomb du Moulata), puis sans ambiguïté monter à la Grande Estibère (1923m) et continuer à gauche (E puis SE) plus raide pour enfin sortir sur la crête juste au sud du Soum de Lascours (35° sur la fin). En hiver, toute la montée au-dessus d'Isaby est une glacière qui ne voit pas le soleil de la journée. Soleil soudain à quelques mètres du sommet et panorama magnifique : Montaigu, Pic Long, Marraut, Perdido-Gavarnie, Ardiden et même Balaïtous.
| Longueur : | ** (1200m) |
| Difficulté : | ** |
| Intérêt : | *** |
| Trajet : | Géoportail, GoogleMaps |
| Topos : | Cabot, Ski de randonnée dans les Hautes-Pyrénées |
| Ratio, tome II, page 30 | |
| Conditions : | 2009/01/30, beau puis léger voile, neige 1550m (skis) |
Le Montaigu, en avant de la chaîne, est un intéressant belvédère sur les
Hautes-Pyrénées : d'est en ouest, on voit le Valier
(je pense, mais il est très loin), l'Arbizon, le
Pic du Midi de Bigorre et les satellites du Lac Bleu (Merlheu, Pouri), le Néouvielle et le pic Long droit
devant, puis le Soum d'Aspé et le Vignemale, les pics d'Enfer facilement reconnaissables, la Grande Fache, le Balaïtous et son
glacier de Las Néous, et, au loin, le pic du Midi
d'Ossau. Malheureusement, le secteur Troumouse-Gavarnie est masqué par
la crête ouest issue du Pic du
Midi, ce qui enlève la troisième étoile à ce belvédère. L'accès est facile,
par un sentier bien tracé, et un agréable circuit (bien qu'un peu longuet)
par le pic de l'Oussouet (1873m) et la Peyre (1821m) peut compléter la
balade.
| Longueur : | ** (1500m) |
| Difficulté : | * |
| Intérêt : | ** |
| Topos : | RandoÉditions Hautes-Pyrénées, page 111 |
| 1000 ascensions, tome III, topo 476 | |
| Conditions : | 2000/05/14, beau |
Accès original et spectaculaire au Montaigu. En conditions hivernales, cela
devient un itinéraire de belle ampleur. La première tentative s'est
terminée au pied du ressaut final par des conditions météo médiocres. La
semaine suivante, dans de bien meilleures conditions, je boucle cet
intéressant circuit.
Cinq cents mètres en aval du Chiroulet, emprunter une piste forestière barrée (non portée sur les anciennes cartes) qui dessert le bois de Peyras. Elle effectue un grand lacet vers l'est, avant de revenir et de se ramifier. Rester sur la piste principale ou suivre l'ancien sentier que l'on croise très tôt et qu'il faudra de toute façon utiliser sur la fin (cairns sans ambiguïté). On débouche dans les pâturages au courtaou de la Lit (1500m), remarquable groupe de cabanes en pierre, restaurées amoureusement. Monter sèchement (hors sentier) plein nord pour atteindre l'arête sud-est du Montaigu vers 1900m. Vue de ce point, l'arête est plutôt impressionnante, d'autant plus quand la neige la recouvre partiellement et que de belles corniches s'élancent sur le versant nord. La montée à la pointe intermédiaire (2050m environ) est un peu délicate (passages de II, terrain médiocre). La crête se prolonge en dents de scie (totalement enneigée, splendide) avant d'arriver au pied du ressaut final, à un collet (2150m environ). On peut éviter la partie basse de l'arête en rejoignant directement ce collet ainsi : du courtaou de la Lit, traverser au pied même de la petite cascade bien visible, remonter rive droite pour découvrir un petit étang (1834m) et viser le dernier collet facilement accessible (c'est l'itinéraire que j'ai suivi à la descente lors de ma première tentative). Le ressaut final, bien enneigé, me demanda de l'attention (fines arêtes de neige aériennes) et pas mal d'efforts pour gravir deux murs en conditions douteuses, sans compter le franchissement laborieux de la corniche finale. Difficile de juger de la difficulté en absence de neige. On débouche spectaculairement à quelques mètres du sommet.
Pour le retour, suivre l'arête SO (un peu exposé, surtout avec la neige,
mais pas de réelles difficultés). Au col 2190m env. qui précède le sommet
2225m, on peut descendre au SE pour revenir au courtaou de la Lit. J'ai
préféré continuer : au col suivant (2090m), descente au S vers les sources,
puis au jugé (pas de sentier trouvé, raide) en restant dans les zones moins
boisées. On finit par croiser des pistes forestières abandonnées qui
desservent le joli bois de Bénaquès. Avec un peu de chance dans le choix des
branches, on arrive directement au Chiroulet.
| Longueur : | ** (1300m) |
| Difficulté : | *** (arête SE : escalade II, portions aériennes, peut-être plus facile en absence de neige ? arête SO : petite escalade, un peu exposée) |
| Intérêt : | *** |
| Trajet : | Géoportail, GoogleMaps |
| Conditions : | 2004/04/16 (partiellement), voilé puis neige/pluie, neige 1300m |
| 2004/04/24, beau, neige 1800m/1600m (crampons) |
Montée au lac Bleu (joli site), contournement par l'ouest largement
au-dessus du lac (délicat avec la neige), vallon O-SO ; vers 2250m (ancien
étang ?), croupes faciles au sud jusqu'à la crête ; crête un peu effilée (la
neige dure m'interdit tout passage à flanc), puis brassage et petite
escalade dans la poudreuse pour les derniers mètres. Vue remarquable, telle
qu'aurait dû être celle du Montaigu : la vallée de la
Glère jusqu'au Néouvielle - pic Long, Mont Perdu - Gavarnie au SSO,
l'Ardiden précédant le Vignemale... La pène Taillade tout proche semble
totalement inaccessible.
Retour au nord jusqu'au col (2316m) entre le vallon de montée et le vallon situé au nord de la pène Taillade. Descendre sans difficulté ce vallon jusqu'à la cabane d'Ourrec, où on trouve le sentier balisé venant du col de Bareilles ; lac d'Ourrec, belle vallée de Lesponne, parking.
Seconde visite à skis. Chaussage à la montée dès le Chiroulet et déchaussage à la descente au réservoir (1279m). Le verrou du lac Bleu est impressionnant mais finalement pas excessivement raide (neige stabilisée indispensable). Passage soudain d'un vallon nord austère, froid, à l'ombre, à de vastes pentes ensoleillées où il fait bon se balader. Traversée par le milieu du lac, agréable montée jusqu'au pied du sommet, final en crampons, et pas de doute, panorama remarquable. Neige froide tout du long, pas la moindre marque de passage, neige parfois lassante à tracer mais superbe à descendre. Une sortie marquante, un rêve de randonneur.
| Longueur : | *** (1500m) |
| Difficulté : | ** (derniers mètres de la crête finale) |
| Intérêt : | *** |
| Trajet : | Géoportail, GoogleMaps |
| Topos : | 1000 ascensions, tome III, topo 469 (montée) |
| Cabot, Ski de randonnée dans les Hautes-Pyrénées vol. 2 | |
| Conditions : | 2002/11/16, grand soleil, froid, neige 1550m |
| 2011/03/05 (AR par le lac Bleu), beau, neige 1050m (skis,crampons), photos |
Montée au lac Bleu, puis direction col d'Aoube. Après avoir dépassé le lac
Vert, virer à gauche (nord) de manière évidente pour atteindre la crête
puis le pic de Merlheu (2636m). Le Merlheu étant le point culminant à
l'ouest du pic du Midi de Bigorre, vaste panorama, similaire à la pène det
Pouri, plus ouvert vers la plaine et les couloirs du pic du Midi (le circuit
de la pène det Pouri par les lacs Bleu et d'Ourrec me
paraît cependant plus intéressant car plus varié). Les falaises nord
au-dessus du lac de Peyrelade sont impressionnantes. Il est amusant de
continuer vers l'est jusqu'au pic Crémat (une heure environ). La crête
elle-même n'est pas facile mais on peut la longer légèrement en
contrebas (vague sente en terrain un peu délicat). Après deux profondes
brèches, remontée à l'escarpé Esquio d'Asou (2600m), puis de nouveau en
contrebas (plus largement maintenant) avant de se diriger vers le pic Crémat
(il faut un peu mettre les mains juste sous le sommet). Retour en rejoignant
le sentier du col d'Aoube, qui serpente entre les cuvettes.
| Longueur : | *** (1800m) |
| Difficulté : | ** (pentes raides entre Merlheu et Crémat) |
| Intérêt : | ** |
| Schéma : | voir Pène det Pouri |
| Topos : | 1000 ascensions, tome III, topo 471 |
| Conditions : | 2003/11/22, léger voile et vent fort (foehn), enneigement irrégulier 2500m/2200m |
Itinéraire peu fréquenté pour gravir ce belvédère réputé par son versant
nord, le plus sauvage. L'ascension par la crête nord est agréable et le
panorama se dévoile brutalement à la sortie. Au pont d'Ardalos (1306m),
s'élever constamment à l'est sans chercher à se diriger vers le col d'Aouet
(sentier au bout de la clairière derrière un gros sapin, balisage jaune
recouvert de peinture blanche). Ce n'est qu'au-delà de 1850m que l'on
prend la direction du col d'Aouet (sentier balisé en jaune). Au col
(2184m), l'antenne écrase toute perspective et le sommet semble tout
proche. Suivre la large crête sans difficulté (bien que dans mon cas, le
mouchetage du bas finissait par faire quelques centimètres de neige sur le
haut et les petits passages rocheux demandaient de la prudence). Après un
sympathique panneau « danger, tir de mines », sortie spectaculaire et
impressionnant contournement de l'antenne au-dessus des abîmes nord. Je
connaissais le panorama d'autres sommets du secteur (Arbizon, Quatre Termes,
Pouri) mais je dois admettre que celui du pic du Midi est supérieur, surtout
quand la première neige de l'automne a blanchi les cimes.
Pour faire un circuit, j'avais imaginé sur la carte plusieurs possibilités, dont la moitié ne survécut pas à la découverte du terrain. Descente au col des Laquets (2637m) et tentative par le raide couloir de l'Ours qui plonge dans le clot de Montarriou. Après trente mètres rendus délicats par la neige, la glace m'impose un demi-tour. Reste la solution de secours : col de Sencours (2378m), coume du Pic, cabane d'Arizes (1740m) et remontée au col d'Aouet (450m à remonter, ouch). Mon circuit est intéressant car on observe toutes les faces du pic, dont l'imposante face NO, mais si c'est pour se retrouver à la cabane d'Arizes, autant partir de la route de la Mongie...
| Longueur : | *** (1550m+450m) |
| Difficulté : | ** |
| Intérêt : | *** |
| Trajet : | Géoportail, GoogleMaps |
| Topos : | 1000 ascensions, tome III, topos 474, 473 |
| Conditions : | 2005/10/16, léger voile puis beau, traces de neige |
Montée sans histoire au liset de Hount Blanque par sa large croupe NE ; vue assez limitée. Continuer la crête au sud (ou l'éviter par le versant ouest) pour rejoindre le lac de l'Oeuf et suivre le vallon tortueux jusqu'au col d'Arizes (2132m), d'où l'on monte rapidement à la Montagnette. Vue plus large, notamment sur les escarpements du pic du Midi et sur la jolie pointe des Quatre Termes. Retour par le col d'Arizes jusqu'au lac de l'Oeuf et collet (1940m) à l'est pour descendre dans le vallon du lac d'Aygue Rouye. Au lac, près du cortail, un bon sentier descend doucement à flanc jusqu'à la croix du Peyras, en vue de la route (sentier déconseillé si enneigé).
| Longueur : | ** (1300m) |
| Difficulté : | * |
| Intérêt : | ** |
| Topos : | Ratio, tome II, page 105 |
| RandoÉditions Hautes-Pyrénées, page 118 (Hount Blanque) | |
| Conditions : | 2004/01/25, très voilé, neige 1900m-1600m |
Agréable remontée du val d'Arizes jusqu'au col d'Arizes, puis la Montagnette et partiellement par la crête jusqu'au pic de Ballonque. Retour direct par le col de Ballonque et en plongeant vers le val d'Arizes. Jolis vallonnements assez fréquentés. Le panorama du Ballonque est plus ouvert que celui de la Montagnette, en particulier sur l'Ariège et sur le Néouvielle. Bonne visibilité, on voyait les fumées de Golfech et la silhouette de la Montagne Noire.
| Longueur : | ** (1100m) |
| Difficulté : | * |
| Intérêt : | ** |
| Topos : | Ratio, tome II, page 108 |
| RandoÉditions Hautes-Pyrénées, page 120 | |
| Conditions : | 2005/12/22, beau, neige 1265m (raquettes, crampons) |
Aller-retour direct à skis, en montant par le vallon vers le Pain de Sucre
puis SO vers le pic des Quatre Termes. Un important ressaut entre 2150 et
2350m, un petit vers 2400-2450m et enfin une pente assez raide pour atteindre
la crête est du pic vers 2650m. Crampons préférables pour le sommet.
Magnifique vue hivernale.
| Longueur : | ** (1000m) |
| Difficulté : | ** (+1 en hiver) |
| Intérêt : | ** |
| Trajet : | Géoportail, GoogleMaps |
| Topos : | Camptocamp.org |
| Conditions : | 2009/04/23, beau, neige 1720m (skis, crampons) |
| 2013/05/20 (+ col du Pain de Sucre), mer de nuages sous 2400m, léger brouillard dessous, neige 1720m (skis), photos |
Classique circuit au Quatre Termes en montant par la coume de Porteilh et
retour par le vallon NE, auquel j'ai ajouté un détour par le pic Allemand
(ou soum du Cot de l'Espade) et un peu de crête jusqu'au pic de Teste
Guilhem. Pas de difficulté (mais pente herbeuse très raide) pour accéder par
sa face sud au pic Allemand, dont le principal intérêt est sa faible
fréquentation (son panorama n'est guère différent de celui du Contadé). Le
pic du Contadé est le plus intéressant des quatre sommets, car c'est de lui
que l'on voit tous les bassins lacustres d'Aygues Cluses, de Port-Bielh et
des Gréziolles. J'ai ensuite suivi la crête NE du pic des Quatre Termes
jusqu'au pic de Teste Guilhem, qui domine le bassin des Gréziolles et ses
innombrables laquets (escalade IIsup par la crête, évitable par le versant
sud). Retour par l'immense chaos de blocs du vallon au nord.
| Longueur : | ** (1000m pour Quatre Termes, 1400m pour les quatre sommets) |
| Difficulté : | ** (immenses chaos de blocs ; plus dur avec la crête jusqu'au Teste Guilhem) |
| Intérêt : | ** |
| Topos : | RandoÉditions Hautes-Pyrénées, page 153 (Quatre Termes en circuit) |
| 1000 ascensions, tome III, topo 480 (Quatre Termes par Porteilh) | |
| 50 sommets, 3ième série, page 19 (idem) | |
| Conditions : | 2004/07/04, beau, rares névés |
Le secteur du lac de l'Oule et ses nombreux lacs est bien connu des
randonneurs. La partie est (Bastan, Port-Bielh), équipée de bons sentiers
balisés, est très fréquentée, mais la partie ouest (Gourguet, Estibère) est
beaucoup plus tranquille (les lacs d'Anglade et du Cascaret semblent
particulièrement ignorés). Mon long circuit visite la quasi-totalité des
lacs, mais une lecture imaginative de la carte permet de trouver de
nombreuses variantes.
Parking d'Artigusse (1591m), lac de l'Oule par la rive gauche, lacs de
Bastan joliment étagés, col de Bastanet (2507m), pic de Bastan
(2715m). Large panorama sur les sommets, remarquable sur les lacs
alentour. Retour col de Bastanet, hourquette de Caderolles (2495m) via le
lac de la Hourquette et sa cour de mares (on peut aussi passer à flanc
au-dessus du lac). Lac de Port-Bielh, bleu profond. Gourg Nère (2250m), par
une traversée dans les pelouses au-dessus des laquets de Port-Bielh. Au
déversoir, un éboulis de gros blocs conduit à un collet évident (2350m),
suivi d'une descente raide vers le laquet et le lac de Gourguet
(2218m). Baignade. Sente cairnée pour remonter le vallon jusqu'au col 2470m
au pied du pic de Gourguet (col d'Estibère) et descendre au lac Supérieur
d'Estibère.
Petite remontée jusqu'au col d'Aumar (s'élever sur la crête à droite pour un
joli point de vue sur les lacs d'Aumar et d'Aubert devant le
Néouvielle). Retour au lac de l'Île envahi de linaigrettes et descente au
lac de l'Ours, qui se fait discret. À droite du déversoir, un sentier
descend sèchement jusqu'à un replat dégagé. Hors sentier et laborieusement
(il aurait été plus simple de revenir au lac de l'Île), montée S-SO entre
des barres pour venir surplomber le lac d'Anglade (2175m) qui se cache dans
la forêt. Le rejoindre en tirant à droite. Un sentier cairné descend du
déversoir vers le lac du Cascaret (ou lac du Pé d'Estibère, 2100m) en forme
de coeur étiré, puis dévale jusqu'à l'extrémité nord du lac de l'Oule. Au
final, quinze lacs visités plus une dizaine d'aperçus.
| Longueur : | * à *** selon l'humeur (1700m pour le circuit décrit) |
| Difficulté : | * (éventuellement orientation) |
| Intérêt : | *** |
| Trajet : | Géoportail, GoogleMaps |
| Topos : | 1000 ascensions, tome III, topo 483 (pic de Bastan) |
| Conditions : | 2003/07/30, beau puis quelques cumulus |
Lacet du Garet (1420m), lac de Caderolles, refuge de Campana de Cloutou (2225m), col de Bastanet (2507m), pic de Bastan. En été, tout cela est balisé et évident. En hiver, les lacs disparaissent mais le site reste charmant. Il faut par contre une bonne lecture du terrain pour atteindre le refuge sans multiples détours. Les conditions de neige, le vent et l'imminente dégradation météo m'ont fait renoncer au pied du ressaut final, à l'antécime N (2640m), noeud des arêtes venant du col de Bastanet et de la hourquette de Caderolles. Vue dégagée au SE et à l'O, mais pas au SO, dommage pour le Néouvielle...
| Longueur : | ** (1350m) |
| Difficulté : | ** |
| Intérêt : | ** |
| Topos : | 1000 ascensions, tome III, topo 482 |
| RandoÉditions Hautes-Pyrénées, page 155 | |
| Ratio, tome II, page 111 (ref. Campana de Cloutou) | |
| Conditions : | 2006/02/25 (antécime N 2640m), beau se bouchant progressivement, neige 1420m (raquettes) |
| 2007/12/15 (réservoir des Laquets), beau, neige 1420m (skis, bof) |
Beau circuit agrémenté de lacs, effectué à skis mais aussi faisable à pieds (pierriers ?) ; bonne visibilité nécessaire. Du lacet du Garet (1420m), rejoindre le refuge de Campana de Cloutou (2225m). Contourner le lac du Campana par le N et l'O et monter au petit col (2390m env.) situé au sud du Campana de Cloutou. On découvre le « plateau » de Cloutou, tellement chaotique que l'IGN a abandonné toute velléité de dessiner une carte compréhensible. Le site est étonnant. Par beau temps, il n'y a guère de difficulté : se diriger à l'O pour rejoindre la crête de Port-Bielh deux cents mètres à l'ouest du point 2556m, en une zone évidente où elle est plate et facile d'accès. Superbe vue sur le massif du Néouvielle. Descendre au S et rejoindre le lac de Port-Bielh ou de Bastan (2280m). Continuer E pour remonter à la hourquette de Caderolles (2495m). Descendre au lac de la Hourquette et virer N pour suivre le vallon qui ramène au refuge.
| Longueur : | *** (1500m) |
| Difficulté : | ** (orientation) |
| Intérêt : | *** |
| Trajet : | Géoportail, GoogleMaps |
| Conditions : | 2010/02/18, beau puis léger voile à 15h, vent de sud assez fort, neige 1400m (skis) |
Joli circuit varié, similaire au tour précédent, mais en sens inverse et plus skiant. Bonne visibilité et connaissance du secteur utile. Les vallons de Gréziolles/Cloutou sont enchanteurs. Du lacet du Garet (1420m), rejoindre le refuge de Campana de Cloutou (2225m). Continuer au S vers le col de Bastanet mais au laquet 2335m, virer à droite pour passer au pied du contrefort du tuhou de Cloutou et rejoindre le vallon de la hourquette Bracque, en pente douce. De la hourquette Bracque (2495m env.), faire à pied un aller-retour au sud au tuhou de Cloutou (2568m). Sommet secondaire mais beau panorama, similaire à celui du pic de Bastan : tout le massif du Néouvielle jusqu'au Bugatet, des arêtes découpées autour, des lacs partout.
De la hourquette Bracque, descendre facilement au SO au lac de Port-Bielh (2280m), le traverser et remonter au NO sous la crête de Port-Bielh. Passer non loin du point 2412 pour virer au N et remonter, deux cents mètres à l'ouest du point 2556m, la seule pente facile. De la crête, parcourir le relief chaotique du « plateau » de Cloutou en visant l'étroit goulet au pied du Campana de Cloutou. Ce goulet donne accès au lac de Cloutou. Passer en hauteur rive droite et remonter de quelques mètres pour franchir le collet à l'est du lac (et non près de son déversoir). En bas de la première pente, virer à gauche près des rochers pour trouver une seconde pente plus soutenue. On peut chercher à rejoindre l'extrémité SE du lac de Gréziolles mais le relief conduit naturellement à son extrémité ouest, autant en profiter. Traverser (prudence, lac capté) ou contourner le lac pour retrouver l'itinéraire de montée près de la cabane de Gréziolles.
| Longueur : | *** (1550m) |
| Difficulté : | ** (orientation) |
| Intérêt : | *** |
| Trajet : | Géoportail, GoogleMaps |
| Conditions : | 2013/02/16, beau, neige 1400m (skis), photos |
Suivre l'itinéraire du refuge de Campana de Cloutou jusqu'à l'extrémité SE
du lac des Gréziolles. Continuer au SE dans l'axe du vallon pour aboutir au
facile col de Couradette. Jolie vue sur le pic d'Aulon et sur le bassin des
Gréziolles. À la descente, prendre le vallon au pied du Montarrouye pour
passer à l'est du mamelon 2258 : descendre ensuite directement sur
Caderolles.
| Longueur : | ** (1100m) |
| Difficulté : | * |
| Intérêt : | ** |
| Trajet : | Géoportail, GoogleMaps |
| Conditions : | 2008/12/31, beau, neige bottante 1420m (skis) |
Du pla de Garet, monter à l'est vers la crête des Cots et poursuivre au sud jusqu'au soum de Marianette (2354m). Continuer la crête plus étroite jusqu'au pene Arrouy (2420m) et descendre au col qui suit (2350m env., échappatoire). La suite de la crête est complexe, mais difficile de juger précisément des difficultés en absence de neige. J'ai rencontré de l'escalade peu difficile (en crampons) mais j'ai surtout évité les obstacles par des rampes et des couloirs latéraux, bien enneigés mais probablement impraticables ou dangereux sans neige. Le tout semble cependant peu soutenu et peu exposé. Par contre c'est long et la crête reste chaotique pratiquement jusqu'au pic de Montarrouye (2568m). Panorama pas si mal pour un sommet secondaire : plein de lacs, Vignemale, Néouvielle, pic Long, et surtout Aulon-Monfaucon-Arbizon.
Continuer au sud jusqu'au col suivant (col de la Touyague, 2444m). Plonger à l'ouest et se dépêtrer au mieux des chaos rocheux du vallon pour rejoindre le lac des Gréziolles et le sentier venu du refuge de Campana.
| Longueur : | ** (1250m) |
| Difficulté : | ** ? |
| Intérêt : | ** |
| Trajet : | Géoportail, GoogleMaps |
| Conditions : | 2010/11/06, beau, neige 2250m/2100m (crampons), photos |
Remonter le vallon du ruisseau du Lavédan jusqu'à sa source (2262m) au pied
du col de Bastan en passant par la cabane d'Auloueilh. Continuer NO pour
atteindre la combe au pied du Portarras (2550m environ). Pour faire un
aller-retour au pic de Bastan d'Aulon, rejoindre la crête à l'O et
progresser laborieusement jusqu'au sommet par une crête entaillée de brèches
(le point haut est, hélas, la toute dernière pointe au sud). Monter sans
difficulté au pic de Portarras (plus intéressant pour la vue sur le
Néouvielle) et au pic Prada. Larges vues sur les nombreux lacs de la réserve
du Néouvielle, sur la chaîne frontière et de nombreux sommets importants.
Pour le retour, passer par le minuscule étang des Trois Palombes au pied du
pic de Cettiou. Descendre à la cabane d'Auloueilh en longeant la serre
d'Auloueilh (sans problème) ou en rejoignant le vallon du col d'Aulon (plus
intéressant mais barre rocheuse à éviter).
| Longueur : | ** (1400m) |
| Difficulté : | ** (crête du Bastan d'Aulon) |
| Intérêt : | ** |
| Trajet : | Géoportail, GoogleMaps |
| Topos : | Ratio, tome II, page 135 |
| Conditions : | 2002/03/30 (Bastan d'Aulon/Portarras/Prada), belles éclaircies, neige 1800m-2100m |
| 2009/03/15 (Portarras/Prada), beau, neige 1350m (skis) | |
| 2011/03/08 (Portarras/Prada), foehn, beau le matin puis voilé, neige 1350m (skis) | |
| 2013/03/23 (Portarras), foehn, beau le matin, neige 1350m (skis), photos |
Montée en suivant le sentier de l'Arbizon jusqu'à la fontaine de Coulariot (2056m) puis en restant dans la vallon principal jusqu'au pied (2380m) de la porte de la Paloume. Rejoindre au SO la banquette qui s'en va contourner la crête N du pène Grane, mais la quitter aussi vite pour monter vers le couloir avec un énorme bloc coincé. Ce bloc est infranchissable par dessus mais un tunnel permet de se glisser dessous en enlevant le sac ! On sort sur la crête nord du pène Grane, curieusement sculptée mais sans difficulté à flanc ouest jusqu'au sommet (2666m). Suivre à l'ouest la crête, feinter ou escalader (II) le ressaut du col, puis facile jusqu'au pic d'Aulon (2738m). Joli panorama très ouvert, plus intéressant que dans mon souvenir.
Retour par Auloueilh : descendre dans la face SO, d'abord très raide puis plus sage. Le vallon mène directement à la cabane d'Auloueilh mais il faisait trop beau pour rentrer directement : après 100m, traversée en douce descente pour aboutir sous le col d'Aulon (le dernier ressaut se franchit en cherchant les sentes d'isards), petite descente au sud, pierrier (2236m), petite remontée et voici le lac de Portarras, totalement asséché. Descente vers la cabane d'Auloueilh, puis passage rive droite au point 2006 pour rejoindre le bon sentier qui contourne la crête de Hossés et offre une belle vue sur le versant sud de l'Arbizon et sur la haute montagne, et enfin retour par le vallon de Rabat.
| Longueur : | ** (1350m+250m) |
| Difficulté : | ** (hors sentier) |
| Intérêt : | ** |
| Trajet : | Géoportail, GoogleMaps |
| Conditions : | 2011/10/22, beau, photos |
Montée par le lac de Gréziolles au col de Couradette (2403m), avec un détour par le lac du Campana et le lac Arrédoun. De ce dernier lac, une sente cairnée rejoint le lac de l'L (partiellement asséché, il était devenu le lac de l'I de la carte IGN). Au col de Couradette, je vise le col d'Aulon (2506m), mais ce n'était pas une bonne idée : la crête est trop difficile et il me faut redescendre pour rejoindre une brèche plus à l'est. La crête est ensuite assez laborieuse jusqu'au sommet. Par contre la descente par les éboulis de la face NO est expéditive (400 mètres descendus en quinze minutes). Retour dans le brouillard par le lac de Montarrouye, avec un franchissement un peu confus (sans visibilité) de la crête des Cots.
| Longueur : | ** (1500m) |
| Difficulté : | ** (hors sentier, pierrier et éboulis) |
| Intérêt : | ** |
| Topos : | RandoÉditions Hautes-Pyrénées, page 158 (en sens inverse) |
| Conditions : | 2003/09/06, beau se voilant progressivement, mer de nuages 1400m s'élévant doucement vers 2300m |
Montée au Coste Oueillère par sa facile crête nord, en la rejoignant au col
de Crabe (1869m). Vue assez limitée sauf vers le pic du Midi, Quatre Termes,
Arbizon et la plaine. Pour atteindre le point haut (2518m) plus au sud (à la
vue aussi limitée), il faut soit perdre une centaine de mètres dans le
vallon à l'est, soit suivre la crête un peu découpée avec un court passage
d'escalade délicate (III, peut-être évitable en absence de neige ?). Retour
rapide par l'agréable vallon à l'est du Coste Oueillère, qui conserve bien
la neige froide.
| Longueur : | ** (1100m) |
| Difficulté : | * (en évitant le passage d'escalade) |
| Intérêt : | * |
| Topos : | Ratio, tome II, page 119 (retour) |
| Conditions : | 2004/12/11, léger voile, neige 1800m/1400m (raquettes) |
Pittoresque accès au Monfaucon, au-dessus du cirque nord de l'Arbizon.
Monter au sud des granges de Camoudiet (1438m) pour franchir la croupe
herbeuse et rejoindre le vallon du lac d'Arou. Passer au-dessus du « lac »
(quelques mètres carrés en automne) et s'élever au SO sur la voie normale du
Monfaucon. Virer à gauche vers une croupe qui devient progressivement
l'arête NE. Parois verticales à gauche, terrain facile à droite. Sur le
haut, l'arête se hérisse de tours. Feinter la première (qui est double) puis
revenir en crête dans un étrange environnement de rochers serpentoïdes pour
buter contre le ressaut terminal, visible de loin. Une courte faille à
droite permet un franchissement athlétique (III, non exposé), le sommet est
tout proche. Retour par le vallon de la voie normale après avoir tenté de
suivre la crête vers la porte de la Paloume (arrêté dans une étroite brèche
en IIsup à la descente, probablement pareil à la montée mais la neige m'a
dissuadé d'insister).
| Longueur : | ** (1300m) |
| Difficulté : | ** (hors sentier, 1 pas de III) |
| Intérêt : | ** |
| Trajet : | Géoportail, GoogleMaps |
| Topos : | Guide Ollivier Pyrénées Centrales III |
| 1000 ascensions, tome III, topo 492 (voie normale) | |
| RandoÉditions Hautes-Pyrénées, page 163 (voie normale) | |
| Conditions : | 2008/10/26, beau, traces de neige 2400m |
Sommet secondaire à l'accès un peu rébarbatif, son principal atout est l'ensoleillement du vallon, bien agréable en hiver. Suivre l'itinéraire de l'Arbizon depuis les granges de Lurgues (bon mais rude sentier) jusqu'à la fontaine de Coulariot (2056m). Continuer tout droit dans l'axe du vallon pour franchir un ressaut et découvrir l'élégante porte de la Paloume. À son pied, vers 2400m, virer à droite pour s'élever dans la longue et large pente de pierraille qui mène directement au sommet. Bien préférable en hiver avec la neige, la pente est à 30/35° en moyenne et n'atteint pas 40° au plus raide. Vue intéressante sur le cirque nord de l'Arbizon. Pour ma première visite, parvenu au sommet sous le soleil malgré un ciel voilé ; en quelques minutes le vent se déchaîne, les sommets environnants s'enrhument, fuite rapide dans les tourbillons de neige soulevés par la tempête. La deuxième visite à skis fut plus sereine avec une agréable neige de printemps.
| Longueur : | ** (1300m) |
| Difficulté : | ** (hors sentier, éboulis) |
| Intérêt : | ** |
| Schéma : | voir Portarras |
| Conditions : | 2008/02/03, voilé le matin, se bouchant après midi, vent devenant très fort, neige 2100m/1900m (crampons) |
| 2012/02/29, beau, doux, neige 1650m/1400m (skis) |
Le pic du Bassia est le sommet situé au nord du pic de l'Escalère et de l'Arbizon et qui attire l'oeil depuis la hourquette d'Ancizan (1564m). On peut l'atteindre soit par l'itinéraire de l'Arbizon à partir de la coume de la Maoubé, soit, plus facilement, directement par sa longue croupe qui plonge vers la hourquette d'Ancizan. La fin est un peu délicate et exposée. Comme la vue au sud est totalement masquée par l'Arbizon et le pic de Monfaucon, ce sommet ne présente guère d'intérêt, sauf quand on ne parvient pas à atteindre l'Arbizon à cause de la neige...
| Longueur : | * (1000m) |
| Difficulté : | ** |
| Intérêt : | * |
| Topos : | voir l'Arbizon |
| Conditions : | 2000/04/21, beau, chaud, neige 1950m |
Accès rapide et montagnard à l'Arbizon par la brèche de l'Escalère. Une
belle initiation pour des randonneurs sportifs souhaitant s'essayer à de la
haute montagne. De la hourquette, des sentiers, trop nombreux au début,
permettent de s'élever au SO pour atteindre la coume de la Maoubé, joli site
sauvage. Ensuite c'est de la caillasse pénible, heureusement que l'accès à
la brèche de l'Escalère reste enneigé assez tard. Un peu d'escalade facile
pour s'extraire de la brèche et rejoindre le sommet. Du fait de son altitude
et de sa position avancée, vue très large.
| Longueur : | ** (1300m) |
| Difficulté : | ** (escalade assez facile peu exposée) |
| Intérêt : | ** |
| Topos : | RandoÉditions Hautes-Pyrénées, page 161 |
| 1000 ascensions, tome III, topo 490a | |
| Conditions : | 1997/07/13, belles éclaircies |
| 1998/06/01 (brèche de l'Escalère), beau, neige 2150m (crampons) |
Le grand tour de l'Arbizon, pour le voir sous presque toutes ses coutures.
De la hourquette d'Ancizan, monter à la coume de la Maoubé, puis remonter le
couloir du Petit Arbizon, bien enneigé et facile (35°, peut-être un peu plus
à la sortie ?). De la crête, petit détour sur le sommet du Petit Arbizon
(2737m), par un passage de II, un peu compliqué par la présence d'une petite
plaque de neige glacée.
Puis revenir en haut du couloir pour attaquer la longue crête qui conduit à
l'Arbizon. Cette crête est coupée d'une première brèche, à laquelle on
accède par un passage exposé en flanc sud et dont on sort par un passage de
IIsup en rocher médiocre. Après un long passage en crête facile mais parfois
un peu aérienne, parvenir aux deux dernières brèches (courts passages de III
en assez bon rocher). Un dernier mur de neige impressionnant mais finalement
facile donne accès au sommet (1 h depuis le Petit Arbizon).
Pour le retour, il est possible de continuer en circuit pour revenir par le vallon séparant l'Arbizon du Monfaucon et le lac d'Arou. On peut descendre par le couloir de la brèche occidentale de l'Arbizon (délicat, bloc coincé) ou par le couloir de la brèche du Monfaucon. Une fois dans le vallon, se diriger au mieux vers le lac d'Arou, avant de prendre le chemin à flanc qui n'en finit pas de ramener au parking.
Pour les curieux, il existe un récit plus détaillé.
| Longueur : | ** (1300m) |
| Difficulté : | *** (couloirs de neige, crête IIsup et III) |
| Intérêt : | *** |
| Topos : | 1000 ascensions, tome III, topos 491 et 489 |
| Conditions : | 2001/05/25, beau puis orageux, neige 1950m-2150m (crampons) |
En été, itinéraire d'escalade (peu difficile mais assez long) pour traverser l'Arbizon du NO à l'E. Vu du cirque nord de l'Arbizon, le couloir N de l'Arbizon est le large couloir situé immédiatement à droite du couloir NO de l'Escalère, et dont le bas est longtemps masqué par un éperon bien marqué. Haut de plus de 500 mètres, son ascension se déroule tantôt dans le fond (pierraille très instable, pénible et dangereuse à plusieurs), tantôt dans ses flancs (pente herbeuse sur le bas, plus haut longue escalade peu difficile, parfois exposée, terrain moyen). Après le sommet, retour par la crête E (parcourue précédemment en sens inverse) avec visite au Petit Arbizon avant de plonger par son couloir d'éboulis vers la coume de la Maoubé.
| Longueur : | ** (1300m) |
| Difficulté : | **** (en été : longue escalade en II, IIsup ; crête E avec pas de III) |
| Intérêt : | *** |
| Schéma : | voir Arbizon |
| Trajet : | Géoportail, GoogleMaps |
| Topos : | Guide Ollivier Pyrénées Centrales III |
| Conditions : | 2004/09/08, beau |
Pèlerinage à l'Arbizon par cet intéressant couloir du cirque nord de l'Arbizon, plus ouvert et avec moins d'ambiance que le couloir Billon, mais un ton plus long et difficile. Dommage qu'il ne débouche pas réellement au sommet. Météo magnifique avec une élégante mer de nuages, vue remarquable dont je ne me lasse pas. Retour par la brèche du Monfaucon et l'austère cirque nord, bien enneigé.
| Longueur : | ** (1400m) |
| Difficulté : | **** (en hiver: AD-, 45° avec ressauts 50°) |
| Intérêt : | ** |
| Trajet : | Géoportail, GoogleMaps |
| Topos : | Mousel, Pyrénées, courses mixtes, neige et glace |
| Camptocamp.org | |
| Conditions : | 2012/05/15, beau, mer de nuages 1600m, neige 2100m/1850m (crampons), photos |
Classique couloir offrant une voie directe vers le sommet. Sa première
apparition depuis la coume de la Maoubé fait peur puis il s'humanise parvenu
au pied. 45° sur 300m, sous la domination d'une falaise surplombante.
Effectué avec une bonne neige à marches, pas de souci, mais c'est un four
même à peine 1h30 après le lever du soleil. Vue médiocre, nuages
bourgeonnants. Retour en rejoignant le couloir du Monfaucon pour descendre
dans le cirque nord de l'Arbizon. Ambiance extraordinaire, tout enneigé,
vierge de traces, rochers torturés et un peu plâtrés, ciel devenu
inquiétant, que ce cirque est impressionnant. Un renard, des isards, des
marmottes déchaînées et personne d'autre.
| Longueur : | ** (1300m) |
| Difficulté : | **** (alpinisme neige PD+, 45° sur 300m) |
| Intérêt : | *** (avec le retour par le cirque nord) |
| Trajet : | Géoportail, GoogleMaps |
| Topos : | Mousel, Pyrénées, courses mixtes, neige et glace |
| Camptocamp.org | |
| Conditions : | 2011/04/29, brumes dans les vallées, beau jusqu'à 9h puis cumulus envahissants, neige 2100m/1900m (crampons), photos |
Long circuit sauvage gravissant l'Arbizon par son arête E, prise bien
au-delà du Petit Arbizon. Du sommet, la crête est orientée E jusqu'au Petit
Arbizon, chute brutalement en tournant temporairement NE avant de faire un
vaste arc de cercle (crête du Pic de Lio), virant progressivement S pour
mourir au-dessus d'Aulon. Départ devant l'église d'Aulon (1220m) pour
emprunter un chemin signalé « cap de Pouy » qui traverse immédiatement le
ruisseau puis s'élève en lacets vers des granges et le cap de Pouy, petit
replat. Une sente directe prend la suite dans la croupe herbeuse assez
raide, les mollets souffrent mais ça monte vite. Le plo d'Escots (1880m) est
à peine marqué. À 2050m, la crête se rétrécit un peu mais reste facile (et
raide). Bizarrement, le Petit Arbizon, assez débonnaire vu d'Aulon, devient
de plus en plus grand et sévère au fur et à mesure de l'ascension. À partir
du point 2472m, la crête devient sensiblement horizontale. Le guide Ollivier
indique un cheminement traversant au sud le petit cirque pour gravir le
sommet par le côté gauche de la face E mais la pente raide, exposée,
enneigée et ramollie me semble peu sympathique et je préfère rester sur la
crête. La crête présente quelques gendarmes facilement esquivables puis une
importante pointe qui cache la brèche marquant le début de l'escalade.
Descendre assez tôt versant sud pour contourner la pointe et rejoindre la
brèche (2570m ?). Cette brèche est aussi aisément accessible du Lita de la
Sèbe, versant N. Ensuite, escalade assez soutenue et exposée au début (IIsup
et quelques III) en terrain parfois peu sûr, compliquée par une neige
inconsistante me repoussant dans les rochers plus raides. Plus haut, la
pente se couche un peu et la neige devient enfin favorable. On débouche tout
surpris au sommet du Petit Arbizon (2737m, 1 h depuis le pied de la
brèche). Il reste encore à suivre la crête vers
l'Arbizon (franchissement laborieux et exposé des trois brèches du fait
d'occasionnelles plaques de neige ; 1 h depuis le Petit Arbizon).
Retour par la voie normale vers les granges de Lurgues. Une langue neigeuse providentielle me dépose rapidement à 2300m (le reste de la face est sec) puis bon sentier, rapide à descendre, jusqu'aux granges (1400m, 2 h depuis le sommet !) que l'on traverse pour prendre le chemin ramenant à Aulon.
| Longueur : | *** (1700m) |
| Difficulté : | *** (escalade IIsup et III) |
| Intérêt : | *** |
| Schéma : | voir Arbizon |
| Trajet : | Géoportail, GoogleMaps |
| Topos : | 1000 ascensions, tome III, topo 488 (voie normale) |
| 50 sommets, 3ième série, page 59 (idem) | |
| Guide Ollivier Pyrénées Centrales III (arête puis face E, assez différent) | |
| Conditions : | 2007/01/20, beau, neige irrégulière 2600m/2300m |
Accès un peu farfelu et certainement moins fréquenté que la classique voie
normale depuis le col de Beyrède. À la chapelle à l'entrée de Sarrancolin,
prendre la route qui traverse le canal, fait deux lacets et devient piste.
Parking dans l'épingle avant la ferme des Panets, au croisement du ruisseau
(800m env.). Le premier objectif est d'atteindre le collet au fond du
vallon. Prendre trente mètres avant le pont une piste qui fait un lacet et
remonte la rive droite du vallon. Suivre cette piste puis un chemin creux
qui lui fait suite, toujours rive droite. On bute au pied du collet. Partir
alors à droite dans la pente de fougères pour parvenir rapidement au col,
prat det Gaouach (1075m). On y trouve une bonne piste qui monte
tranquillement et rejoint une autre piste venue de Suberpène, que l'on suit
vers le haut. Après quelques lacets, elle s'achève à la cabane d'Artigueluz
(1396m). Prendre une piste qui s'élève à l'ouest. Au premier croisement,
prendre à gauche. Quand la piste devient horizontale en passant versant NE,
la quitter pour monter sèchement entre les arbres. On sort tout de suite des
bois sur une pente facile qui conduit jusqu'au plo de Berdaoulou (1781m).
Vaste panorama où l'Arbizon a particulièrement grande allure.
Suivre la crête à l'ouest jusqu'au pas de Bassia (1664m). Continuer la crête étroite mais sans difficulté jusqu'au cap de Castillon (1900m) et au signal de Bassia ou Bassia de Hèches (1921m). Joli panorama mais celui du Berdaoulou est plus ouvert. Revenir au pas de Bassia et descendre dans la cuvette au nord, le courtaou de Bassia (1529m). À l'extrémité de la cuvette, prendre le sentier à flanc à droite, ou, en cas de neige, descendre dans les bois en tirant très fortement à droite pour trouver le terminus d'une piste. Dans les deux cas, on retrouve rapidement le croisement au-dessus de la cabane d'Artigueluz.
| Longueur : | ** (1350m) |
| Difficulté : | * (un peu d'intuition sur le bas) |
| Intérêt : | *** |
| Trajet : | Géoportail, GoogleMaps |
| Topos : | Les Pyrénées en raquettes, L. Lafforgue |
| Conditions : | 2008/03/29, beau, chaud, neige 1100m (raquettes) |
Circuit facile mais long. La majorité des sentiers empruntés sont balisés, avec multiples variantes possibles. Le point de départ ne semble pas optimal : partir plutôt de St-Roch ? Départ et parking un peu confus : à Rimoula (pont d'Arrimoula sur la carte IGN), une piste carrossable descend au pont d'Arteil (735m) sur l'Adour. Suivre la piste qui devient chemin et peu après une grange, prendre à droite (cairn) un sentier très raide qui rejoint un bon sentier balisé en jaune qui s'élève en balcon jusqu'au courtaou d'Ordincède. S'élever au nord pour passer un collet (1404m) derrière lequel se trouve la cabane de Banios. Descendre dans le vallon jusqu'aux arbres où un sentier faiblement descendant part à gauche et remonte sur la fin au col du Lhéris (1383m). Faire un aller-retour au casque du Lhéris (1595m) par la voie sud, qui démarre dans une encoignure juste à gauche du grand surplomb (aucune difficulté par temps sec). Panorama limité sur les Pyrénées, fermé par Pic du Midi - Arbizon et Bassia, mais dominateur sur les Baronnies. Du col du Lhéris, monter au SO à flanc le sentier qui effectue un grand lacet pour mener au Haboura (1628m). Panorama plus ouvert que le Lhéris par dessus le col d'Aspin.
Suivre la crête au NNO, traverser le soum Arra (1621m) et continuer la crête avec de belles ouvertures sur la vallée de l'Adour. Sous 1450m, la crête devient mal définie. Continuer NO au moins raide, sans se laisser attirer à gauche (dans le doute, il vaut mieux tirer à droite) pour parvenir au courtaou du Teilhet (1218m). Dans le talweg, trouver le bon sentier qui descend joliment dans les buis et part au SE. Il rejoint un sentier secondaire puis à un embranchement (970m), suivre à droite le balisage (panneau Campan - St-Roch). À 835m, on croise un sentier sensiblement horizontal. Poursuivre la descente dans la direction St-Roch en laissant à droite Campan. Parvenu pratiquement à l'Adour, suivre à gauche un sentier (panneau Galade - Ordincède) au-dessus des prairies de la rive droite de l'Adour. Plus loin, un panneau Rimoula confirme la direction. Hélas, ce sentier se voit obliger de remonter de près de 100m pour surpasser une falaise et, à l'approche de Rimoula, il se divise. Ayant pris une branche descendante, je me suis retrouvé à un pont donnant dans une cour de ferme, 300 mètres en aval du pont d'Arteil, et obligé d'emprunter la route pour le rejoindre.
| Longueur : | ** (1350m) |
| Difficulté : | ** (retour un peu confus) |
| Intérêt : | ** |
| Trajet : | Géoportail, GoogleMaps |
| Topos : | RandoÉditions Hautes-Pyrénées, page 131 |
| Conditions : | 2012/12/28, beau |