Biros : Crabère - Maubermé

Partie occidentale du Couserans, au contact de la Haute-Garonne, le Biros est une région sauvage qui fut colonisée par de nombreuses mines. On y croise maintenant de multiples ruines : de Bentaillou, important site facilement accessible, à l'improbable mine accrochée dans le versant NE de la mail de Bulard, à plus de 2000 mètres, en passant par les mines de l'altiplano de Liat, versant espagnol. Ces anciens aménagements nous ont laissé de remarquables sentiers muletiers dont la pente régulière compense les importants dénivelés nécessaires pour gravir les grands sommets : deux mille mètres pour le Maubermé, plus haut sommet du Couserans. Au pied de ces sommets, de belles forêts s'étirent jusqu'à la plaine.

 

Cap de la Pique (2034m) depuis la douane de Melles (570m)

Sentier du cap de la Pique Accès direct par le vallon de Mouras, avec variante possible via le pic de la Soulère. À la première tentative, je n'ai pas pu atteindre le sommet à cause de l'abondante neige fraîche (dès 700m). Le deuxième essai m'a permis d'atteindre le sommet, même s'il était tombé plus de 50cm de neige à 2000m le 11 juin 2000 ! Malheureusement, le temps était bouché sur les hauts sommets avec des remontées de brume depuis les fonds de vallées. La troisième visite me permit enfin d'avoir la vue depuis le sommet. Sentier clair sous les arbres puis pente et crête tranquille.

Longueur :*** (1500m)
Difficulté :*
Intérêt :**
Topos :Véron, Randonnées choisies autour de Luchon, page 113
Conditions :1998/03/14, beau, neige 700m
2000/06/12, brouillard, neige 1500m

Tuc des Pans (1723m) et cap de la Pique (2034m) en circuit depuis la douane de Melles

schéma Pique Très beau circuit, assez long mais plus intéressant que le simple aller-retour au cap de la Pique, notamment grâce au long parcours en crête. Dés le départ (570m), laisser filer rive droite du ruisseau de Mouras le chemin normal du cap de la Pique et suivre rive gauche un vieux chemin de char abandonné. Ne pas perdre ce chemin qui s'élève au-dessus du ruisseau puis oblique au sud pour monter entre la goute de Mont Caubech (que l'on traverse deux fois) et la goute de Palencach (qu'il ne faut jamais traverser) et conduit au pas de Trentenade (1430m) sur la crête frontière (c'est le sentier indiqué sur la carte IGN Luchon 1:50000 mais la carte Aspet 1:25000 est conseillée). Malgré la neige, je n'ai guère eu d'hésitation (une petite erreur vite détectée) jusqu'à un embranchement à 1370m que j'ai dû rater. J'ai fini par monter directement vers la crête et c'est plus à l'est vers 1580m que je l'ai atteinte et j'en fus puni : le massif de la Maladeta était à moitié caché par une crête du Montlude alors que l'Aneto est peut-être visible depuis le col. Cap de la Pique Ensuite, un agréable cheminement sur cette belle crête, boisée jusqu'au tuc de la Goute (1652m), conduit au tuc des Pans (1723m), avec de jolies vues sur le cirque des Crabioules et les sommets du Luchonnais, le Bacanère et vers Crabère-Maubermé. Quelques oscillations plus tard, arriver au pas de la Portéule (1760m). On peut s'arrêter là et rejoindre le fond du vallon et le sentier du cap de la Pique soit par la coume des Corbeaux en visant la cabane de Salontère soit en traversée vers la cabane de Courrau Grand. Pour atteindre le cap de la Pique, éviter en flanc sud une portion rocheuse plus difficile. Temps splendide, neige parfaite, pas une trace, vaste panorama, et retour express par la voie normale. Multitude d'animaux : deux sangliers, des chevreuils, des isards et une martre (ou un petit renard doté d'une énorme queue ?).

Longueur :*** (1600m)
Difficulté :* (orientation)
Intérêt :***
Trajet :cartographie
Conditions :2004/01/04, beau, neige 750m (raquettes)

Tuc de la Séquède (1590m) et cap de la Pique (2034m) en circuit depuis la douane de Melles (570m)

Accès au cap de la Pique par la longue crête NO qui vient mourir à Fos. Emprunter le chemin normal du cap de la Pique jusqu'à croiser une conduite (730m env., carrefour de chemins). Longer au N la conduite horizontale jusqu'à trouver la crête, près d'un relais téléphonique. Maintenant c'est tout simple : suivre la crête, ombragée et fraîche sur son versant nord, jamais très raide mais sans répit et sans guère de visibilité jusqu'au rocheux tuc de Séquède (1590m, feintable). Jolie forêt sauvage. Toujours facilement mais avec de courtes descentes pour souffler, passer le pic de la Soulère et parvenir au cap de la Pique. Retour rapide par la voie normale qui ne finasse pas.

Longueur :*** (1550m)
Difficulté :* (hors sentier)
Intérêt :**
Trajet :cartographie
Conditions :2012/05/07, beau puis cumulus l'après-midi, rares névés

Tuc des Pans (1723m) depuis Canejan (900m)

Tranquille balade en versant ensoleillé, sans hésitation jusqu'à la crête frontière sauf pour trouver le départ du chemin (derrière l'église, sous une ligne électrique récente qui alimente une maison isolée où il faut passer). Quand le chemin écorne le bois de hêtres vers 1400m, je suis monté droit dans la forêt (très propre) pour atteindre la crête au tuc de la Goute. Au-delà du tuc des Pans, continuer quelques minutes jusqu'au cap des Canérilles (1764m) pour découvrir la haute vallée de Canejan. Audoubert décrit un retour en traversant le flanc sud mais les sentes ont disparu dans l'herbe et les genets, le rendant assez peu agréable.

Longueur :* (850m)
Difficulté :*
Intérêt :*
Trajet :cartographie
Topos :Audoubert, 50 balades et randonnées en Val d'Aran et Encantats, page 27
Conditions :2006/12/16, beau, neige 1700m qq cm

Cap de Gauch (2148m) depuis le Couéou (870m)

Pale Grande Première tentative mise en échec par une pluie glaciale et un vent fort ; presque exactement un an après, le vent fort et le froid sont encore là, mais le soleil est resplendissant et la neige parfaite. Atteindre le col du Piéjau (balisage rouge-jaune) puis franchir deux oscillations de la crête au sud (en été, le sentier les évite par la droite) avant de monter la longue pente de Pale de Rase. Visibilité parfaite et vue bien enneigée admirable (voir au pic de la Calabasse pour les détails). Au retour, au point 1554m au nord de Pale Grande, j'ai pris la crête à l'ouest pour aboutir rapidement au-dessus du Couéou (facile mais un peu confus).

Longueur :** (1300m été ; 1500m hiver)
Difficulté :*
Intérêt :**
Schéma :voir Calabasse
Trajet :cartographie
Topos :Véron, Randonnées choisies autour de Luchon, page 107
Grassaud & Véron, Randonnées dans les Pyrénées Ariégeoises, page 29
Conditions :2002/02/23 (Pale Grande), pluie glaciale, vent, neige 900m (raquettes)
2003/02/16, grand soleil, vent glacial, neige 900m (raquettes)

Cap de Gauch (2148m) en circuit par la crête O depuis le Couéou

Amusant parcours de la longue crête (4,5 km) qui va du col d'Artigascou au cap de Gauch. Continuer la route au sud du Couéou jusqu'au pont où elle passe rive gauche et se garer là (900m env.). Remonter la route forestière d'Artigascou en coupant les lacets et en évitant la majorité du goudron par d'agréables chemins dans les bois jusqu'au col d'Artigascou (1345m). Rejoindre la crête et suivre le sentier qui la remonte. Dès la sortie des bois, le panorama est beau, surtout au printemps quand les arbres aux jeunes feuilles éclairent les fonds de vallée, contrastant avec les sombres sapins de l'étage supérieur et les crêtes enneigées. Passer tranquillement le tuc de Senevies (1781m) puis le plan des Sédères (1855m et 1907m). La crête change brutalement d'allure. Finies les douces pelouses, la crête devient étroite, largement rocheuse et découpée avec de multiples brèches. Globalement facile mais demandant de l'attention, on pose beaucoup les mains, nombreux passages d'escalade facile. La montée au pic de Pale Bidau (1936m) est plus rude (II). Descendre du pic et continuer sur la crête, toujours étroite mais plus facile jusqu'à buter contre un ressaut rocheux. Escalade II+ un peu aérienne mais ce n'est pas bien long. On sort en vue du sommet (2148m).

Retour par la croupe nord jusqu'au col de Consires (1573m). Descendre à l'ouest avec un vieux chemin abandonné mais dont les lacets sont encore bien visibles. Bien tracé, il part à flanc et finit par se perdre sur un plat envahi d'orties (1220m env.). Le retrouver au coin SO du plat, mais comme il part horizontalement, le quitter aussi vite pour descendre hors sentier dans la forêt claire. Descendre d'abord en biais avant de plonger dans la pente. On trouve au-dessus du ruisseau un bon chemin et on aperçoit bientôt la route sur l'autre rive. Ce chemin ramène pile poil au pont du départ.

Longueur :** (1400m)
Difficulté :*** (crête étroite, escalade II/II+)
Intérêt :**
Trajet :cartographie
Conditions :2014/05/08, beau puis pommelé, rares névés

Pic de la Calabasse (2210m) depuis le nord

Luchonnais depuis Gauch schéma Calabasse Le panorama depuis les crêtes autour du pic de la Calabasse est large et sensiblement le même quel que soit le sommet : à l'est le Valier, puis le Bulard, le Maubermé et le pic de Serre Haute, le Crabère droit devant, la Maladeta au sud-ouest et le cirque des Crabioules avec le Quayrat facilement reconnaissable à l'ouest. Par beau temps, on voit aussi le Néouvielle, l'Arbizon, le pic du Midi et même le mont Perdu (depuis le cap de Gauch).

Longueur :** (1100m à 1400m)
Difficulté :* (en absence de neige)
Intérêt :***
Trajet :cartographie (itinéraires 1 & 2), cartographie (itinéraire 7 à ski)
Topos :Véron, Randonnées choisies autour de Luchon, page 107 (Pale de Rase)
Grassaud & Véron, Randonnées dans les Pyrénées Ariégeoises, pages 29 et 36 (accès 1 et 2)
Angulo, Pyrénées : 1000 ascensions, tome V, topo 760 (accès 1)
Maes, 50 sommets sans corde dans les Pyrénées, 4ième série, page 15 (accès 1)
Fauroux & Audoubert, 50 balades et randonnées dans le Couserans, page 37 (accès 1)
Conditions :1999/02/28 (accès 1), ciel voilé, neige 1300m (crampons)
2000/05/07 (accès 2), beau
2001/11/25 (accès 3), assez beau (?), vent froid, neige 1050m (raquettes)
2012/02/13 (coume de Besset, accès 3), progressivement bouché, neige 900m (skis)
2013/03/02 (accès 7), beau, neige 900m (skis), photos

Pic de la Calabasse (2210m) depuis l'est

Longueur :** à *** (1400m à 1700m)
Difficulté :* (en absence de neige)
Intérêt :***
Schéma :voir Calabasse accès N
Trajet :cartographie (itinéraire 4), cartographie (itinéraire 5)
Conditions :2002/02/02 (accès 4), beau, neige dure en versant nord 1700m
2006/02/05 (accès 5), beau, neige 820m (raquettes)
2007/09/29-30 (Pièle de Mil), gris le 29, beau le 30

Pic de la Calabasse (2210m) depuis l'ouest

Maubermé - Crabère depuis Gauch Itinéraire 6 : depuis Labach-de-Melles (980m) par le cap de Gauch. Intéressant circuit, un peu compliqué. Suivre le GR10 sur un kilomètre, jusqu'à la source de la Fontique (1090m, abreuvoirs), où l'on trouve un vieux chemin construit qui conduit en de nombreux lacets à d'anciennes mines (1700m-1800m) situées à proximité de la crête O du cap de Gauch, sous le pic de Pale Bidau. Rejoindre la crête (pente assez raide) et la suivre. Elle est étroite mais sans difficulté jusqu'au pied du ressaut final, redressé (escalade II+). La présence de neige me fait préférer un évitement par le nord (délicat néanmoins, et encore plus compliqué en absence de neige) pour déboucher au sommet du cap de Gauch (2143m). Beau temps, belle visibilité. Crête des Tourets au SE jusqu'au col de la Terme, et montée au pic de la Calabasse. Retour via les cols de la Terme et d'Auarde, puis contournement à flanc du pic de Pièle de Mil, dans une neige de plus en plus molle, pour rejoindre le GR10 à l'entrée des pâturages d'Uls, juste avant qu'il ne plonge dans la vallée (dénivelé 1500m).

Longueur :*** (1500m)
Difficulté :**
Intérêt :**
Schéma :voir Calabasse accès N
Trajet :cartographie
Conditions :2004/05/15 (accès 6), beau puis quelques cumulus, neige 1950m/1600m (crampons)

Pic de la Calabasse (2210m) face NO

Une aventure ariégeoise : gravir la face NO du pic de la Calabasse nécessite d'abord de remonter en voiture plus ou moins aisément la route forestière de Joubac jusqu'à l'Osque du Couret (1130m) puis de s'extraire de la forêt pour parvenir au pied de la face. Suivre la piste de l'Herbe Soulette et au deuxième lacet après l'Osque, la quitter pour traverser la goûte de la Sapinière. Prendre le chemin qui monte puis de nouveau à gauche peu après. Le sentier est rude mais bien tracé jusqu'au pied d'un ressaut rocheux où il semble traverser le ruisseau (un peu confus du fait de neige). L'aventure commence alors en restant rive gauche de la coume d'Oueillet. J'ai suivi le fil de la croupe à droite, souvent facile, mais avec aussi quelques passages rocheux laborieux (peut-être faut-il rester plus bas près du ruisseau ?). Vers 1650m on sort de la forêt et on découvre la face NO de la Calabasse. Rejoindre son pied (1900m) et la remonter droit vers le sommet (300 mètres, 40° en moyenne, localement 45°). Bien peu de neige dans la face (alors que la route était enneigée dès 800m) mais une langue de neige dure montait d'une traite jusqu'au sommet. Même avec un ciel voilé, le panorama reste magnifique. Retour par la voie normale, en rusant avec les lacets de la piste.

Longueur :** (1150m)
Difficulté :**** (alpinisme neige PD, pente max 45°)
Intérêt :**
Trajet :cartographie
Topos :Mousel, Pyrénées, courses mixtes, neige et glace
Camptocamp.org
Conditions :2010/12/29, voile épais, neige 1000m/1100m (crampons)

Tuc de Bouc (2277m) depuis Frechendech (820m) par la chapelle de l'Isard

Ruisseau d'Uls Le tuc de Bouc est le petit sommet situé au-dessus du col d'Auéran, face au Crabère ; facile d'accès via le GR10, son accès par le nord est plus original. Bon sentier jusqu'à la chapelle de l'Isard (1330m). Quelques mètres avant le refuge forestier de l'Isard, emprunter la passerelle pour passer rive droite du ruisseau. L'objectif est maintenant d'atteindre le cirque au nord du tuc de Bouc et à l'ouest de l'escarpé pic de la Mède. Pour cela, longer le ruisseau et s'élever dans la sapinière en se guidant sur l'entaille du ruisseau d'Uls, sans trop s'en rapprocher (pour franchir deux petits ravins), ni trop s'en éloigner (c'est précis !). En absence de neige, on peut tenter de suivre un sentier peu marqué. On sort enfin de la forêt vers 1650m (à moins de s'être perdu). Le large vallon accueillant au sud conduit sans histoire au col de Bassibié de dessus (2101m) au NE du tuc de Bouc, accessible par un dernier effort. Vue intéressante sur les sommets du Biros ainsi que vers l'ouest (Maladeta notamment).

Longueur :** (1450m)
Difficulté :** (orientation dans la forêt de l'Isard)
Intérêt :**
Trajet :cartographie
Schéma :voir Calabasse
Conditions :2003/03/01, belles éclaircies, neige 1300m (raquettes)
2006/09/30-10/01, beau
2008/10/04-05, beau, traces de neige

Tuc de Bouc (2277m) en circuit depuis Labach-de-Melles

Versant gauche du Maudan (le ruisseau sous Melles), un excellent chemin monte à la cabane d'Auéran, permettant un joli circuit. Quelques mètres avant le parking de Labach-de-Melles (980m), un large chemin descend au ruisseau pour le traverser sur un pont de pierre (904m). En face, un chemin s'élève rapidement, traverse une clairière de fougères et part bientôt vers l'ouest. Après la traversée du rieu Froid, le chemin rejoint un large chemin venu du mémorial de l'Ours avec lequel on repart vers l'est. Le chemin passe sous la cabane des Melloux (1410m). Détour avorté vers la cabane des Sestagnes (brouillard et sentier perdu au plat marécageux 1506m). Le chemin toujours bien tracé grimpe encore jusque vers 1670m avant de partir horizontalement jusqu'à la cabane d'Auéran. Traverser le ruisseau et remonter rive droite sur des sentes de plus en plus discrètes au col d'Auéran (2176m), d'où l'on atteint facilement le tuc de Bouc (2277m) à la vue intéressante. Retour tranquille en rejoignant au pas du Bouc le GR10 aux couleurs automnales chatoyantes.

Longueur :** (1400m)
Difficulté :*
Intérêt :***
Trajet :cartographie
Conditions :2014/11/15, brouillard puis beau, vent froid au sommet

Tuc de Bouc (2277m) et pic de la Mède (2044m) en circuit depuis Frechendech (820m)

Le pic de la Mède est le pic pointu (!) dominant la sapinière de l'Isard ; après visite, son seul accès facile est par sa large pente NE. Agréable montée par l'excellent chemin de l'étang d'Araing et du col d'Auéran (2176m), passage au tuc de Bouc (2277m) avec une vue brumeuse. Petit retour en arrière pour suivre la crête vers le pic de la Mède jusqu'au col de Bassibié de dessous (1975m). De loin, la crête SO est uniquement constituée de surplombs. De tout près, le premier ressaut est abordable (II+) et donc gravi. Mais de tout tout près, la suite est vraiment surplombante, désescalade et retour au col. Descente versant SE en terrain un peu délicat (cailloutis ou herbe assez raide), perte de temps en voulant ruser (cheminées herbeuses séduisantes mais traîtresses) avant de se résigner à descendre jusqu'à une sente d'isard (1850m ?) pour basculer facilement versant est. Remontée de ce versant, sorte de vallon fermé par l'importante crête NE et le contrefort E ; herbe assez raide puis progressivement dalles faciles en adhérence mais insidieusement de plus en plus raides et exposées (il aurait été plus sage de poursuivre la sente d'isard pour rejoindre le pacifique versant NE). Sommet effectivement bien pointu.

Descente par le versant NE, assez raide mais agréable, en tirant d'abord à droite pour éviter les rhododendrons puis en utilisant au mieux les sentes d'animaux. Poursuivre NNE dans la partie déboisée puis au pif dans la sapinière de l'Isard jusqu'aux clairières en bordure du ruisseau, non loin du refuge forestier de l'Isard.

Longueur :*** (1650m)
Difficulté :*** (pic de la Mède : terrain délicat)
Intérêt :**
Schéma :voir Calabasse
Trajet :cartographie
Conditions :2015/08/07, beau au-dessus d'une mer de nuages, brumeux et chaud, cumulus dès 11h

Étang d'Araing (1911m) et col d'Auéran (2176m) depuis Frechendech (820m)

Canejan - Crabère Assez longue randonnée bien tracée dans les bois puis plus efficace pour accéder à l'étang d'Araing, bien situé au pied du Crabère. Il vaut alors mieux dormir au refuge (ou être mieux entraîné) qu'échouer au col d'Auéran, 450m sous le sommet. Très joli jusque là et je peux maintenant confirmer que la vue du sommet est belle.

Longueur :** (1350m pour le col, 1800m pour le sommet)
Difficulté :*
Intérêt :**
Schéma :voir Calabasse
Topos :Grassaud & Véron, Randonnées dans les Pyrénées Ariégeoises, page 45
Angulo, Pyrénées : 1000 ascensions, tome V, topo 763
Maes, 50 sommets sans corde dans les Pyrénées, 4ième série, page 23
Fauroux & Audoubert, 50 balades et randonnées dans le Couserans, page 39
Conditions :1995/10/14, beau

Pic de Crabère (2629m) depuis Labach-de-Melles (980m)

Crabère, étang d'Araing Un bon sentier bien balisé rouge-blanc qui monte sous les arbres puis au milieu des myrtilles avant d'atteindre des estives agréables et enfin un sommet offrant un large panorama, que demander de plus ? (peut-être un dénivelé plus sage). Le panorama du Crabère est remarquable, avec à l'ouest et SO, le massif du Néouvielle, puis les sommets du Luchonnais (Perdiguero...), l'Aneto ; les Besiberri au sud ; le Maubermé et le Valier à l'est ; et les bas sommets au nord : Cagire, Calabasse... Cependant, je conseille le pic de Serre Haute, assez proche et beaucoup moins visité, qui offre un panorama bien plus large sur l'Espagne.

Longueur :*** (1700m)
Difficulté :*
Intérêt :***
Trajet :cartographie
Topos :Grassaud & Véron, Randonnées dans les Pyrénées Ariégeoises, page 47
Angulo, Pyrénées : 1000 ascensions, tome V, topo 762
Conditions :2000/08/20, grand beau

Pic de Crabère (2629m) et pic de Canejan (2654m) en circuit depuis la vallée de Canejan

Itinéraire typiquement pyrénéen : sans réelle difficulté, il demande un pied sûr, de l'endurance et la volonté de visiter des crêtes confidentielles. Itinéraire engagé par l'absence d'échappatoire sauf au sommet du Crabère. Au fond de la vallée de Canejan, un km après le refuge dera Honderia, on trouve à gauche l'embranchement d'une mauvaise piste qui conduit en 1,2 km à un barrage (1200m env.). Passer rive droite et remonter la vallée par le bon sentier. Après que le sentier a quitté la forêt et frôlé le ruisseau, dans un virage à angle droit, repérer une discrète trace qui part à gauche vers la station ruinée du câble des mines. Suivre ce sentier peu fréquenté jusqu'à la station (1692m), petite cabane à côté (3-4 places). Voici la principale difficulté : il s'agit de rejoindre la crête frontière, quatre cents mètres au-dessus. La pente est forte et se redresse progressivement, ce qui fausse la perspective. Pas de sentier, rien d'évident (c'est raide partout). Je suis monté derrière la station pour rejoindre ensuite légèrement à droite un vague éperon un peu plus rocheux et déboucher un peu à l'est du pas de la Coumasse (2093m). Herbe ou buissons ras, pieds sûr et temps sec indispensable, un piolet aurait pu être utile. Suivre ensuite la crête à l'est. Elle devient vite effilée et découpée, parfois aérienne, nombreux pas de II et un peu de recherche d'itinéraire pour atteindre l'élégant cap du Mail de Cristal (2391m). C'est long et la suite encore plus, on va donc feinter une portion de la crête. Descendre prudemment l'éperon nord herbeux du mail de Cristal pour trouver le passage dans la barre qui ceinture le sommet et rejoindre le petit cirque (source). Longer la crête et y remonter à l'avant-dernière brèche, d'accès aisée. La montée vers le Crabère commence par un long ressaut en II/II+ (bon rocher), peut-être évitable par les raides pentes herbeuses du versant sud (déconseillé). Après plus de cent mètres d'escalade, la pente se couche et l'on rejoint plus facilement le sommet du Crabère (2629m). Environ deux heures depuis le pas de la Coumasse.

Suivre la crête vers le Canejan. Après une brèche rectangulaire (pas de II pour la remontée) et avant le rognon avec un grand cairn, descendre à gauche pour rejoindre les éboulis vers 2450m (la suite de la crête est bien plus difficile). Traverser le cirque de l'étang d'Araing et remonter sur la crête mail de Luzes - Canejan, soit au collet 2530m (cairn) soit plus directement à proximité de la crête frontière. Pour faire un aller-retour au Canejan, utiliser versant nord une banquette évidente pour rejoindre la brèche au pied du sommet. Un peu d'escalade permet d'atteindre les dalles peu inclinées qui constituent le sommet escarpé (1 h depuis le Crabère). Le versant sud est impressionnant, ne glissez pas ! De retour à la banquette, suivre la crête frontière, sans histoire sauf la brèche juste avant le pic Blanc du Portillon, dont on évite le fronton oriental par le versant nord. Le pic Blanc du Portillon (2640m) offre un joli vue sur les lacs du secteur, petits et grands. Descendre par la crête (puits de mine) puis viser le petit lac du Portillon d'Albe (2431m). La descente sous le lac n'est pas évidente (nombreuses barres). On trouve quelques cairns qui guident en écharpe vers l'est. Vers 2300-2350, quand ça devient possible, repartir à l'ouest pour passer juste au nord du mamelon 2338 (ne pas descendre à l'étang de Liat). On trouve un étonnant vallon qui devient progressivement de plus en plus raide, sans réel sentier. Heureusement qu'il restait de la neige pour couvrir les éboulis. Plus bas, l'herbe apparaît, descendre longuement (et péniblement) jusqu'au bon sentier de la vallée, guère loin du point où on l'avait abandonné le matin.

Longueur :*** (1800m)
Difficulté :*** (escalade II aérienne, pentes raides, terrain varié)
Intérêt :***
Trajet :cartographie
Topos :M. Sébastien, Pyrénées Ariégeoises (pour la crête)
Conditions :2009/07/11, beau

Pic de l'Har (2425m) depuis Eylie

Depuis Eylie (980m), le GR10 grimpe rudement dans les hêtres pour passer ensuite aux anciennes mines de Bentaillou et rejoindre la serre d'Araing vers 2200m, d'où le sommet est tout proche. Belle vue sur le pic de la Calabasse, le Cagire, le Crabère et l'étang d'Araing, le Maubermé, le Bulard et, au loin le Valier.

Longueur :*** (1500m)
Difficulté :*
Intérêt :**
Schéma :voir Calabasse et Maubermé
Trajet :cartographie
Topos :Grassaud & Véron, Randonnées dans les Pyrénées Ariégeoises, page 48
Angulo, Pyrénées : 1000 ascensions, tome V, topo 764
Conditions :2000/10/22, assez nuageux

Pic de Serre Haute (2713m) depuis la vallée de Canejan

Accès au pic de Serre Haute par le sud-ouest, en remontant hors sentier un interminable vallon sur plus de 800 mètres, avec plusieurs ruptures de pentes et faux cols à décourager les randonneurs les plus endurcis. Ensuite, il faut atteindre par des pentes herbeuses assez raides le portillon d'Albe (2457m) et remonter des éboulis jusqu'au sommet (presque tout hors sentier et peu de traces). Maladeta depuis Portillon d'Albe Heureusement, la récompense du sommet est grandiose : je pense que c'est un des meilleurs belvédère du coin (à peine surpassé par le Maubermé). À l'est le Valier, la mail de Bulard, le Maubermé ; au sud l'étang de Liat et les sommets nord du parc d'Aigüestortes, avec notamment le cirque de Colomèrs, le Montardo et les Besiberri ; au sud-ouest, le massif de la Maladeta, puis du Luchonnais (Perdiguero...) ; à l'ouest, le massif du Néouvielle et le pic du Midi ; au nord-ouest le Crabère et enfin, en bas au nord, le Cagire, le pic de l'Har et la plaine française.

Longueur :*** (1600m)
Difficulté :** (hors sentier, pentes herbeuses)
Intérêt :**
Schéma :voir Armèros
Trajet :cartographie
Topos :Véron, Randonnées choisies autour de Luchon, page 117
Conditions :2000/10/28, grand soleil, chaud

Pic de Serre Haute (2713m) en circuit depuis le bocard d'Eylie (900m)

Circuit en 8 pour gravir le pic de Serre Haute par sa facile face NE. Du bocard d'Eylie (900m), montée à Bentaillou par la station de Rouge puis agréable sentier du port de la Hourquette. À 2250m, parvenu à la combe terminale (zone de dolines) avec le col en vue, quitter le sentier pour monter droit dans la face NE vers l'énorme cairn sommital. Pelouse calcaire couverte de petites fleurs, modérément pentue. Sur le haut, rejoindre la crête nord. Les pentes herbeuses se redressent fortement sous la ceinture rocheuse. Celle-ci passe partout en petite escalade (II peu soutenu), un escalier d'une cinquantaine de mètres. Débouché exactement sous le cairn (2713m). Vaste panorama.

Retour par le portillon d'Albe : descendre la croupe frontière à l'ouest, laisser à gauche le joli lac suspendu et franchir la barre du portillon d'Albe (2457m) en suivant attentivement cairns et marques (névé tardif). Quitter ensuite le sentier balisé (il va à la serre d'Araing) pour descendre à l'étang d'Albe, pas bien grand mais harmonieux. Suivre traces et cairns rive droite du ruisseau. Mais auparavant, visite à la grotte des Corneilles. Quelques concrétions glaciaires dans deux salles, moins spectaculaire que les grottes glacées de Gavarnie mais amusant. Poursuivre la descente jusqu'à couper une rigole et trouver le sentier qui permet de franchir un petit escarpement, puis tranquillement jusqu'à Bentaillou. Retour par le refuge de Sans, sentier peu fréquenté et par endroit envahi par les plantes (il est correct dans la partie raide dans la forêt).

Longueur :*** (1850m)
Difficulté :** (hors sentier, escalade II)
Intérêt :** (+1 avec la grotte des Corneilles)
Trajet :cartographie
Topos :Pujol, Moune & Andrieu, Promenades et excursions dans les montagnes du Biros et du Castillonais
Conditions :2014/08/10, voilé puis beau, cumulus après 15h

Tour intérieur du cirque de la Plagne : du col de l'Arech à Bentaillou

Coume d'Urets Circuit original avec un long parcours horizontal à flanc de montagne. Du Bocard d'Eylie (900m), GR10 à l'est en direction du col de l'Arech. Le parcours en balcon débute peu avant le col de l'Arech, où l'on quitte le GR (1710m env.) pour le sentier bien marqué qui conduit à la cabane d'Artignan et à la cabane d'Urets. Au franchissement de la serre de Chiche (1901m), large vue sur les cirques d'Urets et de Bentaillou, et sur la suite du parcours. Le point haut du circuit (2070m) se situe peu avant la cabane d'Artignan. Après la cabane d'Urets (1947m), emprunter le sentier aménagé qui suit la conduite d'eau et mène aux mines de Bentaillou. Le sentier traverse des pentes très raides (ou même verticales, dans lesquelles il est taillé), il n'est jamais bien large et certains passages sont impressionnants et vertigineux, par exemple au-dessus du couloir de Tartereau, où le chemin bétonné ne fait pas un mètre de large. Une main-courante symbolique peut rassurer mais ne comptez pas trop dessus (parfois sectionnée ou fixations branlantes). Le brouillard m'ayant rattrapé en route, c'est dans une étrange ambiance fantomatique que j'effectue la seconde moitié. Une fois aux mines de Bentaillou, la boucle se ferme avec le GR10 jusqu'à Eylie. Comptez 1h30 du col de l'Arech à la cabane d'Urets et 2h de celle-ci aux mines de Bentaillou.

Longueur :** (1200m, 19 km)
Difficulté :* ou *** selon le point de vue (facile mais vertigineux)
Intérêt :**
Trajet :cartographie
Schéma :voir Maubermé
Conditions :2005/08/28, gris puis brouillard

Pic de Maubermé (2880m) en circuit depuis le bocard d'Eylie (900m)

schéma Maubermé Maubermé versant ouest Montée d'une traite par la voie normale française : cabane et port d'Urets (2512m) par un bon sentier, balisé en GR (?). Le vieux sentier de mines est parfaitement régulier, sa pente constante pendant près de 1500 mètres, il ne me faudra guère plus de trois heures pour avaler ce dénivelé. Belle surprise à l'arrivée au port avec l'apparition du lac de Montoliu, contournement de la crête sud par le còth de Maubèrme, puis couloir O avec une sente bien marquée. Panorama remarquable, similaire à celui de Serre Haute (où il est détaillé).

Pour un retour en circuit, passer au port de la Hourquette à l'est du pic de Serre Haute (les courageux peuvent aussi aller chercher le portillon d'Albe à l'ouest de ce pic). Le cheminement est hors sentier mais évident par beau temps. Descendre le couloir O, éviter de petites barres et passer au pied du col de Tartereau. Une courte remontée puis une douce descente dans l'herbe conduisent au point bas vers 2320m dans une zone humide à l'est de l'étang de Liat. Remonter la combe au nord jusqu'à la frontière. Éviter de prendre le mauvais col (col de Comminge ?), à droite, plus bas et abritant trois mares ; le port de la Hourquette est légèrement à gauche du vallon, plus haut (2450m) et avec des rochers rouges caractéristiques. Suivre alors le sentier peu usité mais bien cairné et balisé en GR (re-?) qui visite de nombreuses dolines avant de plonger sur l'étang de Chichoué et les mines de Bentaillou.

Maladeta depuis Maubermé Plutôt que de rentrer par la piste des mines, à l'étang de Chichoué, rester rive droite et suivre un chemin horizontal jusqu'à son terminus. Descendre à la station de pompage et prendre sur quelques mètres un chemin horizontal (c'est le point de départ du chemin taillé qui conduit à la cabane d'Urets). Au premier éperon, il bifurque : prendre la branche gauche qui descend vers la cabane du Clot de Sans (ancien sentier aménagé assez dégradé). À la cabane, face à la porte, suivre des traces de part ou d'autre d'un petit mur rocheux ; elles se transforment vite en un bon sentier qui ramène dans le cirque de la Plagne à proximité de la piste.

Note historique : en avril 2001, la première tentative s'était achevée après une nuit à la cabane d'Urets, l'accès au port d'Urets et au Maubermé s'avérant impraticable vu les conditions nivologiques (neige molle à partir de 2000m) et climatiques (brouillard au matin).

Longueur :*** (2150m)
Difficulté :* (passage hors sentier pour le circuit)
Intérêt :****
Trajet :cartographie
Topos :Grassaud & Véron, Randonnées dans les Pyrénées Ariégeoises, page 51
Maes, 50 sommets sans corde dans les Pyrénées, 4ième série, page 33
Angulo, Pyrénées : 1000 ascensions, tome V, topo 765
Fauroux & Audoubert, 50 balades et randonnées dans le Couserans, page 46
Conditions :2001/04/02 (cabane d'Urets), beau puis brouillard
2002/10/06, grand soleil

Pic de Maubermé (2880m), pic de l'Homme (2713m), mail de Bulard (2750m) en circuit par les crêtes depuis le bocard d'Eylie (900m)

Ascension du Maubermé par la crête nord, descente par la crête orientale, remontée au pic de l'Homme, traversée jusqu'à la mail de Bulard, descente par la crête nord ; beau circuit, pas bien difficile mais long. Monter par l'excellent sentier du port d'Urets jusqu'à la cabane d'Urets (1947m), prendre à droite le sentier horizontal qui conduit à Bentaillou. Un peu avant la cabane du Past, monter à l'ouest vers le col d'Estiouère (2095m), Pente finale assez raide. Suivre la crête au sud. Elle est étroite, très raide, parfois du rocher avec des pas d'escalade facile mais surtout beaucoup de rhododendrons, genévriers, myrtilliers, gispet. Après plus de deux cents mètres d'ascension pénible au-dessus des abîmes du Tartereau, la pente se calme et le terrain devient enfin agréable. On parvient alors au pic de Garbé (2552m) d'où l'on aperçoit les cairns sommitaux du Maubermé. Vue sauvage sur les raides faces et vallons nord du secteur. Sans aucune difficulté malgré les apparences de loin, suivre la crête en n'utilisant que rarement les mains jusqu'au sommet du Maubermé (2880m). Atmosphère claire, vue magnifique jusqu'au Vignemale.

Descente par la crête orientale (crête frontière) : la crête est raide mais peu difficile. Les deux premiers petits ressauts se contournent versant nord, puis plusieurs pas de désescalade II, jusqu'au dernier grand ressaut, peu lisible vu d'en haut mais qui s'évite de manière évidente par le versant espagnol (pas de II ; le ressaut serait aussi en II, plus compréhensible à la montée). Parvenir ensuite au port d'Urets (2512m). Suivre la crête à l'est puis faire un détour versant espagnol et monter au pic de l'Homme (2713m), où l'on découvre le vaste altiplano du versant sud du Bulard. Continuer par une longue traversée légèrement en contrebas de la frontière pour passer au col de Villeneuve (2532m) et monter enfin (interminable) à la mail de Bulard (2750m). 2h20 depuis le Maubermé.

Descente par la crête nord, facile mais aérienne. J'avais oublié à quel point elle est impressionnante. Au col de l'Arech, suivre le GR10 à l'ouest qui en nombreux lacets et myrtilles ramène au bocard d'Eylie.

Longueur :*** (2400m)
Difficulté :** (crêtes faciles mais aériennes, pas de II, pentes raides)
Intérêt :****
Trajet :cartographie
Topos :Pujol, Moune & Andrieu, Promenades et excursions dans les montagnes du Biros et du Castillonais
Conditions :2010/09/11, beau parfois voilé, photos

Pic de Maubermé (2880m) en circuit par le couloir de Tartereau

Étonnant couloir rectiligne, près de 1000m de dénivelé, 35-40° en moyenne avec des ressauts à 45°, difficulté très variable selon les conditions. Là, pas trace de glace, totalement bouché par les avalanches qui descendaient jusqu'à 1300m, un vrai champ de patates par endroit mais globalement agréable à cramponner. Juste un court ressaut plus raide pour déboucher dans la combe de Tartereau, plus facile que l'ADinf annoncé. De part sa largeur, le couloir ne paraît pas si encaissé que cela, beaucoup moins que la cheminée de Cornave. Histoire de conclure dans la logique, montée au Maubermé par le couloir Ouest (là où passe la voie d'été, juste au sud de la grande pente de la voie normale hivernale) : 40° sur 200m avec sortie plus raide. Panorama toujours aussi beau, surtout en débouchant au sommet à 9h30.

Retour par le port de la Hourquette, les mines de Bentaillou et le GR10 (la traversée exposée au départ de Bentaillou était déneigée). Superbe vue sur le couloir depuis le versant opposé. Mais que ce retour est long.

Longueur :*** (2100m)
Difficulté :**** (PD à ADinf selon les conditions)
Intérêt :**
Trajet :cartographie
Topos :Mousel, Pyrénées, courses mixtes, neige et glace
Conditions :2013/04/24, beau, neige 1300m/1550m (crampons), photos

Pic de Maubermé (2880m) depuis Bagergue

Tuc Blanc du Portillon Malgré un départ assez haut, l'accès au Maubermé depuis le val d'Aran n'est pas de tout repos. Départ à un km au nord de Bagergue (1440m), au grand plat dera Ribèra (1480m), pour suivre la très longue piste de Liat, coupée au printemps par de nombreuses avalanches, jusqu'à la cabana des Calhaus (1980m). Monter sur la croupe derrière la cabane et virer NE dans un vallon qui se redresse sur le haut. On débouche vers 2200m dans la cometa de Montoliu. Passer par l'étang ou s'élever directement à gauche en utilisant des banquettes versant E du tuc des Crabes pour rejoindre le còth de Maubèrme (2478m) entre tuc des Crabes et pic de Maubermé. Contourner par l'ouest le Maubermé jusqu'à la pente bordée par la crête frontière. Cette pente assez raide (35° sur 200m) mène à une épaule (2780m environ) où l'on peut laisser les skis pour finir par une crête facile mais élégante enneigée. Panorama hivernal superbe.

Retour en empruntant, au còth de Maubèrme, la coma Nera (bien chercher à l'est pour éviter les corniches) et revenir à la cabane. Long retour par la piste, en chaussant/déchaussant une dizaine de fois au passage des avalanches.

Longueur :*** (1400m et 19 km depuis le grand plat)
Difficulté :**
Intérêt :**
Trajet :cartographie
Topos :Román, Val d'Aran - esquí de montaña y raquetas
Satgé, Ski de randonnée - Pyrénées Centrales
Conditions :2013/04/13, beau, vent au sommet, neige 1480m (skis, crampons), photos

Mail de Bulard (2750m) par la cabane de l'Arech

Bulard, versant est La piste, assez médiocre, qui conduit à la cabane de l'Arech est dorénavant interdite et barrée au lacet 1223m. De là, un sentier éducatif, balisé vert et jaune, rejoint le GR10 à travers bois et en légère montée. Après d'innombrables lacets (j'en ai cependant compté 57), le GR10 finit par atteindre la cabane de l'Arech puis le col de l'Arech (1802m). Ensuite, suivre vers le sud le vieux sentier des mines de Bulard jusqu'au pied du tuc de la Coume de Lauze. À partir du tuc (2489m), la crête nécessite un peu d'escalade facile mais aérienne et exposée, sur des rochers dangereux par temps humide. Le panorama du sommet inclut les vallées et tous les sommets importants du Couserans (Valier, Barlonguère à l'est ; Maubermé, Crabère à l'ouest) et on distingue l'Aneto et le Besiberri Nord. Une des grandes qualités de ce sommet est sa totale confidentialité : je n'ai croisé ni même aperçu personne de toute la journée !

Longueur :*** (1550m)
Difficulté :** (crête facile mais exposée)
Intérêt :**
Trajet :cartographie (partie retour)
Topos :Grassaud & Véron, Randonnées dans les Pyrénées Ariégeoises, page 53
Angulo, Pyrénées : 1000 ascensions, tome V, topo 770b, qui présente un autre accès par la cabane de l'Arech, un peu plus long mais plus facile.
Fauroux & Audoubert, 50 balades et randonnées dans le Couserans, page 49 (jusqu'au tuc de la Coume de Lauze)
Conditions :2000/08/29, belles éclaircies

Mail de Bulard (2750m) en circuit depuis la Pucelle (880m)

Circuit plus varié que l'aller-retour précédent mais plus long. Montée par le bon sentier du port d'Orle (2318m), à flanc versant espagnol sur l'ancienne voie ferrée de mines jusqu'au pied du Bulard, puis cheminement facile et bien cairné jusqu'au lac det Mail ou estanh deth Pietà et au sommet. Craignant une averse (à tort), je n'ai pas traîné au sommet. Retour par la crête nord, escalade facile mais aérienne (dangereuse par rocher humide) jusqu'au tuc de la Coume de Lauze (2489m), sentier jusqu'au col de l'Arech (1802m) où l'on croise le GR10 qui descend agréablement dans la vallée d'Orle.

Longueur :*** (1900m)
Difficulté :** (crête facile mais exposée)
Intérêt :***
Trajet :cartographie
Topos :M. Sébastien, Pyrénées Ariégeoises, page 309 (aller)
Grassaud & Véron, Randonnées dans les Pyrénées Ariégeoises, page 53 (retour)
Conditions :2006/08/16, couvert puis belles éclaircies

Mail de Bulard (2750m) depuis le plan de Beret

Assez long, ça ne dénivelle pas vite, mais la station disparaît en moins d'un quart d'heure et la vallée est agréable, d'abord joliment boisée puis ouverte avec la mail de Bulard loin au fond. Vent violent au sommet, skis cherchant à faire cerf-volant. Du grand parking de Beret (1845m), suivre (à ski, avec les peaux au moins au début) les pistes de fond puis la piste rive gauche. À la cabane de Parros (1782m), on peut prendre un sentier qui passe rive droite de la vallée de Horcalh, ou poursuivre la piste jusqu'au pont de Cabau (1704m) pour prendre le sentier rive gauche. Les deux se retrouvent au confluent des arrius deth Horcalh et de Vernatar (1775m). À ski, passer rive droite de la vallée (passerelle juste en amont du confluent). Vers 1900m, remonter sur 150m une pente raide à gauche du ruisseau qui s'encaisse. On retrouve ensuite le fond du vallon qu'on suit longuement en tournant progressivement O avant de repartir N puis NE vers 2400m pour la longue pale finale.

Longueur :** (1200m, près de 22 km)
Difficulté :*
Intérêt :**
Trajet :cartographie
Topos :Román, Val d'Aran - esquí de montaña y raquetas
Satgé, Ski de randonnée - Pyrénées Centrales
Faura y Longás, Pirineos en esquís
Conditions :2016/02/06, beau, vent fort, neige 1750m (skis), photos

Port d'Orle (2318m) depuis la Pucelle (880m)

Pic du Port d'Orle Après une longue montée dans un vallon écrasé par les pics de Cornave et du Port d'Orle et ne voyant jamais le soleil de décembre, l'arrivée au port offre une vue inattendue, largement ouverte sur l'Espagne. L'accès est possible en hiver si les pentes au-dessus de la Fontaine Rouge (peu avant le cirque de Hounta, dénommé par erreur Fonta sur la carte IGN) sont totalement purgées. Dans ce cas, s'attendre à une forte accumulation de neige glacée dans la gorge encaissée. Au-delà de la cabane de Hounta (1480m), si l'enneigement est correct, il est plus simple de remonter directement dans le fond du vallon plutôt que de suivre le bon sentier du port d'Orle, balisé en GR, qui s'élève à flanc du pic de l'Homme Mort. De nouveau, il est indispensable que le pic de Cornave et le port de l'Esque aient fini de lâcher toutes leurs avalanches, de grandes tailles au vu des dépôts. Au retour, il est intéressant de prendre à 1268m un ancien sentier de mineurs qui rejoint horizontalement le GR10 descendant du Clot du Lac. il offre de belles vues sur le versant est de la Mail de Bulard et la présence de trois tunnels agrémente le parcours (attention aux têtes, le plafond est bas).

Longueur :** (1450m mais assez long)
Difficulté :*
Intérêt :**
Topos :Fauroux & Audoubert, 50 balades et randonnées dans le Couserans, page 51
Conditions :2001/12/08, grand beau (mais toujours à l'ombre en hiver !), neige 1400m (portante puis raquettes)

Pic du port d'Orle (2618m), pic des Cingles (2582m), mail de Bulard (2750m) en circuit par les crêtes depuis la Pucelle

Belle chevauchée pour effectuer un demi-tour de la vallée d'Orle. Crête souvent effilée, le versant français est escarpé, le versant espagnol plus accueillant surtout dans la première partie. La traversée du pic du Port d'Orle ne présente pas de difficulté, la crête des Cingles est plus délicate. Départ de la Pucelle (880m) pour suivre le bon sentier du port d'Orle jusque vers 1980m, point où l'on aperçoit enfin le col. Quitter alors le sentier pour traverser vers le pied du port de l'Esque. Remonter le seul couloir envisageable, à gauche de l'axe du port, assez raide mais facile dans sa partie encaissée. Le remonter aussi haut que possible avant de traverser à droite (pente herbeuse raide, terrain à isard) pour déboucher juste sous le port de l'Esque (2344m). En sens inverse, descente peu évidente : il faut quitter rapidement l'engageante pente herbeuse sous le col pour partir à l'E dans une pente dont on ne voit pas qu'elle débouche effectivement. Suivre la crête vers l'ouest, sans difficulté sauf un petit pas de IIsup (pas du tout exposé) après le premier sommet, et les rochers sommitaux du pic du Port d'Orle (II, facilement évitables par le sud). Du pic du Port d'Orle (2618m), descendre par la raide crête NO, en restant près du fil et en évitant les passages verticaux par des banquettes versant français.

Du port d'Orle (2318m), remonter la cheminée herbeuse au-dessus du col (un pas de III pour en sortir) et suivre la crête frontière. Crête peu difficile (nombreux passages en II) mais aérienne et spectaculaire. Deux échappatoires faciles versant espagnol, l'une au point bas au sud du pic des Cingles, l'autre au débouché du couloir des Cingles. Traverser le pic des Cingles (2582m) et rejoindre le débouché du couloir des Cingles (jolis passages aériens, toujours du II). La sortie de la brèche présente un passage en III puis II, aérien. Une fois l'estanh deth Pietà visible, les difficultés sont terminées pour aboutir enfin à la mail de Bulard (2750m). Retour par la crête nord, le col de l'Arech et le GR10.

Horaires : départ 6h40, port de l'Esque 9h40 (3h), pic du Port d'Orle 10h40 (4h), pic des Cingles 12h20 (5h40), mail de Bulard 13h30 (6h50). Descente en 2h45.

Longueur :*** (2350m)
Difficulté :*** (escalade III et beaucoup de II, aérien)
Intérêt :***
Trajet :cartographie
Topos :Sánchez, Crestas pirenaicas - Pirineo Oriental (Cingles)
Conditions :2012/07/24, beau, photos

Pic de Courbayran (1759m) depuis Bonac

Itinéraire détourné pour monter au pic de Courbayran, belvédère du Biros. De l'aire de camping-car de Bonac (706m), suivre la variante du GR10 qui, après un petit détour à l'est, enroule longuement les versants nord et ouest du pic de Courbayran. Bien tracé et bien entretenu, le sentier progresse régulièrement sous un ombrage bienvenu. Il sort à découvert vers 1400m. Le suivre jusque sous le col de Lauech, monter dans les pelouses (vague sente) au col (1601m), puis une dernière rude pente pour arriver au pic de Courbayran (1759m). Très joli panorama sur Serre Haute, Maubermé, Bulard, Barlonguère et Valier, avec les profondes vallées à leurs pieds.

Retour plus rapide en rejoignant au nord une croupe herbeuse. Entrer dans la forêt au point le plus bas (1500m env.) et poursuivre directement sur la croupe mal définie (bâtons utiles : pente facile mais parfois raide) jusqu'à croiser le sentier de montée (cote 1170m) pour rentrer plus paisiblement avec.

Longueur :** (1100m)
Difficulté :*
Intérêt :**
Trajet :cartographie
Conditions :2015/05/03, nuages et éclaircies, lourd

Pic de l'Arraing (1674m) et pic de Sérau (1720m) en circuit depuis Balacet (909m)

Maubermé depuis pic de l'Arraing Valier - Barlonguère depuis col de l'Arraing Le col de l'Arraing et la crête qui fait suite constituent l'un des plus beaux belvédères du Biros, depuis le Valier jusqu'au Crabère, face à la mail de Bulard et au Maubermé. L'accès est évident en suivant le balisage du tour du Biros (rouge et jaune) puis le balisage jaune. Le lendemain de la dernière grosse chute de neige de l'hiver (40 centimètres de neige fraîche à 1700m), ce fut splendide (et sans problème). Le retour peut se faire par le joli sentier en balcon du tour du Biros qui ondule autour de 1400m ou par d'autres sentiers plus bas vers 1000m.

Longueur :* (1000m)
Difficulté :*
Intérêt :** (+1 en hiver)
Trajet :cartographie
Topos :Grassaud & Véron, Randonnées dans les Pyrénées Ariégeoises, page 41
Fauroux & Audoubert, 50 balades et randonnées dans le Couserans, page 16
Conditions :2001/05/01 : grand beau puis brouillard, neige 900m

Pic de Sérau (1720m) et pic de l'Arraing (1674m) en circuit depuis Antras

Boisé en bas, larges vues en haut, joli circuit à la découverte du Biros sur sentiers balisés et panneautés. Départ indifféremment depuis l'un des trois villages. Église d'Antras (919m), traversée du village vers le haut puis chemin, col de la Croix (1250m), col des Morères (1553m), pic de Sérau (1720m), crête panoramique, pic de l'Arraing (1674m), col de l'Arraing, sentier 15 (qui fait une boucle depuis Salsein) puis carrière de marbre, Balacet, frais sentier horizontal, Irazein, piste près du cimetière qui remonte un peu longuement, Antras.

Longueur :* (1000m, 16 km)
Difficulté :*
Intérêt :**
Trajet :cartographie
Conditions :2016/08/12, beau

Pic de l'Arraing (1674m) en circuit depuis Salsein

Au départ de Salsein d'en Haut (725m, parking compliqué), boucle n°15 bien balisée en jaune qui part est, rejoint la crête du pic du Mail Blanc, la remonte et sort des bois pour un superbe parcours en balcon sur près de 3 km face aux géants du Biros. Au col de l'Arraing, aller-retour au pic de l'Arraing (1674m) au joli panorama. Retour au col et descente dans les bois au NE pour finir la boucle balisée.

Longueur :* (900m)
Difficulté :*
Intérêt :**
Trajet :cartographie
Conditions :2016/12/26, léger voile, mer de nuages

Castel Ségui (1228m) en circuit depuis Agert

Itinéraire simple sur le papier, que j'ai compliqué à souhait. À la sortie ouest d'Agert, suivre un sentier signalé par un panneau (Balagué). Il fait rapidement un premier lacet (rester sur le sentier le mieux tracé) puis s'élève en écharpe parmi les chênes. À un y, j'ai pris à droite le sentier du haut (erreur ?), qui est reparti à l'est en douce montée puis horizontalement. Revenu au-delà d'Agert, je l'ai abandonné quand il a commencé à descendre (il allait probablement à Campussan) pour monter bourrinement droit au nord vers les rochers calcaires. Évitements de ronces, aubépines, buis, rochers fracturés, bien pénible, pour parvenir 300m plus haut à proximité du tuc Grand. Direction NO vers le castel Ségui dans une belle forêt plus paisible.

Descendre à l'ouest vers les granges du Clair pour rejoindre la piste d'accès, visible du sommet. Retour à Balagué en empruntant en sens inverse le circuit n°22 balisé en jaune. Suivre longuement la piste en laissant à droite deux embranchements pour parvenir aux granges du Sarrat, joliment situées sur un col ensoleillé. La piste descend versant sud en quelques virages, puis prendre à gauche un chemin à proximité d'une grange. Le sentier creux entre les buis conduit à Balagué. Suivre la route d'accès et prendre à droite le sentier n°4 (balisage jaune) qui monte à la tour Sainte Catherine (plus grand chose debout). Le sentier descend au SE, passe à proximité d'une grotte autrefois aménagée (danger, équipement moisi), et rejoint le ruisseau puis la route un km sous le village d'Agert (un sentier boueux évite le goudron).

Longueur :* (850m)
Difficulté :** (hors sentier involontaire)
Intérêt :**
Trajet :cartographie
Topos :Fauroux & Audoubert, 50 balades et randonnées dans le Couserans, page 11 (pour l'inspiration)
Conditions :2012/12/09, beau, neige 950m