La limite ouest du parc national d'Aigüestortes est formé par un intéressant chaînon granitique qui peut être considéré comme un massif à lui seul : le chaînon des Besiberri qui se prolonge infiniment loin au sud et se rattache en Y à la ligne de partage des eaux par le Besiberri Nord. Sans être réellement difficile, on y trouve une véritable ambiance haute montagne et il faudra choisir entre d'immenses pierriers ou des névés nécessitant une bonne technique du cramponnage. On trouve dans ce secteur quelques-uns des sommets pyrénéens sans voie normale facile (punta Passet, Besiberri N, punta Harlé, Pa de Sucre..).
Depuis Senet (1300m), le port de Gelada (2070m) est accessible par une
longue piste médiocrement carrossable (au moins dans sa partie basse jusqu'à
1550m, la suite était enneigée), qui offre une rapide voie d'accès au cap de
Gelada. En hiver, cette piste permet d'atteindre facilement en raquettes le
mamelon au sud du port de Gelada (pic de les Pales del Port) et une dernière
montée conduit au cap de Gelada. Large vue sur le versant sud des Pyrénées,
intéressante en hiver.
| Longueur : | * (400m à 1100m selon l'enneigement et la solidité de la voiture) |
| Difficulté : | * |
| Intérêt : | ** |
| Topos : | 1000 ascensions, tome IV, topo 692 |
| Conditions : | 2002/12/29, grand beau, froid, neige 1600m (raquettes) |
Départ 200 mètres en aval de l'usine d'embouteillage de Caldes de Boí (1400m). Prendre un court tronçon de piste et franchir la passerelle sur la Noguera de Tor. Suivre les panneaux « Muntanyeta » pour remonter la rive droite du barranc de la Montanyeta puis rive gauche peu avant une cabane fermée (1860m). Au-delà de celle-ci, suivre les cairns qui retraversent la vallée et conduisent au sentier qui s'élève au sud vers la coma Minyana. Parvenu aux pelouses, remonter tranquillement en se dirigeant vers l'entaille bien marquée au sud, point bas de la crête entre l'Aüt et le pic de Comaminyana. Rejoindre cette brèche (2431m) et suive la crête O puis NNO jusqu'au pic de Comaminyana.
Descendre au NE vers le tuc del Mont et basculer au nord dans les clots de Berillo. Descendre au hasard, à droite sur le bas, pour rejoindre le barranc de la Montanyeta. Suivre quelques cairns, un sentier finit par apparaître rive gauche, et revenir à la cabane.
| Longueur : | ** (1250m) |
| Difficulté : | * (hors sentier néanmoins) |
| Intérêt : | ** |
| Trajet : | GoogleMaps/ICC |
| Topos : | Audoubert Aran page 80 (en sens inverse) |
| Conditions : | 2008/09/14, dégagé jusqu'à 11h puis bouché |
Départ de l'extrémité nord de la retenue de Baserca (il est moins intéressant de partir du barrage) pour suivre la piste barrée qui longe la rive gauche. Après une cabane à droite et avant le barranc de Baserca, un panneau indique le sentier de la cabana de Fenerui, bien tracé, et pas du tout situé là où les cartes l'indiquent : jusqu'à la cabane de Fenerui (1922m), il remonte principalement le barranc de Baserca et pas du tout le barranc de Fenerui ! Les mauvaises conditions météo avaient arrêté ma première visite à la cabane, mais la deuxième visite fut plus favorable. Continuer tranquillement rive droite jusqu'au fond de la vallée (2250m env.). Plusieurs cols sont accessibles, le coll de Fenerui (2497m) au NE est le plus facile. De là, une douce crête conduit au SE au pic del Ferro (2579m). Vaste vue, très intéressante vers Comaloforno, vers le massif de la Maladeta par-dessus la vallée des Salenques et vers les sommets d'Aigüestortes. Juste au sud le pic Roi ou pic de Fenerui (2585m) est rapidement atteint. La descente au coll de Senet (2497m) demande de poser un peu les mains ou de passer en terrain raide principalement versant sud. Une montée, un sommet secondaire et voici le pic de Munyidor (2650m), au panorama encore plus ouvert que celui du pic del Ferro.
Retour au coll de Senet, une pente de pierraille assez forte ramène au fond de la vallée. Le retour est rapide, le sentier étant efficace.
| Longueur : | ** (1400m) |
| Difficulté : | ** |
| Intérêt : | ** |
| Trajet : | GoogleMaps/ICC |
| Conditions : | 2010/06/20 (cabane de Fenerui), averses de grésil, vent |
| 2012/01/14 (sommets), beau, neige irrégulière 2000m (crampons), photos |
Itinéraire plus varié et plus intéressant que celui par l'estany de Besiberri. Quand de plus les conditions
sont remarquables (neige portante, lacs gelés, ciel bleu sans un souffle de
vent, visibilité parfaite), cela constitue une très belle randonnée. Départ
du pont après Caldes de Boí (1500m, panneau) pour monter efficacement au pla
de la Cabana (source de Llubriqueto) puis aux beaux lacs de Gémena (2233m et
2280m) par un cheminement rusé et bien cairné. À l'étage au-dessus, les
estanys Gelats de Gémena (ou d'Abellers, 2521m) précèdent le long vallon du
col d'Abellers (2883m), écrasé par la paroi ouest du Comaloforno. Après le
col et la découverte soudaine du Besiberri del Mig, un dernier effort
conduit au sommet, avec un panorama intéressant, tant proche sur les crêtes
découpées du massif du Besiberri que lointain vers la Maladeta ou vers
Aigüestortes.
| Longueur : | *** (1550m) |
| Difficulté : | ** (minimum d'orientation, pierriers ou névés) |
| Intérêt : | **** |
| Trajet : | GoogleMaps/ICC |
| Topos : | 1000 ascensions, tome IV, topo 688 |
| Conditions : | 2003/05/03, grand beau, neige 2150m (crampons) |
Itinéraire rude et direct pour le Comaloforno, probablement plus agréable en
début de saison. À l'extrémité occidentale du barrage de Cavallers, côté
lac, démarre le sentier du pas de l'Os. En suivant attentivement
les traces et cairns, ce sentier, certes rude, est moins difficile que les
topos ne le laissent entendre : il n'y a qu'un seul réel pas d'escalade pour
passer sous (ou sur) un bloc coincé (IIsup) et il n'est pas du tout
exposé. En traversant le cirque de Comalestorres, les cairns conduisent à
l'évident pas de l'Os (2500m env). Ils virent alors à l'ouest et quand on
surplombe l'estany Gelat de Baix, il faut franchement partir sud si on ne
veut pas rater l'estany Gelat de Comaloforno (2685m). En remontant l'immense
champ de pierres (les névés persistants avaient tous disparus fin août 2006
; et Soubiron qui parle d'un glacier en 1920...), se diriger vers la
paroi. De près, c'est un peu la confusion et je suis d'abord parti vers le
Besiberri sud avant de corriger mon erreur. Un couloir raide, croulant
(méfiance) mène à la crête, à droite du Comaloforno, que l'on atteint
rapidement (pas de II). Belle visibilité, beau panorama, et même le Mont
Perdu dont la pointe apparaît au loin.
Descendre sans difficulté par le versant ouest à la brèche Passet
(2940m). Vue de loin et même en se rapprochant, la pointe Passet semble
inaccessible. Ce n'est que sur le seuil de la brèche que le rocher apparaît
solide et bien sculpté. Montée directe par le fil en excellent rocher (III
puis II aérien, 30mn depuis le Comaloforno). La visite de la
pointe Passet ne se justifie pas seulement parce que ce fut un 3000 (mon
altimètre, calé au Comaloforno, a affiché son ancienne altitude de 3002m),
mais surtout pour voir l'ensemble des lacs de Gémena. Retour à la brèche et
descendre à l'est le long couloir raide et croulant (chute de pierres). Pour
rejoindre le portell de Comaloforno (2750m) qui permettra de retrouver le
cirque de Comalestorres, on peut descendre jusqu'au petit lac (2645m,
estanyet de Comaloforno ou de Comalestorres selon les sources ; ce lac a été
oublié par Audoubert !). J'ai choisi de traverser les belles dalles peu
inclinées pour rejoindre une banquette herbeuse qui conduit directement au
portell sans perte d'altitude. Sur la fin, deux nervures compliquées (IIsup
exposé) sont peut-être évitables en rejoignant la crête au-dessus. Au portell,
descendre le pierrier au NE vers l'entonnoir pour trouver, sur la droite,
le passage vers le cirque de Comalestorres où l'on retrouve les cairns de la
montée.
| Longueur : | ** (1300m) |
| Difficulté : | ** pour Comaloforno (orientation, pierriers, terrain croulant, escalade II), *** pour Passet (escalade III) |
| Intérêt : | ** (trop de pierriers !) |
| Trajet : | GoogleMaps/ICC |
| Topos : | 1000 ascensions, tome IV, topo 689 |
| Alejos, Pyrénées, guide des 3000 m | |
| Conditions : | 2006/08/27, beau |
Montée par le joli site de l'estany de Besiberri puis des pierriers ou
névés. Accessible à tout randonneur endurant jusqu'au Besiberri sud, à
condition que l'accès au col Avellaner (Abellers) soit déneigé (sinon
crampons + piolet + expérience : c'est raide). L'accès au Comaloforno par la
crête impose des passages d'escalade II avec un cheminement confus.
| Longueur : | *** (1600m) |
| Difficulté : | ** (pierriers, éboulis et crête finale) |
| Intérêt : | ** (sommet dans les nuages) |
| Schéma : | voir Conangles |
| Topos : | 1000 ascensions, tome IV, topo 686 |
| Audoubert Aran page 80 | |
| Conditions : | 1999/07/22, couvert puis dans la crasse |
Monter à l'estany de Besiberri (1985m). À l'extrémité orientale du plat de l'étang, ne pas traverser le ravin du ruisseau issu des estanyets de l'Obaga et remonter sa rive gauche. Éviter un ressaut par un détour à droite et revenir progressivement vers le talweg en cheminant entre les dalles polies en utilisant au mieux les bandes herbeuses. Itinéraire hors sentier, sans difficulté à la montée mais la descente demande un soigneux repérage car il n'y a aucune trace et le rare cairn rencontré est plus réconfortant qu'utile. Parvenir ainsi au premier des estanyets de l'Obaga de Besiberri (2448m), joliment placé en balcon. Passer au deuxième estanyet et se diriger tranquillement au sud vers la collada de Baserca, que l'on laisse à droite. Utiliser au mieux les bandes herbeuses pour rejoindre au sud la crête qui mène au pic de Baserca (2873m). Je me suis avancé deux cents mètres au sud pour voir les estanys Roi mais ils sont restés invisibles sous la brume. Suivre la large crête N puis NE jusqu'à la punta Senyalada (2951m), jolie vue sur la muraille des Besiberri. Continuer la crête vers le pic Avellaner (d'Abellers). Arrivé à la portion horizontale, ne pas chercher à suivre le fil (qui devient progressivement difficile et impraticable sans corde, sans aucune échappatoire, j'y ai perdu près d'une heure en devant faire demi-tour pour revenir au tout début) mais descendre d'une cinquantaine de mètres au sud pour tourner le plus haut des estanys Gelats de Gémena vers 2700-2750m et rejoindre la combe d'Avellaner (on peut se demander s'il n'est pas aussi rapide de descendre SE de la punta Senyalada pour passer au déversoir de l'étang, 2578m). En absence de neige, ne pas descendre dans la combe mais rester sur la croupe en rive droite. Au coll Avellaner (2885m), rapide aller-retour au Besiberri sud. Retour par la voie normale vers l'estanyet de Besiberri en descendant le raide versant nord du col, où la première neige de l'automne s'était invitée.
| Longueur : | *** (1800m) |
| Difficulté : | ** (hors sentier, pierriers) |
| Intérêt : | ** |
| Trajet : | GoogleMaps/ICC |
| Conditions : | 2009/09/26, brume puis éclaircies puis cumulus envahissants, traces de neige |
Troisième visite à l'estany de Besiberri, toujours splendide, et première
marmotte de l'année. Au printemps, quand la neige s'accroche à la muraille
des Besiberri à l'est et à la pointe du Feixan à l'ouest, le site est
encore plus beau. À partir de l'Estanyet, encore comblé par les avalanches,
la neige a le bon goût de recouvrir les pierriers et les dalles
rébarbatives. Le détour par le NE (cf Besiberri N)
est inutile, montée droit à l'est avant d'obliquer progressivement au sud
vers la combe du col d'Abellers, puis couloir raide (40/45°) jusqu'au pas de
Trescazes (2909m) où le soleil m'accueille.
La neige est bien molle sur le versant est, des dizaines d'escargots
s'enfuient à mon passage, et le double sommet du Besiberri del Mig est tout
proche. Est-il moins visité depuis qu'un recalcul d'altitude lui a enlevé
neuf mètres ? Enneigement exceptionnel pour une fin-Mai, vaste panorama,
similaire aux autres Besiberri ; situé au milieu de la muraille des
Besiberri, ce sommet offre en outre un point de vue remarquable tant vers le
Besiberri N que vers le Besiberri S et le Comaloforno, ainsi que sur les
parois du pic Abellers et de la punta Harlé. À l'ouest, le val du Besiberri
et son étang s'alignent avec le Feixan et l'Aneto.
| Longueur : | *** (1550m) |
| Difficulté : | ** (pierriers, couloir raide) |
| Intérêt : | *** |
| Schéma : | voir Conangles |
| Trajet : | GoogleMaps/ICC |
| Topos : | 1000 ascensions, tome IV, topos 686+685b |
| Conditions : | 2004/05/23, beau, neige 2150m (pas de regel mais sous-couche portante) |
Depuis le refuge de Conangles (1550m), une piste suivie d'un chemin clair
amène à l'estany de Besiberri (1960m) puis à l'Estanyet (2165m). Ne pas
monter à l'est le long du canal de l'Estanyet (terrain complexe), mais faire
un détour au NE dans une entaille bien marquée pour contourner les barres
inférieures avant de rejoindre vers 2400m l'immense pierrier qui borde la
muraille des Besiberri (nombreux cairns).
Rejoindre le pied du massif éperon ouest du Besiberri del Mig. Le laisser à
droite et s'élever dans les cailloux et éboulis vers le Besiberri nord.
Plusieurs couloirs peu engageants rayent sa face O. Repérer l'endroit où le
pierrier remonte le plus haut (un peu au sud de l'aplomb du sommet) et d'où
part un profond couloir en oblique vers la gauche. Rejoindre ce point (2840m
environ), où l'on découvre à gauche un deuxième couloir, bien caché derrière
un grand piton, et qui semble plus praticable. Remonter ce couloir croulant.
Quand il disparaît dans la face, rejoindre à gauche une petite brèche et, en
enjambant un puits impressionnant qui conduit directement sur le pierrier
100m plus bas, contourner un petit éperon (il est aussi possible d'escalader
le petit mur au-dessus du puits) et découvrir un petit cirque suspendu
(c'est le seul de la paroi ouest) que l'on traverse pour rejoindre en face
un nouveau couloir. Ce couloir se termine sur un éperon ouest du Besiberri
nord (difficile à distinguer d'en bas) qu'il suffit de remonter en bon
rocher (si!) pour déboucher sur la crête à proximité du sommet (on peut
aussi le longer par un couloir au nord). Les différents couloirs ne
présentent guère de difficulté d'escalade, mais leur terrain est vraiment
médiocre et il est difficile de ne pas déloger des rochers.
Au sommet, très belle vue, à l'est vers Aigüestortes et la Punta Alta, au nord vers les sommets ariégeois (Maubermé, Valier), à l'ouest vers la Maladeta, au
sud sur la crête jusqu'au Comaloforno, avec des lacs de tous côtés (lac de Mar, lac Tòrt de Rius notamment)
| Longueur : | *** (1550m) |
| Difficulté : | ** (pierriers et éboulis, escalade Isup, terrain médiocre et dangereux) |
| Intérêt : | *** |
| Schéma : | voir Conangles |
| Trajet : | GoogleMaps/ICC |
| Topos : | 1000 ascensions, tome IV, topo 683, décrit un autre couloir plus au nord |
| Conditions : | 2001/10/14, beau, se chargeant l'après-midi, vent |
Visite d'une crête portant de beaux sommets rarement visités. De bonnes
conditions, la douce lumière de l'automne, un peu de neige pour masquer
partiellement les rochers, et étonnamment pas un souffle de vent même en
altitude. Après une nuit au confortable refuge de l'Estanyet de Besiberri
(2221m), montée par le canal de Rius, bientôt occupé par un chaos de blocs
comme il se doit dans ce secteur. Arrivée sans histoire au còth dera Canau
de Rius (2686m), en contournant par la droite le mamelon (2559m) plutôt que
par le raide goulet direct. Un peu de neige, ce n'est pas plus mal (30°
env.).
Aller-retour au tuc dera Canau de Rius (2813m) : s'élever à proximité du fil, raide, facile mais en mauvais rocher, puis plus simple jusqu'à la crête sommitale. Le sommet peu défini se trouve au centre de la crête orientée N/S sur 150 mètres (petite escalade pour y arriver). Pour la vue, le pointement nord est plus intéressant. Sommet au final assez insignifiant, écrasé par le Besiberri Nord tout proche, sauf à vouloir étudier de près la crête NO de celui-ci.
Retour au col, suivre la crête horizontale puis éviter par l'un ou l'autre
versant (nord plus simple) quelques pointes et emprunter la grande pente qui
mène au tossal Pla ou de Molar Gran (2883m). Panorama bien plus intéressant,
divers lacs, vue dégagée à l'ouest et au nord, Punta Harlé et Pa de Sucre
remarquable, et bien sûr la muraille des Besiberri.
Suivre la crête au nord vers le tossau de Lac Tòrt. Certaines difficultés sont évitables mais on rencontre aussi du II obligatoire, principalement en désescalade, bon rocher. Le bloc sommital du tossau de Lac Tòrt est par contre surprenant, escalade III acrobatique pour s'y hisser (je suis resté à califourchon à son sommet, n'envisageant pas de me mettre debout). Descendre facilement à l'ouest à la colhadeta del Molar Gran (2762m) et suivre la crête facile jusqu'au tuc des Estanhets (2887m). Belle vue, j'ai bien fait d'y revenir.
Retour au refuge : voir visite antérieure.
| Longueur : | *** (750m+1000m) |
| Difficulté : | *** (escalade II, totalement hors sentier et sans trace) |
| Intérêt : | *** |
| Schéma : | voir Conangles |
| Trajet : | GoogleMaps/ICC |
| Conditions : | 2010/10/27 (refuge), beau |
| 2010/10/28 (sommets), voilé puis beau, traces de neige |
Sommet clairement peu fréquenté : pas de trace et le rare cairn croisé est
un événement. À l'hospital (1620m), suivre le GR11 puis la piste rive gauche
du vall de Conangles jusqu'à son terminus. S'élever hors sentier au sud en
se guidant sur le principal ruisseau (quelques cairns au début) jusqu'à
découvrir l'estanhon de Conangles (2450m), au pied d'une belle crête. Virer
franchement à gauche pour passer au-dessus des petites barres et rejoindre
le còth de Conangles (2667m). J'ai de nouveau tenté de suivre la crête mais
je ne suis guère allé plus loin que ma tentative
hivernale : la crête est constituée d'imposants monolithes et de belles
flèches de granite, plus ou moins aisément contournables au début mais ça ne
dure pas. Demi-tour pour rejoindre les pentes herbeuses du versant est qui
permettent de rejoindre un vallon sous la crête (un peu délicat) puis
remontée dans des éboulis vers l'étroite brèche juste à gauche du sommet,
que l'on atteint facilement. Belle vue, similaire à celle depuis le
Besiberri Nord, avec la muraille des Besiberri en prime.
Retour par la vall de Besiberri. Zéro cairn ou trace mais des isards. Revenir à la brèche et continuer horizontalement jusqu'à découvrir l'estanyet del Molar Gran. Descendre alors sur la croupe semi-herbeuse puis, en douce descente, virer à gauche comme pour contourner le tossal Pla (ou tossal de Molar Gran). Quand on aperçoit l'estanyet de Besiberri, descendre dans sa direction. La descente est facile, en zigzaguant au mieux parmi les portions herbeuses entre les rochers moutonnés, mais surtout sans perdre la direction de l'étang. À chaque instant, on se demande si ça va continuer ainsi, et chaque fois ça passe. Rejoindre à gauche le canal de Rius un peu avant les premiers pins par une pente herbeuse facile, ou persister en direction du refuge que l'on découvre très tardivement (la première solution semble préférable). Sous le refuge, on trouve le bon sentier de l'estany de Besiberri qui descend dans la vallée. Suivre le GR11 pour remonter à l'hospital de Vielha.
| Longueur : | ** (1400m, assez long) |
| Difficulté : | ** (hors sentier, ni trace ni cairn) |
| Intérêt : | ** |
| Schéma : | voir Conangles |
| Trajet : | GoogleMaps/ICC |
| Conditions : | 2007/07/12, beau |
Itinéraire pour aventurier, où l'on ne perd pas d'énergie à trouver les cairns : il n'y en a pas quelque soit le versant, pas même une trace de passage, qui monte au tuc de Contesa ? Suivre la piste rive gauche de la vall de Conangles jusqu'à la seconde épingle à gauche (1890m). 100 mètres après, et 50 mètres avant une étroite ravine, s'élever au mieux au sud, en terrain raide et confus (petites barres à contourner, végétation parfois envahissante). Bientôt (2100m) on y voit plus clair, la pente reste raide mais il n'est plus nécessaire de s'accrocher aux branches pour monter, et la crête NO fait son apparition à droite. La suivre ou la rejoindre (son fil est chaotique, il est préférable de la longer versant N) jusqu'au sommet (2780m). Joli panorama (mais le tuc des Estanhets est mieux).
Tentative sur la crête E vers le tuc des Estanhets : 20 minutes pour parvenir péniblement à la seconde brèche 50m plus bas, et ce n'est que le début, la suite est bien pire, avec de gigantesques flèches qui me font renoncer. Direction l'estany de Besiberri. De ma brèche, une descente délicate m'a permis de rejoindre la grande pente herbeuse au sud (du sommet lui-même, il faut probablement suivre la raide crête au S avant de traverser vers cette pente). Descendre longuement droit vers l'estany, repérer à gauche le ravin principal mais ne pas le rejoindre (il ne passe pas), et insister dans l'axe quand de petites barres apparaissent. Zigzaguer entre ces barres par des zones herbeuses jusqu'à buter sur une dernière grande barre, une centaine de mètres au-dessus du lac. Cette barre est infranchissable, partir à gauche (est) pour rejoindre la partie basse du ravin. Ouf, enfin le lac, son sentier, et bientôt le balisage du GR11 pour revenir à l'hospital. Note : vu d'en bas, la descente sur l'estany semble aussi passer plus à l'ouest pour aboutir au déversoir, mais vu d'en haut, mystère.
| Longueur : | ** (1300m) |
| Difficulté : | ** (totalement hors sentier, terrain raide, flair nécessaire, temps sec indispensable) |
| Intérêt : | ** |
| Schéma : | voir Conangles |
| Trajet : | GoogleMaps/ICC |
| Topos : | RandoÉditions Catalogne, page 199 (crête NO) |
| Conditions : | 2011/09/11, progressivement voilé, vent turbulent |
De l'hospital de Vielha (1620m), s'enfoncer dans la vall de Conangles en
suivant la piste. Pour monter à l'estanhon et au còth de Conangles, Ratio
indique d'aller tout au fond du val pour prendre à droite une banquette
inclinée au pied du tuc de Conangles. Si les conditions d'enneigement sont
bonnes, il est plus rapide de monter en diagonale (longue pente assez raide)
pour rejoindre l'itinéraire normal au-dessus de
2250m. L'itinéraire, dominé par une belle crête acérée, est ensuite évident
jusqu'au col.
Mon objectif était le tuc des Estanhets (2887m). La crête est compliquée et la neige ne simplifie rien. Après 1h20 d'effort, j'atteins la pointe 2818m après m'être faufilé sous une dalle formant caverne ; le soleil a largement ramolli la neige et la crête qui reste est encore bien longue et semble plus difficile (une nouvelle visite l'a confirmé). Abandon et retour au col en moins d'un quart d'heure. Du point atteint, la vue est déjà intéressante, en particulier à l'ouest vers le val de Mulleres et la Maladeta et à l'est vers la serra de Tumenèia et le Besiberri N.
Retour en circuit par le port de Rius : du col de Conangles, descendre vers le lac Tòrt de Rius. D'en haut et avec la neige, il n'est pas évident de trouver un passage qui aboutit facilement au lac (mais il y en a en cherchant bien). En cas de doute, partir franchement à droite (SE). Le lac étant bien gelé, je le traverse directement jusqu'à son extrémité NO en ignorant son contour tortueux. À l'approche du port de Rius, le vent s'est renforcé et s'engouffre dans l'interminable antichambre du col, c'est bien péniblement que je l'atteins. Pas de trace de descente sous le port mais heureusement je connais la descente, peu évidente enneigée (aller loin à l'ouest pour éviter les barres sous le col).
| Longueur : | ** (1100m pour col de Conangles) |
| Difficulté : | ** |
| Intérêt : | ** |
| Trajet : | GoogleMaps/ICC |
| Topos : | Ratio, tome I, page 63 (col de Conangles par l'ouest) |
| Conditions : | 2006/03/26, beau se voilant fortement après midi, vent devenant fort, neige 1750m (raquettes) |
| 2011/03/19, quelques nuages puis beau, neige 1650m (skis), photos | |
| 2013/04/07 (AR direct au col de Conangles), beau, neige 1650m (skis), photos |
La sèrra dera Pleta Naua est la crête face au Feixan, visible depuis
l'hospice de Vielha et qui débute au port Vielh deth Hòro. Accès facile au
sommet oriental (2558m) par le sentier du port de Vielha jusqu'au port Vielh
(2287m) puis une douce pente jusqu'au sommet. On y découvre l'Aneto et ses
satellites. La crête est ensuite très découpée et bien que les difficultés
semblent évitables par le versant nord, celui-ci n'est guère accueillant en
hiver. Déçu de ne pouvoir continuer, retour au port Vielh et montée au tuc
deth Pòrt de Vielha (2606m) au panorama bien supérieur. Descente de la large
crête est, une courte pente raide à droite et contournement du lac Redon par
l'ouest pour prendre sous son déversoir le sentier d'accès (normalement
impraticable en hiver) qui rattrape le GR11 descendant du port de Rius.
| Longueur : | ** (1300m) |
| Difficulté : | ** |
| Intérêt : | ** |
| Topos : | 1000 ascensions, tome IV, topo 679b |
| Ratio, tome I, page 61 | |
| Conditions : | 2007/01/06, grand beau, neige 2200m |
Sans histoire pour le port Vielh deth Hòro (2287m) et le pòrt de Vielha
(balisage rouge-blanc), et jusqu'au tuc deth Pòrt de Vielha qui le domine.
Descendre la large crête vers l'est. J'espérais pouvoir continuer pleine
crête au-dessus du lac Redon, mais la présence de neige et corniches et
surtout le vent fort m'en dissuadent (je pense que ça passe, petite escalade
aérienne, mais il faudrait vérifier). Juste avant le col, prendre une croupe
au SO pour contourner le lac Redon, passer à son déversoir (2230m), monter
dans le premier vallon à l'est du lac, avant de basculer dans le deuxième
sous la crête pour atteindre un col au pied du tuc de Sarrahèra. Les
derniers mètres pour atteindre le sommet sont raides. Revenir au col, passer
à l'est de la crête, côté lac de Rius, et rejoindre le port de Rius pour
suivre le GR11 jusqu'à l'hospital (pas évident en cas de neige). Surpris par
la qualité du panorama (bien enneigé) de ces deux sommets, qui se complètent
bien : paroi nord du pic Feixan (Tallada), Forcanada devant la Maladeta,
lacs de Rius et Tòrt de Rius devant le Tossau de Mar, Montardo sous son
meilleur profil, la crête découpée du tuc des Estanhets devant le Besiberri
nord, le versant sud des sommets du Couserans...
| Longueur : | ** (1400m) |
| Difficulté : | ** |
| Intérêt : | ** |
| Topos : | 1000 ascensions, tome IV, topos 678, 679b |
| Audoubert Aran pages 49 et 77 | |
| Ratio, tome I, pages 61 et 62 | |
| Conditions : | 23/03/03, grand soleil, vent de sud assez fort, neige dure 1800m |
De l'usine d'incinération (1380m) à l'entrée nord du tunnel de Vielha, suivre la piste carrossable qui passe au-dessus du tunnel, puis les panneaux (1442m) qui signalent la cabana deth Pontet (1590m) et le port de Vielha (2448), d'où l'on monte au sommet. Pour le premier parcours, je me suis arrêté quelque part juste sous le port de Vielha (probablement, ou alors j'étais totalement perdu), du fait du brouillard depuis 2200m. Début de descente épique : jour blanc, aucune visibilité, aucun repère, je regardais la pointe des skis pour savoir si j'étais à l'arrêt ou en mouvement ! Virage, virage, suis-je arrêté ? Ok on recommence ; virage, virage, tiens je recule, c'est louche ; virage, virage, c'est où la pente ? Heureusement dès que j'y vois plus clair, agréable neige froide.
Beau temps pour la deuxième visite, c'est plus facile. Panorama toujours aussi intéressant, et bonne neige.
| Longueur : | ** (1200m) |
| Difficulté : | * |
| Intérêt : | ** |
| Trajet : | GoogleMaps/ICC |
| Topos: | Laurens, skis dans les Pyrénées centrales, page 31 |
| Pirineos en esquís - 150 itinerarios | |
| Conditions : | 2009/04/19, bouché, neige 1450m (skis) |
| 2010/04/05, beau, chaud, neige 1675m (skis) |
De l'usine d'incinération (1380m) à l'entrée nord du tunnel de Vielha, suivre la piste carrossable qui passe au-dessus du tunnel. Après le deuxième ruisseau, sous une résidence secondaire, prendre à droite un large chemin. L'abandonner alors qu'il est horizontal et que la forêt à gauche devient clairsemée. En s'élevant dans la pente herbeuse, rejoindre au-dessus l'ancien sentier abandonné. Le longer jusqu'à la cabane de Sarrahèra de Baish (1650m). Le ressaut suivant se passe en hiver par la rive gauche en laissant en contrebas la cabane de Sarrahèra de Naut, alors qu'en absence de neige un vague sentier abandonné existe rive droite. On retrouve le vallon principal au niveau d'un grand plat (1946m). Remonter tranquillement le vallon principal avec une succession de « tubes ». Juste avant le còth de Bargadèra (2464m) qui semble se manifester à plusieurs reprises, virer ouest et remonter une pente qui se redresse fortement sur la fin. Vu les conditions de neige, j'ai préféré monter à l'antécime nord (2568m), plus facile, qu'au sommet lui-même.
| Longueur : | ** (1200m) |
| Difficulté : | ** (hors sentier) |
| Intérêt : | ** |
| Trajet : | GoogleMaps/ICC |
| Topos : | Val d'Aran - esquí de montaña y raquetas |
| Conditions : | 2011/02/06, beau, doux, neige 1650m/1875m (skis) |
Joli circuit en montant par la Restanca au lac de Mar, immense lac avec île,
baies et plages, dominé par le Besiberri Nord. Une sèche montée conduit au
colhada de Lac de Mar (2501m), magnifiquement situé face à la crête découpée
de la punta d'Harlé et du Pa de Sucre, et dominant au nord-ouest les trois
lacs de Rius (estanh dera Colhada, lac Tòrt de Rius, lac de Rius plus
d'innombrables laquets) qui forment un des plus beaux ensembles lacustres
des Pyrénées. Le retour en suivant le lac Tòrt de Rius permet d'en
appréhender le découpage et d'apercevoir la Maladeta par-dessus le port de
Rius, avant de plonger par le canal de Rius jusqu'à la piste de départ (sans
repasser au refuge de la Restanca).
| Longueur : | ** (1200m, les contournements des lacs sont longs) |
| Difficulté : | * |
| Intérêt : | ** |
| Conditions : | 2003/07/12, beau devenant orageux |
En novembre 2000, première tentative d'accès au Montardo, avec de la neige
fraîche dès le départ au pont de Ressec (1390m). J'ai atteint le col
d'Oelhacrestada (ou de Güellacrestada ou de Olnacrestada ou même de Crestada
tout court) à 2475m, mais il n'était pas envisageable de continuer (vent
fort, brouillard à partir du col et journée déjà trop avancée). Le lac de la
Restanca (2010m) commençait à geler et le lac de Cap de Port (2240m) était
intégralement gelé (même si j'ai jugé plus sage de ne pas m'aventurer
dessus).
La deuxième tentative en décembre 2001 se conclut au sommet, dans des
conditions nivologiques similaires (30cm de neige fraîche à 2200m, lac de
Cap de Port gelé et traversé) mais avec des raquettes et un grand soleil ;
la face sud du Montardo était en outre irrégulièrement enneigée. La vue au
sommet est belle et vaste, même si elle n'atteint pas celle du Besiberri Nord, plus dominateur, ou celle de la Punta Alta, plus central pour le parc d'Aigüestortes.
| Longueur : | *** (1450m) |
| Difficulté : | * |
| Intérêt : | ** |
| Topos : | RandoÉditions Luchon, page 127 |
| 1000 ascensions, tome IV, topo 699 | |
| Audoubert Aran page 60 | |
| Conditions : | 2000/11/18, brouillard, vent fort, neige 1400m |
| 2001/12/29, grand soleil, neige 1400m (raquettes) |
Circuit prétexte à visiter des lacs. Le parcours de crête entre le tuc de
Ribereta et le Montardo, sans être difficile, demande un peu d'attention
mais offre une belle variété de vue sur le bassin de Travessani. Le retour
par le lac de Saslòsses, bien que hors sentier, est facile, rapide, et
ignoré de la majorité des ascensionnistes du Montardo. Départ du pont de
Ressec (1390m) pour suivre à l'est le GR11, avec d'abord une longue piste. À
mi-chemin entre l'estanh de Montcasau et la passada de Ribereta, prendre au
sud le sentier cairné qui mène à l'estanh de Ribereta de Baish. Cairns et
sentes s'éparpillent, monter rive droite de la vallée jusqu'à la vaste
échancrure donnant sur Colomèrs. Ne pas rejoindre le pòrt de Caldes mais
monter en diagonale dans le flanc du tuc deth Cap deth Pòrt de Caldes pour
rejoindre le collet juste au sud du tuc de Ribereta, d'où l'on monte sans
difficulté au sommet.
Suivre la crête à l'ouest. Nombreuses échappatoires sur les deux versants. La première pointe (2623m) est la seule vaguement sérieuse, attaquée d'abord à droite via des couloirs semi-herbeux raides, puis sur les blocs près du fil (II peu exposé). Suit un tronçon plus facile mais assez aérien. J'ai feinté la pointe 2658m où la crête fait un coude vers le nord. La pointe suivante présente une amusante escalade II en bon rocher et on rejoint la voie normale du Montardo sous le sommet (1h30 depuis le Ribereta).
Du Montardo, descendre à la première des Basses deth Montardo, et, sans passer à la suivante, franchir à l'est une vague selle (2672m). On y trouve une ligne de cairns, généralement suffisants mais ne dispensant pas de réfléchir. Descendre d'abord vers l'est en rejoignant un ravin et à 2530m, sur un replat, quitter le ravin en partant plein nord pour faire en grand arc de cercle autour du lac de Saslòsses (invisible jusqu'assez tard). Dans le doute, rester haut en tirant à gauche. On rejoint ainsi la tranquille croupe de retenue du lac après avoir tourné les barres. Passer au déversoir (2160m), remonter un peu sur la croupe en face et descendre par un couloir raide et arrosé (c'est le seul couloir à l'est de la ravine du lac ; rochers glissants) pour rejoindre bientôt un vieux chemin des travaux hydroélectriques qui, devenu horizontal, ramène au GR11 sous le barrage de Montcasau. En sens inverse, le départ de ce sentier se situe après la remontée de l'ancien monte-charge, quand le GR11 emprunte temporairement le chemin horizontal.
| Longueur : | *** (1650m) |
| Difficulté : | ** (hors sentier, flair, petite escalade II) |
| Intérêt : | ** |
| Trajet : | GoogleMaps/ICC |
| Topos : | Éric Visentin (pour l'inspiration) |
| Conditions : | 2011/08/16, beau, chaud, cumulus l'après-midi |
Autant que le sommet, l'objectif est de visiter tranquillement les lacs du
bassin de Travessani. Après le grand estany de Travessani (2245m) au pied
des célèbres aiguilles, monter à l'estany des Mangades (2380m), divisé en
deux par une presqu'île. Il est intéressant de pousser jusqu'à l'estany del
Port de Caldes (2410m), surtout pour la vue offerte sur l'estany des
Mangades, alors partiellement glacé. Ensuite, monter à l'estany des Monges
(2420m) au pied du Montardo.
Passer à son déversoir et monter séchement à vue vers le tuc des
Monges. Jolie vue sur les lacs du secteur et la face sud du Montardo. Pour
revenir aux estanys de Tumenèia, descendre S puis SO sous la serra de
Tumenèia, mais sans descendre jusqu'au lac supérieur : au plus tard au bel
abri sous roche (2400m env.), virer SE pour utiliser la croupe qui forme
plus bas la séparation entre les deux lacs, puis à vue vers l'étang
inférieur.
| Longueur : | ** (600m depuis l'estany de Tumenèia, 1100m depuis le barrage de Cavallers) |
| Difficulté : | ** (hors sentier et orientation pour le sommet) |
| Intérêt : | ** (+1 pour les amateurs de lacs) |
| Topos : | Audoubert Aran, page 83 |
| Conditions : | 2006/05/28, beau et chaud devenant orageux l'après-midi, névés -/2400m |
De l'estany de Tumenèia de Baix (ou du refuge Ventosa y Calvell), monter à
l'estany de Tumenèia de Dalt (2320m), le laisser à sa droite pour s'élever
vers le tuc de Roques Negres. Contourner celui-ci par le sud dans un
interminable chaos de gros blocs (rares cairns insuffisants) et revenir au
collet (2480m env.) entre l'estany de Tumenèia de Dalt et l'estany Cloto
(2325m). Le Pa de Sucre nous domine de toute sa masse et les deux lacs gelés
et encaissés dans leurs falaises n'adoucissent guère le décor. Rejoindre la
brèche (2728m) entre la punta Harlé dentelée et l'imposant Pa de Sucre.
Extraordinaire apparition du Besiberri Nord au travers d'une deuxième
brèche parfaitement placée dans l'alignement.
L'accès au pa de Sucre évite la crête par un cheminement en général peu
difficile (nombreux II en terrain peu sûr et exposé), d'abord versant sud
jusqu'à la brèche du « hibou », puis versant nord jusqu'à une brèche
difficile d'accès (passage clé : IIIsup d'après la littérature) puis de
nouveau versant sud. Un névé tardif occupe le versant nord. Le panorama du
pa de Sucre est magnifique, similaire à celui du Besiberri Nord, avec un
premier plan spectaculaire de crêtes acérées et des lacs de tous côtés.
| Longueur : | *** (700m depuis l'estany de Tumenèia, 1200m depuis le barrage de Cavallers ; long) |
| Difficulté : | *** (escalade AD, pas de IIIsup) |
| Intérêt : | *** |
| Topos : | 1000 ascensions, tome IV, topo 696 |
| Conditions : | 2006/05/27, très beau devenant orageux en soirée, névés 2500m |
Grand frère du Pa de Sucre, un peu plus facile d'accès mais tout aussi
spectaculaire. Du pont de Ressec (1390m), monter au lac dera Restanca puis
au lac de Mar (2251m). À l'extrémité sud du lac, suivre quelques instants
l'itinéraire du Besiberri Nord par la brèche Peyta et s'en éloigner pour
remonter la pente herbeuse à gauche du ruisseau, en laissant loin à droite
les petits étangs gelés (2410m). Suivre cette agréable pente jusqu'à la
spectaculaire entrée du cirque de la brèche Harlé : deux superbes piliers
encadrent le vallon, que ferme au fond la crête dentelée de la punta Harlé.
La neige recouvre les pierriers, facile montée à la brèche Harlé (2747m).
Des cairns indiquent le cheminement pour le sommet : zigzaguer versant est
de la crête, sans réelle difficulté (plusieurs pas de II) mais en mauvais
terrain exposé. Sur le haut, rejoindre la crête constituée d'énormes blocs
dont le franchissement est parfois acrobatique (pas de III, peu exposé). Le
sommet n'est qu'un empilement de blocs en tout sens et le point haut est
l'une des élégantes flèches qui s'en détachent : les grands parviendront à
effleurer le sommet mais son escalade est beaucoup moins évidente. J'ai
ensuite tenté de suivre l'arête SO vers le Besiberri mais j'ai vite buté sur
une profonde brèche où un rappel est indispensable.
| Longueur : | *** (1600m) |
| Difficulté : | ** (escalade II en terrain médiocre, pas de III) |
| Intérêt : | ** |
| Trajet : | GoogleMaps/ICC |
| Topos : | 1000 ascensions, tome IV, topo 694 |
| Conditions : | 2008/07/05, beau puis quelques cumulus, névés 2550m/2250m |