Ardiden - Aspé

Au NE du Vignemale, une longue crête schisteuse puis granitique va du soum d'Aspé au pic de Viscos, culminant au pic d'Ardiden. Bien que similaire aux autres grands massifs granitiques que sont la Maladeta ou le Luchonnais, on y trouve de jolis motifs de randonnées, par exemple dans le remarquable cirque d'Estom Soubiran qui abrite une demi-douzaine de charmants lacs. L'accès aux sommets est par contre défendu par d'importantes raillères qu'il est préférable de visiter au printemps.

 

Pic de Viscos (2141m) depuis Cauterets (900m)

Sommet élancé et marquant vu du nord, et belvédère encore plus spectaculaire que le Cabaliros. Montée sans histoire par le GR10 au col de Riou (1949m). Puis direction nord vers le Viscos. Cinq bosses que le sentier d'été contourne mais qu'avec la neige il a fallu franchir successivement, tant à l'aller qu'au retour, ajoutant encore du dénivelé. Après le tuc des Arribans (2088m), la crête devient étroite et chaotique, le sentier circule de part et d'autre mais de nouveau, la neige m'a imposé de suivre le fil, assez laborieusement (petite escalade aérienne). La pente finale est raide mais une bonne sente la remonte. Panorama superbe au sommet, à cheval entre les vallées de Cauterets et de Luz, vue lointaine, pratiquement tous les 3000 et grands sommets des Hautes-Pyrénées sont visibles.

Longueur :*** (1400 à 1650m)
Difficulté :** (crête finale chaotique)
Intérêt :***
Trajet :cartographie (en partant de Cancéru)
Topos :Angulo, Pyrénées : 1000 ascensions, tome III
Conditions :2013/05/06, beau, névés 1600m, photos

Plateau du Lisey (1636m) et Hourmigous (1371m) en circuit depuis Cauterets

Montée au plateau du Lisey par le joli chemin aux 21 lacets, descente par la piste forestière. Au terminus de la piste de la Reine Hortense, sentier doucement montant vers Hourmigous (mignon site) et retour par Cancéru. Refait en sens inverse, avec en plus la Raillère par le chemin des Pères et la promenade Demontzey (pour compléter le Péguère de la veille).

Longueur :* (750m+150m)
Difficulté :*
Intérêt :**
Trajet :cartographie
Conditions :2013/05/09, couvert
2015/08/23, brouillard s'estompant progressivement
2016/08/20, brouillard et cinq sangliers

Soum des Agudes (2732m), soum de Bat Houradade (2722m), aiguille de Lahazère (2552m) depuis les granges d'Aynis

Surprenant, un sommet du secteur Ardiden accessible sans pierrier : il mérite une visite. Des granges d'Aynis (1410m, piste mauvaise en 2016), monter aux lacs d'Ardiden. Contourner le lac Grand (2437m) par le N et remonter la pente herbeuse qui mène sur la crête, juste au sud de la pointe 2724m. Rejoindre cette pointe puis le soum des Agudes (2732m) soit par la crête (II) soit en évitant les difficultés par l'un ou l'autre versant. Vue ouverte, surtout sur le massif d'Ardiden et les montagnes de Cauterets.

Poursuivre par la crête encombrée de blocs en évitant deux gendarmes, la progression n'est pas rapide. La descente de la pointe Nord des Agudes est raide et chaotique mais toujours facile. Après le point bas (pourtère de Lamous, 2628m), ne pas poursuivre sur la crête (ça ne passe pas ni tout en haut ni à flanc) mais perdre un peu d'altitude versant O pour rejoindre un large couloir herbeux. Ce couloir a deux branches : la branche droite semble un peu moins raide mais elle réserve une petite surprise quand on parcourt la crête jusqu'au débouché de la branche gauche. Celle-ci est donc préférable d'autant qu'elle pointe vers le sommet. Les blocs sommitaux s'escaladent par un détour à l'O. Le soum de Bat Houradade (2722m) est un sommet étroit et peu confortable, avec plus d'allure que le soum des Agudes.

Revenir par le couloir herbeux et franchir la crête un peu au sud de la pourtère pour descendre versant E et rejoindre le col au pied de l'aiguille de Lahazère. Celle-ci se grimpe facilement en attaquant au centre par un petit couloir herbeux (cairns).

Longueur :*** (1550m)
Difficulté :** (petite escalade, hors sentier, pentes herbeuses assez raides)
Intérêt :**
Trajet :cartographie
Topos :Camptocamp.org (parfait)
Conditions :2016/08/26, beau

Pic d'Ardiden (2988m) depuis les granges d'Aynis

Profil similaire à l'itinéraire depuis la Fruitière (deux tiers sur sentier, un tiers pénible) mais agrémenté de jolis lacs. Aux granges d'Aynis (1410m), un bon sentier franchit les importants ressauts jusqu'aux lacs d'Ardiden (2437m pour le lac Grand). Au lac de Casdabat, on repère l'évident cheminement pour rejoindre la crête N de l'Ardiden mais on ne soupçonne pas le chaos de blocs qu'il faut traverser. La crête atteinte, remontée laborieuse de l'empilement de blocs qui constitue le sommet ruiné de l'Ardiden. Belle visibilité et donc beau panorama.

L'itinéraire skieur est sensiblement le même mais on évite les chaos de blocs ! Que ce soit pour l'environnement de la montée ou le panorama final, c'est encore plus beau enneigé.

Longueur :*** (1600m)
Difficulté :** (pierrier, crête chaotique)
Intérêt :***
Trajet :cartographie
Topos :Angulo, Pyrénées : 1000 ascensions, tome III, topo 364
Cabot, Ski de randonnée dans les Hautes-Pyrénées
Conditions :2006/11/03, beau se voilant lentement
2015/04/12, beau puis quelques cumulus, neige 1300m (skis, crampons), photos

Pic d'Ardiden (2988m) depuis Luz-Ardiden

Crête de la pourtère de l'Espagnol Long accès, intéressant à ski au printemps pour un départ haut, mais ne pas négliger le cumul des dénivelés et surtout les 400m à remonter au retour. De la station de Luz-Ardiden (1734m), remonter les pistes au SO (télésiège Badète puis télésiège de Cloze) pour rejoindre le col de Cloze (2445m). Descendre vers le lac de l'Espuguette (ou faire un détour au col de Bat Houradade, pour le point de vue) puis descendre en tirant à droite (SE) en terrain facile pour rejoindre le lac Lagües (2035m). Remonter alors tranquillement la vallée pour rejoindre les lacs d'Ardiden. Monter au S vers la pourtère de l'Homme et, au pied de celle-ci, longer les parois pour atteindre la raide rampe d'accès à la crête. Le sommet demande encore un effort mais quelle récompense ! Panorama admirable.

Effectué avec une mer de nuages fluctuant entre 2200 et 2400, avec brouillard très dense sous 2200m descendant à 2000 en journée. Départ confus sans aucune visibilité, même suivre les pistes de ski est compliqué. Ça s'améliore en montant et ça se dégage près du col de Cloze. Aucune visibilité dans la Bat Houradade, pas envisageable d'y descendre. Descente agréable vers le lac de l'Espuguette puis le brouillard se densifie, au pif en tirant à droite je parviens à un replat où semble se trouver un lac. Une courte éclaircie me dévoile la cabane, ouf, j'ai trouvé le lac Lagües. Au-dessus ça s'éclaircit, soleil aux lacs d'Ardiden, panorama magnifique au sommet au-dessus de la mer de nuages. Retour similaire, le brouillard est un peu descendu, mais j'ai fini à 10m du parking sans le voir, heureusement que la carte indique le nom des remontées mécaniques.

Longueur :*** (2100m)
Difficulté :*** (en neige)
Intérêt :****
Trajet :cartographie
Conditions :2013/05/10, beau au-dessus d'une mer de nuages 2200-2400m, neige 1730m (skis, crampons), photos

Pic d'Ardiden (2988m) depuis la Fruitière (1371m)

vallée du Lutour Itinéraire classique d'accès au pic d'Ardiden par la vallée du Lutour, assez long, avec une partie finale laborieuse. La présence de plaques de neige (en soupe) m'a un peu compliqué les derniers 400m, en forçant souvent l'escalade de la crête elle-même (II) au lieu du parcours normal légèrement en contrebas (quelques passages en I). Le couloir SO, bien enneigé, m'a semblé une possibilité de descente rapide mais je n'ai pas réussi à me convaincre que ça passait...

Longueur :*** (1650m)
Difficulté :** (crête finale chaotique)
Intérêt :**
Schéma :voir Cestrède
Trajet :cartographie
Topos :Véron, Randonnées dans les Hautes-Pyrénées, page 73
Angulo, Pyrénées : 1000 ascensions, tome III, topo 363
Maes, 50 sommets sans corde dans les Pyrénées, 2ième série, page 57
Conditions :2002/05/03, beau, neige 2450m
2013/10/18-19 (pourtau des Agudes), beau le 18, foehn virulent + averses le matin du 19

Pic d'Ardiden (2988m) et pic de Chanchou (2949m) par la crête d'Aubiste

La crête d'Aubiste relie l'Ardiden au Chanchou en présentant plusieurs longs passages d'escalade et pas d'échappatoire dans sa partie centrale. La Fruitière (1371m), refuge Russell (1980m), pourtau des Agudes, pic d'Ardiden (2988m). Du sommet, trois pointes sont notables sur la crête d'Aubiste : une première petite (2876m ?) suivie de deux de proche altitude (2897m, 2891m) ; la suite de la crête n'est pas visible avant qu'elle ne remonte longuement vers le Chanchou. En général, escalade versant E et évitement versant O. Descendre la crête O de l'Ardiden puis basculer sur la crête S pour atteindre la large brèche (passage de Badet) et rejoindre le pied de la première pointe notable. La gravir directement (II). La descente ne m'a pas inspiré (vu d'en face, c'était sans doute moins dur que perçu), retour en arrière, contournement par l'O. Deuxième brèche avec échappatoire facile vers le lac de Badet. Passer E et escalader le flanc d'une aiguille (II+ soutenu) pour rejoindre une petite brèche, passer versant O avec une bonne corniche inclinée et revenir en crête pour atteindre la deuxième pointe (Cabaillé de Soum d'Aubiste ?). Longue descente par la crête, aérienne par endroit, brèche. De nouveau, passer E et escalader (long II+ et quelques III, ai-je pris au plus simple ?) pour revenir sur la crête chaotique, le versant O devient bientôt facile, et enfin la troisième pointe. Descente facile en passant O, ça avance vite jusqu'au point bas et on croit en avoir fini jusqu'à buter sur une pointe un peu compliquée II+ (serait-ce le soum d'Aubiste 2828m ?). Franchie, on avance facilement en évitant parfois la crête découpée par le versant O mais c'est encore bien long jusqu'au Chanchou (2949m) (2h15 depuis l'Ardiden).

Descente par l'arête sud, laborieuse avec quelques passages peu évidents dans ce sens, terrain plutôt médiocre, ne pas trop s'éloigner du fil, 1h jusqu'au col de Culaus (2565m), et enfin sentier correct (avec quelques chaos) jusqu'au refuge Russell.

Longueur :*** (1900m)
Difficulté :**** (escalade PD+, longs passages de II+ et quelques III)
Intérêt :***
Trajet :cartographie
Topos :Guide Ollivier Pyrénées Centrales I
Conditions :2015/08/20, beau, photos

Pic de Cestrède (2947m), pic de Barbe de Bouc (2964m), pic de Chanchou (2949m) en circuit depuis le refuge Russell (1980m)

schéma Cestrède Balaïtous depuis Cestrède Splendide circuit, de belle ampleur avec la neige encore bien présente (et heureusement vu le terrain). Nuit au refuge Russell (1980m) puis pic de Cestrède par la voie normale via le col de Culaus (2565m). Juste au-dessus du refuge, je déloge ce que je suppose être un grand tétras (grosse poule au vol lourd). La neige bien gelée recouvre les pierriers et les chaos de blocs et je monte vite (2h20 du refuge au sommet). J'ai trouvé le pic de Cestrède plus intéressant que l'Ardiden : le Cestrède est entouré de tout côté d'arêtes déchiquetées et de cimes élancées, son panorama est large, vers le cirque de Gavarnie qui se dévoile largement, vers le Vignemale où la trace des randonneurs sur le glacier était bien visible, ou vers le Néouvielle. En trente minutes, aller-retour à la pointe de Cestrède (2918m) pour se rapprocher du Malh Arrouy et du soum d'Aspé (pas indispensable).

Gavarnie Pour la suite j'avais envisagé de monter au Chanchou par son arête sud depuis le col de Culaus mais le vent frisquet me fait hésiter. En outre, le joli couloir sud du Barbe de Bouc est attirant. Ce long couloir ouvert au-dessus du lac de Culaus (2294m, anonyme sur la carte IGN), s'élève N en s'encaissant, puis oblique au NE en s'évasant et aboutit tout près du sommet de Barbe de Bouc. Descente directe du Cestrède vers le lac de Culaus (cf photo), en contournant les importantes falaises sommitales par un détour à gauche (NO) et un ressaut de dalles par la droite (ce ressaut n'est facile à franchir qu'enneigé). Du lac, la montée est longue (il y a tout de même 600m de dénivelé) mais jamais difficile, la neige étant bien portante et la pente raisonnable (35°, atteignant 40-45° sur la fin, d'après la carte). En absence de neige, c'est un infernal couloir d'éboulis. Quand je parviens au pic de Barbe de Bouc, au nom intrigant dans cet environnement minéral, les nuages commencent à attaquer les sommets et la vue à l'est est bouchée. Belle vue sur les crêtes de l'Ardiden au-dessus du lac de Badet.

Cestrède Ardiden - Barbe de Bouc Rapide traversée vers le Chanchou où le brouillard me rattrape. Je peine un peu à trouver la descente vers les banquettes rocheuses de la voie normale (franchir la première brèche au N du sommet, qui donne sur le débouché de l'arête S ; courte désescalade laborieuse crampons aux pieds), puis sans histoire le long de la crête d'Aubiste jusqu'à croiser les cairns du sentier de l'Ardiden.

Longueur :*** (600m+1850m)
Difficulté :*** (éboulis, gros blocs, pentes raides, hors sentier, long couloir 35-40°/600m)
Intérêt :****
Trajet :cartographie
Topos :Véron, Randonnées dans les Hautes-Pyrénées, page 73 (Cestrède)
Maes, 50 sommets sans corde dans les Pyrénées, 2ième série, page 55 (Cestrède)
Angulo, Pyrénées : 1000 ascensions, tome III, topos 361, 362, 362b (voies normales)
Conditions :2004/06/13 (refuge), beau, sommets accrochés
2004/06/14 (sommets), beau en altitude, puis sommets accrochés, neige 2300m (crampons)

Pic de Chanchou (2949m) depuis Bernazau

Magnifique itinéraire à ski, demandant plus d'efforts que l'Ardiden pour aller visiter un beau secteur délaissé. Envisageable à pied s'il reste de la neige (beaucoup trop de pierriers sinon). De Bernazau (1220m au pont) ou des granges d'Aynis (1410m), suivre le classique itinéraire pour les lacs d'Ardiden. Aux lacs, monter au sud vers la pourtère de l'Homme (2747m), passage évident et le plus facile dans la crête E du pic d'Ardiden. Le versant nord est peu raide alors que le versant sud est bien raide sur 50m. Descendre au secret lac de Badet (2569m) et remonter tranquillement le grand plan incliné qui mène au pic de Chanchou (2949m). Très beau panorama.

Au retour, après la rude remontée à la pourtère de l'Homme, traversée du lac Grand d'Ardiden puis collet (2445m) au pied de l'aiguille de Lahazère pour descendre par de belles pentes au lac Lagües. Neige étonnamment bonne tout du long (un peu de tout : neige froide compacte, carton humide et skiant, moquette).

Longueur :*** (1900m à 2100m selon le départ)
Difficulté :** (raide versant S de la pourtère de l'Homme)
Intérêt :***
Trajet :cartographie
Topos :Camptocamp.org
Conditions :2014/03/16, beau, vent frais, neige 1220m (skis), photos

Pic de Carnaré (2834m), pic de Barbe de Bouc (2964m), pic de Chanchou (2949m) par les lacs d'Ardiden

Carnaré, Barbe de Bouc, Chanchou, lac de Badet depuis pourtère de l'Homme Balade de printemps (tout juste) en bénéficiant des restes de neige pour couvrir les vastes chaos de blocs. Bivouac confortable au lac Grand d'Ardiden (2439m), soirée tardivement ensoleillée au-dessus du lac Grand, jolies couleurs au coucher et au lever de soleil, ciel étoilé magnifique. Le lendemain, franchissement de la pourtère de l'Homme (2747m), le versant sud est déneigé sur le haut et plutôt herbeux (moins pénible que je ne craignais), puis les pierriers sont couverts, le lac de Badet (2569m) dégèle à peine. Montée au col (2802m) entre Carnaré et Barbe de Bouc.

Exploration du Carnaré. Pas de topos, pas de traces, pas de cairns (sauf deux cailloux au sommet), plus d'une heure pour un sommet qui ne domine son col que de 32m et ne présente qu'un intérêt bien modeste. Le pic de Carnaré (2834m) est une échine présentant deux sommets de même altitude sur la carte. Le sommet NE est cependant clairement dominateur par son ampleur (et il paraît toujours un peu plus haut). Du col, crête vers le sommet SO, hésitations, ça grimpe régulièrement (II puis plusieurs pas de III) et finalement échec 4 ou 5 mètres sous le sommet constitué par un bloc déporté dans le vide. Retour au col, direction le versant SE du sommet NE. Bof, bof, tout semble vertical, jusqu'à la dernière brèche sur la crête NE, accessible sans trop de difficulté. Vue spectaculaire sur l'Ardiden mais crête trop dure. En revenant penaud et près d'abandonner, je déniche une rampe étroite (II) qui m'a permis de rejoindre une zone pas trop dure (II+) et d'atteindre la crête NE, assez loin au nord du sommet (en fait près de la pointe dominant la brèche précitée). Gros blocs, un peu d'acrobatie (II+) et sommet ! Itinéraire difficile à décrire précisément et aucun cairn laissé pour que les suivants (?) puissent explorer à leur tour.

Suite plus classique : pic de Barbe de Bouc par la crête nord, vue superbe de bon matin (9h45), pic de Chanchou pour compléter le panorama et retour au lac de Badet. Beaucoup moins drôle la remontée à la pourtère de l'Homme et la reprise du bivouac au lac Grand.

Longueur :*** (2200m sur 2 jours)
Difficulté :*** (Carnaré : escalade II+, flair essentiel ; pierriers et gros blocs pour le reste)
Intérêt :***
Trajet :cartographie
Conditions :2015/06/20 (lac d'Ardiden), beau au-dessus de la brume
2015/06/21 (sommets), beau, névés 2500m (crampons), photos

Pic de Bastampe (2931m) et pic de Chanchou (2949m) depuis les granges de Bué (1440m)

schéma Bastampe Le Bastampe et le Barbe de Bouc sont deux sommets que même l'exhaustif guide Ollivier a oubliés. Ne soyez donc pas surpris de ne trouver ni cairns ni traces de passage. Suivre le sentier du lac de Cestrède puis du lac d'Antarrouyes (2009m). Remonter plein nord la pente herbeuse pour rejoindre la crête à droite du pic de Litouèse. Cela semble traîtreusement court mais la pente est plus forte et plus longue qu'il n'y paraît. Rejoindre le pic de Litouèse (2420m), la suite du programme est bien visible. Suivre la crête à l'ouest, généralement versant nord, sans difficulté. À l'approche du pic des Cardis, la crête semble se compliquer. Résister à la tentation de quitter la crête (grosse perte d'altitude), la crête ne présente pas de difficulté. Parvenu au pied du pic des Cardis, admirer ses jolies dalles et le feinter par le nord pour revenir en crête au pied de la dernière montée. Un peu d'herbe puis des gros blocs mènent au sommet du pic de Bastampe (2931m). Le pic de Barbe de Bouc présente une sévère face est, des chaos de blocs tout autour, vue plongeante sur le lac Noir. Suivre la crête à l'ouest en évitant les difficultés par le versant sud. On parvient en haut d'une pente d'éboulis croulants (débouché d'un couloir constituant un joli itinéraire enneigé). Traverser cette pente et rejoindre la crête entre Barbe de Bouc et Chanchou. Un nuage persistant à grignoter le sommet du Barbe de Bouc, je m'économise le détour et me dirige vers le Chanchou ensoleillé que l'on atteint par un petit détour au nord.

Retour par le col de Culaus et le lac Noir : franchir la première brèche au N du sommet puis descente un peu compliquée de la crête sud : les cairns sont placés pour la montée et j'ai eu quelques hésitations sur le meilleur cheminement ; quelques passages de désescalade en II, terrain médiocre. Il n'est pas nécessaire d'aller jusqu'au col de Culaus : à mi-descente, une pente herbeuse (cachant des cailloux propices à la roulade) descend directement vers le lac de Culaus (2294m). Passer au déversoir et ne pas suivre le ravin du Lac Noir. Au contraire, trouver la sente cairnée qui monte au lac Noir (2334), franchir le déversoir et s'élever au-dessus du lac pratiquement jusqu'à son extrémité sud. On trouve quelques cairns discrets qui mettent sur la voie de la croupe qui borde le ravin du Lac Noir. Un sentier finit par apparaître et ramène au lac d'Antarrouyes. Les cent mètres de dénivelé supplémentaire sont le modeste prix à payer pour éviter l'immense chaos qui occupe tout le ravin.

Longueur :*** (1750m)
Difficulté :** (hors sentier, petite escalade, pierriers)
Intérêt :**
Trajet :cartographie
Conditions :2008/09/27, belles éclaircies, sommets souvent accrochés

Pics de Culaus (2660m, 2806m) depuis la Fruitière (1371m)

Pic de la Sède Parcours de la crête du soum det Guingays au pic de Culaus, globalement facile et amusante sauf une portion plus sérieuse après le pic Inférieur de Culaus. Au-delà du refuge Russell (1980m), suivre le sentier jusqu'à un énorme bloc aux flancs rougeâtres (2050m) et s'engager alors dans le vallon entre le soum det Guingays et le pic Inférieur. Rhododendrons, pierriers mais avec un peu d'attention, ça passe assez bien dans des bandes herbeuses. Remonter le vallon jusqu'à la crête (2450m) accessible par une pente herbeuse assez raide. Aller-retour au soum det Guingays : un court passage de II au départ, puis d'étroites vires faciles mais exposées après la brèche suivante (où passe une voie de descente du Guingays) et la suite est facile jusqu'au sommet qui offre une vue plongeante sur la vallée du Lutour. Vallée du Lutour Retour au point 2450. J'ai ensuite feinté la portion peu ascendante de la crête avant de grimper au pic Inférieur (2660m) en longeant de près la crête avec quelques pas isolés de II (ça passe un peu partout dans le versant NO). La crête devient ensuite effilée. Assez long passage aérien en II avec pas de IIIinf mais bientôt le versant NE devient praticable et les difficultés cessent à la pointe intermédiaire (2678m). Monter tranquillement au pic de Culaus, avec quelques pas d'escalade facile sur la fin. Bien que moins vaste que celui du Cestrède, son panorama est intéressant. Inutile d'espérer continuer vers le Cestrède, la crête s'effondre, rappel obligatoire.

Descente par la voie normale du pic de Culaus, bonne visibilité nécessaire. Descendre dans le versant NO en cherchant un passage dans le premier ressaut. Passage possible dans les banquettes du granite blanc tout près du socle aux parois rouges verticales qui s'avance au nord. Un infernal pierrier fait suite, quelques zones herbeuses laissent croire que ça va s'améliorer, mais il faut attendre le sentier venu du col de Culaus pour retrouver une descente confortable.

Longueur :** (1500m)
Difficulté :*** (escalade II/IIIinf aérienne, pierriers)
Intérêt :**
Trajet :cartographie
Conditions :2010/08/17, beau, photos

Pic de Cestrède (2947m) depuis les granges de Bué

Des granges de Bué (1440m), monter au lac de Cestrède (1962m), soit par la rive droite (sentier d'été), soit par la rive gauche (en hiver). Continuer la vallée en pente douce jusqu'à 2180m où les barres de droite deviennent franchissables. Prendre de la hauteur au NO, pour découvrir entre 2450m et 2550m une barre oblique. La franchir par la droite avec une petite descente (on contourne par le nord le point 2483) ou plus directement par le couloir raide (40°) contre l'éperon de la pointe de Cestrède. Monter ensuite longuement à l'ouest pour rejoindre la crête entre la pointe et le pic de Cestrède. Accès facile au sommet. Vue admirable, toutes les Hautes-Pyrénées à portée de main, Gavarnie et Troumouse superbes. En hiver, c'est magnifique.

Itinéraire effectué à ski, avec portage à la montée entre 1500m et 1800m, une excellente neige à la descente du sommet au lac de Cestrède (1000 mètres de plaisir). Ensuite descente par la rive droite du gave, en franchissant la barre 1800m sous le captage par l'ancien sentier des travaux, abandonné, exposé et déconseillé. Cela a permis de rejoindre les pentes ravagées par d'imposantes coulées mais où on trouvait encore des pentes skiables jusqu'en bas. Et donc pas de portage à la descente !

Longueur :*** (1500m)
Difficulté :**
Intérêt :**** (conditions fabuleuses à ski)
Trajet :cartographie
Topos :Cabot, Ski de randonnée dans les Hautes-Pyrénées
Angulo, Pyrénées : 1000 ascensions, tome III, topo 360
Conditions :2010/03/06, à peine voilé, neige 1800m/1300m (skis, crampons)

Soum de Male (2797m) face E depuis les granges de Bué

Létious - Marraut Soum de Male face E Une jolie face variée, une belle ambiance et un intéressant panorama au sommet. Malgré deux journées glaciales (-15° à 19h devant la cabane, dans laquelle nous avons péniblement atteint 0° pendant quelques minutes, et -8° au réveil à l'intérieur), de bonnes conditions pour cette ascension. Des granges de Bué (1440m), remonter le vallon de l'Oule jusqu'à la cabane de l'Oule (1980m, peu confortable). La face E est bien visible et le cheminement clair. Rejoindre le pied du couloir raide (40° sur une cinquantaine de mètres) qui permet de franchir la première barre rocheuse (sortie au point 2266). On débouche dans un cirque neigeux. Au NO, un raide couloir régulier s'élève vers la tusque de Male. Juste à sa gauche se trouve la rampe qui mène vers le sommet, dominée par une importante falaise. Au début de la rampe, nous avons rencontré un court passage en glace. La suite est plus facile, une succession de ressauts variés, mais assez longue. 45° en moyenne pour 300m de dénivelé, localement 50°. Itinéraire plus varié que cette description ne le laisse penser. On sort brusquement sur le vaste plat situé au pied du sommet. Le point culminant (2797m) est au NO mais le sommet sud (2793m) est plus intéressant pour le panorama. Celui-ci est vaste, Balaïtous et Posets sont visibles, Gavarnie et Troumouse remarquables, le plus spectaculaire en hiver est la muraille Aspé - Arrouy, étonnamment boursouflée de neige.

Cirque de Gavarnie Descente par la voie normale, pas si simple : descendre au SE la vaste pente, passer temporairement à gauche de la crête et y revenir au collet 2508. Contourner la pointe 2556 par le sud et remonter de quelques mètres pour retrouver la crête. Basculer versant nord et descendre une succession de pentes un peu raides pour parvenir sous le col 2327 d'où l'on plonge plein nord pour rejoindre la cabane de l'Oule.

Longueur :*** (550m+850m)
Difficulté :**** (alpinisme neige ADinf)
Intérêt :***
Trajet :cartographie
Conditions :2011/01/22 (cabane), beau, glacial (-15° à 2000m/19h), neige 1900m
2011/01/23, beau, tout aussi glacial, neige intégrale (crampons), photos

Soum de Male (2797m) par la vallée d'Aspé

Depuis la vallée d'Aspé, le soum de Male reste invisible et se protège derrière un ressaut raide. Ce ressaut surmonté, on trouve de belles pentes presque toujours faciles jusqu'au sommet. Du pont de Saugué (1528m), remonter la vallée d'Aspé en se demandant comment franchir le ressaut en rive gauche. On devine plusieurs faiblesses (par exemple juste après la première étroiture de la vallée ou peu avant la cabane) mais ça grimpe vraiment raide jusqu'à la vaste banquette situé vers 2100m (pente avalancheuse, pas plus mal que c'était déneigé). Ensuite il n'y a plus qu'à se balader en passant au collet 2508 (courte pente raide) pour aboutir tranquillement au sommet. Vaste panorama original et excellente descente en neige de printemps (un 12 janvier !). Pour rentrer, suivi de la banquette le plus à l'est possible, jusque sous Sarre Aute, histoire de réduire le portage.

Longueur :** (1300m)
Difficulté :**
Intérêt :**
Trajet :cartographie
Topos :Cabot, Ski de randonnée dans les Hautes-Pyrénées
Conditions :2014/01/12, beau, neige 1650m, ressaut S 1900-2100 déneigé (skis), photos

Pic de Pébignau (2895m) depuis la Fruitière (1371m)

Son accès ne serait pas si rébarbatif, nul doute que le Pébignau serait plus visité : c'est un beau belvédère sur les sommets et lacs du secteur, avec une vue bien dégagée. Hélas, son accès n'est que longueur : longue remontée de la vallée du Lutour jusqu'au lac d'Estom, rude accès aux lacs d'Estom Soubiran par le sentier de la Cascade rive droite (au moins ça grimpe rapidement), pente finale déprimante. Au lac des Oulettes d'Estom Soubiran (2360m), partir nord pour rejoindre l'estibet de Pébignau (2360m). Éteindre le cerveau et remonter la pente herbeuse puis pierreuse qui monte d'un trait au pic de Pébignau (2895m). Au nord du sommet, la pointe Hulot se reconnaît à son énorme cairn en voie d'écroulement. Au retour à l'estibet, on peut rejoindre directement le sentier d'Estom Soubiran sans repasser par les lacs.

Longueur :*** (1550m)
Difficulté :** (hors sentier, longue pente ingrate)
Intérêt :** (+1 par téléportation)
Trajet :cartographie
Conditions :2014/10/31, beau

Malh Arrouy (2965m) et soum de Hount Hérède (2873m) en circuit depuis la Fruitière (1371m)

Pic de Labas Itinéraire pour amateur de caillasse, certainement préférable quand la neige occupe les fonds de vallon. Monter aux lacs d'Estom Soubiran (je suis monté direct, par le sentier de la Cascade). Au lac Couy, quitter le sentier pour monter à l'est sur la croupe et rejoindre le lac de Malh Arrouy (2584m). Repérer le malh Arrouy : ne pas le confondre avec une autre pointe plus au sud et encore moins avec le soum d'Aspé. Se diriger vers le sommet en visant une pente de pierraille à sa droite. Terrain chaotique de cailloux instables puis très croulants, même les isards semblaient le trouver pénible. Parvenu sur la crête, le sommet est tout proche. Brume, guère de panorama, dommage.

Retour par Hount Hérède. Redescendre rapidement par les éboulis et vers 2700-2750m, longer la crête (pierrier) pour rejoindre le pied du col de Malh Arrouy (2745m). Franchir au nord le ressaut qui donne accès au plateau du soum de Hount Hérède (2873m). La pointe ouest offre une jolie vue sur les lacs d'Estom Soubiran. Pour descendre, suivre la crête ouest vers le Pébignau. Contourner une tour puis, avant la profonde brèche, descendre au nord dans la pierraille croulante vers un laquet plus ou moins asséché. Descendre au nord (caillasse, pierraille, éboulis, etc, vous avez compris) pour rejoindre le fond du vallon de Hount Hérède qui n'est qu'un vaste chaos de blocs (chouette...). Ce n'est qu'en vue du lac de Hount Hérède (2079m) que l'on trouve enfin des pelouses et une trace. Descendre au laquet sous le lac pour emprunter le bon sentier cairné qui rejoint le refuge d'Estom où l'on retrouve l'autoroute du Lutour.

Longueur :*** (1750m)
Difficulté :** (hors sentier, éboulis, pierriers)
Intérêt :**
Trajet :cartographie
Conditions :2009/09/12, nuageux dès 10h, éclaircies

Tuc de Hount Hérède (2850m) depuis les granges de Bué

Le tuc de Hount Hérède, coincé entre le soum homonyme et le Cestrède n'est pas un objectif évident. L'accès au col permet une jolie randonnée pour découvrir le terrifiant paysage détritique qui entoure le sommet (mais que cet itinéraire évite à peu près). L'ascension finale du sommet est réservée aux isards et apparentés : escalade en terrain pourri, pire que les Posets. Des granges de Bué (1440m), monter au lac de Cestrède (1962m) et poursuivre la vallée en pente douce (sentier cairné rive droite au-delà du lac) jusqu'à 2180m sous une pointe en tuyaux d'orgue et où les barres de droite deviennent franchissables. Monter dans les pelouses NO puis O en passant sous l'arête de la pointe de Cestrède et poursuivre jusqu'au col de Hount Hérède (2704m). Fin de la partie paisible.

Éviter le premier ressaut de la crête par l'O en terrain croulant pour atteindre le pierrier suspendu où l'on découvre le bastion sommital. Repérer au tiers inférieur de la paroi une large corniche aisément accessible par la droite et qui se prolonge, encaissée et cachée, derrière une pointe de la crête. À la montée, j'ai pris la crête dentelée, très mauvais rocher (II/II+ exposé), jusqu'à la brèche marquée où aboutit la corniche ; à la descente, j'ai utilisé la corniche pour éviter cette crête détestable. De la brèche, partir à droite dans la paroi, II exposé, pour rejoindre une cheminée peu difficile mais pourrie qui conduit jusqu'au faîte, tout près du caillou le plus haut (en attente d'effondrement). Retour prudent par le même itinéraire et interrogation sur l'arête sud de la pointe de Cestrède.

Longueur :** (1400m)
Difficulté :*** (hors sentier, escalade II, très mauvais terrain)
Intérêt :**
Trajet :cartographie
Conditions :2016/08/24, beau

Soum d'Aspé (2968m) en circuit par la vallée d'Aspé

Brèche - Taillon schéma Aspé Circuit original pour montagnard aguerri consistant à gravir le pic Sud d'Aspé depuis la brèche de Béou Corn et à suivre la crête jusqu'au soum d'Aspé. Départ de l'épingle (1565m) au-dessus du pont de Saugué pour remonter la longue vallée d'Aspé par un bon sentier jusqu'à la cabane d'Aspé (1848m). Continuer à remonter la vallée au hasard des pâturages. La vallée vire à gauche, en direction du col de la Quieu. Passer à l'abondante source du ruisseau de la Badète et parvenir au pied du col de la Quieu. Tourner à droite pour longer le pic de la Badète et atteindre le vallon d'éboulis de la brèche de Béou Corn (2675m), à laquelle on parvient sans problème. Jolie vue sur le glacier d'Ossoue avec le petit lac de Pouey Mourou en premier plan. Suivre au nord l'arête, généralement facile mais raide et avec de nombreux pas d'escalade peu difficile. Le terrain demande un peu d'attention. Parvenir à une brèche où aboutit un couloir venant du SE. De là, on pourrait facilement rejoindre à gauche un long couloir d'éboulis, directement issu du pierrier du lac de Pouey Mourou et qui s'élève jusqu'à la crête, mais j'ai préféré continuer à escalader l'arête qui forme maintenant la bordure de ce couloir. Atteindre une pointe détachée. Traverser le haut du couloir et continuer l'ascension vers le pic Sud d'Aspé, facile sauf un petit ressaut en II. Du pic Sud d'Aspé (2924m), suivre la crête d'abord facile. À mi-parcours, elle présente une portion un peu aérienne et un court mur en II. Puis surprise : alors que je pensais en avoir terminé, au pied même du soum d'Aspé, je découvre une brèche difficile. Évitement délicat par une descente exposée versant est puis remontée en mauvais terrain pour retrouver la crête et atteindre le sommet. Superbe panorama, particulièrement sur le Vignemale, le cirque de Gavarnie, le pic Long et tous les lacs du cirque d'Estom Soubiran.

Vignemale Descente par la voie normale versant Aspé. Descendre la crête au nord jusqu'au large col qui précède la pointe 2916m et où aboutit l'accès depuis Estom Soubiran. Descendre à droite pour longer l'arête qui mène au pic de Béou Corn. Quelques cairns insuffisants, pentes raides. Au collet 2639m précédant le pic de Béou Corn, descendre les éboulis au N puis NE (vague sente, cairns). En bordure d'une cuvette où l'on retrouve l'herbe, partir dans un grand arc de cercle faiblement descendant jusqu'à parvenir sous le col de l'Oule. La descente du col de l'Oule n'est pas évidente, d'autant que la carte IGN est assez discrète sur les escarpements qui coupent ce versant. Voici l'itinéraire que j'ai suivi, loin d'être le plus court (l'itinéraire skieur est certainement plus rapide mais bien peu évident d'en haut). Depuis la cuvette sous le col de l'Oule, descendre plein sud vers un vague plat avec éboulis. Virer à droite en traversée descendante, franchir un minuscule ressaut et parvenir à un vaste plat (ruine). Continuer longuement à droite, traverser le ruisseau de Salhent, la barre rocheuse qui soutient le plat cesse, descendre vers la vallée où l'on retrouve l'itinéraire de montée.

Longueur :*** (1450m)
Difficulté :** (hors sentier, escalade II, pentes raides, terrain délicat)
Intérêt :***
Trajet :cartographie
Topos :Angulo, Pyrénées : 1000 ascensions, tome III, topo 358 (voie normale)
Daurel & Audoubert, 50 balades et randonnées en Bigorre, page 127 (voie normale)
Conditions :2007/08/28, beau puis orageux

Pic de la Badète (2763m), Pouey Mourou (2848m), pic d'Estom Soubiran (2829m) en circuit depuis la vallée d'Aspé

Vignemale depuis la brèche de Béou Corn Original circuit permettant de visiter des secteurs peu fréquentés, mais certainement pas l'itinéraire le plus simple pour gravir ces pics. Ne pas négliger le retour, long et complexe. Pour résumer : vallée d'Aspé, brèche de Béou Corn, AR au pic de la Badète, lac de Pouey Mourou, brèche et pic de Pouey Mourou, col des Gentianes, pic d'Estom Soubiran, lac et col de Malh Arrouy, col de l'Oule. Les trois sommets sont de beaux belvédères.

Départ de l'épingle (1565m) au-dessus du pont de Saugué pour remonter la longue vallée d'Aspé par un bon sentier jusqu'à la cabane d'Aspé (1848m). Continuer à remonter la vallée au hasard des pâturages en obliquant au SO, passer à la source du ruisseau de la Badète, revenir au nord et atteindre tranquillement la brèche de Béou Corn (2675m). Aller-retour facile au pic de la Badète (2763m), joli belvédère vers Gavarnie et le Vignemale. De la brèche de Béou Corn, descendre le vallon d'éboulis (heureusement sous la neige) pour passer au mignon lac de Pouey Mourou (2500m env.). Continuer à l'ouest dans les pelouses puis monter nord, sans histoire, à la brèche de Pouey Mourou (2777m). Suivre la crête à l'ouest. On rencontre rapidement des difficultés (II/II+, parfois aérien), en particulier la traversée d'une longe dalle redressée, les mains sur le tranchant du fil et les pieds sur une mince fissure. Après une enjambée impressionnante par dessus une mini brèche, descente un peu délicate à une brèche, évitement de deux flèches, puis plus facile jusqu'au Pouey Mourou (2848m), sommet sans accès simple (ou peut-être par l'arête NO ?). Magnifique vue sur le Vignemale, du barranco aux sommets.

Revenir par la crête en repassant la majorité des difficultés et descendre au col des Gentianes (2729m). Direction le pic d'Estom Soubiran (2829m) par sa crête sud. D'abord facile, elle devient plus difficile (II) à l'approche du bastion final. Contournement par la droite de ce bastion, escalade II soutenue sur une quinzaine de mètres. Sommet secondaire mais vue intéressante sur le Vignemale et sur tous les lacs d'Estom Soubiran (en s'avançant au nord).

Retour par les cols de Malh Arrouy et de l'Oule. Descendre le facile versant E du pic d'Estom Soubiran pour trouver le sentier qui passe au lac Glacé. Le suivre puis passer rive droite au petit lac (2490m env.) avant le lac Couy. Monter au flair pour rejoindre le lac de Malh Arrouy (2584m), s'élever à l'est puis viser le col de Malh Arrouy (2745m). Descendre le raide couloir à droite (sud) du col, terrain croulant. Puis, pour éviter de descendre jusqu'au fond de l'oule, traversée de grands champs de pierres, 30 min pénibles. Passer sous des rochers, remonter un peu sur une épaule (point 2657), nouveau champ de pierres, avant de remonter au large col de l'Oule (2556m). Sa descente n'est pas simple, bien plus d'escarpements que sur la carte. Du col occidental (2572m), on pourrait rejoindre l'itinéraire du soum d'Aspé. Du col oriental (barres entre les deux), descendre la longue pente raide de gispet puis obliquer à gauche vers une vague selle. Continuer horizontalement sans perdre d'altitude pour traverser vers 2150-2200m toute la longue banquette herbeuse située sous le soum de Male. Aller le plus loin possible à l'est où l'on trouve enfin une pente herbeuse raide mais facile (hautes herbes non traîtresses) pour descendre vers le fond de la vallée et la passerelle du GR10.

Longueur :*** (2000m)
Difficulté :*** (orientation, pentes raides, escalade II+ aérienne, éboulis)
Intérêt :***
Trajet :cartographie
Conditions :2014/08/06, beau, cumulus l'après-midi, photos

Brèche de Béou Corn (2675m) et soum de Labassa (2388m) depuis le pont de Saugué

Tapou - Montferrat Rejoindre le pont de Saugué (1528m) et suivre la rive droite de la longue vallée d'Aspé, face aux dépôts d'avalanche tombées des flancs sud. Après la cabane (1848m), rester à proximité de la vallée principale qui tourne à gauche (sud-ouest) vers le col de la Quieu. À partir de 2200m, la pente de redresse et l'on parvient au pied du col de la Quieu. Repartir nord sous le pic de la Badète et rejoindre le vallon de la brèche de Béou Corn, facilement accessible. Dans la dernière pente, magnifique vue vers Gavarnie et le massif du Néouvielle et à la brèche, on complète avec le Vignemale.

Belle descente à ski jusque sous le ressaut sous le col de la Quieu . À ce point (2200m environ), il est intéressant de remonter à droite sous les Meyts vers le collet juste contre le point 2255m. Remonter ensuite la croupe vers les Meyts puis s'orienter SE vers le soum de Labassa (2388m) que l'on atteint skis aux pieds. Descendre à l'est puis plonger droit dans la pente vers la cabane 1848m.

Longueur :** (1150m+170m)
Difficulté :** (orientation)
Intérêt :**
Trajet :cartographie
Conditions :2009/03/21-22, beau, neige 1450m (skis)