Massif du Luchonnais

schéma région du Portillon
Carte schématique du secteur Oô-Portillon.

Magnifique massif central, éclipsé en altitude par la Maladeta et les Posets tout proche, mais abritant une imposante collection de hardis sommets. Le Perdiguère, point culminant du secteur, n'est qu'un informe tas de blocs mais tous les autres sommets présentent de belles silhouettes formées de grandes parois et de longues crêtes déchiquetées. Grâce aux refuges d'Espingo, du Portillon et du Maupas, les sommets ne sont guère éloignés mais la majorité nécessitent une certaine expérience. Ma préférence va au « pic » des Crabioules, étroite crête de trois cents mètres de long se relevant à peine aux deux extrémités, et surtout à l'élégant pic des Gourgs Blancs. Il faut le voir depuis la tusse de Montarqué au petit matin quand il s'enflamme, l'examiner depuis les Spijeoles par-dessus son glacier résiduel, le retrouver depuis le Schrader en premier plan des autres 3000, l'admirer depuis les Posets, enfin le gravir en traversée du port d'Oô au port de Pouchergues, et se laisser convaincre que c'est le plus beau sommet des Pyrénées.

 

Lac d'Oô, lac d'Espingo, lac du Portillon et tusse de Montarqué (2889m)

Perdiguère, portillon d'Oô Gourgs Blancs - Spijeoles Zone très fréquentée (à raison) du lac d'Oô, du lac d'Espingo et du lac du Portillon, dominé par une crête de 3000 (Perdiguère en tête). La tusse de Montarqué se trouve au milieu du cirque d'Espingo et surplombe le lac du Portillon et le lac Glacé, offrant une vue complète sur l'ensemble du site. Le 3 mai 1997 constituait la date d'ouverture du refuge d'Espingo (accès au refuge quasiment sans neige). Par contre, le 28 avril 2000, la neige fraîche abondante ne m'a même pas permis d'atteindre le Portillon. J'ai quand même eu droit au refuge d'Espingo pour moi tout seul ! Comme la Tusse se trouve sur le chemin menant au Seil de la Baque et vers les Gourgs Blancs, de nouvelles visites m'ont permis de confirmer que c'est un belvédère extraordinaire et facile d'accès.

Longueur :** (800m+1000m)
Difficulté :*
Intérêt :***
Trajet :cartographie
Topos :Véron, Randonnées choisies autour de Luchon, pages 45-53
Angulo, Pyrénées : 1000 ascensions, tome IV, topo 572
Maes, 50 sommets sans corde dans les Pyrénées, 3ième série, page 103
Conditions :1997/05/03, nuageux, averses, neige 1900m
2000/04/29 (sommet pas atteint), grand soleil, vent froid, neige 1900m
2002/09/29 (Espingo), beau

Traversée Superbagnères - Espingo - Astau

Cirque des Crabioules Joli parcours panoramique, en empruntant le GR10 de Superbagnères au lac d'Espingo et en descendant aux granges d'Astau. Le cirque des Crabioules pour commencer la journée, le cirque d'Espingo pour la finir. Un peu de distance mais petit dénivelé. À la hourquette des Hounts-Secs (2267m), faire un petit saut au cap de Bassieret (2296m) pour prendre un peu de recul.

Longueur :* (+600m, -1300m, assez long : 16 km)
Difficulté :* (absence totale de neige indispensable)
Intérêt :***
Trajet :cartographie
Conditions :2010/09/05, beau

Hourquette des Hounts-Secs (2267m) en circuit depuis les granges d'Astau

Boucle de temps gris : lac d'Oô, lac d'Espingo, hourquette des Hounts-Secs, coume des Hounts-Secs (vague sentier côté droit), cabane inférieure de Médassoles, bon sentier rive droite.

Longueur :** (1150m)
Difficulté :*
Intérêt :*
Conditions :2015/05/25, gris, brouillard

Montségu (2354m) et cap des Hittes (2368m) en circuit par la crête des Six Pics

Crête des Six Pics, Montségu Belle et longue course de crête, sans grandes difficultés (des passages de IIinf pleine crête, peu exposés en général), mais à n'entreprendre que par temps sec. En neige, la difficulté augmente un peu (PD) et l'ambiance beaucoup plus. Comme toujours sur une crête, attention au corniches. À éviter quand la station de Peyragudes est ouverte.

Départ au hameau de Gouaux-de-Larboust d'en Bas (1300m) ou du lacet (1397m) sur la route des Agudes, d'où l'on parcourt la croupe herbeuse par le cap de Montcaup (2025m) jusqu'au début de la crête des Six Pics (2h environ). La crête est constituée de nombreuses pointes et gendarmes, certains pouvant être évités par des passages sur flancs herbeux raides. La crête elle-même présente aussi des passages raides. 2h15 - 2h30 pour atteindre le Montségu. Quelques échappatoires, très raides, versant N. du Quayrat au Belloc

La crête offre de belles vues sur la cascade d'Oô (sans que l'on ne voie jamais le lac) et le cirque d'Espingo (Quayrat - Perdiguère - crête du Seil de la Baque - Spijeoles) et des aperçus sur le Maupas et les Crabioules. Le Montségu ouvre la vue vers l'ouest, depuis l'Arbizon, le massif du Néouvielle jusqu'au Lustou. Et bien sûr, le Hourgade et Nord Nère tout proches.

Pour le retour, revenir entre le cap des Hittes et le Montségu et descendre dans le vallon pour rejoindre le lac de Laouay. Partir à droite et continuer la descente pour trouver une piste. Pour revenir au village, ne pas descendre au bord du ruisseau mais suivre la piste dans le bois en laissant à gauche l'embranchement qui rejoint le lacet de la route des Agudes.

Longueur :** (1300m avec les oscillations, 11 km)
Difficulté :*** (crête, quelques escalades II, pentes herbeuses ; en neige, alpinisme PD)
Intérêt :**
Trajet :cartographie
Conditions :2001/04/01, grand soleil, chaud, neige 2000m/1800m
2009/12/12, beau, neige 2000m/1600m (crampons)
2016/11/27, beau puis léger voile, neige 1700m (crampons)

Cap des Hittes (2368m) depuis la route des Agudes

Facile et rapide itinéraire à ski comme à pied mais, pour le ski, il faut viser le créneau où la station de Peyragudes est fermée avec de la neige assez bas. Départ de l'épingle 1397m de la route des Agudes, vallon évident jusqu'au sommet, joli panorama.

Longueur :* (1000m)
Difficulté :*
Trajet :cartographie
Intérêt :* (+1 au printemps)
Conditions :2012/04/17, beau, neige 1400m (skis)

Pic de Céciré (2403m) depuis les granges de Labach

Accès facile par le vallon des granges de Labach, depuis les granges (1222m) ou la prise d'eau (1430m) selon l'accessibilité. La vue au sommet est belle et large (Nord Nère, Spijeoles, Lézat-Quayrat, Aneto, Néouvielle, Aran, etc). Une belle randonnée pour l'hiver. Plusieurs possibilités :

  1. Classiquement, par le vallon, en rejoignant tout au fond le col (2311m) entre le sommet de la Coume de Bourg et le Céciré ;
  2. Plus direct, en remontant le contrefort ouest à l'entrée de la vaste cuvette au bout du vallon ;
  3. Par la crête nord du sommet de la Coume de Bourg : à la prise d'eau, continuer sur la piste horizontale au NO jusqu'à couper la crête (1470m) au-dessus du col de la Coume, facilement accessible depuis les granges. Suivre la crête facile (en hiver, une courte descente raide après la pointe 2080m), passer au sommet de la Coume de Bourg (2367m) et rejoindre le Céciré ;
  4. Par la crête nord du Céciré depuis le col de Pouy : empruntée à la descente, le haut demande de l'attention en cas de neige (passages exposés sur pentes raides), sans problème sans neige.
Longueur :** (1000m à 1200m)
Difficulté :* à **
Intérêt :**
Trajet :cartographie (accès 2 - 4), cartographie (accès 3 - 4)
Topos :Angulo, Pyrénées : 1000 ascensions, tome IV, topo 554
Ratio, Ski randonnées I, page 36 (Coume de Bourg)
Conditions :2000/04/08 (2+4), couvert, neige 1600m
2014/12/21 (3+4), beau, neige 1700m/1500m (crampons), photos

Pic de Céciré (2405m) en circuit depuis les granges de Gourron (1049m)

Itinéraire par les crêtes E et N demandant un peu d'attention. Des granges de Gourron (1049m), suivre la piste vers l'E et rejoindre Superbagnères (1786m) par le lac d'Arbesquens ou en rejoignant le GR10 (mieux, on évite plus les aménagements de la station). Puis par la crête E jusqu'au sommet. Pas de difficulté, une vague sente, mais la crête est étroite, parfois raide et domine des versants herbeux très raides : l'itinéraire est dangereux si humide.

Retour par la crête N (raide au début) jusqu'au cap de Pouy (1802m). Le plus simple serait de rentrer par Arbesquens, donc passons ailleurs. Descendre la croupe herbeuse NE puis E. En rentrant dans les bois (1500m env.), on trouve une piste de débardage abandonnée. Après avoir coupé une piste carrossable, la vieille piste quitte la crête pour descendre en lacets versant N. J'ai tourné à droite aux deux embranchements mais la seconde piste s'est finie en impasse. Un assez court passage sanglier a permis de rejoindre en dessous une autre piste (il fallait sans doute ne pas tourner au second embranchement) qui a conduit en quelques minutes au belvédère de Gourron (1071m), en vue des granges.

Longueur :** (1400m)
Difficulté :** (crête étroite, pentes herbeuses raides)
Intérêt :**
Trajet :cartographie
Conditions :2016/08/16, beau, bourgeonnements dès midi

Sommet de la Coume de Bourg (2367m) par les granges de Labach

À ski, bel itinéraire, mais bien long en partant du moulin Paduran (915m) sous Cazeaux-de-Larboust. Une piste monte en lacet aux granges de Labach (1222m), joli hameau. Puis longue montée, d'abord par la piste tranquille jusqu'à la prise d'eau (1430m), puis un peu plus raide jusqu'à la crête NO du sommet. L'arête finale n'est pas bien large mais elle passe à ski. Beau panorama, excellente neige, pas une trace, belle descente jusqu'aux granges.

Longueur :** (950m à 1450m)
Difficulté :*
Intérêt :**
Trajet :cartographie
Topos :Satgé, Ski de randonnée - Pyrénées Centrales
Laurens, 52 balades à skis dans les Pyrénées centrales
Conditions :2013/12/21, beau, neige 900m (à peine) / 1200m (skis), photos

Sommet de la Coume de Bourg (2367m) depuis les granges de l'Espone

Lézat, Quayrat Des granges de l'Espone (1453m), remonter à l'ouest l'évident vallon dominé par les raides pentes herbeuses du Céciré. Continuer jusqu'au col de la Coume de Bourg (2272m) et virer à droite pour monter au sommet de la Coume de Bourg. Vaste panorama, similaire à celui du Céciré. Superbe descente dans le haut, neige de rêve.

Longueur :* (900m)
Difficulté :*
Intérêt :**
Trajet :cartographie
Topos :Laurens, 52 balades à skis dans les Pyrénées centrales, page 33
Conditions :2009/01/04, beau, neige 1450m (skis)

Pic de Subescale (2436m) depuis les granges de l'Espone

Le complémentaire du sommet de la Coume de Bourg : des granges de l'Espone (1453m), remonter à l'ouest l'évident vallon. Vers 2200m, monter soit au col de la Coume de Bourg (2272m) puis la crête nord, soit, plus facile à ski, rejoindre la crête est au pied du sommet. Je ne me lasse pas du panorama de ces sommets. Neige excellente en prime.

Longueur :** (1000m)
Difficulté :*
Intérêt :**
Trajet :cartographie
Topos :Satgé, Ski de randonnée - Pyrénées Centrales
Conditions :2012/03/07, beau, neige 1450m (skis), photos

Pic des Pichadères (2550m) depuis le pont de Hournets

En hiver, sommet aérien avec une superbe ambiance : un environnement montagnard de grande ampleur, tout en bas les abîmes de Clarabide, et Estos, Lustou, Bachimala, Posets, Hourgade, tous sous leur profil le plus spectaculaire. Du pont de Hournets (1266m), rejoindre par l'une ou l'autre rive la cabane d'Ourtiga (1630m), d'où le col d'Estiouère est bien visible au SO. Remonter vers les Barguérettes, laisser la cabane loin à droite et franchir directement le premier ressaut près d'une ravine, juste à droite des premières barres, court passage 35° (on peut aussi faire un lointain détour au nord). Remonter alors le vallon du col, courte pente raide pour sortir (35°). Suivre à l'ouest la crête facile qui devient étroite après l'antécime (crampons).

Longueur :** (1300m)
Difficulté :**
Intérêt :*** (en hiver)
Trajet :cartographie
Topos :Cabot, Ski de randonnée dans les Hautes-Pyrénées vol. 2
Satgé, Ski de randonnée - Pyrénées Centrales
Conditions :2012/03/10, beau, vent au sommet, neige 1250m (skis, crampons), photos

Pic d'Estiouère (2619m), pic de Belle-Sayette (2812m), pic de Hourgade (2964m) en circuit depuis le pont de Hournets (1266m)

L'accès au Hourgade par le lac de Hourgade n'est déjà pas un itinéraire simple. Si on y rajoute le parcours de sa crête NO, on obtient un itinéraire difficile mais intéressant. De la cabane d'Ourtiga (1630m), on voit clairement au SO le col d'Estiouère (2437m), entre Estiouère et Pichadères. S'y diriger au mieux (complètement hors sentier) et rejoindre ce col, qui ne cesse de s'éloigner au fur et à mesure de la montée. Sans difficulté, grimper à l'est au pic d'Estiouère (2619m), en zigzaguant de par et d'autre de la crête. On découvre les abîmes du vallon de Cascarré, le petit lac de Hourgade et la crête qui nous attend. En se tenant sur le fil ou à l'est, descendre la crête au S jusqu'à la porte d'Enfer (2596m), au pied de la Belle-Sayette (terrain facile mais délicat, dangereux si humide). Échappatoire facile vers le lac de Hourgade. Escalader la crête, constituée de frontons peu difficiles (II/IIsup) ou de dalles schisteuses inclinées, le tout au-dessus d'à-pics. À la Belle-Sayette (2812m), on découvre le lac de Caillauas et le débouché des gorges de Clarabide.

La difficulté et l'exposition augmentent encore pour la descente vers la brèche Belle-Sayette - Hourgade : dalles très inclinées et à-pics vertigineux, avec en bonus un passage à califourchon à la sortie délicate et une dalle lisse et malcommode. Échappatoire à la brèche, vers le pied des falaises portant le pierrier sommital du Hourgade. En continuant sur l'arête, on rencontre encore plusieurs frontons verticaux et passages exposés, avant que l'arête ne se fonde dans la face NO du Hourgade (2964m), que l'on atteint alors sans problème. Splendide belvédère.

Le retour par le lac de Hourgade n'est pas limpide : le pierrier de la face NO est soutenu par un ressaut, dont le franchissement à la descente est peu clair. Pour ma part, je suis passé à l'est (côté crête N du Hourgade), mais il est peut-être plus rapide de passer à l'ouest (côté Belle-Sayette). Sous le lac, partir à la chasse aux cairns (discrets, pas de sentier). Ceux-ci m'ont conduit à trouver vers 2150m un sentier mal en point, qui part horizontalement au-dessus de falaises, et disparaît dans les rhododendrons à l'approche du vallon du col d'Estiouère, où j'ai retrouvé mon cheminement matinal. J'aurais préféré trouver le sentier de la carte IGN, 200 mètres plus bas.

Mes temps : pont de Hournets - pic d'Estiouère : 2h40 ; Estiouère - Belle-Sayette : 1h ; Belle-Sayette - Hourgade : 1h20 (le guide Ollivier indique 2h - 2h30 pour cette liaison, mais il y a certainement confusion).

Longueur :*** (1800m)
Difficulté :*** (longue escalade II/IIsup exposée ; hors sentier pour le reste)
Intérêt :***
Trajet :cartographie
Topos :Angulo, Pyrénées : 1000 ascensions, tome IV, topo 543 (Hourgade par le lac)
Guide Ollivier Pyrénées Centrales V
Conditions :2005/07/02, beau, rares névés

Pic de Hourgade (2964m), pic d'Espingo (2856m), pic de Nord Nère (2844m) en circuit depuis Peyresourde

Montée au pic de Hourgade par la voie classique depuis Peyresourde, qui emprunte un joli sentier en balcon (un peu long au retour) et passe aux lacs de Nère. Le Hourgade est réellement un splendide belvédère, encore plus quand la neige commence à blanchir les sommets : sommets du luchonnais tout proches (Perdiguère, Spijeoles, Gourgs Blancs) ; Clarabide et Posets au-dessus du lac de Caillauas ; la grande muraille Schrader-Abeillé ; Batoua-Lustou-Estos et la face sud de l'Arbizon. Au retour, à partir du lac supérieur (2795m env.), suivre la crête E puis NE qui conduit au pic d'Espingo. On peut feinter le pic de Nère (2794m) par le nord en rejoignant la crête au niveau d'une pointe secondaire avant la profonde brèche (2681m) précédant le pic d'Espingo. Petite escalade en terrain médiocre pour atteindre le pic d'Espingo (ou pic de Leytarous, 2856m), puis longue crête facile coupée d'une petite brèche jusqu'au pic de Nord Nère (2844m, 1h30 depuis le Hourgade). Il ne reste plus qu'à rejoindre le couret d'Esquierry (2131m) pour fermer la boucle.

Longueur :*** (1500m)
Difficulté :** (circuit : quelques IIinf, hors sentier)
Intérêt :**
Trajet :cartographie
Topos :Véron, Randonnées choisies autour de Luchon, page 39 (Hourgade)
Maes, 50 sommets sans corde dans les Pyrénées, 3ième série, pages 69 et 99 (Hourgade et Nord Nère)
Conditions :2001/10/27, beau, traces de neige

Pic de Nord Nère (2844m) depuis Peyresourde via le cap des Hittes

L'itinéraire skieur du pic de Nord Nère depuis Peyresourde est plus sérieux que l'itinéraire estival. Après avoir remonté les pistes et traversé le cap des Hittes (2368m), la descente du Montségu (2354m) sur le couret d'Esquierry n'est pas à prendre à la légère : après la descente à ski sur la crête S (en fait SSW, elle voit tard le soleil) qui donne sur des barres de part et d'autre, il faut trouver un passage pour basculer dans le versant SE, raide, herbeux et avalancheux. Et au retour, il faudra remonter par là... Par contre, au-delà du couret d'Esquierry (2131m), c'est une jolie balade, sur un terrain idéal pour le ski. Large panorama.

Longueur :*** (1700m)
Difficulté :*** (jonction Montségu - couret d'Esquierry : terrain raide, exposé, avalancheux)
Intérêt :**
Trajet :cartographie
Topos :Cabot, Ski de randonnée dans les Hautes-Pyrénées vol. 2
Conditions :2013/05/26, beau, neige 1670m (skis, crampons), photos

Pic d'Espingo (2856m) depuis les granges d'Astau

Itinéraire tout simple : départ des maisons (1123m) sous les granges d'Astau, GR10 jusqu'au couret d'Esquierry, puis vallon au S avec plusieurs ressauts un peu raides pour parvenir au plat au pied des pics d'Espingo et de Nord Nère, au choix. Le panorama du pic d'Espingo est plus spectaculaire que celui du Nord Nère sur les hauts sommets du luchonnais. À ski, il faut viser les bonnes conditions : forêt enneigée ou punition de portage (au moins pour la montée : elle n'est guère skiable sous 1400m), pentes de la crête des Six Pics purgées pour remonter le val d'Esquierry, et neige stabilisée dans la pente finale. C'est alors un bel itinéraire, efficace et gratifiant.

Longueur :*** (1750m)
Difficulté :* (+1 en hiver)
Intérêt :**
Trajet :cartographie
Topos :Satgé, Ski de randonnée - Pyrénées Centrales
Camptocamp.org
Conditions :2014/03/08, beau, neige 1100m (skis, crampons), photos

Pic d'Arrouge (2925m) et pic de Hourgade (2964m) en circuit depuis les granges d'Astau (1139m)

Monter au col d'Espingo (1967m), passer au déversoir du lac d'Espingo (1882m) et suivre le sentier du val d'Arrouge. À la cabane (2120m), le sentier bien marqué s'éloigne fortement du ruisseau pour remonter le vallon jusqu'aux Lacasses (2319m), rare plat. Le sentier disparaît, les cairns demeurent. Rejoindre la porte d'Arrouge (2809m) en franchissant le ressaut rocheux à droite de l'axe du couloir. Suivre la crête au NO, facile jusqu'à une antécime. Descendre à une brèche, passer versant ouest, et remonter (escalade II) au pic d'Arrouge. Panorama intéressant mais celui du Hourgade est encore plus beau.

L'accès au Hourgade paraît impossible mais il n'en est rien. Descendre au nord en désescalade facile mais en terrain raide et exécrable, compliqué par du givre sur les rochers. Rencontré trois sangles de rappels dont une seule était fiable : rien ne tient. On parvient à une brèche (pas d'échappatoire : le couloir à l'est ne passe pas). J'ai contourné en descendant un peu la pointe intermédiaire pour rejoindre la brèche suivante (2853m ?) d'où on peut s'échapper. Attaquer la montée vers le Hourgade légèrement versant E, escalade II+, mauvais terrain (on grimpe sur des feuillets fragiles). Après la jonction avec la crête E, les difficultés sont finies : on peut rester sur la crête (quelques II, rocher excellent en comparaison) jusqu'au sommet du Hourgade, ou passer dans le versant E. Splendide belvédère (tres repetita placent).

Arbizon dans la brume Retour par les lacs de Nère avec un détour au petit pic de Nère Arrouge (2860m). Le brouillard est bloqué sous les lacs et je retrouve sans difficulté le sentier direct vers le couret d'Esquierry. Plongée dans le brouillard, traversée de pentes raides sur un fin sentier accroché à flanc de montagne, impression de marcher en suspension sur la brume. À peine reconnu le couret d'Esquierry. Sans visibilité, le vallon de descente parut moins interminable que d'habitude.

Longueur :*** (2000m)
Difficulté :*** (escalade II+, mauvais terrain)
Intérêt :**
Trajet :cartographie
Topos :Guide Ollivier Pyrénées Centrales V
Conditions :2012/10/13, beau au-dessus d'une mer de nuages montant à 2100-2200, photos

Pic Marcel Spont (2944m), pic des Isclots (2924m), pic des Hermitans (2840m) en circuit depuis les granges d'Astau (1139m)

Très long circuit, avec une longue crête chaotique, dans un secteur totalement délaissé des montagnards. Monter au col d'Espingo (1967m), passer au déversoir du lac d'Espingo (1882m) et suivre le sentier du val d'Arrouge. À la cabane (2120m), laisser le sentier principal qui prend de la hauteur et rejoindre le vallon. Les deux pics visibles en face sont les pics Marcel Spont et des Isclots. Le passage des barres est peu évident et je ne pense pas avoir trouvé le passage Sabathé. On remarque à gauche des falaises une vire horizontale qui débute à droite dans une encoignure où coule un ruisseau. Je suis monté dans cette encoignure mais surprise, pas de vire en haut. Par contre, la raide pente au-dessus était praticable grâce aux rhododendrons qui fournissaient d'excellentes prises. Passage peu recommandé à la descente (de toute façon, il est probablement introuvable vu d'en haut). S'orienter ensuite progressivement vers l'ouest en prenant de la hauteur entre pelouses et affleurements rocheux, en se dirigeant vers l'importante crête nord du Marcel Spont. Logiquement, on passe au lac coté 2460, mais on peut aussi monter plus franchement pour visiter les lacs de l'étage supérieur. Contourner la crête nord du Marcel Spont et remonter le vallon de pierraille jusqu'au pied de la crête où l'on vire à gauche pour prendre de la hauteur (névé gelé, ce qui m'a renvoyé dans de mauvais rochers II) pour atteindre une cuvette sous le sommet. Le rejoindre par la crête N (quelques pas d'escalade facile). Sommet bien isolé, vaste panorama.

Parcours de la crête des Hermitans. Guère d'échappatoires, rocher souvent à contrôler. Ni trace ni cairn, on perd parfois du temps à chercher le bon cheminement. Descendre par la crête, facile, jusqu'à une première brèche. La descente à la deuxième brèche (2857m) se fait par une très grande dalle parfaitement lisse mais heureusement peu inclinée, puis un pas de III pour rejoindre le seuil. Commencer à grimper une petite pointe puis la contourner par la droite (II aérien) pour rejoindre le seuil suivant. Sérieux morceau d'escalade ensuite légèrement à gauche du fil (III sur plusieurs mètres puis II, aérien, rocher médiocre). On trouve encore deux brèches (II avec pas de III) avant le sommet du pic des Isclots (2924m, une demi-heure depuis le Marcel Spont). La suite est plus facile. Descendre à une brèche (où passe la voie normale du pic des Isclots) et remonter à la pointe 2869m (II). La descente à la brèche suivante, qui est pratiquement de plein pied avec le pierrier du Seil Grand, est peu évidente. Elle se fait en versant nord, dans un mur vertical mais abondamment fourni en bonnes prises (IIsup sur une quinzaine de mètres). Le reste de la crête ne présente pas de passages caractéristiques : elle se parcourt sur le fil (nombreux passages en II, blocs parfois instables) ou à proximité versant sud, mais il faut parfois perdre pas mal d'altitude dans le versant sud, raide et herbeux (gispet), pour rejoindre le seuil des brèches qui se succèdent. Passer le pic des Hermitans (coiffé de granite blanc) sans le remarquer pour aboutir au mail Mouillat (2777m). La crête devient alors granitique, effilée et complexe. Des brèches excessivement étroites et une suite de passages aériens en II mènent au pied du dernier ressaut, qui semble sérieusement plus dur. J'ai choisi de rejoindre le gradin caillouteux situé sous la porte d'Arrouge. Désescalade II et III, délicate et exposée (un rappel aurait été très utile). 2h15 depuis le Marcel Spont. Parcourir tout le gradin vers le nord, une petite désescalade permet de rejoindre le haut du val d'Arrouge. Monter au col de Nère Arrouge (2813m) et descendre par la voie normale du pic de Hourgade. Au déversoir du lac de Nère inférieur, prendre à droite un sentier d'abord peu marqué (cairns) qui traverse horizontalement les flancs raides du pic de Nord Nère (un peu vertigineux par endroit) pour arriver au couret d'Esquierry (2131m) où une longue descente ramène aux granges d'Astau.

Longueur :*** (2100m, voire plus)
Difficulté :**** (PD+, escalade II/III, hors sentier)
Intérêt :**
Trajet :cartographie
Topos :Guide Ollivier Pyrénées Centrales V
Conditions :2009/08/23, beau

Pic Gourdon (3034m) depuis le refuge de la Soula (1700m)

Gourdon depuis port d'Oô Pic Gourdon Pour commencer, une belle balade de lacs avec le lac de Caillauas, encaissé, puis les jolis lacs des Isclots et du Milieu. L'accès au col de Gourgs Blancs est assez rude, même s'il n'y a plus guère à s'inquiéter du glacier des Gourgs Blancs (qui ressemble tout au plus à un vague névé oublié). Le col des Gourgs Blancs offre déjà une belle vue sur le lac Glacé du port d'Oô, le Perdiguère, le grand glacier du Seil de la Baque (désormais défunt), l'impressionnant pic des Gourgs Blancs et, plus loin au sud-ouest, le Schrader. La crête finale demande un peu d'attention mais ouvre la vue.

Longueur :** (1400m depuis la Soula)
Difficulté :** (crête finale)
Intérêt :**
Trajet :cartographie
Topos :Véron, Randonnées dans les Hautes-Pyrénées, page 193
Angulo, Pyrénées : 1000 ascensions, tome IV, topos 539, 537
Conditions :1998/09/06, beau

Pic Gourdon (3034m) en traversée depuis les granges d'Astau (1139m)

Perdiguère, lac Glacé Gourgs Blancs depuis col du pluviomètre Pour varier la montée au refuge du Portillon, passage par le lac Glacé (2664m) et par le Gourdon, en suivant l'itinéraire du col des Gourgs Blancs et en le quittant une fois passé l'éperon E du Gourdon. Ce sommet secondaire offre une belle vue, sur les divers lacs du secteur (notamment les Gourgs Blancs, magnifiques) et sur les sommets du Portillon. La moitié occidentale du Seil de la Baque est en voie de disparition, fragmentée en multiples portions sans épaisseur. Avec le recul des neiges, un laquet a fait son apparition dans le versant NO du cap de la Baque ; le laquet 2672m à l'ouest des Spijeoles est bien plus grand que sur la carte mais encore couvert de banquise mi-septembre.

Longueur :*** (1900m+100m)
Difficulté :** (pierriers, crête finale)
Intérêt :**
Trajet :cartographie
Topos :Angulo, Pyrénées : 1000 ascensions, tome IV, topo 537
Conditions :2005/09/14, beau

Pic Belloc (3008m) et pic des Spijeoles (3065m) en circuit depuis les granges d'Astau (1139m)

Belloc Le tricéphale pic Belloc est une modeste éminence sur la crête Spijeoles - Hourgade. Son ascension n'est vraiment intéressante que combinée avec le pic des Spijeoles. Elle visite en outre le Seil Grand, vaste plan incliné émaillé de lacs et laquets situé entre le piton d'Espingo et la crête des Spijeoles, où vous ne croiserez certainement personne. Pour accéder à la brèche Belloc (au nord du pic), le plus facile (mais pas le plus court) est de suivre le chemin du Portillon jusqu'à la passerelle de la Coume de l'Abesque, prendre le sentier du lac Glacé pour franchir le premier ressaut et le quitter vers 2300m pour contourner (hors sentier, pas de traces) la pointe Belloc. Gourgs Blancs - Spijeoles On atteint un premier lac sous les escarpements de cette pointe. Le pic Belloc et son farouche éperon nord sont bien visibles et la direction de la brèche est évidente. Le couloir (modérément pentu) de la brèche est défendu par un névé permanent (encore présent mi-août 2003), dont la partie basse peut être évitée par la droite. En absence d'équipement, j'ai escaladé à droite le long d'une étroite fissure pour rejoindre le haut du couloir (escalade IIsup exposée). De la brèche, une escalade peu difficile (II aérien par endroit) conduit au sommet. La crête entre la troisième pointe et le pic des Spijeoles ne présente par contre quasiment aucune difficulté et se déroule dans un cadre magnifique dominé par les Gourgs Blancs (environ trente minutes entre les deux pics). Le circuit peut être réalisé en sens inverse, avec une descente plus rapide sur le val d'Arrouge ou sur le lac Saussat, mais on tourne alors le dos au paysage et un enneigement insoupçonné du couloir de la brèche Belloc peut constituer une désagréable surprise.

Longueur :*** (2000m)
Difficulté :*** (escalade II un peu aérienne, hors sentier)
Intérêt :**
Trajet :cartographie
Topos :Angulo, Pyrénées : 1000 ascensions, tome IV, topos 540, 541, 538
Conditions :2003/08/09, un peu nuageux

Pics de Clarabide (3011m, 3020m, 3012m), pic des Gourgs Blancs (3129m) et pic des Spijeoles (3065m) en traversée depuis le Portillon

Gourgs Blancs et Gourdon Long et splendide circuit, permettant de gravir le pic des Gourgs Blancs, sommet élégant ne disposant d'aucune voie d'accès facile. À réserver aux montagnards chevronnés et par beau temps. L'itinéraire était totalement déneigé le 11/09/2000 (année sèche cependant).

Posets depuis Clarabide Partant du refuge du Portillon (2580m), passer au col du Pluviomètre (2880m), descendre sur la moraine en direction du col des Gourgs Blancs, puis obliquer vers le port d'Oô (2908m) que l'on atteint par des éboulis instables en 1h30 (en fait, on ne passe pas au port d'Oô, infranchissable, mais à un autre col tout proche (2910m) au pied du pic Jean Arlaud). Descendre dans les éboulis puis les gros blocs en Espagne pour contourner le pic des Gourgs Blancs. Repérer le premier couloir à droite qui provient de la brèche des Gourgs Blancs, j'en reparlerai plus loin. Éviter de trop descendre vers l'ibón de Gías (ou du Puerto d'Oô, à ne pas confondre avec le lac Glacé du Port d'Oô, situé en France) en passant au nord du mamelon coté 2805m sur la carte TOP25 et contourner un dernier éperon vers 2780m. Atteindre le vallon menant au port supérieur de Pouchergues ou port de Gias, et le quitter aussi vite pour se diriger au SO vers la brèche de Gías (2965m) qui sépare le pico de Gías (ou pic Sud de Clarabide) du pic central de Clarabide. Remonter le vallon en obliquant sur la fin vers l'arête NE du pico de Gías. Une escalade facile permet d'atteindre le sommet (3011m). Redescendre à la brèche pour atteindre le pic principal de Clarabide (3020m. 2h30 depuis le refuge du Portillon) puis le pic oriental de Clarabide (3012m) avant de rejoindre le port supérieur de Pouchergues ou port de Gias (2921m).

Jusque là, peu de difficultés techniques, simplement des éboulis (tous les genres : petits et gros, stables et instables, morainiques et d'érosion, lisses et tranchants) et quelques cairns isolés. Monter dans de gros éboulis puis de gros blocs stables à la pointe Lourde-Rocheblave (3108m). À partir de là, la crête devient aérienne et exposée, nécessitant de nombreux passages d'escalade en II ou III, notamment entre la Tour Armengaud (3114m) et l'antécime ouest (3127m). Ces difficultés peuvent cependant être évitées en suivant soigneusement des cairns dans le flanc sud, avec plusieurs pas de II peu exposés. Ce parcours demande de l'attention et de la prudence, mais permet d'atteindre plus facilement le pic des Gourgs Blancs (3129m. 3h30 depuis le refuge). Panorama splendide sur les Posets, le pic Schrader, les gourgs Blancs de couleur bleu laiteux, les Spijeoles et les autres sommets entourant le lac du Portillon (le pic des Crabioules est particulièrement élégant).

Le retour peut commencer : descendre à l'est jusqu'à la brèche des Gourgs Blancs (3045m) devant le pic Jean Arlaud (3065m). Le couloir nord nécessite un rappel et des crampons pour le glacier des Gourgs Blancs, mais le couloir sud est vaguement plus engageant : il est coté II à IIIinf selon les auteurs, en terrain croulant et dangereux (chutes de pierres garanties, soyez prudents), mais conduit rapidement au port d'Oô. Après en avoir descendu ses pénibles éboulis instables, se diriger au nord pour franchir facilement vers 2830m une petite barre rocheuse et trouver les cairns de l'itinéraire col des Gourgs Blancs - Espingo (on évite ainsi la remontée au col). Spijeoles, face est Cet itinéraire passe par le petit lac 2735m au-dessus du lac Glacé du Port d'Oô (2664m) puis rejoint la voie normale des Spijeoles et emprunte un sentier abondamment cairné et sans difficulté par beau temps. Les gens raisonnables considéreront que la journée a été bien remplie et rentreront sagement à la voiture.

Pour les autres, il est tentant de s'offrir le pic des Spijeoles pour terminer une splendide journée. Rester sensiblement vers 2830m pour contourner le pic Gourdon et atteindre le vallon menant à la brèche des Spijeoles en passant largement au-dessus du petit lac 2735m. Traverser le vallon et rejoindre les cairns sur la bordure nord. Après une courte cheminée facile et des éboulis lassants en fin de journée, on atteint le sommet du pic des Spijeoles (3065m). Compter maintenant quatre bonnes heures pour rejoindre la voiture aux granges d'Astau (1139m) en suivant la voie normale du pic des Spijeoles.

Longueur :*** (+1200m, -2700m depuis le refuge)
Difficulté :*** (IIsup exposé, éboulis raides, hors sentier, orientation)
Intérêt :****
Trajet :cartographie
Topos :Véron, Randonnées choisies autour de Luchon, page 49 (Spijeoles)
Angulo, Pyrénées : 1000 ascensions, tome IV, topo 530 (Clarabide)
Angulo, Pyrénées : 1000 ascensions, tome IV, topo 532b (Gourgs Blancs par le sud ; en fait, je n'ai pas suivi ce topo qui utilise un couloir qui m'a semblé croulant et guère mieux que le passage à flanc à proximité de la crête)
Angulo, Pyrénées : 1000 ascensions, tome IV, topo 538 (Spijeoles)
Maes, 50 sommets sans corde dans les Pyrénées, 3ième série, page 109 (Spijeoles)
Conditions :2000/09/10 (refuge)
2000/09/11, grand soleil, orage en soirée

Crête des Gourgs Blancs (Arlaud (3065m), Gourgs Blancs (3129m), Camboué (3043m), Saint-Saud (3003m)) en traversée par la porte d'Arrouge

Pic des Gourgs Blancs Une course en deux parties bien distinctes : une première partie technique pour parcourir la crête des Gourgs Blancs et une longue deuxième partie aventureuse pour revenir aux granges d'Astau via la porte d'Arrouge et les lacs de Nère.

Posets - Clarabide Départ du refuge du Portillon (2580m), tusse de Montarqué alors que le soleil enflamme le Seil de la Baque, col du Pluviomètre, port d'Oô (2910m). Ça monte vite, la première neige de l'automne a moucheté les parois, comblé les creux des pierriers et figé les blocs. Au port d'Oô, je cherche « le couloir de la face SE qui démarre légèrement sous le port d'Oô et qui s'élève en diagonale vers l'ouest » (Alejos) : je m'engage sur la large corniche évidente qui débute quelques mètres sous le col, mais elle se termine en impasse au-dessus du couloir de la brèche des Gourgs Blancs. Retour au port, interrogations et hésitations, puis j'attaque directement dans la face E, en utilisant d'étroites nervures et de petites vires herbeuses, en tirant progressivement à droite ; peu difficile mais assez exposé et impressionnant. Je rejoins ainsi une cheminée en bordure nord de la face, où un cairn me signale que je ne suis pas le seul à errer dans cette face. La progression continue en zigzag sans trop de difficultés (II/IIsup), avec quelques passages exposés mais faciles. Sommet du pic Jean Arlaud ou du Port d'Oô (3065m). Descente facile à la brèche des Gourgs Blancs (un court passage aérien juste avant la brèche) puis remontée tranquille au pic des Gourgs Blancs, sommet élégant au panorama splendide. Je continue vers l'ouest en crête. Après l'antécime O, la crête constituée d'énormes blocs devient compliquée, en particulier au passage des deux magnifiques flèches de granite. Je contourne laborieusement la première mais je bute sur la deuxième. Petit retour en arrière pour prendre un couloir et traverser une dizaine de mètres sous la crête (cairns, petit II). Crête des Gourgs Blancs Remontée en crête à la tour Armengaud, les difficultés cessent à la pointe Lourde-Rocheblave (3104m). En continuant sur l'arête NO, atteindre rapidement le pic Camboué (3043m), peu marqué, puis, après une brèche un peu plus délicate (facilement évitable au sud) le pic Saint-Saud (3003m).

Le retour le plus facile passerait soit au sud par les ports de Gias et d'Oô (cf ma visite précédente), soit au nord par les cols de Pouchergues et des Gourgs Blancs. J'avais décidé de partir à l'aventure en rentrant par la porte d'Arrouge. C'est loin d'être une promenade de santé, du fait de la longueur et de l'absence totale de traces. Depuis le sommet, repérer le cheminement, en particulier l'éperon SO du mail Mouillat et le mamelon 2543m entre lesquels se situe le couloir de la porte d'Arrouge. Par beau temps, le cheminement est cependant assez évident même si laborieux. Longer l'arête NO du pic Saint-Saud vers la pyramide de Pouchergues. Peu avant celle-ci, descendre à gauche dans le pierrier puis traverser horizontalement jusqu'au col de Pouchergues (2718m). Descendre en cheminant au milieu des barres (tirer à droite dans le doute) et passer au déversoir du lac du Milieu (2510m). Longer le lac jusqu'au pied des falaises du pic des Isclots, puis passer au-dessus d'un petit lac, dont le bleu sombre contraste avec le bleu-vert laiteux du lac du Milieu. Une sente s'élève à flanc pour passer très haut au-dessus du lac des Isclots. Elle disparaît en vue du lac de Caillauas. Contourner le lac par le nord en s'élevant assez haut pour franchir la profonde entaille d'un ruisseau issu de la crête des Hermitans et continuer laborieusement pour passer au ras de l'éperon du Mouillat derrière lequel se devine le couloir (encaissé et étroit dans sa partie haute). Clarabide - Posets Pour éviter les éboulis, je préfère m'élever sur la bordure rive droite, le long de la vague arête qui descend au mamelon 2543m ; pente semi-herbeuse assez forte, temps sec nécessaire. Cette arête finit par se fondre dans la paroi mais permet d'atteindre (fatigant) une petite brèche sur la crête (est-ce la porte d'Arrouge 2809m ou celle-ci est-elle au tout proche débouché du profond couloir ? les isards surpris sur la crête ne répondront pas). Descendre d'une dizaine de mètres et tourner à gauche sur la terrasse herbeuse qui s'appuie sur les falaises fermant le val d'Arrouge. Gourg Blanc du Milieu Une courte désescalade un peu délicate par un système de vires schisteuses pour rejoindre le haut du vallon et une petite remontée pour le col de Nère Arrouge (2813m), entre la crête Hourgade - Arrouge et le pic de Nère Arrouge. On retrouve enfin des traces de passage, avec le sentier abondamment cairné du Hourgade et des lacs de Nère. En suivant ce sentier, on atteint le GR10, 200m (de dénivelé, hélas) sous le couret d'Esquierry (il existe un sentier à flanc qui aurait pu m'éviter cette remontée ; il se prend au déversoir du lac de Nère inférieur). Une dernière montée interminable et une belle descente ramènent aux granges d'Astau. En chemin, une marmotte peu farouche me regarde calmement passer à moins de cinq mètres alors que ma présence dérange une dizaine de vautours festoyant d'un cadavre de vache.

Pour mémoire : refuge du Portillon 7h30, pic des Gourgs Blancs 10h10-10h20 (2h40, +750m, -200m), pic Saint-Saud 11h20 (1h, -150m), lac du Milieu 12h30-12h45 (1h10, -500m), col de Nère Arrouge 14h20-14h30 (1h30, +400m), couret d'Esquierry 16h15 (1h45, -950m, +200m), Astau 17h20 (1h, -1000m).

Longueur :*** (+1350m, -2800m depuis le refuge)
Difficulté :*** (longue escalade II/IIsup, exposé, pierriers et terrain délicat, hors sentier, orientation)
Intérêt :****
Trajet :cartographie
Topos :carte + reconnaissances + imagination + improvisation + guide Ollivier
Conditions :2003/09/14 (refuge), beau
2003/09/15, beau se chargeant lentement par le sud, traces de neige

Crête des Gourgs Blancs (Arlaud (3065m), Gourgs Blancs (3129m), Saint-Saud (3003m)) depuis le refuge du Portillon

Gourgs Blancs, Gourdon depuis le col du Pluviomètre Nouveau parcours de la crête des Gourgs Blancs mais en neige de printemps cette fois-ci. Départ du refuge du Portillon (2580m), col du Pluviomètre où Gourgs Blancs - Gourdon - Spijeoles sont superbes à l'aube, port d'Oô (2910m). Cette fois-ci, moins d'hésitation pour monter au pic Arlaud : corniche herbeuse vers la droite jusqu'à son extrémité, couloir d'abord facile (II) puis rive droite en bon rocher (II+, assez exposé), traversée du couloir et retour à gauche, la base grise est franchie. Au-dessus zigzag dans les mauvais rochers rouges pour rejoindre à gauche la crête sud et sommet du pic Jean Arlaud ou du Port d'Oô (3065m). Descente facile à la brèche des Gourgs Blancs (un court passage aérien juste avant la brèche), crampons nécessaires pour monter au pic des Gourgs Blancs. Panorama enneigé splendide, sommet superbe.

Posets depuis le port d'Oô Suite un peu compliquée par la neige, l'évitement une dizaine de mètres sous la crête est impraticable (neige pourrie), j'ai été obligé de descendre assez bas versant sud, avec la traversée délicate d'un couloir en neige mal gelée. Contournement de la pointe Lourde-Rocheblave pour rejoindre directement le pic Saint-Saud (3003m), que c'est agréable quand les pierriers sont couverts. Jolie vue tant sur Clarabide et son lac secret que vers la muraille Isclots - Belloc - Spijeoles. Descendre la facile crête au NO. On parvient à proximité de la pyramide de Pouchergues (accessible par un détour à l'ouest et une brèche délicate et exposée, aucun intérêt). Tranquillement, descendre à l'ouest dans le pierrier puis traverser horizontalement jusqu'au col de Pouchergues (2718m) et direction le col des Gourgs Blancs (2877m). Ouf, tout est en neige, confort. Retour toujours neigeux en passant très haut au-dessus du lac Glacé, la neige cesse vers 2350m au passage de la barre qui donne sur la coume de l'Abesque, finies les ramasses.

Refuge du Portillon 5h45, pic Arlaud 8h, pic des Gourgs Blancs 8h45, pic Saint-Saud 10h, col des Gourgs Blancs 11h30, Astau 14h45.

Longueur :*** (+850m, -2300m depuis le refuge)
Difficulté :*** (longue escalade II/IIsup, exposé, éboulis ou névés raides)
Intérêt :***
Trajet :cartographie
Topos :Guide Ollivier + plusieurs visites
Conditions :2014/06/21, beau se chargeant dès midi, névés 2350m (crampons), photos

Pic des Gourgs Blancs (3129m) et pic du Seil de la Baque (3110m) depuis le Portillon

Gourgs Blancs depuis col du pluviomètre Clarabide - Posets Superbe journée, ascension assez technique du magnifique pic des Gourgs Blancs, et un petit supplément facile au Seil de la Baque, histoire de profiter de conditions de rêve. Départ du refuge du Portillon (2580m), immédiatement chaussage des crampons que je ne quitterai pas de la journée, beaucoup de neige pour une fin-juin, feintage de la tusse de Montarqué, col du Pluviomètre, col des Gourgs Blancs (2877m). Traversée horizontale bien enneigée pour couper l'éperon nord du pic des Gourgs Blancs sur une vague épaule et rejoindre directement le pied du raide couloir qui aboutit juste à l'ouest de la pointe Lourde-Rocheblave. La neige est dure, sur les pointes pour le haut du couloir, ça monte vite. Après la pointe Lourde-Rocheblave, beaucoup de neige dans le versant sud. Bien gelée, fiable et agréable à cramponner, mais plusieurs traversées raides et exposées, sans compter quelques pas d'escalade II acrobatiques en crampons et plusieurs hésitations pour trouver un terrain pas trop difficile, et enfin le sommet des Gourgs Blancs, toujours aussi magnifique. Ciel tout bleu mais petit vent frisquet.

Gourdon depuis port d'Oô Descente à la brèche des Gourgs Blancs (3045m), puis plongeon dans le couloir sud, totalement enneigé, raide sur le haut (45° selon les guides). La neige est toujours bien dure, les crampons mordent bien, et je rejoins rapidement le pied du couloir avant de remonter au port d'Oô (2910m). Descente d'une cinquantaine de mètres versant nord pour longer la crête sur le défunt glacier occidental du Seil de la Baque et montée directe au Cap occidental du Seil de Baque (3097m). Que ce terrain est agréable quand il est couvert de neige. Lac du Portillon d'Oô Aller-retour au pic du Seil de la Baque pour profiter du beau temps. Crête principalement rocheuse avec un peu de neige par endroit, sans réelle difficulté mais assez aérienne, jusqu'au cap oriental (3103m), puis de nouveau que de la neige jusqu'au pic lui-même (3110m), dont le sommet était une belle corniche lui faisant gagner deux ou trois mètres. Retour au cap occidental et rentrée par le refuge. Les névés permettent une descente rapide et confortable jusqu'à la coume de l'Abesque.

Refuge du Portillon 5h30, pic des Gourgs Blancs 8h10-8h30, Port d'Oô 9h00, Cap du Seil de la Baque 9h50, pic du Seil de la Baque 10h15-10h30, refuge 11h45 (?), Astau 14h30.

Longueur :*** (1500m+1200m)
Difficulté :*** (IIsup exposé, éboulis ou névés raides, hors sentier, orientation)
Intérêt :****
Trajet :cartographie
Topos :guide Ollivier Pyrénées Centrales V
Angulo, Pyrénées : 1000 ascensions, tome IV, topos 533, 572
Camptocamp.org
Conditions :2010/06/22 (refuge), beau, neige 2400m
2010/06/23, beau, beaucoup de neige 2600m/2100m (crampons), photos

Tusse de Montarqué (2889m), cap (3097m) et pic (3110m) du Seil de la Baque depuis le Portillon

Cap du Seil de la Baque Accessible rapidement depuis le refuge du Portillon (600m de dénivelé), la crête du Seil de la Baque offre une vue presque aussi belle que depuis le Perdiguero et complète la visite du site du Portillon par le lac Glacé et en s'approchant du pic des Gourgs Blancs. La crête est sans vraie difficulté, mais toujours exposée. Sauf pour sa collection de 3000, on peut se contenter du cap de la Baque (ou cap Occidental, le premier sommet où l'on rejoint la crête frontière).

Longueur :** (1500m+600m)
Difficulté :*** (escalade II aérienne après le cap de la Baque)
Intérêt :***
Trajet :cartographie
Topos :Véron, Randonnées choisies autour de Luchon, page 53
Angulo, Pyrénées : 1000 ascensions, tome IV, topo 572
Maes, 50 sommets sans corde dans les Pyrénées, 3ième série, page 107
Conditions :2000/06/27, bouché, vent, neige 2600m (crampons)

Perdiguero (3222m), Hito Occidental (3176m), pic Royo (3121m), pic (3132m) et aiguille (3028m) de Lliterola, Crabioules occidental (3106m) depuis le Portillon

Portillon d'Oô Après la longue montée au refuge du Portillon (2580m), le lendemain fut occupé par le sommet principal et les crêtes E du cirque. La montée au Perdiguero se fait sans trop de difficulté (crampons dans le vallon supérieur de Litérole le 26 juin 2000) en deux heures par la voie normale. Un petit bonjour au Hito Occidental, puis retour au col pour attaquer la crête reliant les deux cols de Lliterola. Elle est sans difficulté technique, mais un peu aérienne. Cirque du Portillon Depuis le col inférieur de Litérole, rejoindre à l'ouest le couloir de la brèche Mamy pour grimper laborieusement jusqu'à la crête puis au pic occidental des Crabioules. Le rocher dans le couloir est médiocre et la crête exposée. Le vent violent m'a dissuadé de prolonger jusqu'au sommet oriental. Depuis le Perdiguero, la vue est immense de tout côté et la liste des sommets visibles est bien trop longue. Le pic des Crabioules complète les vues tant vers l'est, notamment par une plongée sur le cirque des Crabioules et sur les crêtes Lézat - Crabioules - Maupas, que vers l'ouest, sur le lac du Portillon.

Longueur :*** (1500m+1100m)
Difficulté :** pour Perdiguère, Royo (petite escalade, pierriers, blocs instables), *** pour Crabioules (escalade II)
Intérêt :***
Trajet :cartographie
Topos :Véron, Randonnées choisies autour de Luchon, pages 45-55
Angulo, Pyrénées : 1000 ascensions, tome IV, topo 568 (Perdiguero)
Angulo, Pyrénées : 1000 ascensions, tome IV, topo 564 (Royo - Lliterola)
Angulo, Pyrénées : 1000 ascensions, tome IV, topo 560 (Crabioules)
Maes, 50 sommets sans corde dans les Pyrénées, 3ième série, page 111
Conditions :2000/06/25 (refuge), beau
2000/06/26 (sommets), grand soleil, vent, neige 2800m (crampons)

Pic des Crabioules (3116m) et sentier des Mineurs depuis le refuge de Portillon

Seil de la Baque en 1900 environ Après une étrange montée dans le brouillard jusqu'à Espingo (en ne croisant pratiquement personne), nuit agitée au refuge du Portillon : les orages se succèdent jusqu'au matin, la grêle blanchit les abords du refuge. Entre deux averses, aller-retour express à la tusse de Montarqué (2889m), où quelques minutes de ciel bleu dévoilent le joli panorama avant que le ciel ne se rebouche rapidement. À l'éclaircie suivante, je file vers les Crabioules. Remontée rapide du couloir de la brèche Mamy (rochers humides), quelques pas d'escalade pour le pic occidental (3106m). Les nuages poussés par le vent de sud-ouest ont de nouveau envahi la crête des Gourgs Blancs et s'attaquent à celle du Seil de la Baque. Comme les deux précédentes fois, j'hésite à suivre la crête aérienne et exposée jusqu'au pic oriental (3116m) et m'y lance. Pas de grosses difficultés (courts pas de II) mais plusieurs passages impressionnants, concentration continue au-dessus des abîmes. Arrivé au sommet, les nuages se ruent à ma rencontre et je fais quelques photos lors d'une timide éclaircie. Retour au pic occidental (toujours aussi aérien !), brouillard, couloir Mamy et descente rapide sur les névés jusqu'au refuge (A/R en 2h45).

Crabioules Sentier des Mineurs : pour varier la descente vers Espingo, passer par le vieux sentier des Mineurs, sentier spectaculaire et oublié qui contourne à mi-hauteur la tusse de Montarqué. Au départ du refuge du Portillon, au lieu de suivre le chemin habituel sur le plateau, se diriger légèrement à gauche vers une croupe, en longeant les petites falaises contre lesquelles s'appuie le refuge (au besoin, se faire indiquer le passage par le gardien). Euprocte ou triton ? On découvre alors le petit cirque suspendu au NE de la tusse. À l'opposé, il est fermé par un éperon en forme de proue qu'un sentier bien visible franchit. Descendre dans le fond du cirque pour trouver les cairns et le sentier. Ce sentier aménagé lors des travaux hydroélectriques, parfois taillé dans la paroi, un peu aérien et exposé (câbles), circule au mieux dans le versant nord de la tusse. Il est impraticable si enneigé (si des névés coupent le passage, revenir dans le premier cirque et rejoindre horizontalement le sentier normal du Portillon). Il aboutit au lac Glacé du Port d'Oô qui garde tardivement sa banquise et offre une des plus belles vues vers le pic des Gourgs Blancs. En se dirigeant vers l'éperon SE des Spijeoles, on trouve sans ambiguïté le sentier cairné de l'itinéraire col des Gourgs Blancs - Espingo, où j'ai eu la chance de croiser un euprocte (je pense). Compter +150m, +45mn par rapport à la descente normale.

Total de la journée : +1050m, -2500m.

Longueur :* (Crabioules : 600m depuis le refuge)
Difficulté :*** (escalade II, crête aérienne)
Intérêt :**
Trajet :cartographie
Topos :Angulo, Pyrénées : 1000 ascensions, tome IV, topo 560
Conditions :2003/06/27 (refuge), brouillard < 1900m, orageux
2003/06/28 (sommet), temps perturbé, averses orageuses sur les crêtes, névés 2650m

Pic des Crabioules (3116m) face sud par le refuge du Portillon

Pour occuper la montée au refuge du Portillon, direction le pic des Crabioules. Pour varier, montée directe au-dessus du col inférieur de Litérole (2983m) : pas de crête définie, d'abord escalade II dans l'axe, une zone facile, puis sous un bastion plus raide, couloir à gauche, plus dur (II+) mais en excellent rocher clair (le guide Ollivier signale plutôt un détour à droite mais le terrain m'a paru médiocre). Débouché au sommet occidental (3106m). Aller-retour au pic Oriental (3116m), à peine quelques passages de II mais la crête est aérienne et spectaculaire, j'avais oublié à quel point.

Descente confuse, sans aller chercher le couloir de la brèche Mamy : deuxième couloir en partant du sommet (cairns), d'abord facile. À mi-descente, un cairn à gauche incite à franchir une nervure pour un autre couloir. Plus bas ce couloir devient impraticable, traversée à droite de plusieurs nervures (assez exposé) avant de parvenir à franchir le socle. Bref, c'est un peu au flair dans cette face, seul le passage par la brèche Mamy est clair et facile.

Longueur :*** (2000m)
Difficulté :*** (escalade II+, crête aérienne)
Intérêt :***
Trajet :cartographie
Topos :Guide Ollivier Pyrénées Centrales VI
Conditions :2014/06/20, beau, des nuages après 14h, névés 2100m (crampons), photos

Pic du Portillon d'Oô (3050m) et pic Perdiguero (3222m) en traversée depuis le refuge du Portillon (2580m) et par le cirque des Crabioules

Pic du Portillon d'Oô Après le périple aux Gourgs Blancs l'année dernière, voici un autre circuit basé sur « pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ». Objectif simple : Perdiguère et retour aux granges d'Astau ; réalisation compliquée : Perdiguère par la crête sud, retour par le cirque des Crabioules et le col de la Coume de Bourg. À faire de préférence en début de saison, pour faciliter les longues descentes sur les pierriers.

Dès la sortie du refuge du Portillon, je quitte le chemin normal pour contourner le lac du Portillon par la droite (ouest), en bordure de l'eau : son niveau est exceptionnellement bas et sa banquise échouée ressemble à un mini-glacier, avec crevasses, ponts de neige et séracs (le contournement se fait normalement par l'est). Montée au Portillon d'Oô par le glacier (totalement enneigé) puis voie normale (longue cheminée en II soutenu) jusqu'au pic du Portillon d'Oô, trois mille secondaire éclipsé par le Perdiguère et la crête du Seil de la Baque, mais d'accès spectaculaire.

Retour au portillon d'Oô et rapide descente en Espagne sur la neige pour rejoindre la collada Gargallosa (2664m), grande brèche évidente sur l'arête sud du Perdiguère. Vue intéressante sur le versant sud-est de la crête du Seil de la Baque et sur la vallée d'Estós. L'arête sud du Perdiguero est d'abord large et herbeuse, puis s'effile temporairement (escalade facile un peu aérienne en cherchant son cheminement de part et d'autre du fil, cairnage insignifiant) avant de rejoindre le pierrier sommital. Petit détour au Hito Oriental (3170m) et sommet du Perdiguère (3222m), lourde montagne peu élégante, surtout comparée aux proches Crabioules et Gourgs Blancs, mais possédant un immense panorama.

Perdiguère Descente par la voie normale au col supérieur de Litérole, belle ramasse à l'est vers l'ibón de Lliterola (2730m), totalement gelé, remontée au col des Crabioules (3012m) via la tusse de Remuñe (3041m), le couloir sud du col étant enneigé. Avant la tusse, admirer la magnifique pointe du Boum au-dessus de la vallée de Remuñe, et la face sud du Maupas qui domine verticalement un minuscule étang, cinq cents mètres plus bas. Le cirque des Crabioules est encore enneigé et je parviens à tracer une rapide diagonale descendante sur le glacier au pied de la paroi du pic pour arriver au tout début du captage, où la sente bien balisée prend le relais jusqu'à la cabane de Sarnès (cheminement praticable seulement par bon enneigement ; sinon, il faut suivre le cheminement cairné du refuge du Maupas pour descendre les Rochers Rouges, que j'ai laissés pour ma part à droite, et continuer longuement au NE avant de parvenir au captage beaucoup plus à l'est).

Cirque des Crabioules À la cabane (2240m), longue pause, puis je rejoins le sentier qui s'élève en lacets (les plus fatigants de la journée) pour franchir vers 2350m deux éperons issus du pic Sarnès. Certainement la plus belle vue sur le cirque des Crabioules, intégralement ouvert devant nous, du Petit Quayrat au Maupas. Le sentier, globalement bien tracé bien qu'un peu labouré par les avalanches, traverse à flanc toute la montagne, hélas pas exactement en courbe de niveau vu qu'il descend dans la coume Nère jusque vers 2140m avant de remonter au col de la Coume de Bourg (2272m). Attention aux névés tardifs qui peuvent le couper (fin juin 2004, névé raide, dur et exposé sous le pic Sarnès). Au col, descente directe vers les granges d'Astau par le vallon de Médassoles, d'abord par le GR10 puis droit dans les pelouses (les cuisses souffrent en fin de journée). À la cabane supérieure (1850m), rive gauche, on trouve une sente qui descend à la cabane inférieure (1570m env.), où l'on traverse le ruisseau pour descendre dans les bois par un bon sentier jusqu'aux granges d'Astau.

Pour mémoire : refuge du Portillon 6h00, pic du Portillon d'Oô 7h45-8h00 (1h45, +500m), col Gargallosa 8h30 (0h30, -400m), Perdiguero 10h-10h15 (1h30, +550m), col des Crabioules 11h30-11h45 (1h15, -500m, +300m), cabane de Sarnès 13h00-13h45 (1h15, -750m), col de la Coume de Bourg 15h15-15h20 (1h30, +200m, -200m), Astau 16h40 (1h20, -1150m).

Longueur :*** (+1550m, -3000m depuis le refuge)
Difficulté :*** (escalade II exposée, glaciers, pierriers, orientation)
Intérêt :***
Trajet :cartographie
Topos :un peu de tout mélangé (Angulo, Ollivier, Alejos) + connaissance du secteur
Conditions :2004/06/29 (refuge), plutôt beau, crêtes accrochées, névés 2400m
2004/06/30 (sommets), beau se chargeant lentement, neige 2500m/2300m (crampons le matin)

Pic Perdiguero (3222m) par le val de Lliterola

Albe - Malditdo Départ juste après le puente de Lliterola (1600m) pour suivre le bon sentier qui monte à la cabana de Lliterola (2000m), petite (3 places) mais confortable, avec coucher de soleil magnifique sur Albe-Maldito. Remonter sans histoire la vallée par la rive gauche. Au niveau de l'ibonet de Lliterola (2460m), l'itinéraire d'été s'éloigne fortement du vallon, mais quand l'enneigement est bon, rester près de l'entaille : une pente raide (35° sur une centaine de mètres) débouche alors au déversoir de l'ibón de Lliterola (2730m). Crabioules face S Remonter à l'ouest la vaste pente de caillasse, généralement mal enneigée, longue et assez raide pour aboutir sur la crête finale, et la suivre jusqu'au sommet.

Maupas face sud Vent du nord fort dans la vallée, devenant virulent dans la pente est. Quand celle-ci se rétrécit pour former la crête E, il est clair que le vent est bien trop fort pour continuer en sécurité et je m'arrête là, vers 3100-3120m. Posets et Cotiella sont visibles, c'est déjà ça. Dépeautage sportif, même le sac à dos menaçait de s'envoler. Excellente descente, rapide et ludique dans l'entaille du ruisseau. D'innombrables marmottes sont de sortie autour de la cabane, ça siffle et court de tout côté.

Longueur :*** (1600m)
Difficulté :**
Intérêt :***
Trajet :cartographie
Conditions :2010/05/16 (cabaña de Lliterola), beau l'après-midi, vent, neige 1950m (skis)
2010/05/17 (début de la crête E, 3100m), dégagé, vent virulent en altitude, neige 2000m (skis), photos

Grand Quayrat (3060m) en traversée du refuge du Portillon à l'auberge du Lis

Du refuge du Portillon (2580m), rejoindre assez vite le ruisseau du Portillon et contourner l'arête Rachou (arête NO du Quayrat) vers 2350m (quelques rares traces). Monter sur les pelouses herbeuses au NE pour rejoindre l'itinéraire classique venant d'Espingo dans le grand pierrier entre Petit et Grand Quayrat. Suivre alors consciencieusement les cairns abondants : le cheminement n'est pas évident et il paraît peu raisonnable de vouloir improviser dans un terrain confus. À 2560m, le couloir-cheminée herbeux, coté Facile, l'est de moins en moins du fait du ravinement. Après le faux col (infranchissable à l'est), la crête est facile, mais demande de l'attention au passage de l'antécime. Pour descendre dans le cirque des Crabioules, revenir 10m sous le faux col pour traverser au nord un éperon qui donne accès au vrai col du Quayrat (court passage de II). Descendre aux lacs du Quayrat (ou lacs des Crabioules). Cirque des Crabioules Un brouillard dense rendit la suite moins claire. Descente au NE en longeant le plus longtemps possible le ruisseau issu des lacs. Quand la pente devient excessive, descente au mieux vers le SE, sur de larges nervures herbeuses entrecoupées de barres rocheuses irrégulières. On finit nécessairement par croiser vers 2250m le sentier qui va de la cabane de Sarnès au refuge du Maupas, plus qu'abondamment balisé en rouge. Entre la cabane de Sarnès et les mines des Crabioules, le sentier se perd dans l'herbe et, en absence de visibilité, est un peu problématique. En serrant plutôt au nord, on tombe normalement sur les éboulis des mines. En cherchant un peu, on trouve alors logiquement le sentier. Cette portion fut finalement la plus délicate de la journée !

Longueur :** (+700m, -2300m)
Difficulté :*** (cheminement fouillis, pas de II)
Intérêt :**
Trajet :cartographie
Topos :Angulo, Pyrénées : 1000 ascensions, tome IV, topos 556-557
Conditions :2001/09/04, soleil au sommet, brouillard 2600m

Grand Quayrat (3060m) en circuit par l'arête NO et le lac des Crabioules

Gourgs Blancs, Gourdon depuis l'arête Rachou L'arête NO ou arête Rachou est un itinéraire grimpant, varié et jamais ennuyeux sur 500 mètres de dénivelé. Il est juste regrettable que l'abrupt versant ouest reste toujours caché par l'éperon formant la rive gauche du couloir des Avalanches. Du col d'Espingo (1967m), suivre la voie normale du Grand Quayrat. Après le ravin du col de Mont Arrouy, le sentier cairné longe longuement par le haut un pierrier de gros blocs puis traverse pour passer au-dessus d'une petite barre. Le quitter à ce point pour continuer horizontalement vers la rampe herbeuse située au-dessus des premiers gendarmes de l'arête (évident et visible de loin). Emprunter la rampe pour rejoindre l'arête (2500m ??). Le bas est mal défini, plus herbeux que rocheux, mais bientôt l'arête devient rocheuse et s'individualise. Suivre le fil, puis passer longuement versant nord pour éviter des difficultés plus sérieuses (II continu, quelques III probablement évitables, ça grimpe tout du long en bon rocher, les passages exposés sont peu nombreux). Revenir sur le fil aérien avant que le rocher ne devienne rouge (un pas de III obligatoire mais peu exposé, dans le style du bloc sommital en plus fin). Le rocher rouge de la partie supérieure est moins bon. Passé la partie herbeuse, on domine continuellement le couloir des Avalanches : deux chutes de pierres le dévalent pendant que je remonte l'arête, il ne fait pas bon s'y balader. L'arête NO rejoint l'arête N et la voie normale juste sous l'antécime. Sur la lancée, passage par le fil entre l'antécime et le sommet (bon rocher, un peu aérien, II ou III amusant), et hop le bloc sommital sans une hésitation (ça change de ma première visite).

Retour par le chemin des écoliers (c'est la rentrée) : descendre par la voie normale jusqu'à ce qu'elle abandonne la crête N et suivre alors des cairns jusqu'au col du Quayrat (2749m, court passage un peu délicat). Descendre au mignon lac des Crabioules (2584m), suivre le ruisseau, puis obliquer progressivement à droite quand la pente s'accentue (barres dans l'axe). Avec un peu d'observation et de chance, on trouve quelques cairns pour rejoindre le sentier qui traverse le cirque des Crabioules le plus près possible de la cabane de Sarnès (dans le doute, tirer à droite, quitte à rejoindre le sentier plus loin). Au-delà de la cabane de Sarnès (2240m), un sentier bien marqué s'élève en lacets pour franchir vers 2350m deux éperons issus du pic Sarnès. Superbe vue sur le cirque des Crabioules. Suivre le sentier qui traverse très longuement et pas vraiment horizontalement jusqu'au col de la Coume de Bourg (2272m). Au col, descente directe vers les granges d'Astau par le vallon de Médassoles, d'abord par le GR10 puis droit dans les pelouses. À la cabane supérieure (1850m env.), rive gauche, on trouve une sente qui descend à la cabane inférieure (1570m env.), où il faut passer rive droite pour descendre dans les bois par un bon sentier jusqu'aux granges d'Astau.

Longueur :*** (2200m)
Difficulté :**** (longue escalade PD : II, quelques pas de III)
Intérêt :***
Trajet :cartographie
Topos :Guide Ollivier Pyrénées Centrales VI
Conditions :2012/09/08, beau, bourgeonnement l'après-midi, tendance orageuse, photos

Pic Lézat (3107m), Petit Quayrat (2847m), cap des Hounts-Secs (2698m) en traversée depuis le refuge du Portillon (2580m)

Perdiguère Simple sur la carte : du Lézat plein nord pendant près de six kilomètres ; long et parfois laborieux sur le terrain, mais de jolies vues tout du long. Pour résumer : Lézat, contournement du Grand Quayrat (évitement de la crête longue et trop difficile), Petit Quayrat, cap et coume des Hounts-Secs.

Ascension rapide du Lézat, avec petit détour au Gendarme Rouge (gris de ce côté), pour la vue sur la crête découpée qui conduit aux Crabioules. Le panorama du Lézat est magnifique, d'autant que la visibilité était extraordinaire, de la pique d'Estats au Balaïtous, soit 140 km de montagnes. Descente par l'éperon NE, pénible traversée du sauvage cirque Quayrat-Lézat (moraine puis gros blocs) pour franchir un replat évident (2740m) sur l'arête ENE du Quayrat. Descendre de quelques mètres vers les lacs des Crabioules puis se diriger sur des éboulis pas trop pénibles vers le col du Quayrat. En chemin, j'ai perdu pas mal de temps et d'énergie à explorer la face NE du Quayrat où j'avais cru détecter un « escalier » facile : l'escalier existe bien mais ses marches sont lisses et inclinées vers le bas, sans réelles prises.

Lézat, Quayrat Pour atteindre le Petit Quayrat ou mont Arrouy (2847m), ne pas passer au col du Quayrat mais viser plus au nord le point où la crête se redresse brusquement vers la pointe aiguë du sommet. Une pente raide, herbeuse puis rocheuse, permet de rejoindre la crête. Sans vraies difficultés mais en posant souvent les mains, atteindre le sommet escarpé, qui fait honneur à son grand frère. Vue intéressante pour ce sommet secondaire, tous les 3000 du luchonnais sont visibles (sauf Clarabide) et large vue sur les gradins supérieurs des cirques d'Oô et des Crabioules. Pour descendre au nord, il semble préférable de rester sur la crête (plus facile qu'il n'y paraît vu d'en haut) plutôt que de chercher à rejoindre les couloirs herbeux du versant Espingo. À la deuxième brèche, après un gendarme pointu à éviter, un court couloir herbeux permet de descendre à l'est (versant Sarnès). Revenir assez vite en crête, bien avant le col de Mont Arrouy, le versant ouest étant devenu plus facile. La crête est ici intrigante, fracturée en son centre. Sans autre difficulté, sauf une petite brèche et d'incessantes montées et descentes, parvenir au cap des Hounts-Secs (2698m). Vue plongeante sur les lacs d'Espingo et Saussat.

Cirque d'Espingo La descente naturelle emprunterait la grande pente herbeuse qui descend vers le refuge d'Espingo, mais la ligne directe indique la coume des Hounts-Secs. Suivre la crête NE vers le Céciré. À la première brèche, un couloir peu sympathique mais facile descend dans la combe (prendre la branche de gauche). Attention, ça « parpine » sec. Suivre le fond de la combe supérieure dominée par les falaises du cap des Hounts-Secs et où les isards ne doivent pas souvent être dérangés. Plus bas, couper le GR10, une vague sente fait son apparition sous 2000m, rester sur la droite en bordure des bois pour descendre jusqu'à la cabane inférieure de Médassoles, où l'on trouve enfin de l'eau et un sentier qui passe rive droite pour ramener aux granges d'Astau.

Longueur :*** (+800m, -2200m)
Difficulté :*** (pierriers, orientation, petite escalade)
Intérêt :*** (mais long et laborieux)
Trajet :cartographie
Topos :Guide Ollivier Pyrénées Centrales V
Guide Soubiron (si !)
Angulo, Pyrénées : 1000 ascensions, tome IV, topo 558 (Lézat)
Véron, Randonnées choisies autour de Luchon, page 57 (Lézat)
Conditions :2005/09/15, beau

Cap des Hounts-Secs (2698m) par un couloir Ouest

Cap des Hounts-Secs Entre le cap des Hounts-Secs et le col de Mont Arrouy, plusieurs couloirs similaires permettent d'atteindre la crête. Des granges d'Astau (1139m), monter au col d'Espingo (1967m) et prendre la sente qui va au Quayrat. Elle rejoint rapidement un large couloir (d'éboulis en été) vers 2050m. L'itinéraire est simple : remonter le large couloir et poursuivre dans l'axe le couloir bordé au S par une longue barre. Vers 2250m, on laisse à gauche un éperon ramifié derrière lequel se trouve le couloir décrit dans le topo ci-dessous. Vers 2400m, le couloir fait un Y peu ouvert, les deux branches restent proches. J'ai pris la branche de gauche avec un rétrécissement un peu plus raide pour sortir cinquante mètres au N du col de Mont Arrouy (la branche de droite sort au col). Vu d'en bas, ça semblait tout court, mais les 600m sont bien présents ! Crête facile au nord pour atteindre le cap des Hounts-Secs, remarquable belvédère sur le luchonnais, encore plus beau quand les sommets sont enneigés.

Retour par la crête NE, facile mais enneigée et demandant de l'attention. J'ai ignoré le couloir de la première brèche, exposé en neige dure, pour franchir les deux pointes 2587m (?) et 2505m. On trouve alors une pente facile orientée NO pour rejoindre le clot sous la sévère face N du cap des Hounts-Secs. Poursuivre N dans la coume des Hounts-Secs, passer le dernier ressaut tout à droite pour descendre jusqu'à la cabane inférieure de Médassoles, où un sentier passe rive droite et ramène aux granges d'Astau.

Longueur :*** (1600m)
Difficulté :*** (alpinisme PD, moyenne 35°/600m, 40-45° au plus raide)
Intérêt :***
Trajet :cartographie
Topos :topospyreneens de Jean-Pierre Pujolle (qui décrit un autre couloir plus au N)
Conditions :2016/04/29, beau au-dessus d'une mer de nuages matinale, neige 1900m (crampons)

Pic de Subescale (2436m) et cap des Hounts-Secs (2698m) en circuit depuis l'auberge du Lis

Itinéraire détourné pour aller gravir en circuit le cap des Hounts-Secs. 500m avant l'auberge du Lis (1130m), et 80m avant une grande maison, suivre une piste herbeuse qui monte en quelques lacets à un regard sur un captage. Monter en haut de la clairière pour trouver le sentier qui s'élève vers la gauche et mène à une grande clairière où se trouve à droite la cabane d'Erichdau (1370m, semi-ruine). Passer à celle-ci et trouver juste au-dessus des arbres le discret sentier qui part au nord. Plus entretenu, le passage de la première ravine est laborieux mais ensuite il devient assez bien marqué. Il s'élève doucement ; la carte indique qu'il sort vers le point 1601 sur la crête de Subescale mais devenu horizontal voire faiblement descendant, il m'a semblé plutôt se diriger vers les granges de l'Espone : je l'ai quitté à ce moment-là pour bourriner droit dans la pente et rejoindre la crête vers 1700m. Remonter alors la crête de Subescale, facile sauf un petit passage où l'on pose les mains (évitable par la coume de Bourg). Elle offre une superbe vue sur les cirques des Crabioules et de Grauès, et sa montée aurait été agréable si ce n'avait été pour l'éprouvant ronronnement de la centrale du Lis (qu'y faisaient-ils donc ?) et la succession de ressauts masquant le sommet. Le pic de Subescale (2436m) offre un joli panorama mais la suite sera mieux. Suivre au sud l'élégante crête avec une belle vue sur la face nord du cap des Hounts-Secs. Rocheuse à l'approche du cap des Hounts-Secs, elle reste toujours facile. Le cap des Hounts-Secs (2698m), à cheval entre Crabioules et Espingo, est un remarquable belvédère sur la haute montagne luchonnaise.

Descente par les mines des Crabioules : rejoindre au SE le col de Sarnès (2625m), faire un saut à l'est au sommet 2676 pour ouvrir la vue sur le cirque des Crabioules. Du col de Sarnès, un sentier peu marqué mais bien cairné (par bonne visibilité) descend le long du pic Sarnès, très haut au-dessus du talweg. La cabane de Sarnès (2240m, placée 50m trop haut sur la carte IGN) est bien cachée, repérer les cairns pour la trouver. La portion entre la cabane et les mines des Crabioules reste toujours confuse, le sentier disparaissant dans l'herbe, mais ensuite il n'y a plus qu'à descendre paisiblement jusqu'au parking.

Longueur :*** (1750m)
Difficulté :** (orientation)
Intérêt :**
Trajet :cartographie
Conditions :2011/10/31, beau un peu voilé, traces de neige 2600m

Refuge du Maupas (2430m) depuis l'auberge du Lis (1130m)

Crabioules Le refuge du Maupas est un sympathique petit refuge gardé. Son cadre est splendide, offrant une vue ouverte vers la plaine et les montagnes de l'Ariège, à quelques mètres du cirque des Crabioules, qui s'embrase magnifiquement au lever du soleil. Lézat, Grand Quayrat Même si son accès est un peu rude, il se fait sans difficulté par un bon chemin régulier et bien tracé. À partir du refuge, le circuit des lacs est accessible à tous et le pic de Maupas n'est guère difficile. Pour varier, il est possible de descendre ou de monter par le cirque des Crabioules, qui donne en outre accès au pic Lézat et au Quayrat. En suivant la voie normale, on peut aussi faire un petit détour par le gouffre d'Enfer avant de rejoindre l'Artigue (1405m) par un sentier horizontal. Bref, allez-y ! Et pour vous convaincre, voilà un dessin de la vallée du Lis avec les sommets frontières.

Longueur :** (1400m)
Difficulté :*
Intérêt :*** (par le cirque des Crabioules)
Trajet :cartographie
Topos :Véron, Randonnées choisies autour de Luchon, page 61
Maes, 50 sommets sans corde dans les Pyrénées, 3ième série, page 101
Conditions :2000/09/03 (direct), brouillard
2001/09/02 (par le cirque des Crabioules), beau
2002/06/31 (gouffre d'Enfer puis VN) brouillard

Mines des Crabioules (1950m) depuis l'auberge du Lis (1130m)

Petit Quayrat Jolie randonnée hivernale, pour découvrir la cascade et le gouffre du ruisseau d'Enfer en grande partie gelés en janvier et, plus haut, le cirque des Crabioules aux parois intégralement recouvertes de glace, dominé par les hauts sommets du Maupas, pic Lézat, Grand Quayrat. Après la sortie de la forêt (1800m), long passage à flanc sous parois rocheuses, très exposé aux avalanches. Neige basse en hiver, car la vallée d'Enfer reste dans l'ombre du Maupas.

Longueur :* (900m)
Difficulté :* (+2 en hiver)
Intérêt :**
Conditions :2000/01/22, beau, froid, neige 1100m

Pic Lézat (3107m) depuis le refuge du Maupas par le cirque des Crabioules

Gourgs Blancs, Gourdon depuis Lézat Deux randonnées en une : la descente du refuge du Maupas par le cirque des Crabioules et l'escalade du pic Lézat.

Par beau temps, je conseille vivement de descendre du refuge du Maupas (2430m) par le cirque des Crabioules : depuis le refuge, plonger dans le cirque pour rejoindre le sentier qui progresse sur le captage du cirque (ce sentier peut aussi être pris depuis la station de pompage 2200m). Suivre le sentier et le captage jusqu'au bout, sensiblement en courbe de niveau (2250m). Après la fin du captage, une sente cairnée et abondamment balisée en rouge conduit, par de légères oscillations pour franchir trois barres rocheuses, à la cabane de Sarnès (2240m, placée 50m trop haut sur la carte IGN). Il serait tentant d'éviter ces remontées et le détour par la cabane, mais cela est totalement impossible. De la cabane, rejoindre dans l'herbe (quelques traces et cairns) le sentier des anciennes mines des Crabioules qui ramène ensuite sans problème à l'auberge du Lis.

Passant au pied du Lézat, il est envisageable d'y faire un (rude) détour : à la fin du captage, alléger les sacs autant que possible et monter dans l'herbe par des pentes assez douces vers la brèche Quayrat-Lézat. Après 1h30 environ, on atteint la moraine (2800m) du petit cirque Quayrat-Lézat. Suivre cette moraine au sud-est vers l'éperon NE que projette le Lézat dans le cirque des Crabioules. Ignorer les cheminées, pourtant très attirantes (II exposé, utilisées à la montée par ignorance), et contourner partiellement l'éperon NE pour découvrir un large couloir qui se remonte facilement jusqu'à la crête. Suivre cette crête, plutôt en contrebas au SE, pour atteindre une brèche (2970m), qui demande un pas de II bien protégé pour s'en extraire. Il ne reste alors plus qu'à remonter le pierrier sommital.

Seil de la Baque Le pic Lézat est, à mon avis, le meilleur des belvédères des sommets du Luchonnais. Il est à cheval sur le cirque des Crabioules et le cirque du Portillon, très haut et légèrement en avant. À l'ouest, les Spijeoles et le farouche pic de Gourgs Blancs font une forte impression ; droit devant le lac du Portillon dominé par le glacier et le pic du Seil de la Baque, puis le lourd Perdiguère ; le pic des Crabioules à portée de mains et le Maupas au SE ; au NO et NE, les vallées d'Oô et du Lis sont largement visibles, séparées par le Quayrat ; et dans les lointains vers l'ouest, on voit le pic du Midi, le Néouvielle et le pic Long, le pic Schrader et Perdido-Cylindre-Marboré qui émergent par derrière ; par bonne visibilité, Vignemale et Balaïtous sont aussi visibles ; à l'opposé au SE le massif de l'Aneto et à l'est les sommets ariégeois (Crabère, Maubermé et Estats au loin).

Longueur :*** (+1000m, -2300m)
Difficulté :** (orientation ; pierriers & pentes raides pour le Lézat)
Intérêt :****
Trajet :cartographie
Conditions :2000/09/05, grand soleil

Pic de Maupas (3109m) depuis le refuge du Maupas

Boum, Maupas, Lézat, Quayrat Depuis le refuge, la montée au pic se fait rapidement et sans hésitation, à condition de suivre une règle simple : ne pas s'éloigner de la crête du cirque des Crabioules. Partant du refuge, monter jusqu'à la tusse de Maupas (2900m) en laissant la crête à sa droite. Un petit passage sur la crête conduit au seul passage délicat par temps humide (quelques dalles faciles à franchir) qui évite par la gauche une portion plus raide de la crête. Après être revenu sur la crête, la longer par la droite jusqu'au sommet. Même dans le brouillard en n'y voyant pas à vingt mètres, je suis parvenu au sommet sans une seule hésitation. Les topos traditionnels contournent la tusse par l'est, avec un faible gain en temps, et beaucoup de confusion par temps médiocre.

Longueur :** (1400m+700m)
Difficulté :** (petits pas de Isup)
Intérêt :***
Topos :Véron, Randonnées choisies autour de Luchon, page 63
Angulo, Pyrénées : 1000 ascensions, tome IV, topo 576
Maes, 50 sommets sans corde dans les Pyrénées, 3ième série, page 101
Conditions :2000/09/04, brouillard

Lac Bleu (2264m), lac Charles (2291m) et lac Célinda (2395m) depuis le refuge du Maupas

En complément de la montée au pic de Maupas (ou en remplacement en cas de mauvais temps), une balade facile pour admirer de jolis lacs enchâssés dans leurs cirques. Depuis le lac Bleu, on surplombe le mignon lac Vert (2001m). Le sentier est facile et régulier et il serait dommage de s'en priver. Le circuit des lacs peut aussi être utilisé comme voie de descente (ou de montée) du refuge.

Longueur :* (450m AR depuis le refuge)
Difficulté :*
Intérêt :**
Topos :Véron, Randonnées choisies autour de Luchon, page 61
Conditions :2000/09/04, brouillard ou sous le plafond

Crête Maupas (3109m) - col des Crabioules en traversée du refuge du Maupas au refuge du Portillon

Comment faire la jonction entre deux refuges remarquablement situés, par une belle crête amusante. Après être monté au pic de Maupas, suivre la crête vers l'ouest jusqu'au col des Crabioules. De nombreux passages peu difficiles (II) mais aériens se succèdent dans un cadre somptueux, au-dessus du cirque des Crabioules et de la sauvage vallée de Remuñe. Une courte taillante franchie à califourchon avec un grand vide de chaque côté mérite en particulier une étoile. Litérole, Crabioules Après le col des Crabioules, détour par la croupe S puis direction le col inférieur de Litérole. De là, deuxième tentative aux Crabioules par le couloir de la brèche Mamy, mais, pour la seconde fois, la fatigue et le vent terminent l'aventure au pic occidental. La pointe Mamy (3048m) fut cependant acquise au retour (II exposé, sans intérêt).

Longueur :** (1000m sportifs)
Difficulté :*** (innombrables pas de II aériens)
Intérêt :****
Trajet :cartographie
Topos :Angulo, Pyrénées : 1000 ascensions, tome IV, topos 575, 563, 560
Conditions :2001/09/02 (refuge)
2001/09/03, grand soleil, vent

Tuca de Lliterola (2825m), pico de Remuñe (2886m), forca de Remuñe (2945m) depuis le puente de Lliterola

Du puente de Lliterola (1600m env.), suivre le sentier de Lliterola jusqu'en haut du premier ressaut (turonet del Amorriador, 2000m env.) en vue de la cabane. Virer alors nord pour remonter la vaste pente en tirant à gauche pour rejoindre la croupe qui borde le cirque sud. Herbe continue, 35° sur le haut, montée fastidieuse, compensée par la visibilité des rochers sommitaux dès le bas et la vue sur l'énorme Posets (« Il a l'air d'une baleine monstrueuse et bronzée, endormie sur la neige », Russell). La tuca de Lliterola (2825m) est un superbe belvédère sur Perdiguère-Maupas-Barrat, Maladeta, Posets et même Cotiella et Perdido sont visibles. À l'est la vue porte aux confins de l'Ariège et d'Aigüestortes. Son accès ne serait si barbant, ce serait un sommet bien plus visité (pour autant, ça monte vite : 2h pour les 1200m).

Crête à l'ouest jusqu'au pico de Remuñe (2886m), sans difficulté sauf deux petits passages en II. Ensuite, rejoindre par le versant sud (passages exposés) le nœud d'arêtes avec la crête des Fitas et descendre en longeant celle-ci (passer juste sous la première grande brèche, court passage en II) avant de descendre progressivement vers le cirque sud d'où l'on pourrait rentrer. Couper l'arête des Fitas à la brèche précédant le piton le plus bas (2500m env., brèche double, j'ai pris la nord) et traversée ascendante pour rejoindre une bonne ligne de cairns qui conduit à l'ibón de Lliterola et à droite au portal de Remuñe (2824m). Sur ce versant, la forca de Remuñe (2945m) n'est qu'un gros tas de cailloux, passer par la crête NO pour un terrain moins désagréable. Jolie vue sur les murailles sud des Crabioules et Maupas, l'ibón de Lliterola est splendide. La pointe inférieure (2934m) se grimpe depuis la brèche (2921m) en mauvais terrain peu difficile. Retour sans histoire par l'itinéraire de l'ibón de Lliterola.

Note : sur la foi du guide Ollivier (bien fantaisiste cette fois-ci), j'avais pensé poursuivre à l'ouest après le pico de Remuñe mais la crête plonge verticalement et vu d'en haut comme d'en bas et après plusieurs tentatives infructueuses, il me paraît impossible sans grand rappel de couper l'arête des Fitas avant la plus basse brèche vers 2500m.

Longueur :*** (1400m+550m)
Difficulté :** (hors sentier, petite escalade)
Intérêt :***
Trajet :cartographie
Topos :Atela, Posets - Perdiguero
Conditions :2016/10/30, beau

Tusse de Remuñe (3041m) par la vallée de Remuñe

Fourche de Remuñe Tusse de Remuñe Bel itinéraire remontant l'étroite vallée de Remuñe. Un peu avant le terminus de la route « internationale » (1800m) issue de Benasque, suivre les cairns dans le bois pour remonter la rive gauche de l'aigüeta de Remuñe. La vallée se resserre à plusieurs reprises, le cheminement est joli. Vers 2370m, on atteint le fond de la vallée, entre les belles parois du Maupas et du pico de Remuñe. Virer sud pour rejoindre une nouvelle cuvette puis repartir ouest vers le large portal de Remuñe (2824m) dont le panorama est déjà intéressant (le Boum a particulièrement belle allure). Contourner la Forca de Remuñe par l'ouest puis suivre la crête jusqu'à la crête frontière où se trouve la tusse de Remuñe (anonyme sur les cartes). L'enneigement est tel que l'on se croirait en plein hiver. Agréable descente à ski sauf pour le final chaotique dans le bois.

Longueur :** (1300m, 15 km)
Difficulté :**
Intérêt :***
Trajet :cartographie
Topos :Atela, Posets - Perdiguero
Conditions :2009/05/03, beau, vent fort, neige 1800m (skis, crampons)

Pic de Boum (3006m) et mail Barrat (2986m) en circuit depuis le refuge du Maupas

Maupas depuis Cregüeña Cheminement pour aventurier sportif, effectué au-dessus d'une mer de nuages et avec de nombreuses remontées nuageuses par le sud. Du refuge de Maupas, l'accès au pic de Boum est assez facile et rapide (1h45) ; le mail Barrat est par contre bien mieux défendu.

Au départ du refuge, on a le choix entre le cheminement bas, qui passe au col de Prat Long (le petit col juste au sud de la tusse de Prat Long), suit un cheminement cairné à peu près horizontal au-dessus du lac Bleu puis remonte sur 300m les moraines et éboulis jusqu'au pied de l'éperon NE du Boum ; le cheminement haut qui suit la voie normale du Maupas jusqu'à la Tusse (vers 2850m) puis traverse horizontalement sous le glacier de Maupas (déjà à nu le 1er juillet 02) ; et tous les cheminements intermédiaires, qui passent au col de Prat Long pour s'élever en biais jusqu'au pied de l'éperon en tentant le plus possible d'éviter les éboulis (ce que j'ai suivi). Contourner l'éperon NE pour remonter le glacier de Mail Barrat avant de s'élever dans le pierrier vers l'éperon NE. Monter sous la crête (cairns) jusqu'au sommet (escalade I, sauf un pas plus dur II juste sous le sommet, mais absolument pas exposé). Les remontées nuageuses ayant cessées temporairement, je profite tranquillement de la vue, encore bien enneigée.

Barrat et Boum Pour rejoindre le mail Barrat (2986m), redescendre le glacier pour prendre une cheminée, à hauteur de la base de l'éperon NE du Boum (parmi les cheminées bien marquées qui raillent la face NO du Barrat, j'ai pris la cheminée la plus marquée et la plus au nord, à droite d'un petit éperon). Cette cheminée, impressionnante vue d'en bas, n'est finalement pas si pentue ni difficile (II sur 50m). Sur la fin, j'ai trouvé plus facile de m'élever par des vires dans la muraille sur sa droite. Atteindre ainsi le pierrier sommital et le suivre jusqu'au sommet, avec un petit détour à l'est pour éviter le dernier ressaut (1h depuis le Boum).

Barrat - Maupas Je visite la seconde pointe à l'est (2977m) alors que les nuages ont de nouveau complètement envahi la crête et décide de descendre par le glacier des Grauès. Après une étude prolongée et perplexe de la paroi qui tombe du pierrier sommital du Barrat sur le glacier, je finis par m'y engager. Désescalade scabreuse sur des dalles pentues et polies, aux prises minimales et début de rimaye pour prendre pied sur le glacier. Vu d'en bas, je comprends mal où se trouve le cheminement facile du guide Ollivier, je cote le mien plutôt PD+, exposé, peu conseillé (je suis en fait descendu trop tôt). Descendre le glacier des Grauès et, pour éviter les falaises du lac Charles (autrefois lac des Grauès), se diriger NE près de la paroi du plateau Planet pour trouver un passage facile vers le ruisseau issu du lac du Port Vieil (point où l'on pourrait descendre au lac Charles). Remonter jusqu'au lac du Port Vieil dominé par le mail Pintrat, remonter encore de cinquante mètres au N-NE pour franchir un col et descendre au lac Célinda (cairns) dominé par le pic d'Estauas, suivre un sentier cairné jusqu'au col de Pinata et enfin le bon sentier qui ramène à la voiture (4h30 depuis le Barrat).

Longueur :** (900m mais plus de 7h et 2200m descendu)
Difficulté :*** (nombreux II, passages exposés, glacier, hors sentier)
Intérêt :*** (splendide mais délicat)
Schéma :voir mail Planet
Trajet :cartographie
Topos :Angulo, Pyrénées : 1000 ascensions, tome IV, topo 579 (Boum seulement)
Conditions :2002/07/01, éclaircies puis crête frontière accrochée, neige 2500m-2700m (crampons)

Mail Barrat (2986m) par la crête des Grauès

L'ascension de la crête des Grauès s'effectue dans un cadre remarquable, entre lacs, glaciers (moribonds), parois et sommets. Les difficultés sont concentrées dans l'ascension du pic des Grauès puis dans les gendarmes de la portion horizontale (tous évitables). La crête à partir du col des Grauès (2602m) est sans doute la voie d'accès la plus facile au Barrat.

Lac Vert De l'auberge du Lis (1130m), rejoindre le sentier des lacs qui coupe la crête des Grauès : le plus rapide est de passer au collet entre l'étang des Grauès et le lac Vert, d'où un sentier assez bien marqué et cairné monte au S au lac Charles ; ou (plus joli et à l'ombre le matin), du même point monter au lac Bleu. Exactement au point où le sentier coupe la crête des Grauès (2316m), attaquer la crête. Succession de ressauts raides (IIsup) et de passages herbeux très raides où les seules prises sont les touffes d'herbe. La crête se couche dans la deuxième moitié et mène facilement au pic des Grauès (2491m), renommé pic des Graves sur les récentes cartes (pourquoi ? de vieux guides utilisent pic des Crabes mais je n'ai jamais vu Graves). Suivre la crête facile pour franchir deux pointes (II) et aboutir au passage secondaire entre les cirques de Boum et des Grauès (pas le plus facile, emprunté au retour du mail Planet). J'ai ensuite contourné dans l'herbe tous les gendarmes suivants pour reprendre la crête au col des Grauès ou passage des Crabes (2602m), facile passage entre les deux cirques et situé au point où la crête s'élève à nouveau vers le Barrat. Suivre cette crête facile (II peu soutenu) pour aboutir au vaste plateau sous le sommet. Paysage lunaire, un pêle-mêle de roches marron, rouges, grises, blanches, on se demande ce qu'y faisaient les deux isards rencontrés. Joli panorama au sommet. Le glacier entre Barrat et Boum peut être considéré comme défunt, et le glacier des Grauès n'en a plus que pour quelques années.

Lagopède alpin Retour en mode balade. Revenir au bas du plateau sans s'engager trop tôt dans la muraille : au niveau de la moraine supérieure du glacier des Grauès, descendre dans une pente herbeuse (deux cairns stratégiques). Quelques pas en adhérence pour finir mais c'est plus aisé que la muraille testée précédemment. Traverser horizontalement les restes du glacier des Grauès et remonter en face le court couloir (50m environ) croulant et pénible pour atteindre le plateau Planet et son petit lac (2807m). Visiter le plateau pour rejoindre la crête frontière au col Planet, devant les gendarmes de la crête de Fouillouse, et descendre facilement au NE dans le cirque du Fouillouse. Deux lagopèdes peu craintifs. La suite est un jeu labyrinthique pour emprunter le plus possible les bandes herbeuses en évitant le chaos rocheux (on perd nécessairement). Rejoindre l'entaille qui plonge vers le lac du Port Vieil et la quitter par une rampe à droite (cairns) pour contourner le lac par l'est. Retour par le lac Célinda et le col de Pinata (2135m).

Longueur :*** (2100m)
Difficulté :*** (escalade IIsup, terrain délicat, pierriers)
Intérêt :***
Trajet :cartographie
Topos :Guide Ollivier Pyrénées Centrales VI
Conditions :2012/08/10, beau, chaud, photos

Mail Planet (2942m) en circuit depuis l'auberge du Lis (1130m)

schéma Grauès Très beau circuit dans un secteur peu fréquenté. L'aller est long et facile mais le retour est réservé aux personnes expérimentées, nécessitant un beau temps sec. Pour résumer : étang des Grauès, lac Charles, lac du Port Vieil, plateau Planet, sommet ; retour par le couloir N sur le glacier des Grauès, col des Grauès, lac Bleu, lac Vert.

Au collet entre l'étang des Grauès et le lac Vert, un sentier assez bien marqué et cairné monte au S jusqu'au lac Charles (2291m), d'où l'on atteint le lac du Port Vieil (2424m) en suivant le ruisseau. Prendre au S le couloir raide qui s'adoucit rapidement pour aboutir dans un vaste cirque pierreux où l'on progresse facilement. En vue de la belle brèche à tête de cheval, obliquer progressivement O et monter sur le surprenant plateau Planet. Le terrain était moins pénible que je ne m'y attendais, des banquettes herbeuses facilitant la progression. Après avoir découvert l'étonnant lac Planet (2807m), gelé et entouré de neige, montée facile à la pointe 2924m. La crête jusqu'au mail Planet (2942m) est large et facile, mais avec le vent, je l'ai parcouru avec prudence.

Mails Planet et Barrat Malgré le ciel un peu voilé, excellente visibilité et la neige avait fait son apparition sur les plus hauts sommets. Même s'il est un peu frustrant d'être dominé par la pointe 2977 du mail Barrat, la vue est de toute beauté : grande muraille du Barrat, Maupas, Perdiguère, Posets, Cotiella, Maladeta, Forcanada et Besiberri, et tous les sommets ariégeois : pique d'Estats, Valier, Maubermé... À nos pieds, la sauvage vallée de Remuñe.

Posets depuis Planet Retour au lac Planet. Juste au sud, un couloir raide descend vers le glacier des Grauès. Malgré un peu de neige, début de la descente sans histoire (chute de pierres), mais sur le bas du couloir, le glacier des Grauès qui s'est réfugié plus haut sous le Barrat a néanmoins laissé un féroce gardien, peu pentu mais qui à cette date était tout en glace. En conditions normales, on peut éviter ce passage par les rochers et éboulis faciles de la rive droite, mais ce jour-là, ils étaient couverts de glace et givre (orientation nord). Je me suis sorti de ce mauvais pas par des acrobaties peu recommandables dans la paroi de la rive gauche, louvoyant sur des corniches partiellement englacées. À la moraine inférieure (2629m), on pourrait revenir au lac Charles (voir ci-dessus). Pour rejoindre le lac Bleu, il faut franchir le « col » des Grauès (ou passage des Crabes) qui se situe dans la portion horizontale de la crête des Grauès (2602m) au pied du ressaut côté Barrat, ce que je ne savais pas. Sur ce versant, on accède facilement à plusieurs brèches étroites, mais n'ayant vu ni trace ni cairn qui indiquait celle à préférer, j'ai atteint la plus accessible, à droite de la partie rocheuse et au pied de la troisième pointe des Grauès. Surprise à la découverte de l'autre versant, qui semblait vertical sur une cinquantaine de mètres ! Après analyse, des corniches assez confortables (par temps sec) m'ont permis de descendre facilement. Pour descendre au lac Bleu, faire un lacet au SO pour éviter une première falaise et revenir au NE sur une vaste banquette (cairns !) sans chercher à descendre vers le lac entouré de falaises. À la hauteur du déversoir, une désescalade facile permet de franchir la falaise. Un sentier bien marqué descend au lac Vert ; un peu exposé, il présente un passage rocheux délicat sur le bas. Retour par Prat Long avec le joli sentier en balcon.

Longueur :*** (1850m)
Difficulté :** pour l'aller, *** pour le retour
Intérêt :****
Trajet :cartographie
Topos :Guide Ollivier Pyrénées Centrales V
Conditions :2005/11/02, beau à peine voilé, vent assez fort au sommet, qq cm de neige > 2800m

Pic Fouillouse (2789m) en circuit depuis l'auberge du Lis

Montée au lac du Port Vieil (2424m) par le col de Pinata et le lac Célinda. Pour atteindre le cirque N du Fouillouse, trois possibilités : le raide couloir qui débute non loin du déversoir (petite escalade) ou deux rampes qui démarrent au-dessus de la rive sud pour rejoindre le couloir sur le haut (venant du Célinda, contournement du lac par l'est et rampe supérieure). Traverser le vaste chaos étonnamment peu pénible en direction de la brèche à l'O du pic Fouillouse, facile d'accès, et montée tranquille au pic Fouillouse (2789m). Sommet secondaire mais panorama intéressant. La muraille E du mail Planet est étrange.

Retour divaguant comme souvent ici : lac de Port Vieil, élégant lac Charles, morne lac Bleu malgré sa bizarre passerelle himalayenne, station de pompage, sentier vertigineux taillé à flanc pour rejoindre le cirque des Crabioules (la partie abîmée en 2013 a été retracée), vues bien connues mais magnifiques sur le cirque, cabane de Sarnès (détruite au printemps 2015), mines des Crabioules et soudain la foule sous la rue d'Enfer.

Longueur :*** (1900m)
Difficulté :** (hors sentier, chaos de blocs)
Intérêt :**
Schéma :voir mail Planet
Trajet :cartographie
Topos :Guide Ollivier Pyrénées Centrales V (qui complique en passant par le col Planet)
Conditions :2015/08/03, beau, photos

Mail Pintrat (2851m) en circuit depuis l'Hospice de France

Mail Pintrat L'hospice de France (1385m) est un point de départ inattendu pour gravir le mail Pintrat mais cela permet de réaliser un insolite circuit. Suivre le chemin de l'Impératrice jusqu'au cirque de la Glère et monter au port de la Glère (2367m, source versant espagnol). Descendre en Espagne et passer au déversoir du lac des Gourgoutes (2318m). S'élever dans l'herbe puis faire une traversée ascendante au-dessus des barres pour contourner la patte d'oie qui termine la crête E de l'Estauas. Se diriger vers le port Vieil (2635m) que l'on atteint par une sévère raillère. Suivre la crête vers le mail Pintrat. Traverser facilement une première pointe (2684m) avant de buter contre un imposant ressaut d'une cinquantaine de mètres où le cheminement à suivre n'est pas clair (aucun cairn). On trouve des vires ascendantes à droite (versant Lys) qui pourraient peut-être sortir sur le pierrier supérieur mais ce n'est pas certain et elles semblent assez exposées. J'ai préféré zigzaguer de vires en vires en restant à proximité du fil, toujours versant Lys. Escalade II soutenue avec plusieurs pas de III, en bon rocher compact. J'ai ensuite traversé l'arête pour trouver, après une dalle en adhérence et un pas de III exposé, des zones herbeuses, faciles mais raides. On sort enfin sur le pierrier sommital qui conduit au sommet constitué de gros blocs. Intéressant panorama, similaire à celui du mail Planet.

Pour rentrer, direction la brèche Pintrat, entre Pintrat et Fouillouse. J'ai tenté de suivre la crête mais elle devient vite difficile. Retour en arrière pour descendre versant sud-ouest où une large terrasse conduit sans histoire à la brèche Pintrat (2687m). Il y a en fait deux brèches sensiblement de même altitude (la deuxième brèche, côté Fouillouse, n'est pas visible en venant du Pintrat). J'ai utilisé la première brèche, désescalade II et éboulis croulants (vue d'en bas, la deuxième brèche m'a semblé plus facile mais occupée par un névé). On se retrouve dans le cirque Pintrat - Fouillouse, site impressionnant. Ne pas chercher à descendre directement vers le lac du Port Vieil, il existe bien un passage mais il est introuvable d'en haut. Traverser vers le cirque Fouillouse - Planet pour utiliser le vallon qui descend vers le déversoir du lac. Des névés masquent encore les pierriers, chouette ! Soit descendre le vallon jusqu'au déversoir du lac du Port Vieil, soit prendre une rampe à droite (cairns) pour contourner le lac par l'est, et remonter vers le lac Célinda. Suivre les cairns pour passer au lac Célinda puis le sentier cairné jusqu'au col de Pinata (2135m). Prendre à droite un joli sentier faiblement descendant pour atteindre le col de Sacroux (2034m) et revenir au cirque de la Glère.

Longueur :*** (1600m)
Difficulté :*** (escalade II/III, pierriers)
Intérêt :**
Trajet :cartographie
Conditions :2008/08/10, beau, nombreux névés

Pic d'Estauas (2784m) en circuit depuis l'auberge du Lis (1130m)

Pintrat - Estauas Sommet de belle allure depuis le lac Célinda, constitué de trois aiguilles (la principale au N), terrain médiocre. Montée au col de Pinata (2135m) puis sentier du lac Célinda pour éviter une première tusse peu marquée et reprendre la crête avant la tusse de Pinata. Sans difficulté, crête jusqu'au pic de Bounéou (2666m), à la jonction avec la crête frontière. Le pic d'Estauas est particulièrement impressionnant de loin. J'ai un peu suivi la crête frontière au S puis la trouvant bien laborieuse, je suis descendu à l'est d'une cinquantaine de mètres pour atteindre plus rapidement la brèche N d'Estauas, au pied du pic. Un détour à gauche (est) pour éviter la seule (petite) difficulté puis à proximité de l'arête jusqu'au sommet, avec quelques pas d'escalade occasionnels (II). Le trajet depuis le col de Pinata offre des vues variées sur les sommets de la vallée du Lis, du Quayrat au Pintrat, et particulièrement sur Barrat-Planet-Pintrat, plus une belle vue vers la Maladeta depuis le sommet.

Barrat - Boum L'aiguille principale est séparée au sud de deux aiguilles secondaires par une très profonde brèche. Je reste un moment interloqué à la découverte du vide qui me sépare de celles-ci : l'Estauas présente une face sud qui semble d'abord parfaitement verticale. Côté est de la brèche, une analyse de la paroi conclut rapidement à son impraticabilité. Côté ouest, la face est plus irrégulière et une solution éventuelle doit être là. J'effectue une tentative à une dizaine de mètres du cairn sommital. Terrain péteux et exposé. Je parviens néanmoins à descendre jusqu'à la hauteur de la brèche mais j'en suis séparé par deux nervures infranchissables. Retour au sommet. Nouvelle tentative sous le cairn sommital. Terrain tout aussi délicat. Par deux fois, je crois avoir trouvé la sortie mais je bute sur un dernier passage de 5-6 mètres, vraiment trop dangereux à désescalader. Retour au sommet et abandon. Descente à la brèche N, cheminée-couloir (chutes de pierres) vers le lac Célinda. Des nuages bourgeonnent mais il fait encore assez beau pour envisager un retour par les lacs : lac du Port-Vieil, lac Charles, lac Bleu, lac Vert et lac des Grauès, dans cet ordre.

Pour conclure : le guide Ollivier indique sommairement « descendre par des vires qui parcourent la face SO », laissant entendre l'absence de difficultés. Par contre, dans les carnets d'Arlaud, lequel parcourut les aiguilles du S au N, on trouve : « la remontée vers l'aiguille nord présente une fissure, une dalle et une corniche très impressionnante. »

Longueur :*** (1700m)
Difficulté :** (petite escalade, terrain délicat)
Intérêt :**
Schéma :voir mail Planet
Trajet :cartographie
Topos :Guide Ollivier Pyrénées Centrales V
Conditions :2006/07/01, beau puis cumulus bourgeonnant dès 11h

Pic Sud d'Estauas (2745m) en circuit depuis la vallée du Lys

Plantage météo : gris, brouillard, rares coins de ciel bleu. Mais belle ambiance dans le cirque des Crabioules grondant de toutes ses cascades et parcouru d'écharpes de brume. Montée sans histoire au pic Sud d'Estauas : col de Pinata, lac Célinda, sentier jusqu'au collet au-dessus du lac de Port Vieil, crête ONO sans aucune difficulté. À peine aperçu les deux autres pointes d'Estauas et le mail Pintrat, un vague rayon de soleil et ça se rebouche.

Retour en musardant (beaucoup) : port Vieil, lac du Port Vieil, lac Charles plein et d'une couleur émeraude magnifique, lac Bleu vide et tristounet, refuge du Maupas, émerveillement devant le cirque des Crabioules qui se dégage temporairement, plongée vers le sentier du cirque, longue traversée jusqu'à la cabane de Sarnès, une fois de plus brouillard dans la partie la plus confuse pour dénicher les mines des Crabioules (ça devient une habitude) et enfin chemin tranquille mais retour longuet, d'autant qu'il y avait 1,6 km supplémentaire pour rejoindre le parking suite à la terrible crue de juin 2013.

Longueur :*** (1700m+200m)
Difficulté :**
Intérêt :**
Trajet :cartographie
Conditions :2013/10/06, gris et brouillard, rares éclaircies, photos

Mont du Lys (2234m) en circuit depuis la vallée du Lys

Cirque des Crabioules Joli circuit, sans difficulté technique mais demandant un peu de flair sur le haut de la forêt, et un panorama fabuleux qui se dévoile soudainement à l'arrivée au mail d'Escargots. Départ au carrefour des routes vallée du Lys / Superbagnères (1080m). Descendre vers la rivière et la suivre rive gauche. On trouve peu après une prise d'eau (1062m) suivie d'une passerelle qui permet de passer rive droite. Suivre le canal couvert sur 800 mètres jusqu'à croiser une piste herbeuse. L'emprunter en montée dans les bois. Au ruisseau d'Estrangouillet (1178m), la piste vire à droite, prendre en face le sentier bien marqué. Ce bon sentier se prolonge longuement dans une belle forêt sauvage et pénètre dans le vallon de Bounéu dont on entend gronder le ruisseau tout en bas. Cirque des Crabioules À 1450m, au niveau d'une clairière herbeuse, ne pas rater le retour au nord. Le sentier fait ensuite quelques lacets sur une croupe en direction SO et se perd progressivement. Continuer un peu à monter sur la croupe puis emprunter des sentes d'animaux en traversée ascendante vers la droite pour déboucher sur une clairière avec ruines (1650m). S'élever vers la crête boisée à droite et descendre dans un nouveau vallon, la combe principale qui monte jusqu'au mont du Lys (aucune trace de la cabane de Turmech de la carte, pas même de ruine). Remonter ce vallon jusqu'à la première rupture de pente marquée (1830m) et partir à droite (sente marquée) vers une cuvette où l'on trouve des enclos ruinés. Repérer le sentier qui passe au-dessus d'un piton rocheux, le rejoindre et le suivre dans son enroulement du mail d'Escargots (2031m). On débouche soudainement sur le plateau du mail, vue extraordinaire sur le cirque des Crabioules et les montagnes de la vallée du Lys. Un panorama de 3000 admirable, Quayrat, Lézat, Crabioules, Maupas, Boum, Barrat, Pintrat, pratiquement depuis les fonds de vallées jusqu'aux plus hautes crêtes. La suite est simple : suivre la crête au SE jusqu'au mont du Lys (2234m), panorama toujours magnifique qui s'ouvre à l'est.

Forêt de la vallée du Lys Retour sans histoire : continuer la crête au SE jusqu'au col de Pinata (2135m) et suivre le sentier balisé qui descend à droite. À la prairie de l'Artigue (1405m), soit rentrer directement, soit prendre à gauche le sentier horizontal pour faire un détour par le gouffre d'Enfer. À l'auberge du Lys, suivre la rivière rive droite jusqu'à un pont qui permet de rejoindre la route à 300 mètres de la voiture.

Longueur :** (1200m, 16 km)
Difficulté :** (un peu hors sentier, flair)
Intérêt :***
Trajet :cartographie
Topos :Ratio & Audoubert, 50 balades et randonnées en Aure, Louron, Luchonnais, page 138
Conditions :2010/05/29, beau puis quelques nuages puis gris après 16h, photos