Entre les cols du Somport et du Pourtalet, de part et d'autre de la frontière, plusieurs massifs secondaires mais portant des sommets de premier ordre. Au nord, le pic de Sesques et le pic du Midi d'Ossau, deux géants solitaires, l'un méconnu, l'autre (trop) célèbre. Au sud, le Vertice d'Anayet, pendant géologique de l'Ossau, précède la vague calcaire qui s'étire du Tendeñera aux pics d'Aspe. La muraille de la Partacua est une vision remarquable à la descente du Pourtalet alors que le massif de la Collarada est le joyau de la descente du Somport. Au coeur de ce dernier massif, le lac d'Ip, superbe lac émeraude, dont l'environnement a malheureusement été saccagé par des travaux hydroélectriques.
Rapide et facile ascension de ce joli belvédère par le classique sentier des
lacs et du col d'Ayous. Vaste panorama.
| Longueur : | * (900m depuis Bious-Artigues) |
| Difficulté : | * |
| Intérêt : | ** |
| Topos : | 1000 ascensions, tome II, topo 152 |
| 50 sommets, 1ère série, page 41 | |
| et bien d'autres... | |
| Conditions : | 2008/07/31, beau, venté |
Joli parcours sur plus de trois kilomètres de la crête S-N qui sépare les
vallées d'Aspe et d'Ossau. La principale attraction est bien évidemment la
vue sans cesse renouvelée sur les lacs Bersau et d'Ayous devant le pic du
Midi d'Ossau. Monter au col des Moines (2168m) par les lacs Castérau et
Paradis puis sentier longeant la crête jusqu'au col de Bénou. Les derniers
mètres de la montée au pic des Moines (2349m) demandent un peu d'attention.
Descendre facilement par la crête nord sur un sentier parfois peu marqué
jusqu'au col de Bielle (2228m), où un sentier file horizontalement pour
passer une croupe vers le lac Bersau, ce qui constitue l'accès le plus
facile au pic des Moines. La traversée du pic de Bielle (2314m) ne m'a pas
inspiré et j'ai suivi le topo d'Angulo qui le contourne en descendant un peu
versant ouest avant de remonter en crête par une pente herbeuse très raide
et objectivement dangereuse. Tentative sur la crête et abandon devant un
gendarme difficile à première vue.
Passage versant est par une pente assez raide avant de revenir de nouveau en
crête par une large pente herbeuse facile. On parvient ainsi au pied de la
pente finale du sommet SE du pic Hourquette (2384m), que l'on atteint sans
difficulté. A posteriori, il semble beaucoup plus simple d'éviter le pic de
Bielle intégralement par l'est. Rejoindre sans difficulté le sommet NO du
pic Hourquette. Descendre au col suivant. La crête présente ensuite deux
pointes escarpées. Franchir la première pointe (2349m) en gravissant un
petit mur rouge près du fil (II) suivi d'une descente raide vers la brèche
intermédiaire. Passer à gauche d'un pin à crochet solitaire et gravir le
ressaut au-dessus (II+) pour atteindre la seconde pointe (2351m). La crête
porte enfin trois élégantes tourelles (las Très Pundettes de Larry) aisément
feintables. Pour le plaisir, j'ai gravi la deuxième (II) et la troisième
(III-) par leur côté sud (peu de difficulté par leur côté nord). Parvenir
rapidement au pic de Larry (2337m). Continuer toujours au nord pour
rejoindre le col d'Ayous.
| Longueur : | ** (1200m) |
| Difficulté : | *** (escalade II+, pentes raides) |
| Intérêt : | ** |
| Trajet : | Géoportail, GoogleMaps |
| Topos : | Guide Ollivier Pyrénées Occidentales I,II (2007) |
| 1000 ascensions, tome II, topos 150, 151 (Moines, Hourquette) | |
| 50 sommets, 1ère série, page 45 (Moines, Hourquette) | |
| Mendikat :: Tres Poundettes de Larry (les cotations me semblent excessives) | |
| Conditions : | 2008/07/30, beau |
Ascension classique par la voie normale, avec quelques variations par
rapport aux cheminées « officielles » : pour la première, j'ai pris la
variante dix mètres à droite (un peu plus facile mais exposée à des chutes
de pierres) ; pour la deuxième, par sa bordure plutôt que dans le fond ;
pour la troisième, un autre couloir à droite (nord) qui aboutit bien plus
haut sur le rein de Pombie. Le pic est tellement isolé que son panorama est
un peu décevant : c'est un sommet à voir plus qu'à vue. Retour en tournant
l'Ossau par le refuge de Pombie (2031m) et le col de Peyreget (2322m). Au
col, j'abandonne le sentier confortable pour une visite des « cornes » (on
n'en croise plus d'une douzaine, dont les cornes de Moundelhs, cimetière de
rhinocéros géants). Ce cheminement est hors sentier, pour amateur de
raillères. Il consiste à longer au plus près les parois du Petit Pic et du
Grand Pic pour aboutir au cirque de l'Embaradère puis au cirque de
Moundelhs. On perd en vue d'ensemble, mais on gagne en spectaculaire sur les
parois verticales. À la quèbe de Moundelhs, on trouve le sentier du charmant
Jardin Anglais qui descend rapidement jusqu'au lac de Bious.
| Longueur : | *** (1800m) |
| Difficulté : | *** (escalade IIsup exposée, pierriers, hors sentier pour la variante de retour) |
| Intérêt : | ** |
| Trajet : | Géoportail, GoogleMaps |
| Topos : | 1000 ascensions, tome II, topo 185 |
| 50 sommets, 1ère série, pages 63, 57 | |
| Conditions : | 2004/10/01, beau |
Itinéraire original mais le plus long pour gravir l'impressionnante pointe
d'Anayet (il est beaucoup plus rapide de partir du col du Pourtalet). Départ
500m sous le campement militaire de Rioseta (1350m, parking et pont) pour
suivre le GR11 tout du long de la longue vallée courbe de Canal Roya, dont
on ne voit jamais le bout. Après plus d'1h30, on découvre l'escarpement d'où
tombe le ruisseau des lacs d'Anayet, que le sentier remonte sans
difficulté. On a alors la surprise de parvenir sur un immense plateau où se
trouve le lac d'Anayet (les autres ont quasiment disparus). Ce lac, dont il
faut impérativement faire le tour, offre une vue splendide vers le pic du
Midi d'Ossau mais le plus surprenant est le contraste de couleurs entre le
vert de l'herbe, le rouge profond du vertice d'Anayet et le gris du pic
d'Anayet. Le vertice d'Anayet se gravit traditionnellement par le nord et
le col d'Anayet mais on peut aussi rejoindre sa crête E immédiatement à
gauche du sommet. La pala de Ip et la punta de Escarra surgissent au sud,
les pics d'Aspe à l'ouest, les hautes Pyrénées à l'est (Balaïtous,
Infierno...) et le pic du Midi d'Ossau flanqué du pic d'Anayet au nord.
Descente au nord au col d'Anayet (2370m) puis escalade délicate du pico de
Anayet : il faut franchir une dalle inclinée (escalade II exposée, le câble
permettant de se tenir était arraché en juin 2003) puis une longue cheminée
facile qui débouche spectaculairement au sommet. Toujours ce contraste de
couleur entre le rouge du Vertice, les ocres de la Pala de Ip, les blancs du
calcaire d'Aspe. Par beau temps, les randonneurs expérimentés peuvent
raccourcir considérablement le retour en descendant la vallée à l'ouest du
col d'Anayet pour parvenir directement au refuge de Canal Roya, en suivant,
très approximativement, le talweg. Comme il faut contourner plusieurs barres
et qu'il n'y a ni traces ni cairnage significatif, il faut savoir évoluer
hors sentier.
Mauvaise nouvelle de février 2004 : ce joli site pourrait bientôt être
saccagé par les délires de grandeur des bétonneurs des montagnes qui
souhaitent à terme relier les stations d'Astun et de Formigal. Même les
maires s'opposent à la protection du massif de l'Anayet. Leur nouveau
slogan : la Costa Brava d'altitude ?
| Longueur : | ** (1200m pour l'un des sommets, 1400m pour les deux. Long) |
| Difficulté : | * (** pour la variante de retour; *** pour le pic d'Anayet, escalade II exposée) |
| Intérêt : | *** (même avec seulement le Vertice d'Anayet) |
| Trajet : | Géoportail, GoogleMaps |
| Topos : | 1000 ascensions, tome I, topo 146 |
| Conditions : | 2003/06/07, beau, névés résiduels 2300m |
Splendide circuit pour découvrir le massif de Ip/Collarada. Départ du col de
Ladrones (1300m) au-dessus de Canfranc-Estación pour monter à la cabane de
la Vuelta de Iserías (1880m), magnifiquement située sur un promontoire
(sommaire mais habitable, ce qui n'est pas le cas du « refuge » de
Izás, dans la vallée). Surprise, une marmotte
paniquée est enfermée à l'intérieur !
Le lendemain, passage à l'ibón de Samán ou de Iserías (2129m), dans un joli
cirque, pour atteindre l'étrange Moleta avec sa couronne (une amusante vire
en fait le tour quelques mètres sous le sommet) puis agréable parcours de la
crête à l'est jusqu'à la Pala de Ip, dont le sommet est une étroite crête
quasi horizontale se relevant à peine aux deux bouts.
La vue est splendide dans toutes les directions mais particulièrement vers
l'extraordinaire cirque d'Ip, avec l'embalse de Ip bleu émeraude et les
immenses parois de la Collarada. La Pala de Ip est probablement le meilleur
endroit pour découvrir ce cirque (dommage que les infâmes bâtiments aux
alentours du barrage gâchent un peu la vue). Retour en rejoignant le lac
(couloir croulant peu agréable) pour descendre la longue et belle vallée de
Ip jusqu'à Canfranc-Pueblo.
| Longueur : | *** (600m+1000m) |
| Difficulté : | ** (petite escalade, éboulis, orientation) |
| Intérêt : | **** |
| Trajet : | GoogleMaps |
| Topos : | 1000 ascensions, tome I, topo 139b, 140 |
| Conditions : | 2004/07/13 (cabane), beau puis quelques nuages |
| 2004/07/14 (sommet), beau |
En complément du circuit de la Pala de Ip, visite du versant sud du massif,
plus doux et moins spectaculaire, en gravissant rapidement la Collarada
depuis la piste de Villanúa (accès réglementé, permis nécessaire à demander
à la mairie de Villanúa, nombre de véhicules fortement limité). Le circuit
se déroule dans un relief calcaire assez complexe, et bien qu'évident par
beau temps, il doit être extrêmement problématique sans visibilité. Au
virage 1650m (cabane), suivre la vallée à l'est, pour la quitter à gauche
au-dessus du premier ressaut (1800m environ, cabane en ruine à droite). On
rejoint une jolie vallée calcaire, bordé à droite d'un lapiaz et dominée à
gauche par une imposante paroi. Cette paroi est coupée par une large
entaille qui constitue le seul franchissement évident (petits pas
d'escalade).
On aboutit alors dans le vallon karstique menant au col de Ip. Une longue
montée dans les éboulis conduit au col puis au pied de la couronne
terminale, finalement facile à franchir. Vue tout aussi vaste qu'à la Pala
de Ip, en particulier sur la vague calcaire vers la peña
Telera. Retour par le couloir SO (croulant et expéditif) en visant la
cabane de la Trapa. Ce qui semblait d'en haut un vaste plan faiblement
incliné se révèle plus chaotique avec petites barres et mini-canyons. Source
au pied des Campanales de la Collarada, à la limite entre calcaire blanc et
rouge. Parvenu aux pâturages, descente laborieuse mais rapide dans le fond
du barranco qui débute à l'est de la cabane (ce n'est pas une voie normale).
| Longueur : | ** (1250m) |
| Difficulté : | ** (petite escalade, éboulis, orientation, terrain confus) |
| Intérêt : | ** |
| Schéma : | voir Pala de Ip |
| Topos : | 1000 ascensions, tome I, topos 134c, 134b |
| Conditions : | 2004/07/15, beau puis quelques nuages |
Départ deux kilomètres après Piedrafita, au parc animalier (1380m), la piste
étant barrée au-delà. Suivre la piste (en coupant les lacets) pour parvenir
à l'ibón de Piedrafita (1620m), situé au pied des imposantes falaises de la
sierra de la Partacua. Le cheminement est évident et bien cairné : éprouvant
couloir de Cachivirizas, contournement par le nord de la peña Parda ou peña
Cachivirizas sur une terrasse fuyante, petite escalade pour déboucher à
une surprenante fosse et enfin le sommet. Beaucoup de pierraille, mais site
tout du long magnifique. La vue est grandiose, Collarada couronné, Ossau
solitaire, Palas imposant, Balaïtous et ses crêtes découpées, Infierno et
Vignemale avec leurs dalles blanches, Tendeñera sur le prolongement de la
vague...
Retour en traversant le versant sud de la peña Parda, au cheminement moins
clair : bien ouvrir les yeux pour repérer les cairns qui tracent une
diagonale descendante vers LE passage qui franchit l'énorme falaise
inférieure. Désescalade facile mais exposée sur de minces vires peu
fiables. Avec de vieilles chaussures solides et sacrifiables, descente très
rapide du couloir de Cachivirizas.
| Longueur : | ** (1400m) |
| Difficulté : | ** (beaucoup d'éboulis, pentes fuyantes, petite escalade) |
| Intérêt : | *** |
| Topos : | 1000 ascensions, tome I, topos 143a, 143b |
| RandoÉditions Aragon, page 71 | |
| Conditions : | 2004/10/02, beau |